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Mirebel

ancienne commune française du département du Jura

Mirebel
Mirebel
Village de Mirebel depuis le site de l'ancien château
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Franche-Comté
Département Jura
Arrondissement Lons-le-Saunier
Canton Poligny
Intercommunalité Communauté de communes Bresse Haute Seille
Maire délégué Marie-Madeleine Perrard
Code postal 39570
Code commune 39332
Démographie
Gentilé Mirebellois
Population 247 hab. (2013)
Densité 15 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 41′ 56″ nord, 5° 43′ 43″ est
Altitude Min. 460 m
Max. 747 m
Superficie 16,63 km2
Historique
Commune(s) d’intégration Hauteroche
Localisation

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Mirebel

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Mirebel

Mirebel est une ancienne commune française située dans le département du Jura en région Franche-Comté, devenue, le , une commune déléguée de la commune nouvelle de Hauteroche.

GéographieModifier

Communes limitrophesModifier

ÉconomieModifier

HistoireModifier

SeigneursModifier

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La Maison de Vienne possède le château et la seigneurie de Mirebel — Mirebel-en-Montagne ; aussi écrit Miribel ou Mirebeau, à ne pas confondre avec les Miribel d'Ain, de Drôme ou d'Isère, ni avec Mirebeau en Côte-d'Or —, sans doute en héritage des comtes anscarides. Béatrice de Mâcon-Vienne († 1239), fille du comte Guillaume IV et arrière-arrière-petite-fille d'Étienne Ier, épouse Hugues III de Neublans d'Antigny et lui apporte les droits sur le comté de Vienne, Sainte-Croix, Lons en partie (le bourg Saint-Désiré) et Pymont, Mirebel. La maison de Neublans d'Antigny, à partir de leur fils aîné Hugues IV († 1277), comte de Vienne en 1250-1263, prend alors le nom de Vienne.

Hugues IV, mari d'Alix (Alais) de Faucogney de Villersexel (1220-1285), a - pour fils aîné Philippe Ier ou II de Vienne, † 1303, seigneur de Lons en partie, Pagny, Seurre avec St-Georges : ses descendants, dont Guillaume, obtiendront par des mariages et des héritages Sainte-Croix, Longwy, Ruffey et Montmorot, Chevreaux, Antigny, Commarin, Neublans, Binans etc. ; - et pour fils cadet Jean (Ier comme sire de Mirebel ; † vers 1318/1319), qui reçoit Mirebel. Jean épouse Agathe/Comtesson († 1302), dame de Roulans, fille d'Aymon II de Genève et de sa première femme Agnès de Montfaucon-Montbéliard probable dame de Roulans. Ils ont deux fils :

  • Vauthier (Gauthier Ier), † 1344, sire de Mirebel, épouse Achillande fille de Jean de La Roche-en-Montagne et de Châtillon-sous-Maîche,
    • Henri, † 1371 (son frère est Jean, † 1382, évêque de Besançon, de Metz et de Bâle), x 1° Marguerite fille de Liébaut V de Bauffremont, et x 2° Jeanne d'Antigny († vers 1363 sans postérité, fille de Guillaume II seigneur de Ste-Croix et de Marguerite de Bourgogne-Montbéliard, dame entre autres seigneuries de Courchaton, Montfort, et Châtel-Maillot : à Grozon, pas le Château de Maillot aux Granges-Maillot à Levier). Les secondes noces d'Henri avec Jeanne d'Antigny de Sainte-Croix restent stériles, mais les biens de Jeanne restent acquis aux descendants du premier lit d'Henri :
      • Gauthier/Vauthier (II), † 1390, fils d'Henri et Marguerite de Bauffremont ; sans postérité de sa femme Jeanne, fille héritière d'Hugues de Blonay seigneur de Joux. Le frère de Gautier II, Jean sire de Montfort et Courchaton, transmet la succession à son propre fils :
        • Vauthier de Vienne (Gauthier III), † 1396 à Nicopolis, x Isabeau d'Estouteville († 1438[1], fille de Robert VII, † vers 1396), sans postérité.
          • Les seigneuries de Jeanne d'Antigny de Sainte-Croix (ci-dessus, la 2° épouse d'Henri) qui étaient passées aux Vienne-Mirebel, notamment Montfort, Châtel-Maillot et Courchaton, passent alors, par le truchement de son propre neveu Huguenin VII-VIII de Vienne seigneur de Seurre et Ste-Croix († 1390 ; il avait déjà hérité de nombreux autres fiefs de sa mère Marie d'Antigny et de sa tante Jeanne d'Antigny), au demi-frère de ce dernier, Guillaume de Saint-Georges (deux fils d'Hugues VI de Vienne).

Alors que Mirebel passe aux Rougemont et aux de Rye (ci-dessous) ; puis les suzerains, les Chalon-Arlay d'Orange, finissent par l'acquérir en large part dans le premier quart du XVe siècle, les Rougemont et les de Rye restant seigneurs en partie (idem d'ailleurs pour Montfort et Châtel-Maillot).

Politique et administrationModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2008 Daniel Gailly    
mars 2008 Marie-Madeleine Perrard[2]    

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[4],[Note 1].

En 2013, la commune comptait 247 habitants, en augmentation de 4,22 % par rapport à 2008 (Jura : -0,23 %, France hors Mayotte : 2,49 %).

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
572617684614606625586628674
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
660628569528549508516513522
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
436444403371337333322287287
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2012 2013
281224197193185202230247247
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

Lieux et monumentsModifier

Actuellement, on y distingue très facilement un double site castral installé sur la même crête, et séparé l'un de l'autre par un grand fossé taillé dans le roc.
et les vestiges d'un bourg castral en contrebas de la crête portant les vestiges du premier château : soubassements de maisons effondrées, puits, murgers, terrassements divers...
  • L’église Saint-André domine le village. La nef actuelle et le clocher datent de la fin de l’âge gothique, de même que le tableau au fond du chœur qui, quant à lui, pourrait remonter au XIIIe siècle, comme la petite chapelle en contrebas. Certains pensent que le clocher, placé sur le côté de la nef, est également plus ancien que celle-ci.
  • Le belvédère Notre-Dame du Guet dit la Vierge. La statue de la Vierge est située sur une petite avancée rocheuse qui domine le village en contrebas. On peut y admirer la vue sur le Premier Plateau, la Combe d’Ain, le lac de Chalain, et sur les plateaux s’élevant vers les chaînes du Haut Jura.
  • Le château du XVIIIe siècle.
  • Vue depuis le belvédère.

Personnalités liées à la communeModifier

- Pierre Lacroix fut instituteur à Mirebel avec son épouse dans les années 1930. Il fut l'un des proches collaborateurs du grand pédagogue Célestin Freinet.

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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SourcesModifier

BibliographieModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

RéférencesModifier

  1. Gabriel de La Morandière, Histoire de la maison d'Estouteville en Normandie, Paris, C. Delagrave, (lire en ligne), p.339
  2. Préfecture du Jura, Liste des maires élus en 2008, consultée le 2 mai 2010
  3. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  4. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 201120122013 .