Lourmarin

commune française du département de Vaucluse

Lourmarin
Lourmarin
Lourmarin vue du sud.
Blason de Lourmarin
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Vaucluse
Arrondissement Apt
Intercommunalité Communauté d'agglomération Luberon Monts de Vaucluse
Maire
Mandat
Jean-Pierre Pettavino
2020-2026
Code postal 84160
Code commune 84068
Démographie
Gentilé Lourmarinois, Lourmarinoises
Population
municipale
1 042 hab. (2021 en diminution de 8,76 % par rapport à 2015)
Densité 52 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 46′ 11″ nord, 5° 21′ 47″ est
Altitude 200 m
Min. 169 m
Max. 818 m
Superficie 20,18 km2
Type Commune rurale
Unité urbaine Cadenet
(banlieue)
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Cheval-Blanc
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
Lourmarin
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
Lourmarin
Géolocalisation sur la carte : Vaucluse
Voir sur la carte topographique de Vaucluse
Lourmarin
Géolocalisation sur la carte : Provence-Alpes-Côte d'Azur
Voir sur la carte administrative de Provence-Alpes-Côte d'Azur
Lourmarin

Lourmarin est une commune française située dans le département de Vaucluse, en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Ses habitants sont appelés les Lourmarinois.

Géographie modifier

Localisation modifier

Le village se situe à la sortie d'une combe portant son nom, la combe de Lourmarin, passage entre le petit et le grand Luberon rejoignant le village de Bonnieux à 11 km au nord.

Il fait partie des plus beaux villages de France.

Communes limitrophes de Lourmarin
Bonnieux Buoux
Puyvert   Vaugines
Cadenet
 
Carte de la commune avec localisation de la mairie.
 
Le territoire du parc naturel régional du Luberon.

Relief et géologie modifier

 
Vue du village au cœur du Luberon.

La rivière l'Aigue Brun, au nord du village, a creusé la combe de Lourmarin.

Sismicité modifier

Les cantons de Bonnieux, Apt, Cadenet, Cavaillon, et Pertuis sont classés en zone Ib (risque faible). Tous les autres cantons du département de Vaucluse sont classés en zone Ia (risque très faible). Ce zonage correspond à une sismicité ne se traduisant qu'exceptionnellement par la destruction de bâtiments[1].

Climat modifier

En 2010, le climat de la commune est de type climat méditerranéen franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000[2]. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat méditerranéen et est dans la région climatique Provence, Languedoc-Roussillon, caractérisée par une pluviométrie faible en été, un très bon ensoleillement (2 600 h/an), un été chaud (21,5 °C), un air très sec en été, sec en toutes saisons, des vents forts (fréquence de 40 à 50 % de vents > 5 m/s) et peu de brouillards[3].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 13,4 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 17,1 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 702 mm, avec 5,7 jours de précipitations en janvier et 2,6 jours en juillet[2]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Cadenet », sur la commune de Cadenet à 3 km à vol d'oiseau[4], est de 14,4 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 703,0 mm. La température maximale relevée sur cette station est de 44,3 °C, atteinte le ; la température minimale est de −12,7 °C, atteinte le [Note 1],[5],[6].

Les paramètres climatiques de la commune ont été estimés pour le milieu du siècle (2041-2070) selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020[7]. Ils sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en novembre 2022[8].

Hydrographie et les eaux souterraines modifier

Cours d'eau sur la commune ou à son aval[9] :

  • Rivière de l'Aigue Brun, affluent de la Durance ;
  • Vallat du Rayol ;
  • Ravin d'Aguye ;
  • Vallat des Vignes.

Voies de communications et transports modifier

Voies routières modifier

Transports en commun modifier

la commune bénéficie de plusieurs réseaux de transports en commun :

  • Transvaucluse ;
  • Pays d'Aix mobilité.

Urbanisme modifier

Typologie modifier

Lourmarin est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 2],[10],[11],[12]. Elle appartient à l'unité urbaine de Cadenet, une agglomération intra-départementale regroupant 5 communes[13] et 10 708 habitants en 2017, dont elle est une commune de la banlieue[14],[15]. La commune est en outre hors attraction des villes[16],[17].

Occupation des sols modifier

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (55 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (55,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (44,3 %), cultures permanentes (21,3 %), zones agricoles hétérogènes (21,1 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (10,7 %), zones urbanisées (2,5 %)[18]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

 
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Morphologie urbaine modifier

Répartition des sols modifier

La répartition des sols de la commune est la suivante[19] (donnée pour un total de) :

Type d'occupation Pourcentage Superficie (en hectares)
Zones urbaines 2,42 % 48,93
Zones agricoles 39,56 % 798,59
Zones naturelles 57,86 % 1 168,20
Total 100 % 2 018,00

Les zones naturelles sont principalement formées par les forêts méditerranéennes couvrant le petit Luberon. Les zones agricoles sont formées de vergers de fruitiers (oliviers, amandiers, etc.), des champs de lavandin et des vignes (AOC côtes-du-luberon).

Logement modifier

Toponymie modifier

En 1982, dans son ouvrage posthume Lourmarin et ses millésimes, l'érudit local Henry Meynard recense les premières mentions connues du toponyme et trois hypothèses en lice [20].

Les premières mentions de toponymes rapportées, citées d'après deux autres auteurs (l'abbé Méritan et Robert Bailly), sont : "Luzmari" (1065), "Luci Marini" (entre 1118 et 1119), "Lucemarino" (1165), et "Lourmarin" en 1189.

Trois hypothèses concurrentes sont présentées.

- En premier lieu, celle de F. Prat ancien directeur de l'école publique de Villelaure, qui avait évoqué le "bois sacré" ("lucus") des Romains, "Marinus" évoquant la zone marécageuse jouxtant l'actuelle agglomération (actuel quartier de "L'Etang", asséché). "Lucus marinus" est accessoirement l'expression reproduite au bas d'un blason sculpté de la tour de l'horloge (beffroi), apposé au fronton de l'actuelle mairie en 1908.

- Dans un deuxième temps, le Dr. Jacquême a supposé dans son Histoire de Cadenet (1920), le surnom "Laurus", "souvent attribué aux soldats romains", désignant un hypothétique premier possesseur des terres allant de Pertuis à Mérindol, parmi lesquelles : Lauris, Lourmarin, Villelaure.

- Enfin, en 1979, dans une conférence donnée au château de Lourmarin, Jean Barruol s'est quant à lui focalisé sur le préfixe "Lour-" en excluant le suffixe "-marin". Il rapproche Lourmarin du toponyme Lueiron/Luerion assimilé à l'actuelle montagne du Luberon, citant à l'appui divers autres toponymes ("Lueiron", quartier de Céreste ; montagne de "Lure" et un de ses sommets "Lioure" ; la commune de "Barret de Lioure" ; ancien oppidum et actuel village de "Lurs").

Histoire modifier

Moyen Âge modifier

Une forteresse fut créée au XIIe siècle. Par une bulle datée de 1189, Clément III plaça sous sa juridiction les hospitaliers du Pont de Bonpas qui possédaient une maison à Lourmarin, sur le chemin menant d'Aix-en-Provence à Apt, à l'entrée de la combe « passage des plus dangereux de la Basse Provence »[21].

Au XIIe siècle, l'abbaye Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon y possédait un prieuré (conservé jusqu’au début du XIVe siècle) et l’église paroissiale (conservée jusqu’au XVe siècle), et percevait les revenus qui leur étaient attachés[22].

Le fief de Lourmarin relevait du comté de Forcalquier au XIIe siècle. Lorsque ce comté perd son indépendance en 1209, à la mort de Guillaume II, un de ses neveux, Guillaume de Sabran tente de le relever. Après une lutte de dix ans, il passe un accord à Meyrargues le avec Raimond Bérenger IV, comte de Provence et lui aussi héritier du comté de Forcalquier. Par cet accord, la moitié sud du comté, dont Lourmarin, lui est donnée, et en fait partie jusqu'à sa mort, vers 1250[23].

La mort de la reine Jeanne Ire ouvre une crise de succession à la tête du comté de Provence, les villes de l’Union d'Aix (1382-1387) soutenant Charles de Duras contre Louis Ier d'Anjou. La dame de Lourmarin, Reine de Sabran, se rallie aux Angevins en 1385, après la mort de Louis Ier[24].

Temps modernes modifier

Au XVe siècle, à la Renaissance, le château de Lourmarin fut reconstruit par Foulques d'Agoult sur les restes de l'ancienne forteresse.

À la fin du XVe siècle, la population augmente dans tout l'arc alpin et de nombreux habitants des hautes vallées descendent dans les plaines, une émigration économique très progressive. Le village fait partie de la quarantaine de localités, de part et d'autre du Luberon[25] dans lesquelles s'installent au moins 1400 familles de Vaudois des Alpes, soit environ 6 000 personnes, venues des diocèses alpins de Turin et d'Embrun entre 1460 et 1560, selon l'historien Gabriel Audisio. Les deux tiers de ces futurs Vaudois du Luberon sont arrivés entre 1490 et 1520.

Lourmarin est une pièce maîtresse dans l'organisation de la communauté vaudoise de l'époque qui s'étend pendant trente ans à 24 villages prospères, mettant en valeur les terres marécageuses au sud du Luberon, puis sur le versant nord.

Le , le village, peuplé de Vaudois, est incendié par les troupes de Paulin de La Garde, sous la direction du premier président du Parlement d’Aix, Jean Maynier, seigneur d'Oppède[26]. Après le massacre d', au cours duquel sont exterminés 3 000 Vaudois du Luberon, une partie des survivants sont revenus dans le Piémont.

Seigneurie des Forcalquier (jusqu'en 1385)[27], des Sabran, Dufour et Venterol (à partir de 1418), puis des Oraison et des d'Agoult-Montauban à partir du milieu du XVe siècle. Le fief passe aux Créquy-Lesdiguières au XVIIe siècle et aux Neufville de Villeroy, puis fut acheté le , par Jean-Baptiste Bruny, négociant, industriel (armateur à Marseille), banquier, et secrétaire du roi en 1711, dit de La Tour d'Aigues.

Après la révocation de l'édit de Nantes en 1685, une partie des viticulteurs huguenots du village fuient aux Pays-Bas puis sur les bateaux de la Compagnie néerlandaise des Indes orientales pour s'installer dans la communauté des huguenots d'Afrique du Sud, où existe toujours le village de Lormarin. Parmi ces viticulteurs, Jean Roy, vigneron d'origine vaudoise, installé à Lourmarin qui a émigré en 1688 en Afrique du Sud où il a créé un des vignobles les plus célèbres de ce pays aujourd'hui.

Période contemporaine modifier

À partir de 1920 commence la restauration du château.

Politique et administration modifier

Tendances politiques et résultats modifier

Liste des maires modifier

 
Mairie de Lourmarin.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1945 1951 Raoul Dautry    
1951 1959 Olivier Monod    
1959 1965 Denis Sambuc    
Mars 1965 Mars 2001 Henri Barthélémy PS Conseiller général (1973-1998)
Mars 2001 Juillet 2017[28] Blaise Diagne DVG  
Juillet 2017 2020 Joël Raymond SE Retraité de la fonction publique
2020 En cours Jean-Pierre Pettavino SE }

Instances administratives et juridiciaires modifier

Lourmarin est une des neuf communes du canton de Cadenet qui totalise 17 278 habitants en 2008. Le canton fait partie de l'arrondissement d'Apt depuis 1801 (sauf de 1926 à 1933 où ce fut Cavaillon) et de la deuxième circonscription de Vaucluse. Lourmarin fait partie du canton de Cadenet depuis 1793[29].

Lourmarin fait partie de la juridiction d’instance d’Apt, mais du greffe détaché Pertuis, et de grande instance, de prud'homale, de commerce et d'affaires de Sécurité sociale d’Avignon[30].

Écologie et recyclage modifier

La communauté de communes des Portes du Luberon, dont fait partie Lourmarin, est chargée de l'organisation de la collecte et du traitement des déchets des ménages et déchets assimilés.

Fiscalité modifier

L'imposition des ménages et des entreprises à Lourmarin en 2009[31]
Taxe Part communale Part intercommunale Part départementale Part régionale
Taxe d'habitation (TH) 7,13 % 0,40 % 7,55 % 0,00 %
Taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) 11,08 % 0,51 % 10,20 % 2,36 %
Taxe foncière sur les propriétés non bâties (TFPNB) 37,64 % 1,58 % 28,96 % 8,85 %
Taxe professionnelle (TP) 21,40 % 0,83 % 13,00 % 3,84 %

La part régionale de la taxe d'habitation n'est pas applicable.

La taxe professionnelle est remplacée en 2010 par la cotisation foncière des entreprises (CFE) portant sur la valeur locative des biens immobiliers et par la contribution sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE) (les deux formant la contribution économique territoriale (CET) qui est un impôt local instauré par la loi de finances pour 2010[32]).

Budget et fiscalité 2016 modifier

En 2016, le budget de la commune était constitué ainsi[33] :

  • total des produits de fonctionnement : 1 674 000 , soit 1 430  par habitant ;
  • total des charges de fonctionnement : 1 224 000 , soit 1 047  par habitant ;
  • total des ressources d'investissement : 1 669 000 , soit 1 427  par habitant ;
  • total des emplois d'investissement : 916 000 , soit 783  par habitant ;
  • endettement : 1 055 000 , soit 901  par habitant.

Avec les taux de fiscalité suivants :

  • taxe d'habitation : 16,36 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés bâties : 12,18 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés non bâties : 39,47 % ;
  • taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 39,64 % ;
  • cotisation foncière des entreprises : 36,40 %.

Chiffres clés Revenus et pauvreté des ménages en 2014 : médiane en 2014 du revenu disponible, par unité de consommation : 20 831 [34].

Jumelages modifier

  Żyrardów (Pologne).

Population et société modifier

Démographie modifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[35]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[36].

En 2021, la commune comptait 1 042 habitants[Note 3], en diminution de 8,76 % par rapport à 2015 (Vaucluse : +1,26 %, France hors Mayotte : +1,84 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 4061 3201 4881 6101 6401 6601 5701 5851 478
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 3851 3851 2331 2721 1421 069950948914
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
903834803705688620603626665
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2013
6126156858581 1081 1191 0249971 129
2018 2021 - - - - - - -
1 0431 042-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[29] puis Insee à partir de 2006[37].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement modifier

La commune possède une école primaire publique Philippe-de-Girard [38], les élèves sont ensuite affectés au collège Le Luberon à Cadenet[39],[40], puis le lycée Val-de-Durance[41] à Pertuis (enseignement général) ou lycée Alexandre-Dumas[42] à Cavaillon soit lycée Alphonse-Benoit[43] à L'Isle-sur-la-Sorgue (enseignements techniques).

Sports modifier

Stade avec terrain de football et divers aménagements sportifs.

Cultes modifier

Une église catholique et un temple protestant (de l'Église protestante unie, rue Raoul Dautry) sont implantés sur la commune.

Économie modifier

Agriculture modifier

Le vignoble de la commune est classé dans l'appellation d'origine contrôlée (AOC) côtes-du-luberon. Les vins qui ne sont pas en appellation d'origine contrôlée peuvent revendiquer, après agrément, le label vin de pays d'Aigues[Note 4].

Des fruitiers (cerises, etc.) sont également cultivés.

Tourisme modifier

Comme l'ensemble des communes du Luberon, le tourisme joue un rôle, directement ou indirectement, dans l'économie locale.

On peut considérer trois principales sortes de tourisme en Luberon. Tout d'abord, le tourisme historique et culturel qui s'appuie sur un patrimoine riche des villages perchés ou sur des festivals. Ensuite, le tourisme détente qui se traduit par un important développement des chambres d'hôtes, de l'hôtellerie et de la location saisonnière, par une concentration importante de piscines et par des animations comme des marchés provençaux. Enfin, le tourisme vert qui profite des nombreux chemins de randonnées et du cadre protégé qu'offrent le Luberon et ses environs[Note 5].

Artisanat modifier

 
Gibassiés de Lourmarin.
  • Chocolatier Zucchini[44],
  • Pâtisserie Riquier, spécialiste du gibassié de Lourmarin[45].

Vie locale modifier

Commerces sur places, bars, restaurants, galeries d'arts, etc.

Culture et patrimoine modifier

Lieux et monuments modifier

 
Vu par le sud, le moulin, le château, les églises et le vieux village avec en fond, petit et grand Luberon séparés par la combe de Lourmarin.

Patrimoine religieux :

 
Façade de l'église Saint-Trophime.

Patrimoine civil :

  • Château de la Corrée.
  • Château de Lourmarin, dont la construction du Moyen Âge par la famille d'Agoult-Montmaur (le dernier descendant male, le comte Charles Louis Constant d'Agoult, épousera Marie de Flavigny (1805-1876)), a été complétée par une aile renaissance. Il sert actuellement de résidence artistique.
  • Château fort, Beffroi, Horloge Publique[52].
  • Fortification d'agglomération[53].
  • Maison du Bailli[54].
  • Maison la Taurine[55].
  • Hôtel de Girard[56],[57].
  • Hôtel de la Croix de Malte[58].
  • Hôtel quartier du Clos[59].
  • Œuvres buissonnières[60].
  • Pont à coquille sur l'Aigue-Brun.

Patrimoine rural :

  • Ancien moulin à vent (sans ses ailes).
  • Moulin à huile[61].
  • Moulin à farine[62].
  • Moulin dit le Petit Moulin[63].
  • Colombiers[64],[65].
  • Atelier de forge (ancien)[66].
  • Fontaines[67],[68],[69],[70],[71],[72] et lavoirs[73].
  • Coopérative Vinicole[74].
  • Coopérative Agricole (Coopérative Fruitière)[75].

Patrimoine environnemental :
Le pré de la Plantade, espace naturel ouvert entre le nord du village et le château de Lourmarin fait l'objet d'un arrêté de classement en 1942, en vue de protection de ses 4,8 ha[76].

Personnalités liées à la commune modifier

Naissances modifier

 
Pierre tombale d'Albert Camus.
 
Tombe d'Henri Bosco.

Enterrés à Lourmarin modifier

Dans le jardin de l'hôtel de Girard

Au cimetière du village
Dans la commune

Dans l'une des propriétés de Lourmarin (Les Baumelles) repose le sous-lieutenant Gérard Claron (né à Maisons-Laffitte le ), navigateur chef de bord d'un Bristol Blenheim du Groupe « Lorraine » qui, à court de carburant, disparut dans le désert le , au retour d'une mission effectuée sur l'oasis de Koufra. L'appareil, intact, ne fut retrouvé — avec ses trois membres d'équipage décédés — qu'en 1959. Les Baumelles est actuellement la propriété du fondateur du groupe international d'hôtellerie ACCOR, Paul Dubrule.

Autres personnalités liées à la commune modifier

Lourmarin au cinéma modifier

Lourmarin dans la littérature modifier

Lourmarin est le village dans lequel se passe l'histoire du Mistouflon dans L'année du Mistouflon d'Anne-Marie Chapouton (1982). Les illustrations de Gérard Franquin représentent fidèlement le village. L'écrivain comtadin André de Richaud (1907-1968), premier pensionnaire de la Fondation de Lourmarin Laurent-Vibert en 1929, y situe son roman-biographie posthume Il n'y a rien compris (R. Morel Éditeur, 1970).

Héraldique modifier

Blason actuel de la ville de Lourmarin :

Les armes de Lourmarin se blasonnent ainsi :

Écartelé, au premier d'or au loup ravissant d'azur, lampassé et armé de gueules ; au deuxième d'azur à trois tours d'or posées deux et un ; au troisième palé d'argent et d'azur de six pièces, au chef d'azur ; au quatrième d'argent à trois corbeaux de sable posé deux et un[77].

Notes et références modifier

Notes modifier

  1. Les records sont établis sur la période du au .
  2. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2024, millésimée 2021, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2023, date de référence statistique : 1er janvier 2021.
  4. Le label Vin de pays d'Aigues concerne les communes suivantes dans le département de Vaucluse : Ansouis, Apt, Auribeau, La Bastide-des-Jourdan, La Bastidonne, Les Beaumettes, Beaumont-de-Pertuis, Bonnieux, Buoux, Cabrières-d'Aigues, Cabrières-d'Avignon, Cadenet, Caseneuve, Castellet, Cavaillon, Cheval-Blanc, Cucuron, Gargas, Gignac, Gordes, Goult, Grambois, L'Isle-sur-la-Sorgue, Joucas, Lacoste, Lagarde-d'Apt, Lagnes, Lauris, Lioux, Lourmarin, Maubec, Ménerbes, Mérindol, Mirabeau, La Motte-d'Aigues, Murs, Oppède, Pertuis, Peypin-d'Aigues, Puget, Puyvert, Robion, Roussillon, Rustrel, Saignon, Saint-Martin-de-Castillon, Saint-Martin-de-la-Brasque, Saint-Pantaléon, Saint-Saturnin-d'Apt, Sannes, Saumane, Sivergues, Les Taillades, La Tour-d'Aigues, Vaugines, Viens, Villars, Villelaure, Vitrolles-en-Luberon.
  5. Voir Massif du Luberon

Cartes modifier

  1. IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).

Références modifier

  1. Zonage sismique réglementaire de la France, classement des cantons (découpage fin 1989) de la région PACA, page 48
  2. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI 10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  3. « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le ).
  4. « Orthodromie entre Lourmarin et Cadenet », sur fr.distance.to (consulté le ).
  5. « Station Météo-France « Cadenet », sur la commune de Cadenet - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  6. « Station Météo-France « Cadenet », sur la commune de Cadenet - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  7. « Les nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020. », sur drias-climat.fr (consulté le )
  8. « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur meteofrance.com, (consulté le )
  9. L'eau dans la commune
  10. « Typologie urbain / rural », sur observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  11. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  12. « Comprendre la grille de densité », sur observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  13. « Unité urbaine 2020 de Cadenet », sur insee.fr (consulté le ).
  14. « Base des unités urbaines 2020 », sur insee.fr, (consulté le ).
  15. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  16. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  17. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  18. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
  19. (fr) « Lourmarin »(Archive.orgWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), Parc du Luberon.
  20. MEYNARD (Henri), Lourmarin et ses millésimes, 1982, Cavaillon, imp. Rimbaud, 151 p., ill. n&b, plans, bibl., table des illustrations. Les références de toutes les sources toponymiques et citations utilisées se retrouvent au bas des p. 13-14 de l'ouvrage.
  21. Henri Grégoire, ancien évêque de Blois, Recherche historiques sur les congrégations hospitalières des frères pontifes ou constructeurs de ponts, Éd. Baudoin frères libraires, Paris, 1818, p. 25-27-28.
  22. Guy Barruol, Michèle Bois, Yann Codou, Marie-Pierre Estienne, Élizabeth Sauze, « Liste des établissements religieux relevant de l’abbaye Saint-André du Xe au XIIIe siècle », in Guy Barruol, Roseline Bacon et Alain Gérard (directeurs de publication), L’abbaye de Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon, histoire, archéologie, rayonnement, Actes du colloque interrégional tenu en 1999 à l'occasion du millénaire de la fondation de l'abbaye Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon, Éd. Alpes de Lumières, Cahiers de Salagon no 4, Mane, 2001, 448 p. (ISSN 1254-9371), (ISBN 2-906162-54-X), p. 220.
  23. Mariacristina Varano, Espace religieux et espace politique en pays provençal au Moyen Âge (IXe-XIIIe siècles). L'exemple de Forcalquier et de sa région, thèse soutenue à l'université d'Aix-Marseille I, 2011, p. 486.
  24. Geneviève Xhayet, « Partisans et adversaires de Louis d'Anjou pendant la guerre de l'Union d'Aix », Provence historique, Fédération historique de Provence, volume 40, no 162, « Autour de la guerre de l'Union d'Aix », 1990, p. 412 (note 55).
  25. Gabriel Audisio, Guide historique du Luberon vaudois, Éditions du Parc naturel régional du Luberon, mars 2002, p. 17.
  26. Pierre Miquel, Les Guerres de Religion, Paris, Fayard, , 596 p. (ISBN 978-2-21300-826-4, OCLC 299354152, présentation en ligne)., p. 129.
  27. Le grand moyen âge. Comtes de Forcalquier et Comtes de Provence
  28. Blaise Diagne, le maire, est décédé
  29. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  30. « Les Juridictions judiciaires de Vaucluse »(Archive.orgWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), Ministère de la Justice et des Libertés.
  31. « Impôts locaux à Lourmarin », taxes.com.
  32. Loi n° 2009-1673 du 30 décembre 2009 de finances pour 2010 (Légifrance)
  33. Les comptes de la commune
  34. Chiffres clés Évolution et structure de la population. Dossier complet
  35. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  36. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  37. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020 et 2021.
  38. Enseignement publique primaire en Vaucluse
  39. « Carte scolaire du Vaucluse »(Archive.orgWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), Conseil général de Vaucluse, .
  40. « Site Collège Le Luberon », Académique Aix-Marseille, .
  41. « Site du lycée Val de Durance », Académique Aix-Marseille, .
  42. « Site du lycée Alexandre Dumas », Académique Aix-Marseille, .
  43. « Site du lycée Alphonse Benoit »(Archive.orgWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), Académique Aix-Marseille, .
  44. Chocolatier Zucchini
  45. Le gibassier de Lourmarin
  46. Masson Mourey et Bergaglio, « Vaucluse : Barque des Saintes ou ex-voto marin ? », Archéologia,‎ , p. 18 (lire en ligne)
  47. [1]
  48. « Eglise paroissiale Saint-Trophime, Saint-André », notice no IA00057862, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  49. « Chapelle Saint-André, Prieuré de Bénédictins », notice no IA00057907, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  50. « Chapelle Notre-Dame-de-la-Meirette », notice no IA00057885, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  51. « Monument funéraire de protestants (dalles funéraires jumelées) », notice no IA00057890, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  52. « Château fort, Beffroi, Horloge Publique », notice no IA00057867, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  53. « Fortification d'agglomération », notice no IA00057861, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  54. « maison du Bailli », notice no IA00057877, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  55. « maison la Taurine », notice no IA00057898, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  56. « Hôtel de Girard », notice no IA00057883, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  57. « Ancien hôtel de Girard », notice no PA84000023, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  58. « hôtel de la Croix de Malte », notice no IA00057884, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  59. « Hôtel quartier du Clos », notice no IA00057878, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  60. Oeuvres buissonnières
  61. « Moulin à huile », notice no IA00057863, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  62. « Moulin à farine », notice no IA00057908, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  63. « Moulin dit le Petit Moulin », notice no IA00057893, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  64. « Colombier », notice no IA00057892, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  65. « Colombier La Ferrière », notice no IA00057895, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  66. « Atelier de forge (ancien) », notice no PA00082065, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  67. « Fontaine rue de la Fontcouverte », notice no IA00057866, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  68. « Fontaine publique », notice no PA00082067, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  69. La fontaine publique
  70. « fontaine lieu-dit la Garène », notice no IA00057897, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  71. « Fontaine (Fontaine en série (Série de 4) ) », notice no IA00057865, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  72. « Fontaine dite la Grande Fontaine », notice no IA00057864, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  73. Le lavoir de la Fontaine Couverte
  74. « Coopérative Vinicole », notice no IA00057888, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  75. « Coopérative Agricole (Coopérative Fruitière) », notice no IA00057887, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  76. article de la DIREN PACA
  77. Portes du Lubéron : Lourmarin, Vexillologie Provençale, sur le site personnel de Dominique Cureau

Voir aussi modifier

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie modifier

  • Jules Courtet, Dictionnaire géographique, géologique, historique, archéologique et biographique des communes du département de Vaucluse, Avignon, Seguin Ainé, , 400 p. (lire en ligne)
  • Jules Masson Mourey et Sophie Bergaglio, Les graffiti « gitans » du château de Lourmarin (Vaucluse) : mise à l’épreuve d’un morceau de folklore lubéronnais, Bulletin Archéologique de Provence, n°40, p. 87-95.
  • Henri Meynard, Lourmarin et ses millésimes, D. Vernaud, Lonay, 1982
  • Patrick Ollivier-Elliott, Luberon, Pays d'Aigues, Aix-en-Provence, Édisud, , 285 p. (ISBN 978-2-7449-0764-7)
  • Véronique Ripoll, Les temples de Marseille et Lourmarin, in Provence historique, 44e année, no 197, juillet-, p. 683-691
  • Mathieu Varille, Lourmarin de Provence, capitale du Luberon, Audin, Lyon, 1976 (5e éd.), 97 p.
  • Librairie Hachette et société d'études et de publications économiques, Merveilles des châteaux de Provence, Paris, Collection Réalités Hachette, , 324 p.
    Préface du Duc de Castries vice-président de l'Association des Vieilles maisons françaises : Haute Provence et Luberon : Lourmarin, Témoin des atrocités du sinistre baron d'Oppède..., pages 130 à 133

Articles connexes modifier

Liens externes modifier