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Mary Marquet

actrice française
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Ne pas confondre avec la journaliste Marie Marquet.
Mary Marquet
Description de cette image, également commentée ci-après
Mary Marquet et Victor Francen à leur mariage civil en 1934.
Nom de naissance Micheline Marguerite Delphine Marquet
Naissance
Saint-Pétersbourg, Drapeau de l'Empire russe Empire russe
Nationalité Drapeau de la France France
Décès (à 84 ans)
Paris, Drapeau de la France France
Films notables Landru
La Grande Vadrouille
La vie de château
Le malin plaisir

Mary Marquet est une actrice française, née le à Saint-Pétersbourg et morte le en son domicile dans le 18e arrondissement de Paris[1].

BiographieModifier

Micheline Marie Marguerite Delphine, dite Mary, Marquet est issue d'une famille d'artistes : ses parents, Anatole Marquet et Louise Loisel, sont comédiens, une de ses tantes est danseuse étoile à l'Opéra de Paris, une autre officie à la Comédie-Française.

Elle entre en 1913 au Conservatoire national supérieur d'art dramatique et suit les cours de Paul Mounet. Elle échoue aux examens de sortie, mais est aussitôt engagée dans la troupe de Sarah Bernhardt, cette dernière étant une grande amie de la famille. Elle jouera à ses côtés dans La cathédrale d'Eugène Morand.

Elle connaît ensuite la consécration avec son rôle dans L'Aiglon d'Edmond Rostand, dont elle fut la maîtresse de 1915 à sa mort (1918).

Elle débute au cinéma en 1914 dans un film muet resté inachevé, Les Frères ennemis. Son premier grand rôle au cinéma est dans une réalisation de Léonce Perret en 1932 : Sapho.

Après la Première Guerre mondiale, elle entre en 1923 à la Comédie-Française, où elle restera plus de vingt ans, avant de passer au théâtre de boulevard.

Dans les années 1950, elle se tourne vers le récital poétique, tout en continuant une carrière théâtrale sur les boulevards. Elle tourne également pour l'ORTF, quelques Maigret, dans Les Cinq Dernières Minutes, Les Saintes chéries ou encore dans l'adaptation télévisée du roman de Stendhal, Lucien Leuwen. Enfin, il faut évoquer une carrière parallèle d'antiquaire, puisque Mary Marquet tient pendant des années un stand au Village Suisse, alors un marché d'antiquaires important de Paris. Elle s'y révèle une redoutable vendeuse, mêlant souvenirs théâtraux et intérêts commerciaux bien compris/ le nombre d'objets, dessins et divers vendus par elle et provenant, sans autre garantie que sa mémoire …, de chez Sarah Bernhardt, Edmond Rostand ou autres, relève du prodigieux[pas clair][réf. nécessaire].

Parmi ses films les plus réussis, nous retiendrons ses rôles dans, Landru en 1962, de Claude Chabrol, La Grande Vadrouille en 1966 de Gérard Oury, Casanova en 1975 de Federico Fellini. Elle tourna au total une quarantaine de films. Après ces trois petits rôles de troisième couteau elle incarne deux rôles marquants dans La vie de château (1966) en mère de Philippe Noiret et belle-mère de Catherine Deneuve et dans Le malin plaisir (1975) en compagnie de Claude Jade et Anny Duperey.

Cette comédienne, qui mesurait 1,81 m, au fort tempérament, s'éteint d'une crise cardiaque, dans son appartement de la rue Carpeaux, à 84 ans. Elle est inhumée au cimetière de Montmartre, où une amie fidèle l'accompagne jusqu'à cette dernière demeure : la princesse Grace de Monaco.

Vie privéeModifier

Elle eut comme premier amant, Edmond Rostand vers 1915 ; ils vivront trois ans de passion. Elle épouse en 1920[2] Maurice Escande, futur administrateur de l'illustre maison de Molière, en divorce l'année suivante, avant de rencontrer Firmin Gémier, avec lequel elle vit une nouvelle passion. Le directeur du tout nouveau TNP est cependant marié. En 1922, Mary donne le jour à un fils, François qui est reconnu par l'acteur Victor Francen. Gémier est le plus heureux des hommes, sa femme, la comédienne Andrée Mégard, n'ayant pu lui donner d'enfant.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, durant l'occupation, elle intervient auprès des autorités allemandes afin de protéger son fils arrêté à la frontière espagnole pour rejoindre Londres [3]. Il meurt au camp de Buchenwald, à 21 ans. C'est cette attitude qui, probablement, lui causa quelques problèmes au moment de la Libération. Ainsi, à cause de ces prétendues relations avec l'ennemi, Mary est arrêtée et envoyée à Drancy puis à Fresnes. Elle est relâchée faute de preuves.

Avant la disparition de Gémier en 1933, Mary Marquet devient la maîtresse du président du Conseil de l'époque, André Tardieu, liaison quasi officielle. Ayant rompu avec Tardieu, elle se remarie avec Victor Francen. Le couple se sépare après sept ans de vie commune. Pleine d'imagination, Mary Marquet n'hésitera pas à inventer une liaison prétendue avec Serge Lifar, dans son autobiographie Ce que j'ose dire, ce qui relève de la pure fantaisie, comme nombre d'anecdotes qu'elle raconte dans ses livres de souvenirs qui ne peuvent être pris pour argent comptant.

FilmographieModifier

CinémaModifier

TélévisionModifier

ThéâtreModifier

Avant la Comédie-FrançaiseModifier

Carrière à la Comédie-FrançaiseModifier

Après la Comédie-FrançaiseModifier

Prix et récompensesModifier

PublicationsModifier

  • Vous qui m'aimiez, vous que j'aimais
  • Ce que j'ose dire
  • Ce que je n'ai pas dit
  • Tout n'est peut-être pas dit

AnecdoteModifier

L'actrice est représentée dans la fresque en trompe-l'œil peinte par Charles Hoffbauer (1875-1957), grand prix de Rome 1924, au plafond de la coupole du château d'Artigny à Montbazon (Indre-et-Loire), ancienne propriété du parfumeur François Coty (1874-1934).

BibliographieModifier

  • Yvan Foucart : Dictionnaire des comédiens français disparus, Mormoiron : Éditions cinéma, 2008, 1185 p. (ISBN 978-2-9531-1390-7)

Notes et référencesModifier

  1. Archives de Paris 18e, acte de décès no 1490, année 1979 (page 20/31)
  2. Mention marginale sur l'acte de naissance n° 15/2783/1892 de Maurice Escande sur les Archives de Paris en ligne (consulté le 19.11.2011).
  3. L'Express-29 avril 1999- Marc Epstein Tout le monde l'appelait «Mermoz» : L'autre compagnon s'appelle François Francen. «C'était le fils de Mary Marquet, explique François Perrot, devenu président de l'Unadif, une association d'anciens déportés. A sa naissance, il avait été reconnu par l'acteur Victor Francen, bien que ce dernier ne fût pas son père. Mary Marquet était sociétaire de la Comédie-Française et entretenait une liaison avec le général nazi commandant en chef à Paris. Le jeune François, voulant racheter la conduite de sa mère, a tenté de rejoindre les Forces françaises libres, mais il a été arrêté à la frontière espagnole et déporté à Buchenwald, dans le même convoi que Lambert.» Apprenant la nouvelle, Mary Marquet use de ses relations afin que son fils bénéficie d'un traitement de faveur. «Il a été affecté à la bibliothèque, reprend Perrot. Mais, en décembre 1943, il s'est présenté à l'infirmerie: son cou était couvert de furoncles. Cela arrivait souvent, dans les camps. A l'infirmerie, il n'y avait pas de SS: les médecins étaient des prisonniers. Ils ont vu arriver ce détenu bien nourri, qui portait le blouson de cuir que sa maman lui avait fait parvenir. Ils ont pensé qu'il travaillait avec les SS. Alors, ils l'ont liquidé d'une piqûre. En croyant le sauver, sa mère a précipité sa fin.»

Liens externesModifier

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