Peng Shuai

joueuse de tennis chinoise

Peng Shuai 彭帅
Image illustrative de l’article Peng Shuai
Peng Shuai aux Internationaux de Strasbourg,
20 mai 2014.
Carrière professionnelle
2001 – 2022
Pays Drapeau de la République populaire de Chine Chine
Naissance (36 ans)
Xiangtan
Taille 1,77 m (5 10)
Prise de raquette Droitière, revers et coup droit à deux mains
Gains en tournois 9 617 653 $
Palmarès
En simple
Titres 4
Finales perdues 9
Meilleur classement 14e ()
En double
Titres 24
Finales perdues 8
Meilleur classement 1re ()
Meilleurs résultats en Grand Chelem
Aust. R-G. Wim. US.
Simple 1/8 1/16 1/8 1/2
Double F (1) V (1) V (1) 1/2
Mixte 1/16 1/16 1/8 1/16
Meilleurs résultats aux Masters
Double V (1)

Peng Shuai (chinois simplifié : 彭帅 ; chinois traditionnel : 彭帥 ; pinyin : Péng Shuài), née le à Xiangtan, est une joueuse de tennis chinoise.

En simple dames, elle atteint la 14e place mondiale au classement WTA le et compte deux titres acquis en 2016 et 2017.

Son palmarès est plus étoffé en double. Il comprend vingt-trois titres sur le circuit WTA dans cette discipline, dont deux tournois du Grand Chelem remportés avec la Taïwanaise Hsieh Su-wei : Wimbledon en 2013 et Roland-Garros en 2014.

Elle devient numéro un mondiale de cette discipline en et reste à ce rang durant vingt semaines. Elle est la première Chinoise à accéder au sommet de la hiérarchie (simple et double confondus).

Elle est portée disparue en après avoir accusé de viol l'ex-vice-Premier ministre Zhang Gaoli. Début , elle dément ces accusations, nie sa propre disparition et annonce la fin de sa carrière professionnelle. Cependant, l'annonce est faite en présence d'un officiel chinois.

BiographieModifier

JeunesseModifier

Peng Shuai commence le tennis à l'âge de 8 ans, lorsque son oncle lui fait découvrir ce sport. Sa surface de prédilection est le dur et son coup favori le coup droit. De plus, elle a la particularité de jouer des deux mains en coup droit et en revers.

Débuts prometteurs avec une victoire en tournoi majeurModifier

 
Peng Shuai à l'US Open en 2009.

En 2005, Peng bat trois joueuses du « top 10 » : Anastasia Myskina à Sydney, Elena Dementieva et Kim Clijsters à San Diego. En 2006, Peng arrive en finale à Strasbourg. Elle bat Gisela Dulko, Julia Schruff, Martina Müller, Anabel Medina. Elle échoue face à Nicole Vaidišová. À Wimbledon, Peng atteint le troisième tour en éliminant Eléni Daniilídou et Shahar Peer. Elle est éliminée par Flavia Pennetta. Lors du tournoi de Pékin, elle va jusqu'aux demi-finales. Elle bat Catalina Castaño, Maria Kirilenko, Ai Sugiyama, mais échoue face à Svetlana Kuznetsova.

L'année suivante, elle obtient son premier titre en double, face à Vania King - Sun Tiantian, elle s'impose par un score de 6-3, 6-4 en compagnie de sa compatriote Yan Zi.

Durant cette période, elle obtient des victoires importantes face à des joueuses de renom: comme Amélie Mauresmo en 2007 à Pékin, Marion Bartoli à Strasbourg en 2008 ou Maria Sharapova lors du tournoi de Pékin en 2009.

En 2011, elle arrive à se hisser en finale contre Lucie Šafářová à Forest Hills, finale qu'elle perd sur le score de 6-4, 6-2. Elle avait éliminé la Française Pauline Parmentier, puis la Russe Vera Dushevina et enfin l'Espagnole Carla Suárez Navarro.

En double, elle commence l'association gagnante avec Hsieh Su-wei. Ensemble en 2009, elles remportent les tournois de Sydney face à Nathalie Dechy et Casey Dellacqua, de Rome face à Daniela Hantuchová et Ai Sugiyama, puis de Pékin face à Alla Kudryavtseva et Ekaterina Makarova.

La consécration dans cette discipline vient en 2011. Toujours avec Hsieh Su-wei, Peng remporte le tournoi de Wimbledon. Elles éliminent successivement Vera Dushevina - Alexandra Panova, Stéphanie Foretz - Eva Hrdinová, Darija Jurak - Tamarine Tanasugarn, Jelena Janković - Mirjana Lučić-Baroni, Shuko Aoyama - Chanelle Scheepers et Ashleigh Barty - Casey Dellacqua en finale.

À l'US Open, la paire arrive en quart de finale, éliminée par les futures finalistes Sania Mirza et Zheng Jie.

2014-2016 : premiers titres et première demi-finale dans un tournoi majeur en simple, confirmation en double aux Internationaux de ParisModifier

En 2014, Peng obtient de bons résultats en simple. Elle se hisse en quart de finale à Pattaya (Thaïlande) en battant Patricia Mayr et Alexandra Dulgheru. Elle est éliminée par Andrea Hlaváčková. Par la suite, c'est à Charleston qu'elle va jusqu'au troisième tour, battant au passage Caroline Garcia et Madison Keys. Sara Errani la vainc au tour suivant. À Wimbledon, Peng atteint le quatrième tour en éliminant Johanna Konta , Maria Kirilenko et Lauren Davis. Elle est éliminée par Petra Kvitová. Peng Shuai remporte son premier tournoi à Nanchang, battant en finale sa compatriote Liu Fangzhou en trois sets (6-2, 3-6, 6-3)[1]. Pour cela, elle vainc Han Xinyun, Ilona Kremen, Wang Qiang, et Zheng Saisai.

Il lui faut pourtant attendre le tournoi de l'US Open pour un nouveau coup d'éclat : elle s’y hisse en demi-finale. Lors de ce tournoi du Grand Chelem, elle élimine sa compatriote Zheng Jie, puis la tête de série numéro 4 Agnieszka Radwańska, puis la numéro 28 Roberta Vinci ; elle poursuit en éliminant Lucie Šafářová, tête de série 14. Belinda Bencic perd ensuite contre Peng. Victime de la chaleur, la Chinoise s'arrête face à Caroline Wozniacki : elle quitte le court en fauteuil, applaudie par le public et son adversaire.

La même année en double, le , Peng était devenue la première Chinoise à occuper le premier rang mondial dans cette catégorie. Elle confirme ce niveau, toujours en paire avec Hsieh Su-wei, en gagnant les Internationaux de France : elles y battent successivement Svetlana Kuznetsova - Samantha Stosur, Vera Dushevina - Zheng Saisai, Liezel Huber - Lisa Raymond, Cara Black - Sania Mirza, Garbiñe Muguruza - Suárez Navarro, et enfin Sara Errani - Roberta Vinci.

En 2015 en simple, Peng se hisse en huitième de finale à l'Open d'Australie. Elle élimine successivement Tatjana Maria, Magdaléna Rybáriková, Yaroslava Shvedova, mais perd face à Maria Sharapova. Dans le même tournoi en double, Peng Shuai, ayant fait équipe avec sa compatriote Xu Yifan, échoue au premier tour face à la paire, tête de série numéro 15, Kimiko Date-Krumm - Casey Dellacqua. Le reste de l'année 2015 reste mitigé, ceci se poursuivant jusqu'au mois d'octobre 2016 pour le simple.

Néanmoins, l’année 2016 est marquée par l'obtention d'un nouveau titre en simple : le tournoi de Tianjin où elle bat l'Américaine Alison Riske en finale. Pour cela, elle a profité du forfait de Zhang Shuai, puis éliminé la Taiwanaise Chang Kai-chen ; elle a ensuite bénéficié du forfait d’Agnieszka Radwańska, enchainant sur une victoire face à Danka Kovinić.

L'année 2016 est bien plus riche pour Peng en double, avec trois titres obtenus : Nottingham (en paire avec Hlaváčková), Canton (avec Asia Muhammad) et Tianjin (avec Christina McHale).

2017-2018 : deux nouveaux titres en simpleModifier

En 2017, Peng Shuai est éliminée au second tour par Eugenie Bouchard lors de l'Open d'Australie. Il lui faut attendre fin janvier pour refaire un coup d'éclat grâce à une finale à Taipei. Elle élimine Zheng Saisai, Kateřina Siniaková, Samantha Stosur et Lucie Šafářová. Elle est vaincue en finale par Elina Svitolina.

Lors du tournoi d'Indian Wells, Peng se hisse en huitième de finale. Elle bat Lesia Tsurenko, Ana Konjuh et Agnieszka Radwańska. Elle se fait éliminer par Venus Williams en ayant néanmoins gagné le premier set. Associée en double à Andrea Hlaváčková, elle perd au deuxième tour face à Svetlana Kuznetsova et Kristina Mladenovic.

En avril, elle réitère le parcours fait à Taipei, cette fois à Zhengzhou. Elle élimine alors successivement Shuko Aoyama, Riko Sawayanagi, Zarina Diyas et de nouveau Zheng Saisai en demi-finale, mais elle abandonne en finale face à Wang Qiang.

Elle doit attendre par la suite le tournoi de Strasbourg afin de passer de nouveau un second tour. Durant ce tournoi, elle élimine Alizé Cornet, Amandine Hesse et Shelby Rogers, mais perd face à la future gagnante du tournoi, Samantha Stosur. Lors des Internationaux de France, elle est éliminée d'entrée face à Sorana Cîrstea. À Wimbedon, les victoires en tournoi majeur reviennent avec deux tours passés (face à Markéta Vondroušová et Carla Suárez Navarro) mais elle s’incline face à Simona Halep.

À Nanchang en , Peng est de nouveau victorieuse. En effet, elle gagne le tournoi éliminant Kurumi Nara, Tereza Martincová, puis ses compatriotes Zhu Lin et Han Xinyun avant de vaincre la Japonaise Nao Hibino en finale. Malgré ce bon parcours, elle n'arrive plus par la suite a vraiment se distinguer : elle passe rarement le deuxième tour. Elle arrive néanmoins au troisième tour à Pékin où elle est battue par Jeļena Ostapenko ; c’est en demi-finale à Tianjin qu’elle perd face à Maria Sharapova. En double, elle obtient un nouveau titre à Shenzhen, associée à Kateřina Siniaková : elles y battent Raluca Olaru et Olga Savchuk.

En 2018, Peng ne passe pas le deuxième tour jusqu'au tournoi de Anning : elle y bat Aleksandrina Naydenova, Yang Zhaoxuan, Elitsa Kostova, pour échouer au tour suivant face à sa compatriote Zheng Saisai.

Le , elle remporte le quatrième tournoi WTA de sa carrière à Houston. Disposant d'une wild card, elle bat Beatriz Haddad Maia, puis s'offre la tête de série numéro 1, Belinda Bencic, puis Whitney Osuigwe ; pour accéder à la finale, elle vainc Jessica Pegula et enfin triomphe en balayant Lauren Davis en finale. En double, elle conserve son titre à Shenzhen, associée à sa compatriote Yang Zhaoxuan.

2019-2021 : grosses déceptions en tournois majeurs, 24e titre en double puis scandale en 2021Modifier

Peng essuie des défaites prématurées comme à l'Open d'Australie où elle est vaincue par Marta Kostyuk au premier tour, et lors de Wimbledon où elle subit le même sort face à Sam Stosur. Lors des grands tournois, elle ne passe qu'un tour à Roland-Garros vaincue au second tour par Caroline Garcia. Seul Nanchang fut le tournoi où Peng arrive à de probants résultats en éliminant tour à tour Paula Badosa, Kristýna Plíšková, Zhu Lin. Au tour suivant elle s'incline face à Elena Rybakina.

Elle atteint une finale en double à Nanchang associée à Zhang Shuai, mais la paire y échoue face à la paire Wang Xinyu et Zhu Lin.

Toujours en double, Peng brille à deux reprises. Lors du tournoi d'Anning, associée à Yang Zhaoxuan, elle arrive en finale en éliminant leurs compatriotes Duan Ying-Ying - Han Xinyun. Et lors du tournoi de Canton, associée à Laura Siegemund elle s'adjuge son 24e titre en double dames en éliminant Alexa Guarachi - Giuliana Olmos.

L'année 2020 est très peu fructueuse pour Peng. Elle ne passe qu'à deux reprises le premier tour. Elle est éliminée au second tour à Shenzhen par Kateryna Bondarenko. Elle est éliminée d'entrée à l'Open d'Australie par Nao Hibino. Elle s'incline dès le second tour à Hua Hin (Thaïlande) face à Magda Linette, et perd d'entrée face à Magdalena Fręch lors du tournoi de Doha. La saison est ensuite écourtée pour cause de pandémie.

Elle atteint à nouveau une finale cette année-là avec Zhang Shuai, mais cette fois à Hobart et perd face à Nadiia Kichenok et Sania Mirza.

La saison 2021 est une saison vierge pour Peng, n'ayant joué aucun match.

Sanction pour tentative de corruption en 2018Modifier

Le , Peng est suspendue six mois, dont trois avec sursis, et condamnée à une amende de 10 000 $, dont 5000 avec sursis, par la Tennis Integrity Unit (TIU) pour avoir utilisé la coercition et offert une éventuelle récompense financière afin que sa partenaire principale accepte de se retirer du double féminin après la date limite d'inscription aux championnats de Wimbledon 2017. Sa partenaire Alison Van Uytvanck ayant refusé, c’est Peng Shuai qui s'est retirée du tournoi à sa place. Son ancien entraîneur, le Français Bertrand Perret, est également suspendu pendant trois mois[2].

Accusation de viol, disparition puis réapparition publique en 2021-2022Modifier

Le , par son compte Weibo, Peng Shuai accuse de viol Zhang Gaoli, qui a été premier vice-Premier ministre de 2013 à 2018 et membre du Comité permanent du bureau politique du Parti communiste chinois (la principale instance dirigeante de la Chine) de 2012 à 2017, « considéré comme proche du Premier ministre Li Keqiang »[3]. Son message est censuré peu après[4],[3]. Le quotidien français Le Monde indique que le dirigeant politique Zhang Gaoli était le numéro 7 du régime communiste chinois au moment des viols en 2014[5].

Dans la semaine qui suit la publication de son message, elle disparaît[6]. Le , un message d'elle se voulant rassurant, « sujet à caution » à de nombreux points de vue, est diffusé par la télévision chinoise d’État CGTN[7],[8]. Seul le Comité international olympique, le CIO, qui au moment de l'affaire Tsimanouskaya avait expliqué ne pas avoir pour mission de « changer le système politique dans un pays », se dit rassuré par ce message[9]. De son côté, Steve Simon, président de la WTA (l'association internationale qui gère le circuit professionnel féminin), menace de supprimer tous les tournois se déroulant en Chine[10]. De même, le , une porte parole du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l'homme déclare depuis Genève : « Il serait important d’avoir des preuves sur le lieu où elle se trouve et de savoir si elle va bien. Et nous demandons instamment qu’une enquête soit menée en toute transparence sur ces allégations d’agression sexuelle »[10].

Un message de Peng Shuai souhaitant un « bon week-end » à ses amis, contenant aussi des photos d’elle dans son intérieur, aurait été diffusé le vendredi en soirée sur le réseau social WeChat ; ce message est ensuite repris sur Twitter par un ami, mais il suscite en Occident des doutes sur son authenticité[9]. Le , trois vidéos de la joueuse sont diffusés dont l'une est postée sur Twitter par Hu Xijin, rédacteur en chef du Global Times, un tabloïd chinois. Elle apparaît debout dans un stade, pour « la cérémonie d'ouverture de la finale d'un match de tennis entre adolescents » tandis que les deux vidéos suivantes présentent la joueuse « dînant avec son entraîneur et des amies dans un restaurant ». Néanmoins, l'AFP ne confirme pas l'authenticité des vidéos[11],[12].

Le , le CIO annonce que son président Thomas Bach s'est entretenu avec la joueuse lors d'un appel vidéo, qu'elle est à Pékin et qu'elle va bien « mais qu’elle aimerait que sa vie privée soit respectée ». L'entretien a été réalisé avec l'aide d'un homme décrit comme un ami présent pour aider à la traduction bien que Peng Shuai parle couramment l’anglais. Le communiqué ne dit pas qu'elle est libre, ni n'évoque les accusations de viol. La présence d'un « ami » lors de l'entretien est typique de la mise en scène par la Chine des confessions forcées de dissidents. La WTA met la pression en demandant « une enquête complète, transparente et sans censure, sur ses allégations d’agression sexuelle »[13]. Selon Simon Leplâtre, correspondant du Monde à Shanghai, « la Chine tente d’enterrer l’affaire Peng Shuai, avec le soutien du Comité international olympique », l'appel « vient couronner les efforts de propagande de Pékin », évitant les canaux officiels diplomatiques ou médiatiques, l'affaire étant complètement censurée en Chine[14], toute discussion sur les réseaux sociaux chinois étant bannie et l'affaire n'apparaissant pas dans les médias[15]. Pour Human Rights Watch, « Il est franchement honteux de voir le CIO participer à cette blague du gouvernement chinois que tout va bien et tout est normal pour Peng Shuai. Ce n'est clairement pas le cas, sinon pourquoi le gouvernement chinois censurerait Peng Shuai sur Internet en Chine et ne laisserait pas parler librement aux médias et au public ». L'appel du CIO est également critiqué par de nombreuses personnalités du monde sportif et les gouvernements anglais, américains et français demandent des preuves sur la situation de Peng Shuai[16]. Le , le président de la WTA, Steve Simon, annonce la suspension immédiate de tous les tournois WTA en Chine, y compris Hong Kong, car il ne voit pas comment il peut demander à ses athlètes de participer à des tournois quand Peng Shuai n’est pas autorisée à communiquer librement et a, semble-t-il, subi des pressions pour revenir sur ses accusations d’abus sexuels[17],[18]. Le , David Haggerty, le président de la Fédération internationale de tennis (FIT), annonce en revanche à la BBC qu'il souhaite poursuivre l'organisation d'évènements en Chine[19]. Le , Qingqing Chen, journaliste pour le tabloïd Global Times, diffuse une vidéo de sept secondes sur Twitter, montrant Peng Shuai en train de discuter avec l'ancien basketteur vedette de NBA, Yao Ming. Selon le journaliste, la vidéo lui a été envoyée par un ami et a été tournée lors d'un évènement de promotion du ski nordique qui, selon le média d'État CGTN[20], a eu lieu le à Shanghai[21].

La disparition de Peng Shuai s’ajoute à de nombreux précédents de « disparitions forcées » de personnalités chinoises ayant des profils variés, dont les hommes d’affaires Jack Ma et Ren Zhiqiang, ou des artistes tels que les actrices Zhao Wei, Fan Bingbing et le plasticien Ai Weiwei[22],[23],[24]. Selon la journaliste Ursula Gauthier, ancienne correspondante de L'Obs à Pékin, « la disparition est un moyen couramment utilisé par le Parti communiste chinois pour régler ses problèmes de mauvaises réputations »[25].

En , dans une interview à L'Équipe, elle assure n’avoir jamais disparu et nie avoir émis des accusations d’agression sexuelle. Elle annonce au cours du même entretien qu’elle met un terme à sa carrière professionnelle[26],[5]. Un officiel chinois fait office de traducteur lors de cette interview. Un des journalistes ayant conduit cette interview déclare que celle-ci ne lève pas les doutes sur la liberté d'expression et de mouvement de Peng Shuai, mais qu'elle apparaît en bonne santé[27].

Palmarès et parcours sportifModifier

Palmarès en simple damesModifier

Palmarès en double damesModifier

Parcours en Grand ChelemModifier

Parcours en « Premier Mandatory » et « Premier 5 »Modifier

Découlant d'une réforme du circuit WTA inaugurée en 2009, les tournois WTA « Premier Mandatory » et « Premier 5 » constituent les catégories d'épreuves les plus prestigieuses, après les quatre levées du Grand Chelem.

Parcours aux MastersModifier

Parcours aux Jeux olympiquesModifier

Parcours en Fed CupModifier

Classements WTA en fin de saisonModifier

Année 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020
Rang en simple 516   359   326   73   37   56   46   40   47   72   17   40   45   22   136   103   27   298   75   117
Rang en double 660 - - 85   61   105   20   27   12   39   25   56   4   3   872   44   9   63   49   58

Source : (en) Classements de Peng Shuai sur le site officiel de la Fédération internationale de tennis

Période au rang de numéro un mondialeModifier

En double
# Précédée par Dates Suivie par Nombre de
semaines
Cumul
1   Roberta Vinci
  Sara Errani
17/02/2014 - 06/07/2014   Roberta Vinci
  Sara Errani
20 20

Victoires sur le top 10Modifier

Toutes ses victoires sur des joueuses classées dans le top 10 de la WTA lors de la rencontre.

Peng Shuai totalise 14 victoires face à des joueuses membres du top 10, dont 11 sur le top 8.

Légende
Grand Chelem
Masters
Jeux olympiques
Elite Trophy
Premier
Intern'l
Fed Cup
#   Tournoi Année Surface Adversaire Rang Tour Score Tableau
1 no 80 Sydney 2005 Dur   Anastasia Myskina no 3 1/8 6-1, 6-3 Tableau
2 no 46 San Diego 2005 Dur   Elena Dementieva no 6 1/16 7-5, 6-4 Tableau
3   Kim Clijsters no 10 1/4 6-4, 6-4
4 no 49 Pékin 2007 Dur   Amélie Mauresmo no 10 1/4 4-6, 6-4, 6-2 Tableau
5 no 66 Strasbourg 2008 Terre   Marion Bartoli no 9 1/8 6-1, 1-0 ab. Tableau
6 no 53 Pékin 2009 Dur   Jelena Janković no 8 1/16 4-6, 7-5, 6-2 Tableau
7 no 61 US Open 2010 Dur   Agnieszka Radwańska no 10 1/32 2-6, 6-1, 6-4 Tableau
8 no 54 Open d'Australie 2011 Dur   Jelena Janković no 8 1/32 7-63, 6-3 Tableau
9 no 38 Doha 2011 Dur   Francesca Schiavone no 5 1/8 7-5, 6-3 Tableau
10 no 36 Indian Wells 2011 Dur   Li Na no 7 1/32 4-6, 6-3, 6-3 Tableau
11 no 31 Bruxelles 2011 Terre   Vera Zvonareva no 3 1/2 6-3, 6-3 Tableau
12 no 17 Dubaï 2012 Dur   Marion Bartoli no 7 1/16 6-4, 6-3 Tableau
13 no 39 US Open 2014 Dur   Agnieszka Radwańska no 5 1/32 6-3, 6-4 Tableau
14 no 49 Indian Wells 2017 Dur   Agnieszka Radwańska no 6 1/16 6-4, 6-4 Tableau

Notes et référencesModifier

  1. Peng Shuai s'impose - Source : L'Équipe, 27 juillet 2014.
  2. « Tennis. La Chinoise Shuai Peng suspendue six mois pour tentative de matches truqués », Ouest France,‎ (lire en ligne  )
  3. a et b « Chine : un ancien vice-Premier ministre accusé de viol par une championne de tennis », sur France Info, (consulté le ).
  4. (zh) « 傳中國女網名將彭帥發文 稱與前副總理張高麗不倫 » [« Rumeurs d'accusation de la joueuse de tennis Peng Shuai envers Zhang Gaoli »], sur Central News Agency (Taïwan),‎ (consulté le ).
  5. a et b « Peng Shuai assure dans une interview à « L’Equipe » n’avoir jamais disparu », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le )
  6. Simon Leplâtre, « Après avoir accusé de viol un haut responsable, une joueuse de tennis chinoise disparaît », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  7. Simon Leplâtre, « Chine : l’inquiétude grandit sur le sort de la joueuse de tennis Peng Shuai », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  8. « La chaîne d'État chinoise CGTN publie un mail attribué à Peng Shuai », L'Équipe, (consulté le ).
  9. a et b Simon Leplâtre et Clément Martel, « L’affaire Peng Shuai met au défi le pouvoir central chinois »  , Le Monde, (consulté le ).
  10. a et b « Disparition de la joueuse Peng Shuai : le patron du tennis féminin menace de retirer la Chine du circuit », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  11. Le Parisien avec AFP, « Disparition de Peng Shuai : l’athlète chinoise réapparait en public, mais des doutes subsistent », Le Parisien, (consulté le ).
  12. France Info sport avec AFP, « Disparition de Peng Shuai : des photos et trois vidéos de la joueuse font leur apparition sur internet », sur France Info, (consulté le ).
  13. « Affaire Peng Shuai : la WTA réitère son inquiétude pour la joueuse chinoise », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  14. Simon Leplâtre, « La Chine tente d’enterrer l’affaire Peng Shuai, avec la bénédiction du Comité international olympique », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  15. (en) « Tennis star accuses Chinese ruling party official of #MeToo abuse », The Guardian, .
  16. (en) « Peng Shuai: IOC accused of ‘publicity stunt’ over video call », The Guardian, .
  17. « Affaire Peng Shuai : la WTA suspend les tournois en Chine », 20 Minutes (Suisse), .
  18. « Le tennis féminin contre la Chine : et si les sportifs étaient plus téméraires que la diplomatie ? », sur France Inter, (consulté le ).
  19. « Affaire Peng Shuai : tenir tête à la Chine, le possible service gagnant de la WTA », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  20. « Affaire Peng Shuai : de nouvelles images de la joueuse de tennis chinoise mises en ligne », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  21. « Affaire Peng Shuai : de nouvelles images de la joueuse de tennis mises en ligne », sur France Info, (consulté le ).
  22. « La tenniswoman Peng Shuai, Jack Ma, Fan Bingbing... en Chine, la vieille stratégie de la « disparition forcée » », Le Parisien,‎ (lire en ligne).
  23. « Disparitions en Chine : s'agit-il d'une stratégie du gouvernement de Pékin ? », sur LCI (consulté le ).
  24. « Peng Shuai, Jack Ma... Ces 7 célébrités chinoises ont disparu après avoir critiqué Pékin », sur Business Insider France, (consulté le ).
  25. Léa Gorius, « « Se taire plutôt que de salir l’image de la Chine » : pourquoi Peng Shuai symbolise la répression contre le #MeToo chinois », L'Obs, (consulté le ).
  26. « Peng Shuai : « Ma vie est comme elle doit être : rien de spécial » - Article payant »  , sur L'Équipe, (consulté le )
  27. (en) Associated Press, « Journalist who interviewed Peng Shuai casts doubt over her freedom », sur the Guardian, (consulté le )

Voir aussiModifier

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Liens externesModifier

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