Ouvrir le menu principal

Famille de La Croix de Castries

famille noble française
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Castries.

de La Croix de Castries
Image illustrative de l’article Famille de La Croix de Castries
Armes

Blasonnement d'azur, à la croix d'or.
Période XIVe siècle-XXIe siècle
Pays ou province d’origine Languedoc
Allégeance Drapeau du royaume de France Royaume de France
Demeures Château de Castries
Hôtel de Castries
Charges Gentilshommes de la chambre
Un ministre de la Marine
Fonctions militaires Un Maréchal de France
Plusieurs lieutenants généraux et maréchaux de camp
Chevaliers de Malte
Fonctions ecclésiastiques Archevêque de Tours
Archevêque d'Albi
Récompenses civiles Chevaliers de l'ordre du Saint-Esprit, chevaliers de l'ordre de Saint-Michel

La famille de La Croix de Castries olim Lacroix est une famille noble française subsistante, originaire de Montpellier en Languedoc, anoblie par charge en 1487[1].

Après plusieurs marchands et hommes de finance, elle a donné un maréchal de France, ministre de la Marine, plusieurs lieutenants généraux et maréchaux de camp, chevaliers des ordres du roi, et gentilshommes de la chambre.

Elle a été admise aux honneurs de la Cour en 1744, 1753, 1776, 1786.

À noter la prononciation particulière de ce nom de famille ancien, consacrée par l'usage : Castries se prononce [kastʀ].

HistoireModifier

La famille La Croix était établie à Montpellier à la fin du XIVe siècle. Grâce à des recherches récentes faites sur les compoix, on sait que « Johan Le Cros, peysonnier, fils de Louis Le Cros », également marchand de poissons, possédait deux petites maisons avec boutique et étal transmises quatre fois entre 1381 et 1480. Son fils Raimond, marié à Thibozette Denis, et son petit-fils Jean Lacroux, marié à Judith Pierrefort, sont toujours marchands, mais aussi devenus changeurs, et demeurent dans la même maison[2]. On leur connaît un fils, Guilhem Lacroix, qui est anobli et qui est la souche de toute la famille.

Guillaume Lacroix, qui est toujours marchand et changeur en 1469, mais aussi usurier, fait une grosse fortune et une ascension rapide. Il devient consul de Montpellier entre 1465 et 1474, conseiller à la cour des Aides de Montpellier, puis est anobli en 1487 par une charge de président en la même cour. En 1495, il devient gouverneur de la ville de Montpellier. Il achète le 3 avril 1495 la seigneurie de Castries à Jean II de Pierre de Pierrefort, baron de Pierrefort et de Ganges (1347), baron de Hierles (1482), seigneur de Castries (1437-1495). Il avait épousé Suzanne Cezelli, dont il a eu deux fils, Louis et François, secrétaire du roi.

Vers 1520, l'ancien château fort de Castries est rasé et reconstruit sur les bases du château actuel, dont l'histoire pendant cinq siècles va être étroitement liée à celle du village.

Titre de duc de Castries (éteint en 1886)Modifier

Charles de La Croix, 4e marquis de Castries, lieutenant général des armées du roi, fut créé duc de Castries par brevet (non héréditaire) en 1784, pair de France héréditaire le 19 août 1815, duc-pair héréditaire le 31 août 1817[1].

Le titre ducal s'éteignit en 1886 avec son petit-fils[1], après avoir été porté par :

  1. 1784-1842 : Charles de La Croix (1756-1842), 1er duc de Castries
  2. 1842-1866 : Edmond de La Croix (1787-1866), 2e duc de Castries, fils du précédent. Il épousa Claire de Maillé de La Tour-Landry, plus connue sous le nom de duchesse de Castries, restée célèbre pour sa liaison avec Balzac[3] et pour son salon parisien considéré comme la « fleur » du faubourg Saint-Germain[4]. Elle servit de modèle au personnage d'Antoinette de Langeais dans La Duchesse de Langeais[5].
  3. 1866-1886 : Edmond de La Croix (1838-1886), 3e et dernier duc de Castries, neveu du précédent et petit-fils du 1er duc. Il épousa en 1864 Iphigénie Sina de Hodos et Kyzdia (1846-1914), dont il n'eut qu'un fils mort à 2 mois. Devenue veuve, celle-ci se remarie avec Emmanuel d'Harcourt (1844-1928, 2e fils du marquis d'Harcourt, chef de la maison d'Harcourt).
 
L'hôtel de Castries, Mazarin et Villeroi par Turgot, circa 1737

En 1907, René de La Croix (1842-1913), comte de Castries, ancien diplomate, releva proprio motu le titre ducal et s'intitula « 4e duc de Castries ». Il appartenait à la branche cadette de Meyrargues (titrée comte de Castries par lettres de 1821). Il était devenu le chef de la maison de Castries en 1886 mais ne descendait d'aucun duc de Castries et son ancêtre commun avec la branche ducale vivait au XVIe siècle (Jacques de La Croix, baron de Castries 1536-1575[6]). Ce titre irrégulier est donc de courtoisie[1]. Les aînés de ses descendants (dont l'historien et académicien) continuèrent à porter ce titre après lui, et ce jusqu'à aujourd'hui.

Généalogie simplifiéeModifier

Notes et référencesModifier

  1. a b c et d E de Séréville, F de Saint-Simon Dictionnaire de la noblesse française, 1975, page 579.
  2. Pierre Burlats-Brun, Le Compoix de Montpellier.
  3. Philarète Chasles, Mémoires, t.I, p. 303, Édition Charpentier, Paris, 1876-1878. Cité par André Maurois dans Prométhée ou la vie de Balzac, Hachette, 1965, p. 194.
  4. André Maurois,Prométhée ou la vie de Balzac, Hachette, 1965, p.  240
  5. André Maurois, Hachette, 1965,p. 240
  6. père de Jean (1571-1592, auteur de la branche ainée devenue ducale), et de Gaspard (né en 1575, auteur de la branche cadette et ancêtre de l'historien)
  7. Pascale Mormiche, « Les fidélités languedociennes et provençales du cardinal de Fleury à la Cour », Bulletin du Centre de recherche du château de Versailles, Les Méridionaux à Versailles, mis en ligne le 14 juin 2008 ([1]). Consulté le 1er septembre 2008.
  8. de la Croix de Castries, in Armorial général de la France, 1764, p. 455. Lire en ligne.
  9. de Saint-Allais (1839) p. 272

Sources et bibliographieModifier

  • de Saint-Allais, L'ordre de Malte, ses grands Maîtres et ses chevaliers, Paris, Delaunay, 1839.
  • Duc de Castries, Papiers de Famille, Éditions France Empire, Paris, 1977.
  • Joseph Valynseele, Les Maréchaux de Napoléon III, leur famille et leur descendance, Paris, 1980.
  • Pierre Burlats-Brun, " La Croix de Castries (de) ", réponse à 98.II.453. in Héraldique & Généalogie, n° 158, Paris, mars 2001, p. 54.

Voir aussiModifier