Joss Whedon

réalisateur, scénariste et producteur américain de séries télévisées, films et comics
Joss Whedon
Visage d'un homme blanc, avec une légère barbe rousse, portant un T-shirt brun, avec un micro en premier-plan
Joss Whedon au Comic-Con 2018.
Nom de naissance Joseph Hill Whedon
Naissance (57 ans)
New York (États-Unis)
Nationalité Drapeau des États-Unis Américain
Profession Réalisateur, scénariste, producteur
Films notables Serenity
Avengers
Beaucoup de bruit pour rien
Avengers : L'Ère d'Ultron
Séries notables Buffy contre les vampires
Angel
Firefly
Dollhouse
Marvel : Les Agents du SHIELD

Joss Whedon est un producteur, réalisateur et scénariste américain né le à New York. Il est le créateur des séries télévisées Buffy contre les vampires, Angel, Firefly, Dollhouse et Marvel : Les Agents du SHIELD, et a fondé la société Mutant Enemy. Il est également le réalisateur des films Avengers et Avengers : L'Ère d'Ultron, qui font tous deux partie des dix plus grands succès commerciaux de l'histoire du cinéma, ainsi que le scénariste de plusieurs comics.

Le travail de Whedon se caractérise par son humour pince-sans-rire et autoréférentiel et met l'accent sur les métaphores et le second degré. Il aborde régulièrement les thèmes du féminisme, de l'antiautoritarisme, de l'existentialisme et du sacrifice de soi. L'histoire est pour lui au service des personnages et ce sont les parcours et l'évolution de ceux-ci qui se trouvent au centre de ses œuvres.

BiographieModifier

Histoire de familleModifier

Grands-parents, radio et théâtreModifier

 
New York, la ville natale de Joss Whedon, son père Tom et de son grand-père, John Ogden Whedon, ici photographiée depuis le pont de Brooklyn de nuit.

John Ogden Whedon, le grand-père paternel de Joss, est un scénariste ayant officié sur des sitcoms telles que The Donna Reed Show, The Andy Griffith Show et The Dick Van Dyke Show[1]. Originaire de New York, il quitte au beau milieu des années 20 sa ville natale pour celle de Cambridge, dans l'état du Massachusetts et, à l'image de son père Burt Denison Whedon (diplômé en 1903) et de son frère Roger (diplômé en 1929), il fréquente l'université de Harvard dont il ressort diplômé en 1927. Durant leurs études, les deux frères se consacrent à l'écriture et rejoignent le comité littéraire du célèbre périodique humoristique de l'université, le Harvard Lampoon. Pendant cette activité, John Whedon est élu directeur en 1936 et prend également part au Hasty Pudding Club, un club étudiant connu comme une autre institution historique de Harvard et comme étant le plus ancien club étudiant d'Amérique ayant accueilli comme membre les présidents américain Theodore Roosevelt, Franklin Delano Roosevelt et John Fitzgerald Kennedy. Ce club est réputé pour ses comédies musicales écrites, composées et produites par ses étudiants.[2] A la fin de sa dernière année à l'université, John Whedon est choisi pour participer à la quatre-vingt-unième production annuelle du Hasty Pudding Theatricals baptisée Gentlemen, the Queen[3].

John revient ensuite à New York, après l'obtention de son diplôme, pour se mettre à écrire pour des célèbres magazines tels que Forum, Harper's Magazine, Collier's et The New Yorker dont il devient ensuite le rédacteur en chef. Mélangeant l'actualité de la ville avec des histoires courtes, des observations politiques et des commentaires sur la vie et la culture New Yorkaise, sa rubrique se nomme « Talk of the Town ». Au même moment, John rencontre sa future épouse, Louise Carroll Angell[3].

 
L'université de Harvard, ici photographiée en novembre 2019, est élément important dans le parcours scolaire dans la famille Whedon.

Les futurs grands-parents de Joss Whedon partagent tout deux le même amour pour les pièces de théâtre et autres écrits sophistiqués. Autre point commun, Louise Angell s'est profondément impliquée elle aussi dans un club, un club de théâtre, au lycée de Pelham Memorial dans l'État de New York. La jeune femme met en scène lors de sa seconde année universitaire la pièce en acte The Silver Lining de Constance D'Arcy Mackay, racontant l'histoire de Frances Burney, dans l'Angleterre victorienne, lorsqu'elle écrivit « Evelina: Or the History of a Young Lady's Entrance into the World ». L'année suivante, l'article d'un journal local fait les éloges de sa prestation de comédienne dans la pièce de William Shakespeare, « La Mégère apprivoisée », dans laquelle elle joue le personnage Katherina Minola. Louise parvient grâce à beaucoup de travail à entrer à Vassar, qui fait partie des universités réservées aux femmes du groupement des Sept Sœurs qui se trouve dans le nord-est du pays, où elle devient aussi rédactrice en chef au cours de l'année 1930-1931 de la principale publication étudiante de l'école, la Miscellany News[3].

Le mariage entre John Ogden Whedon et Louise Carroll Angell se marient le 12 juin 1931, trois jours après la remise de diplômes de Louise. Ils s'installent dans un appartement de Greenwich Village, sur West Tenth Street, à quelques centaines de mètres du Washington Square Park. L'année suivante, Thomas Avery Whedon nait le 3 août 1932 et leur second enfant, Julia, nait quatre ans plus tard. Puis, John et Louise décident de quitter leur appartement pour partir s'installer chez les parents de John dans un quartier appelé Jamaica dans le Queens. Leur maison, située sur Croydon Street, est composée de deux étages. Tout les jours, Burt Denison Whedon et son fils John font le trajet jusqu'à Manhattan : Burt pour rejoindre le cabinet d'avocats Wing & Russell et John le magazine New Yorker[3]. Ce dernier rejoint la station de radio NBC en 1939 et occupes le poste d'auteur pour l'émission de variété de Rudy Vallée, sur The Chase and Sanborn Hour et Tommy Riggs and Betty Lou. En 1942, John devient le scénariste principal de la comédie à succès The Great Gildersleeve avec l'aide de son partenaire d'écriture Sam Moore[4]. Louise Carroll rejoint quant à elle le monde de la radio en 1941 chez CBS et tient le poste de rédactrice publicitaire en chef[4].

Après avoir écrit pour The Great Gildersleeve pendant cinq ans, John se tourne vers le théâtre et co-écrit avec Sam Moore la comédie musicale Texas, Lil' Darling, sur des paroles de Johnny Mercer. La première représentation se fait à Broadway le 25 novembre 1945[4].

Communisme et départ pour la CalifornieModifier

A l'adolescence, Tom Whedon fréquente la Phillips Exeter Academy, une école réservée aux garçons dans le New Hampshire. Lors de la fin de ses études en 1951, son père John travaille désormais dans un autre média : la télévision. Il scénarise des téléfilms originaux pour le compte du Lux Video Theater[Note 1]. Toutefois, sa carrière et son succès sont entravés par une véritable chasse aux sorcières organisée par une commission d'enquête de la Chambre des Représentants, le HUAC (House Un-American Activities Committee) qui est créée en 1938 pour enquêter sur les individus et les entreprises suspectés d'avoir des liens avec le communisme ou encore d'autres relations considérées comme immorales. En octobre 1947, ce comité organise plus de neufs jour d'auditions au sein desquels il interroge plus de quarante personnes au sujet d'une propagande communiste présumée et de son influence dans l'industrie du cinéma. Au total, plus de trois cents personnes, dont de nombreux scénaristes, se voient blacklistées par les studios car soupçonnées de propager des idées communistes et soviétiques au travers de leurs scripts. Le HUAC démarre ensuite une seconde enquête sur Hollywood en 1951. Cette procédure pousse les professionnels interrogés à coopérer en donnant les noms de leurs connaissances dans le milieu impliquées dans le communisme. John se retrouve blacklisté à son tour lorsque l'un des professionnels le nomme[4]'[5].

Dans l'espérance que sa présence sur la liste noire ne soit pas divulguée, l'agent de John lui conseille de partir s'installer sur la côte Ouest à plein temps. Dans le même temps, John et Louise sont déjà séparés puis leur divorce est finalisé en août 1964. Après son arrivée en Californie, John passe les dix années suivantes à scénariser plusieurs travaux comme l'adaptation télévisuelle de The Great Gildersleeve, Kraft Television Theater, grâce à laquelle il obtient une nomination aux Emmy Awards. Il travaille également pour des séries comme Leave It to Beaver, The Donna Reed Show, The Andy Griffith Show et The Dick Van Dyke Show[5].

Rencontre, mariage et premiers enfantsModifier

Commentaire de Joss Whedon sur sa mère, Lee Jeffries, et la rencontre de ses parents.

« Ma mère... était extrèmement intelligente et spirituelle. Je pense que c'est la première raison pour laquelle elle a plu à mon père. »

- Joss Whedon

Tom Whedon vient d'être accepter à l'université de Harvard, promotion 1957, et fait alors le choix de ne pas suivre son père en Californie. Remarquer à la fois pour ses prouesses dans le sport, notamment au jeu de crosse, et à la fois pour ses performances théâtrales, il co-écrit le livret de la comédie musicale du Hasty Pudding Club, intitulé Ad Man Out, comme son père quelques années plus tôt. Impliquer dans le Hasty Pudding Theatricals, Tom travaille également pour le Harvard Radcliffe Dramatic Club (HRDC), ce qui élargit son champ de compétences. Tom Whedon met en scène et joue dans la pièce Alice au pays des Merveilles au côté de Lee Jeffries, étudiante en littérature avide de monter sur scène. Whedon joue dans d'autres pièces du HRDC et apparait une nouvelle fois avec Jeffries sur scène le soir de la première de la comédie musicale Great to be Back! qui leur permet de livrer une prestation qui leur vaut des éloges publiés dans le journal de l'école[5]'[6].

Les deux jeunes comédiens tombent ensuite amoureux et forment un couple à la ville. Lee et Tom se marient en mai 1959 dans le Kentucky, d'où Lee est originaire. Le père de cette dernière se nomme James Harvey Jeffries et est représentant pour l'entreprise Jewel Tea et lui-même diplômé de Harvard. Il vit alors à Louisville avec Margaret, sa seconde épouse. La mère de Lee, Anna Lee Hill Jeffries, est décédée en 1954, soit cinq ans avant le mariage de sa fille[6].

Maintenant mariés, les Whedon quittent Cambridge pour allez s'installer à New York. Là, la jeune femme trouve un poste administratif au Finch College qui est un établissement consacré à l'enseignement des bonnes manières aux jeunes filles. Parallèlement, Lee poursuite une carrière professionnelle dans le théâtre. Elle travaille dans une école d'art dramatique, l'American Academy of Dramatic Arts, s'assaie dans la chanson en prenant part à plusieurs comédies musicales de off-Broadway comme Oklahoma !, Finian Rainbow, Bus Stop et Riders to the Sea. De son côté, Tom écrit plusieurs comédies musicales du off-Broadway, dont All Kinds of Giants et Money, aidé par un talent dramatique travaillé à Harvard. Le couple vit dans un appartement à Manhattan sur West End Avenue, dans le Upper East Side et, un an après leur mariage, naît en 1960 leur premier fils, Samuel. En 1962, la famille accueille son deuxième enfant, Matthew Thomas qui naît en février, la même année ou Tom commence à écrire pour l'émission enfantine Captain Kangaroo. Mais la petite famille est touchée par le stress de Tom, provenant de sa relation conflictuelle avec l'acteur Bob Keeshan, réputé pour être caractériel, qui joue le rôle de Captain. Par conséquent et dans le but de développer le pilote d'une nouvelle série télévisée à partir de 1964, Tom quitte la série au bout de trois ans. Travaillant comme scénariste avec Jon Stone et avec le marionnettiste Jim Henson, leur série narre l'histoire de Cendrillon racontée depuis le point de vue de marionnettes. Malheureusement, le projet n'a jamais été retenu mais Henson en reprend l'idée pour l'émission spéciale Hey Cinderella! diffusée en 1969[6]'[7].

Naissance et jeunesseModifier

Joseph Hill Whedon naît le 23 juin 1964, lors d'une nuit d'été. En tant que benjamin de sa fratrie, Joss Whedon a souvent l'impression d'être beaucoup plus petit voir beaucoup plus vulnérables que les autres enfants[7]. Il est le troisième d'une fratrie de cinq enfants. Né à New York, Joseph Hill Whedon est le fils de Tom Whedon, scénariste de séries télévisées dans les années 1970 et 1980, et de Lee Stearns, professeure d'histoire. Il a deux frères aînés, Samuel et Matthew, et deux frères cadets, Jed et Zack[8]. Ses parents divorcent quand il a neuf ans et il vit alors avec son père mais passe les étés avec sa mère[9]. Au collège, il passe deux ans en Angleterre, au Winchester College, avant de revenir aux États-Unis[10]. Il fait ses études supérieures à l'université Wesleyenne et en sort diplômé en 1987. À l'université, il est fortement influencé par Jeanine Basinger, sa professeure d'études cinématographiques[11].

Débuts comme scénariste (années 1980-1990)Modifier

Whedon part pour Los Angeles et commence à travailler sur la série Roseanne, puis sur la série Parenthood. Enfin, en 1992, Joss Whedon est au générique du film Buffy, tueuse de vampires, comme scénariste. Mais ce film ne correspond pas à la vision de Whedon. La réalisatrice Fran Rubel Kuzui remanie son scénario pour le rendre plus léger, plus proche d'une comédie adolescente, alors qu'il l'avait écrit de façon à mettre en avant le côté horrifique et les émotions. Il est également très déçu par l'attitude de Donald Sutherland sur le tournage. Le film est un échec à la fois critique et commercial[12]. Il travaille alors comme script doctor, réécrivant de façon non créditée des dialogues de Guet-Apens (1994), Speed (1994), Mort ou vif (1995), Waterworld (1995) et Twister (1996), un travail très lucratif mais qui ne le satisfait pas[13]. Il apprécie néanmoins son travail sur Speed, film pour lequel il écrit quasiment tous les dialogues[14].

En 1995, il est coscénariste, avec John Lasseter, Andrew Stanton, Joe Ranft, Pete Docter, Joel Cohen et Alec Sokolow, du film d'animation Toy Story, pour lequel il est nommé pour l'Oscar du meilleur scénario original[15]. En 1997, il écrit le scénario d'Alien, la résurrection, considérant ce travail comme une bénédiction car il est un grand admirateur des deux premiers films de la saga Alien. Mais il considère la réalisation de Jean-Pierre Jeunet comme une trahison et cette nouvelle déception le pousse à travailler sur un projet sur lequel il pourra avoir un contrôle créatif total, la série Buffy contre les vampires[16].

En 1998, Whedon écrit la chanson My Lullaby (Mon chant d'espoir) pour le dessin animé Le Roi lion 2. Par la suite, il participe à l'écriture des scénarios de Titan A.E. (2000), X-Men (2000) et Atlantide, l'empire perdu (2001) mais très peu de son travail sur ces trois films est finalement conservé (notamment pour X-Men où seulement deux lignes de dialogues qu'il a écrites sont conservées)[17]. Longtemps associé au projet cinématographique d'adaptation des aventures de Wonder Woman, Whedon, qui devait produire et diriger le film l'abandonne finalement du fait de désaccords artistiques avec la société Warner Bros, les deux parties n'ayant pas su s'entendre sur un scénario[18].

Buffy contre les vampires et Angel (1997-2004)Modifier

N'ayant jamais abandonné l'idée de Buffy, Whedon prépare une version télévisée. Au lieu de reprendre l'histoire racontée dans le film, Whedon décide que la série commence quand le film finit : Buffy quitte Los Angeles après l'incendie de son école et vient s'installer dans la ville de Sunnydale en Californie. Un pilote est tourné, avec l'actrice Riff Regan dans le rôle de Willow Rosenberg. Lorsque le pilote est tourné à nouveau, Alyson Hannigan obtient le rôle. En 1997, pour combler un trou dans la grille des programmes du réseau télévisé américain The WB, Buffy contre les vampires est programmé pour une demi-saison de 12 épisodes. Le succès est immédiat et la série peut continuer. Elle est diffusée pendant cinq ans sur The WB, puis pour deux années supplémentaires sur UPN.

Buffy contre les vampires a acquis le statut de série-culte[19] et a influencé d'autres séries telles que Charmed, Alias[9], Doctor Who dans sa version des années 2000[20] et Supernatural[21]. Elle est abondamment étudiée de façon académique pour ses thèmes influents et son impact sur la culture populaire et sa popularité perdure encore plusieurs années après son arrêt[22].

En 1999, Whedon et David Greenwalt font sortir le personnage d'Angel de la série Buffy contre les vampires et lui consacrent une série dérivée qui dure cinq saisons, également sur The WB. Plusieurs fois, Angel revient dans la série Buffy contre les vampires pour quelques épisodes, de même que certains personnages de Buffy se retrouvent dans la série Angel. Vu au départ comme un spin-off maladroit de Buffy contre les vampires[23], Angel a trouvé sa propre voie vers la reconnaissance à travers son ton plus sombre et plus adulte[24].

 
Le réalisateur à la première de Serenity, en octobre 2005.

Firefly et Serenity (2002-2006)Modifier

En 2002, Whedon crée Firefly, une série de science-fiction inspirée par l'époque de la guerre de Sécession, dont il compose le générique[25]. La chaîne de télévision américaine FOX ne diffuse pas la série dans l'ordre prévu et l'arrête au bout de douze épisodes[26]. À ces douze épisodes s'ajoutent trois épisodes supplémentaires non diffusés[25] pour un total de quinze épisodes. Malgré l'arrêt prématuré de la série, Firefly est désormais considérée comme une série culte[19].

Les bonnes ventes de coffrets DVD de la série contribuent à financer le film Serenity, écrit et réalisé par Whedon, qui reprend l'intrigue de Firefly. Serenity est un échec commercial mais reçoit de bonnes critiques[27] et remporte le prix Hugo du meilleur long-métrage et le prix Nebula du meilleur scénario en 2006.

Dr. Horrible's Sing-Along Blog et Dollhouse (2008-2011)Modifier

 
Le scénariste aux côtés d' Eliza Dushku au Comic-Con de San Diego 2009, pour la promotion de Dollhouse.

En 2008, Whedon écrit et réalise Dr. Horrible's Sing-Along Blog, une web-série de trois mini-épisodes (pour une durée totale de 42 minutes) qui met en scène, sous forme de comédie musicale la rivalité « professionnelle » et amoureuse entre un super-vilain, le Dr Horrible, et un super-héros, Captain Hammer. Whedon démontre avec cette série, réalisée pendant la grève de la Writers Guild of America, qu'un projet de qualité peut être produit avec peu de moyens, en utilisant Internet et en contournant ainsi le système des grands studios de télévision et de cinéma[28]. Cette série est disponible gratuitement sur Internet.

En 2009, Dollhouse, la nouvelle série de Whedon avec Eliza Dushku dans le rôle principal, est programmée sur la Fox. Dans Dollhouse, des hommes et des femmes sont programmés pour remplir des missions secrètes spécifiques et on leur programme à chaque fois une nouvelle personnalité, des capacités et des mémoires différentes. Après chaque mission, leurs souvenirs sont effacés et ils retournent au laboratoire secret nommé Dollhouse (« maison de poupées »). Dans cet étrange univers, Echo, une jeune « poupée », voit ses souvenirs refaire peu à peu surface. Cette série dure deux saisons avant d'être annulée pour manque d'audience, Whedon regrettant après coup n'avoir pas pu explorer comme il le souhaitait le thème de la sexualité en raison de la frilosité des dirigeants de la Fox à ce sujet[29].

Réalisateur de blockbusters (années 2010)Modifier

 
Le cinéaste au Comic-Con de San Diego 2012, pour la promotion de Avengers.
 
Puis au Comic-Con de San Diego 2013, pour la promotion de Avengers : L'Ère d'Ultron.
 
En conférence au Comic-Con de San Diego 2016 pour des Q/R sur son œuvre.

Whedon écrit ensuite avec son ami Drew Goddard le scénario de La Cabane dans les bois, ayant dans l'idée de revitaliser le genre slasher tout en réalisant une satire du cinéma gore[30]. Whedon produit le film et Goddard le réalise. Bien que tourné en 2009, il ne sort au cinéma qu'en 2012 en raison des déboires rencontrés par son distributeur initial[31] et est très bien accueilli par la critique[32].

Depuis le rachat de Marvel Entertainment par The Walt Disney Company, la politique de gestion des adaptations cinématographiques a quelque peu évolué ; après L'Incroyable Hulk, Iron Man 2, Thor et Captain America en trois ans, le concept The Avengers conçu en par le président de Marvel Studios Avi Arad, vient à terme avec le film Avengers tourné à partir du et qui est sorti le mercredi . Whedon se voit offrir un tournant dans sa carrière en réalisant Avengers, l'un des plus gros blockbusters américains de l'année 2012. Avengers est, à sa sortie, le troisième plus grand succès commercial de l'histoire du cinéma[33] et a obtenu de très bonnes critiques[34], bien que Whedon lui-même le considère comme imparfait et « peu rigoureux dans sa structure »[35].

Après cette super-production, Whedon revient dans l'univers du film indépendant avec Beaucoup de bruit pour rien, adaptation moderne de la pièce du même nom de William Shakespeare. Whedon tourne ce film en noir et blanc en deux semaines dans sa résidence de Santa Monica, profitant des vacances lui étant octroyées entre le tournage et le montage d’Avengers et s'entourant d'acteurs qui lui sont proches[36].

Whedon reste toutefois dans l'univers Marvel en signant un contrat avec Marvel Studios par lequel il est engagé pour créer la série télévisée Marvel : Les Agents du SHIELD, dont il réalise le pilote de la première saison diffusée à partir de septembre 2013, et pour écrire et réaliser le film Avengers : L'Ère d'Ultron, sorti en avril 2015[37]. Whedon se déclare satisfait de son deuxième long-métrage Marvel mais sort toutefois exténué de sa production, affirmant que c'est « le travail le plus difficile qu'il ait jamais effectué »[38]. Il estime très peu probable qu'il continue à se consacrer à l'univers Marvel, préférant se tourner à l'avenir vers des projets plus personnels[39]. Avengers : L'Ère d'Ultron connaît un succès commercial presque comparable à celui d'Avengers[33] et obtient des critiques globalement favorables mais néanmoins moins flatteuses que le premier volet[40].

En , il est approché par les studios Warner Bros. pour écrire le scénario et réaliser le film Batgirl, situé dans l'univers cinématographique DC et dont la sortie n'est pas prévue avant 2020[41]. Deux mois plus tard, il remplace le réalisateur Zack Snyder, affecté par une tragédie personnelle, pour terminer la post-production et le tournage d'éventuelles scènes additionnelles du film Justice League, toujours dans l'univers DC Comics[42]. En , le studio annonce qu'il sera crédité comme scénariste pour son travail[43]. Le film est un échec critique et commercial, ne rapportant pas plus de recettes que Man of Steel. Il quitte le projet du film sur Batgirl en , affirmant qu'« il lui a fallu plusieurs mois pour réaliser qu'il n’avait pas d'histoire[44]. »

Retour à la télévision et spin-off de Buffy (2018-Présent)Modifier

En 2018, il prépare son retour à la télévision, en travaillant sur une nouvelle série fantastique, intitulée The Nevers, qui sera diffusée par la chaîne câblée HBO[45].

Le 21 juillet 2018, Fox 21 Television Studios annonce qu'un spin-off de Buffy contre les vampires est en développement. La nouvelle tueuse de vampires sera interprétée par une actrice afro-américaine[46]. Il sera écrit en partie par Monica Owusu-Breen[47] et sera basé sur les aventures d'une nouvelle tueuse[48].

Bandes dessinéesModifier

 
L'auteur de comics en séance de dédicaces au Comic-Con de San Diego 2006.

Whedon a scénarisé la mini-série Fray (2001), chez Dark Horse Comics, une extension de la série Buffy contre les vampires mettant en scène la Tueuse de vampires d'un futur où les créatures de la nuit sont censées avoir disparu[49].

Il scénarise de 2004 à 2007 Astonishing X-Men chez Marvel Comics, la série dessinée par John Cassaday[50].

Whedon a supervisé la huitième saison de Buffy. Éditée chez Dark Horse Comics aux États-Unis de 2007 à 2011 et chez Fusion Comics en France, cette bande dessinée reprend la suite de la série télévisée arrêtée depuis . Une saison est composée de 40 numéros. En France, une bande dessinée réunit six numéros. La neuvième saison a été publiée de à aux États-Unis et est la suite directe de la saison précédente[51]. Cette série de comics s'est terminée en 2018 avec la parution d'une douzième saison.

Whedon a également travaillé sur une suite en comics de la série télévisée Angel, nommée Angel: After the Fall, éditée par IDW aux États-Unis de 2007 à 2011. En même temps que les comics de Buffy, Whedon publie depuis 2011 Angel & Faith, un nouveau comic dont l'histoire est axée sur la collaboration du vampire et de la Tueuse de vampires Faith Lehane après les évènements de Buffy Saison huit.

Vie privéeModifier

 
Le scénariste en , à une collecte de fonds démocrate pour le candidat aux présidentielles américaines John Kerry.

Joss Whedon se marie en 1995 avec Kai Cole, architecte et co-fondatrice avec lui de la société de production Bellwether Pictures. Ils ont deux enfants : un fils (Arden) né en 2003 et une fille (Squire) née en 2005[52]. Le couple se sépare en 2012, le divorce n’est officialisé qu'en 2016[53]. En 2017, Cole affirme que Whedon a été infidèle pendant leur mariage à plusieurs reprises[54].

En 2013, il a reconnu qu'il souffrait d'une dépendance au travail qui était parfois un problème pour lui[55]. Il se définit souvent comme un athée[9] humaniste[56]. Il se dit aussi féministe convaincu.

Sur le plan politique, il s'est prononcé à la fois contre le socialisme et le capitalisme, expliquant « qu'en fin de compte ces deux systèmes ne fonctionnent pas »[57]. Il s'est déclaré en faveur de Barack Obama lors de la campagne pour l'élection présidentielle américaine de 2012 et a brocardé Mitt Romney en expliquant que son programme présentait toutes les caractéristiques pour favoriser une apocalypse zombie[58].

Lors de la campagne pour l'élection présidentielle américaine de 2016, il fonde le PAC Save the Day, qui finance la campagne de la candidate démocrate Hillary Clinton[59].

Accusations de comportements abusifsModifier

En , le réalisateur Kevin Smith affirme dans un podcast que Joss Whedon détestait et en venait à insulter ouvertement le travail de Zack Snyder sur Justice League.

En , Whedon est visé par une plainte de l'acteur Ray Fisher, l'interprète de Cyborg dans l'univers cinématographique DC pour comportement abusif [60]. Il est rejoint par ses collègues Jason Momoa et Kiersey Clemons qui soutiennent ses accusations.

En , l'actrice Gal Gadot révèle ses mauvaises expériences avec le réalisateur pendant les reshoots de Justice League.

En , les actrices Charisma Carpenter, Amber Benson, Michelle Trachtenberg et Sarah Michelle Gellar dénoncent également le comportement abusif de Joss Whedon pendant les tournages de Buffy contre les vampires et Angel[61].

Charisma Carpenter partage son vécu sur Twitter : « Il a créé des environnements de travail hostiles et toxiques depuis les débuts de sa carrière. [...] Il ne cessait de menacer de me virer, ce qui peut être dévastateur pour l’estime de soi d’une jeune actrice. Ou de me traiter de 'grosse' devant des collègues alors que j’étais enceinte de quatre mois et que je pesais 57 kg. Il était méchant et féroce, dénigrant ouvertement les autres, poussant les uns à détester les autres et à rentrer en compétition pour avoir son approbation. [...] Il m’a demandé si je voulais garder mon enfant [...] et a manipulé ma féminité et ma foi contre moi. Il s’en est pris méticuleusement à ma personnalité, mes croyances religieuses, m’a accusée de saboter la série, puis m’a virée sans cérémonie, la saison suivant mon accouchement. »

Le scénariste Jose Molina qui a travaillé sur la série Firefly a tweeté en soutien à l'actrice Amber Benson que Whedon aimait faire pleurer les femmes scénaristes de la série : « Il pensait qu'être méchant était drôle. Faire pleurer des écrivaines pendant une session de notes était particulièrement hystérique. En fait, il aimait se vanter de la fois où il a fait pleurer un écrivain deux fois en une réunion[62]. »

En , Deborah Snyder, productrice de plusieurs films DC Comics, révèle qu'elle avait mis au courant les pontes de Warner Bros d'un incident impliquant Joss Whedon pendant les reshoots de Justice League.

En avril 2021, un article de The Hollywood Reporter détaille les vives tensions entre Gal Gadot et Whedon sur les reshoots de Justice League. Il est indiqué que le réalisateur prenait plaisir à humilier l'actrice et à la forcer à tourner des scènes qu'elle refusait. Il est aussi mentionné qu'il avait menacé de nuire à sa carrière.

Style, thèmes et influenceModifier

Whedon introduit régulièrement un niveau symbolique dans ses histoires, utilisant les métaphores pour faire réfléchir son public sur le sous-texte allant au-delà du sens premier du récit et qui lui donne sa force véritable[63]. Ses dialogues sont empreints d'un argot qu'il a inventé, le Slayer Slang, et qui est constitué de mot-valises, mélange ou association entre deux mots pour en créer un troisième, voire une expression créée de toutes pièces[64]. Ils sont aussi caractérisés par un humour omniprésent et par l'autoréférence[65]. La déconstruction et la reconstruction simultanées des clichés et des icônes morales font aussi partie de ses marques de fabrique[65].

Les protagonistes des histoires de Joss Whedon sont souvent dotés de beaucoup d'esprit et capables des actes les plus héroïques mais sont dans le même temps « délicieusement imparfaits », faillibles et empêtrés dans leurs contradictions et leurs paradoxes émotionnels[66]. Le long développement moral des antihéros, tels que Spike ou Jayne Cobb, qui les conduit à la rédemption est un motif récurrent de son œuvre[67]. Whedon se focalise la plupart du temps sur un groupe de personnages, une communauté menée par un héros solitaire et réunie par un but commun, dont l'union fait la force principale[65]. Il a régulièrement été critiqué, ou encensé, pour son penchant à tuer ses personnages, même si ce sont essentiellement des personnages secondaires qui en font les frais[65], mais ces morts sont utilisés dans le but de faire avancer l'arc narratif et de changer la nature ou la vision des choses de ses personnages principaux[68].

Parmi les thèmes développés de façon récurrente par Joss Whedon, on trouve le féminisme et l'égalité entre les sexes, qui est dans l'ordre chronologique le premier qu'il a traité à travers la série Buffy contre les vampires[63] ; l'antiautoritarisme[65] ; l'importance de la communauté, de la famille que l'on se choisit et de la collaboration entre les êtres humains[63] ; les différentes définitions et cheminements de l'héroïsme à travers les imperfections de ses personnages[63] et qui peuvent mener jusqu'au sacrifice de soi[66] ; et la sexualité sous ses différentes formes et identités[69]. Whedon s'interroge souvent sur ce qui fait de nous des êtres humains, la nature de notre identité[63] et se positionne dans la philosophie de l'existentialisme, notamment telle qu'elle a été énoncée par Jean-Paul Sartre[70]. Whedon considère La Nausée comme le livre le plus important qu'il ait lu et a consacré l'épisode Objet volant identifié de Firefly à affirmer cette influence[71],[67].

En dehors de Sartre, Whedon est aussi grandement influencé par les œuvres littéraires de William Shakespeare[72]. Il organise régulièrement chez lui des lectures de pièces de théâtre de Shakespeare avec les acteurs qui font partie de son entourage et a réalisé une adaptation moderne de la pièce Beaucoup de bruit pour rien.

Parmi ses autres influences, on peut citer les romans de Ray Bradbury, Stephen King et Frank Herbert[73], les comédies musicales de Stephen Sondheim[9] ou encore Stan Lee, Tim Burton et les Monty Python[74]. Il cite comme ses cinq films favoris : Matrix (1999), Il était une fois dans l'Ouest (1968), Les Ensorcelés (1952), Magnolia (1999) et Le Bouffon du roi (1955)[75].

FilmographieModifier

RéalisateurModifier

CinémaModifier

Séries téléviséesModifier

ScénaristeModifier

CinémaModifier

TélévisionModifier

Web-sérieModifier

CompositeurModifier

Box-officeModifier

Film Budget   États-Unis   France   Monde
Serenity (2005) 39 000 000 $[76] 25 335 935 $[76] 73 678 entrées[76] 38 690 882 $[76]
Avengers (2012) 220 000 000 $[77] 623 357 910 $[77] 4 505 704 entrées[77] 1 518 557 910 $[77]
Beaucoup de bruit pour rien (2013) < 1 000 000 $ 4 327 763 $[78] 19 086 entrées[78] 5 149 144 $[78]
Avengers : L'Ère d'Ultron (2015) 250 000 000 $[79] 457 252 317 $[79] 4 240 197 entrées[79] 1 405 035 767 $[79]
  • Légendes : Budget (entre 1 et 10 M$, entre 10 et 100 M$ et plus de 100 M$), États-Unis (entre 1 et 50 M$, entre 50 et 100 M$ et plus de 100 M$), France (entre 100 000 et 1 M d'entrées, entre 1 et 2 M d'entrées et plus de 2 M d'entrées) et monde (entre 1 et 100 M$, entre 100 et 200 M$ et plus de 200 M$).

DistinctionsModifier

Cette section récapitule les principales récompenses et nominations obtenues par Joss Whedon. Pour une liste plus complète, se référer à l'Internet Movie Database[80].

RécompensesModifier

NominationsModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Le Lux Video Theater est un spin-off de l'émission de radio Lux Radio Theater.

RéférencesModifier

  1. Havens 2003, p. 3
  2. Amy Pascale (trad. Marie Renier), Joss Whedon - La biographie [« Joss Whedon: The Biography »], Glénat, coll. « Over The Pop », , 431 p. (ISBN 2344018212), chap. 1 (« Raconter une histoire : une affaire de famille »), p. 16
  3. a b c et d Amy Pascale (trad. Marie Renier), Joss Whedon - La biographie [« Joss Whedon: The Biography »], Glénat, coll. « Over The Pop », , 431 p. (ISBN 2344018212), chap. 1 (« Raconter une histoire : une affaire de famille »), p. 17
  4. a b c et d Amy Pascale (trad. Marie Renier), Joss Whedon - La biographie [« Joss Whedon: The Biography »], Glénat, coll. « Over The Pop », , 431 p. (ISBN 2344018212), chap. 1 (« Raconter une histoire : une affaire de famille »), p. 18
  5. a b et c Amy Pascale (trad. Marie Renier), Joss Whedon - La biographie [« Joss Whedon: The Biography »], Glénat, coll. « Over The Pop », , 431 p. (ISBN 2344018212), chap. 1 (« Raconter une histoire : une affaire de famille »), p. 19
  6. a b et c Amy Pascale (trad. Marie Renier), Joss Whedon - La biographie [« Joss Whedon: The Biography »], Glénat, coll. « Over The Pop », , 431 p. (ISBN 2344018212), chap. 1 (« Raconter une histoire : une affaire de famille »), p. 20
  7. a et b Amy Pascale (trad. Marie Renier), Joss Whedon - La biographie [« Joss Whedon: The Biography »], Glénat, coll. « Over The Pop », , 431 p. (ISBN 2344018212), chap. 1 (« Raconter une histoire : une affaire de famille »), p. 21
  8. (en) Thomas Rochell, « Is Dollhouse a family affair? », TV Guide,‎ , p. 19
  9. a b c et d (en) Emily Nussbaum, « Must-See Metaphysics », sur The New York Times (consulté le )
  10. Havens 2003, p. 10-12
  11. Havens 2003, p. 13-17
  12. Havens 2003, p. 21-23
  13. Havens 2003, p. 20 et 24
  14. Havens 2003, p. 25
  15. Havens 2003, p. 26
  16. Havens 2003, p. 27-29
  17. (en) Tasha Robinson, « Joss Whedon Interview », sur A.V. Club (consulté le )
  18. (en) « Satin Tights No Longer », sur whedonesque.com, (consulté le )
  19. a et b (en) « TV Guide Names the Top Cult Shows Ever », sur TV Guide (consulté le )
  20. (en) Jennifer K. Stuller, Buffy the Vampire Slayer, Intellect Books, , 164 p. (ISBN 978-1-78320-019-1 et 1-78320-019-7, lire en ligne), p. 152
  21. (en) Stacey Abbott, TV Goes to Hell : An Unofficial Road Map of Supernatural, ECW Press, , 336 p. (ISBN 978-1-77090-034-9 et 1-77090-034-9, lire en ligne), p. XI-XII
  22. Adams 2003, p. 4-11
  23. (en) Ken Tucker, « Angel », Entertainment Weekly, (consulté le )
  24. Lavery et Burkhead 2011, p. IX
  25. a et b « Anecdotes sur Firefly », Allociné (consulté le )
  26. « Fiche du film Serenity », sur scifi-universe.com (consulté le )
  27. (en) « Serenity », Rotten Tomatoes (consulté le )
  28. (en) Matt Roush, « Exclusive: First Look at Joss Whedon's "Dr. Horrible" » (version du 22 août 2008 sur l'Internet Archive), TV Guide,
  29. (en) Maureen Ryan, « Sex, secrets and 'Dollhouse' », Chicago Tribune, (consulté le )
  30. (en) Joss Whedon et Drew Goddard, The Cabin in the Woods : The Official Visual Companion, Titan Books, , 176 p. (ISBN 978-1-84856-524-1), p. 13
  31. (en) Joss Whedon et Drew Goddard, The Cabin in the Woods : The Official Visual Companion, Titan Books, , 176 p. (ISBN 978-1-84856-524-1), p. 40
  32. (en) « The Cabin in the Woods (2012) », Rotten Tomatoes (consulté le )
  33. a et b (en) « All-Time Worldwide Grosses », sur Box Office Mojo (consulté le )
  34. (en) « Marvel's The Avengers », Rotten Tomatoes (consulté le )
  35. (en) Ben Child, « Joss Whedon: 'Avengers could have been better' », The Guardian, (consulté le )
  36. (en) Richard Corliss, « Much Ado About Nothing: Joss Whedon’s House Party », Time, (consulté le )
  37. (en) « Joss Whedon to Write and Direct 'Avengers 2' », The Hollywood Reporter, (consulté le )
  38. (en) Kyle Buchanan, « How Avengers: Age of Ultron Nearly Killed Joss Whedon », sur vulture.com, (consulté le )
  39. (en) Andrew Dyce, « After ‘Avengers 2′, Joss Whedon Wants To ‘Create a New Universe’ », sur screenrant.com (consulté le )
  40. (en) « Avengers: Age of Ultron », Rotten Tomatoes (consulté le )
  41. (en) Dave McNary, « ‘Batgirl’ Movie: Joss Whedon to Direct Standalone Film », Variety,
  42. (en) Borys Kit, « Zack Snyder Steps Down From 'Justice League' to Deal With Family Tragedy », The Hollywood Reporter,
  43. « Justice League : Joss Whedon sera crédité au scénario du film DC », sur Allociné, (consulté le )
  44. (en) « Joss Whedon Exits 'Batgirl' Movie », sur Hollywood Reporter,
  45. « The Nevers : Joss Whedon prépare une série de science-fiction pour HBO », CinéSéries,‎ (lire en ligne, consulté le )
  46. « Buffy contre les vampires : Un reboot de la série aura bien lieu », sur Programme-television.org (consulté le )
  47. (en) Lesley Goldberg, « 'Buffy the Vampire Slayer' Inclusive Reboot in the Works With Joss Whedon », The Hollywood Reporter,‎ (lire en ligne, consulté le )
  48. Tasha Robinson, « Buffy the Vampire Slayer reboot showrunner clarifies: it's not a reboot », The Verge,‎ (lire en ligne, consulté le )
  49. (en) « Fray: Future Slayer TPB », Dark Horse Comics (consulté le )
  50. (en) « Giant Size Astonishing X-Men #1 », Marvel Comics (consulté le )
  51. « Une 9e saison de Buffy contre les vampires ! », Allociné,
  52. (en) « Joss Whedon Biography », sur TV Guide (consulté le )
  53. (en) « "Avengers' Director Joss Whedon Quietly Separated From His Wife Five Years Ago" », Us Weekly,‎ (lire en ligne, consulté le )
  54. (en) Kai Cole, « Joss Whedon Is a ‘Hypocrite Preaching Feminist Ideals,’ Ex-Wife Kai Cole Says (Guest Blog) », sur TheWrap, (consulté le )
  55. (en) Tom Huddleston, « Joss Whedon interview: from Buffy to the Bard », Time Out, (consulté le )
  56. (en) Candace West, « Heroic Humanism and Humanistic Heroism in Shows of Joss Whedon », sur PopMatters (consulté le )
  57. (en) « Joss Whedon’s dilemma of feminism », sur simonemack.wordpress.com (consulté le )
  58. (en) « Joss Whedon's Romney Ad Endorses GOP Candidate Because Of Power To Bring Forth Zombie Apocalypse », The Huffington Post, (consulté le )
  59. « Elections US : Katy Perry toute nue, Eva Longoria bouleversée, De Niro en colère... quand les stars se lâchent vraiment », sur lci.fr.
  60. « Justice League : Ray Fisher dénonce le comportement odieux de Joss Whedon », sur EcranLarge.com, (consulté le )
  61. « Joss Whedon accusé de comportement abusif par plusieurs actrices de Buffy après l'affaire Justice League », sur EcranLarge.com, (consulté le )
  62. Firefly Writer Jose Molina Says Joss Whedon Liked Making Female Writers Cry ; date:13 février 2021 ; site:screenrant.com.
  63. a b c d et e Wilcox 2014, p. 11-13
  64. Adams 2003, p. 21-46
  65. a b c d et e (en) Darren Franich, « 12 Signs It's a Joss Whedon Project », Entertainment Weekly, (consulté le )
  66. a et b Davidson 2013, p. 2
  67. a et b Kowalski et Kreider 2012, p. 1-3
  68. (en) Kristin Barton, « Why does Joss Whedon always kill the characters we love? », sur io9.com, (consulté le )
  69. Waggoner 2010, p. 2-4
  70. Richardson et Rabb 2007, p. 19
  71. (en) Caroline Preece, « Looking back at Firefly episode 14: Objects In Space », sur denofgeek.com, (consulté le )
  72. (en) « An Interview with Joss Whedon », sur IGN (consulté le )
  73. (en) Alison Flood, « Ursula K Le Guin wins sixth Nebula award », sur The Guardian (consulté le )
  74. « Joss Whedon : de Buffy à Avengers », sur Allociné (consulté le )
  75. (en) Grae Drake, « Five Favorite Films with Joss Whedon », Rotten Tomatoes, (consulté le )
  76. a b c et d « Box-office de Serenity », sur JP's Box Office (consulté le )
  77. a b c et d « Box-office de Avengers », sur JP's Box Office (consulté le )
  78. a b et c « Box-office de Beaucoup de bruit pour rien », sur JP's Box Office (consulté le )
  79. a b c et d « Box-office de Avengers : L'Ère d'Ultron », sur JP's Box Office (consulté le )
  80. (en) « Awards for Joss Whedon », sur Internet Movie Database (consulté le )

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

Sur les autres projets Wikimedia :