Ouvrir le menu principal

Portail de la politique en Italie

Il y a actuellement 3 004 articles liés au portail.

Introduction
Hémicycle de la Chambre des députés.

L’Italie est une République (en italien : Repubblica Italiana) à régime parlementaire.

Le président de la République est le chef de l'État. Élu au suffrage indirect, il exerce une magistrature morale, au-dessus du jeu politique. Le pouvoir exécutif est exercé par le gouvernement, dont le président du Conseil des ministres est le chef. Le pouvoir législatif appartient au Parlement, constitué de la Chambre des députés et du Sénat de la République, élus au suffrage universel pour cinq ans. La Cour suprême de cassation est la plus haute juridiction du pays tandis que la Cour constitutionnelle veille à la conformité des lois avec la Constitution.

L'actuelle Constitution a été approuvée par le Parlement le puis promulguée le . Elle est entrée en vigueur le et remplace le statut fondamental de qui définissait l'Italie comme une monarchie.

L'Italie est une démocratie multipartite sujette à une forte instabilité politique. De à , les deux principaux partis politiques sont la Démocratie chrétienne (DC) et le Parti communiste italien (PCI). La DC se maintient au pouvoir tout au long de cette période grâce à des alliances à géométrie variable, tandis que le PCI reste dans l'opposition. À la suite du tournant de Bologne et de l'opération Mains propres, ces deux grandes formations disparaissent au profit de coalitions de centre gauche — emmenée par le Parti démocrate de la gauche (PDS), puis les Démocrates de gauche (DS), L'Olivier et enfin le Parti démocrate (PD) — et de centre droit — dominée par l'homme d'affaires Silvio Berlusconi et son parti Forza Italia puis par la Ligue du Nord. En , l'apparition du mouvement populiste antisystème Mouvement 5 étoiles (M5S) bouleverse le jeu politique.

Scrutins récents
Dernière procédure électorale Prochaine procédure électorale
Flag of Europe.svg Flag of Umbria.svg
2 mois et 29 jours depuis les élections européennes
et les élections municipales.
Au moins 65 jours avant les élections régionales en Ombrie.
Élections et partis politiques
Flag of Italy.svg 1 an, 5 mois et 20 jours depuis les élections générales.

Les élections ont pour résultat deux chambres sans majorité, aucune des trois principales forces politiques n'étant parvenue à obtenir la majorité absolue. Le Mouvement 5 étoiles arrive en tête et devient le premier parti au Parlement avec près d'un tiers des sièges. Il est toutefois devancé par la somme des partis de la « coalition de centre droit », au sein de laquelle la Ligue s'impose face à Forza Italia, tandis que le Parti démocrate du président du Conseil sortant Paolo Gentiloni observe un net recul. Son chef Matteo Renzi annonçe le lendemain sa démission du secrétariat du parti.

Sièges à la Chambre des députés à l'issue des élections de 2018.
Drapeau de l'Italie Partis politiques nationaux 
Drapeau de l’Union européenne Élections européennes (dernières élections en 2014)
Institutions


Citation
Left pointing double angle quotation mark sh3.svg
Pour moi la liberté et la justice sociale, qui sont les objectifs du socialisme, constituent un binôme indissociable, il ne peut y avoir liberté sans justice sociale, comme il ne peut y avoir justice sociale sans liberté. Ainsi, si à moi socialiste, on m'offrait la réalisation de la réforme la plus radicale à caractère social en me privant de la liberté, je la refuserais. Voici comment je suis socialiste.
Right pointing double angle quotation mark sh3.svg Sandro Pertini.
Lumière sur une personnalité historique
Presidente Napolitano.jpg

Giorgio Napolitano, né le à Naples, est un homme d'État italien, président de la République de 2006 à 2015.

Licencié en droit, il fit partie, durant sa jeunesse, des Groupes universitaires fascistes (GUF), avant de s'engager activement au sein de la Résistance communiste au régime de Benito Mussolini. Membre du Parti communiste italien (PCI), il soutient, vers la fin des années 1980, le courant réformiste, qui a donné naissance au Parti démocratique de la gauche (PDS).

En 1953, il est élu député de Naples et accomplit deux mandats. Réélu en 1968, il devient député européen en 1989, mais il quitte le Parlement européen en 1992, lorsqu'il est élu président de la Chambre des députés, une charge qu'il assume jusqu'en 1994. Deux ans plus tard, en 1996, il est nommé ministre de l'Intérieur dans le gouvernement de Romano Prodi, étant le premier titulaire de ce portefeuille issu des rangs communistes ; il quitte le palais du Viminal à la suite de la démission de Prodi, en 1998. Il retrouve, l'année suivante, les bancs du Parlement européen, sur lesquels il siège durant cinq ans.

Nommé sénateur à vie par le président Carlo Azeglio Ciampi, Giorgio Napolitiano est élu président de la République le , à l'issue du quatrième tour de scrutin. Il est alors le premier ancien communiste élu au palais du Quirinal.

En , alors que l'Italie se trouve impliquée dans la crise de la dette dans la zone euro, il obtient la démission du président du Conseil, Silvio Berlusconi, et nomme l'économiste indépendant Mario Monti, chargé de conduire un gouvernement jusqu'aux élections générales de 2013. Cette période voit alors s'accroître, d'une manière encore inédite, l'importance du pouvoir du chef de l'État, alors considéré comme la « légitimité démocratique » d'un gouvernement composé de ministres dépourvus de tout mandat politique.

Giorgio Napolitano, qui ne voulait initialement pas concourir à sa propre succession, est réélu chef de l'État le 20 avril 2013, deux mois après l'élection d'un Parlement sans majorité ayant entraîné une importante crise politique. Il est le premier président de la République sortant reconduit pour un second mandat. Ayant indiqué dès sa réélection qu'il ne l’accomplirait pas jusqu'à son terme, il démissionne le , à l'âge de 89 ans.

Lire la suite
Des élections marquantes

L'élection présidentielle italienne de 1971 a eu lieu entre les et . Avec vingt-trois tours de scrutin, cette élection présidentielle est la plus longue de l'histoire du pays.

La Démocratie chrétienne, majoritaire au Sénat de la République et à la Chambre des députés, a officiellement soutenu la candidature du président du Sénat, Amintore Fanfani, tandis que les communistes et les socialistes s'alliaient en faveur de la candidature de Francesco De Martino ; le Parti socialiste démocrate s'est rangé derrière le président sortant Giuseppe Saragat ; enfin, le Mouvement social italien propose la candidature de son président, Augusto De Marsanich.

Ce n'est que le , au terme du vingt-troisième tour de scrutin, que le démocrate-chrétien Giovanni Leone, qui était le candidat officiel de la Démocratie chrétienne lors de la précédente élection présidentielle, en 1962, est élu président de la République italienne par 518 voix sur 996 votants. Il est investi le suivant, succédant à Giuseppe Saragat pour un mandat de sept ans.

Lire la suite
Un article au hasard
Nous vous proposons de lire au hasard l'article :

« Fiorella Ghilardotti »

Vous pouvez aussi retenter votre chance.
Projets Wikimédia associés
Sur les autres projets Wikimedia
Lien vers Wikimedia Commons

Wikimedia Commons
(Ressources multimédia)
Politique en Italie


Lien vers Wikinews

Wikinews
(Actualités)
Politique en Italie