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La Chapelle-en-Vercors

commune française du département de la Drôme
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La Chapelle-en-Vercors
La Chapelle-en-Vercors
La Chapelle en Vercors, dans le Vercors Dromois. Les hauts plateaux sont visibles derrière le village.
Blason de La Chapelle-en-Vercors
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Drôme
Arrondissement Die
Canton Vercors-Monts du Matin
Intercommunalité Communauté de communes du Vercors
Maire
Mandat
Jacky Casasnovas
2014-2020
Code postal 26420
Code commune 26074
Démographie
Gentilé chapelins
Population
municipale
1 024 hab. (2016 en augmentation de 3,4 % par rapport à 2011)
Densité 23 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 58′ 07″ nord, 5° 25′ 01″ est
Altitude Min. 900 m
Max. 1 524 m
Superficie 45,27 km2
Localisation

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La Chapelle-en-Vercors

La Chapelle-en-Vercors est une commune française située dans le département de la Drôme en région Auvergne-Rhône-Alpes.

GéographieModifier

La commune, traversée par le 45e parallèle nord, est de ce fait située à égale distance du pôle Nord et de l'équateur terrestre (environ 5 000 km).

Située au cœur du Parc naturel régional du Vercors, elle est accessible par des routes centenaires taillées dans les gorges : Grands Goulets, Gorges de la Bourne, Combe Laval.

Communes limitrophesModifier

ToponymieModifier

AttestationsModifier

Dictionnaire topographique du département de la Drôme[1] :

  • XIIIe siècle : La Chapella de la montagna (censier de l'évêché de Die).
  • 1509 : mention de l'église Notre-Dame : Ecclesia Beate Marie Capelle Vercorcii (vis. épisc.).
  • 1521 : mention de la paroisse : Cura Capelle Vercorcii (pouillé de Die).
  • 1576 : Capella Vercorsii (rôle de décimes).
  • 1613 : La Chappelle de Vercors (vis. épisc.).
  • 1640 : La Chapele au Vercors (archives de la Drôme, B 159).
  • 1644 : La Chapele (vis. épisc.).
  • 1891 : La Chapelle-en-Vercors, commune, chef-lieu de canton de l'arrondissement de Die.

ÉtymologieModifier

HistoireModifier

PréhistoireModifier

En 1885, des travaux sur la route au pied de la falaise en amont des Baraques, à Bobache, ont mis au jour des silex taillés. Deux abris sous roche furent fouillés en 1904[réf. nécessaire].

  • Il y avait une station de chasseurs de marmottes, de bouquetins, de lièvres, et aussi de pêcheurs (harpon en bois de renne) dans la Vernaison.
  • Deux époques sont représentées : la fin du Magdalénien (13000-10000 avant notre ère) et l'Épipaléolithique (Azilien, 8000 avant notre ère) [2].

Les CeltesModifier

Pays d'une tribu des Voconces[3].

Les Gallo-romainsModifier

Présence romaine[3].

Du Moyen Âge à la RévolutionModifier

La terre[1] :

  • Au point de vue féodal, la Chapelle-en-Vercors était le chef-lieu d'un mandement qui fut premièrement appelé mandement de Rousset et de Ravel (1318 : Mandamentum de Rivosico et Ravello (Livre blanc de l'év. de Valence)) puis mandement de la Bâtie de Vercors.
  • La terre appartint vraisemblablement d'abord aux comtes de Diois.
  • Les Dauphins.
  • 1253 : acquise par les évêques de Die, qui en ont été seigneurs jusqu'à la Révolution (voir La Bâtie, Ravel [?], Rousset [commune de Saint-Agnan-en-Vercors], Vercors).

1644 : la population de la commune de la Chapelle-en-Vercors se compose de 144 familles[1].

Avant 1790, la Chapelle-en-Vercors était une communauté de l'élection de Montélimar, de la subdélégation de Crest et du bailliage de Die, formant une paroisse du diocèse de Die dont l'église était sous le vocable de Notre-Dame. Les dîmes appartenaient au curé, et la cure était de la collation de l'évêque diocésain[1].

La BâtieModifier

Dictionnaire topographique du département de la Drôme[4] :

  • XIIIe siècle : La Bastia de la Montagna (censier de l'évêché de Die).
  • 1253 : Bastida Ormoe (Columbi, De reb. episc. Valent. et Diens., 126).
  • 1313 : Bastida in montibus Vernaysonis (cartulaire de Die, 100).
  • 1329 : Castrum Bastide de Vercors (Livre blanc de l'évêché de Valence).
  • XIVe siècle : Bastida de Vecorcio (pouillé de Die).
  • 1449 : Bastida Vecorcii (pouillé hist.).
  • 1692 : La Bastie de Vercorps (inventaire de la chambre des comptes).
  • XVIIIe siècle : Belle Bâtie (carte de Cassini).
  • 1891 : La Bâtie, ruine et quartier de la commune de la Chapelle-en-Vercors. Ancien village remplacé vers la fin du XVe siècle par celui de la Chapelle-en-Vercors.

De la Révolution à nos joursModifier

En 1790, la Chapelle-en-Vercors devint le chef-lieu d'un canton du district de Die, comprenant la Chapelle-en-Vercors, Saint-Agnan, Saint-Julien-en-Vercors et Saint-Martin-en-Vercors. La réorganisation de l'an VIII a simplement ajouté à ce canton la commune de Vassieux[1].

Seconde Guerre mondialeModifier

À partir du , les soldats allemands lancent de violentes offensives contre les maquisards et les habitants du Vercors.

À la Chapelle-en-Vercors, les soldats recherchent armes et terroristes. Ils exigent la collaboration du maire Élie Revol et du curé Pitavy. Ces derniers refusent.

  • Le , les soldats allemands incendient une centaine de maisons. La population est alors divisée en deux groupes : l'un rassemble les jeunes hommes, l'autre les hommes plus âgés, les femmes et les enfants. Ces derniers sont alors enfermés dans l'école. Le soir même, les Allemands fusillent au hasard seize jeunes hommes dans la cour de la ferme Albert. La ferme sera incendiée. Pour évoquer cet événement, une stèle en verre a été installée dans la cour de l'ancienne ferme et un espace muséographique (invitation au souvenir et au recueillement) a été créé afin de retracer les événements.
 
Le mur des fusillés

Les victimes[5] :

  • Allouard Jean (18 ans).
  • Bouvet Aimé (17 ans).
  • Bayoud René (19 ans).
  • Benevène Pierre (36 ans).
  • Borel Georges (37 ans).
  • Chabert René (18 ans).
  • Fontanabona Jules (23 ans).
  • Fontanabona Nello (20 ans).
  • Morin Paul (19 ans).
  • Rochas Robert (19 ans).
  • Rolland Léopold (19 ans).
  • Rolland Maurice (17 ans).
  • Rome Fernand (37 ans).
  • Revol Roger (28 ans).
  • Saint-André Philippe (35 ans) / (père de Serge Saint-André (maire en 2012-2013) et exécuté devant ses yeux et grand-père du rugbyman Philippe Saint-André prénommé ainsi en sa mémoire[6]).
  • Sitarz Stanislas (38 ans).

HéraldiqueModifier

  Blason De gueules aux trois vermisseaux d'argent.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.
Alias De gueules aux trois vermisseaux d'argent.
  Blason De gueules au chamois d’or sur une montagne du même ; au chef cousu de sinople chargé de trois sapins d’or.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.
Alias De gueules au chamois d’or sur une montagne du même ; au chef cousu de sinople chargé de trois sapins d’or.

Politique et administrationModifier

 
Mairie de La Chapelle-en-Vercors
 
Canton de La Chapelle-en-Vercors
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1940 1959 Élie Revol    
1959 1995 Louis Bonthoux DVD Conseiller général (1981-1988)
juin 1995 février 2012 Régis Malsand DVG Président de la Communauté de communes du Vercors
février 2012 29/12/2013 Serge Saint-André    
mars 2014 En cours
(au 6 novembre 2014)
Jacky Casasnovas[7] DVD Retraité

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[8]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[9].

En 2016, la commune comptait 699 habitants[Note 1], en augmentation de 3,4 % par rapport à 2011 (Drôme : +4,1 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 0771 4691 2171 3011 3001 3431 3091 3931 320
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 2281 2621 3201 2791 2191 2661 2031 1801 120
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 0681 030967851799826823738818
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
738722675653628662674674677
2016 - - - - - - - -
699--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2006[11].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

Vie localeModifier

EnseignementModifier

SantéModifier

CultesModifier

ÉconomieModifier

En 1992 : bois, pâturages (bovins). / Foires : 25 avril, 13 juin, 1er août, 16 septembre, les 4, 5 et 15 octobre. / Marché : le Jeudi et Samedi matin [3].

Loisirs et tourismeModifier

 
La Chapelle-en-Vercors en hiver
  • Situation exceptionnelle au coeur du massif du Vercors (parc naturel du Vercors)[3].
  • Vue de l'esplanade[3].
  • Station climatique et sylvatique[3].
  • Un office de tourisme cantonal est ouvert toute l'année au centre du village[réf. nécessaire].
  • Centre sportif : équitation (randonnées équestres), ski, aéro-club, vol à voile[3].
  • Vallée de Loscence, avec le centre de vacances de la ville de Noisy-le-Sec[réf. nécessaire].
  • Pêche[3].
  • Forêts, flore alpine[3].
  • Sites des Grands-Goulets (classé MH) et de la Vernaison (la Grande Cascade)[3].
  • Spéléologie[3] :
  • Dans le canton se trouve la station de sports d'hiver du col de Rousset[réf. nécessaire].
  • Fête patronale : le 13 juin[3].
  • Cérémonie anniversaire de la Résistance : le 25 juillet[3].

Patrimoine géologique remarquableModifier

En 2014, plusieurs sites sont classés à l'« Inventaire du patrimoine géologique »[12] :

Lieux et monumentsModifier

 
Église Notre Dame.

Personnalités liées à la communeModifier

BibliographieModifier

  • Michèle Bois et Chrystèle Burgard, Fortifications et châteaux dans la Drôme, éditions Créaphis, 2004, 192 pages.

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier

  1. a b c d et e J. Brun-Durand, Dictionnaire topographique du département de la Drôme, Paris, Imprimerie nationale, (lire en ligne), page 68-69
  2. (Aimé Bocquet, L'Isère pré et protohistorique, Gallia-Préhistoire 1969, fasc. 1, pages 224-225, [1]
  3. a b c d e f g h i j k l m n o p et q Michel de la Torre, Drôme, le guide complet de ses 371 communes, Paris, Deslogie-Lacoste, (ISBN 2-7399-5026-8), p. La Chapelle-en-Vercors
  4. J. Brun-Durand, Dictionnaire topographique du département de la Drôme, Paris, Imprimerie nationale, (lire en ligne), page 23
  5. http://museedelaresistanceenligne.org/media4420-Mur-des-fusillA#zoom-tab
  6. Saint-André, le rugby en héritage, Le Parisien, 3 février 2012
  7. La Chapelle-en-Vercors sur le site de l'association des maires et présidents de communautés de la Drôme (consulté le 6 novembre 2014).
  8. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  9. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  12. Inventaire du patrimoine géologique : résultats, Ministère de l'Environnement, de l'Énergie et de la Mer - DREAL Auvergne-Rhône-Alpes, 24 janvier 2014 (mis à jour le 31 mars 2015), accès le 23 septembre 2016.

AnnexesModifier

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Articles connexesModifier

Liens externesModifier