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Michel Leeb

acteur français
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Michel Leeb
Michel Leeb 2013.jpg
Michel Leeb à l’avant-première parisienne du film Le Loup de Wall Street.
Biographie
Naissance
(71 ans)
CologneVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activité
Enfants
Autres informations
Distinction
signature de Michel Leeb
Autographe de Michel Leeb.

Michel Leeb, né le à Cologne (Allemagne), est un humoriste, acteur et chanteur français.

Sommaire

BiographieModifier

Né en Allemagne, Michel Edouard Nicolas Leeb est le fils de Claude Leeb, ingénieur en métallurgie d'origine allemande, et de Mafalda Forno, mannequin, hôtesse et interprète d'origine italienne[1]. Il a une sœur cadette de deux ans, Réjane[2] (Réjane Lafont).

Au divorce de ses parents, habitant en région rouennaise, il est placé en pension chez les Jésuites au collège Saint-François-de-Sales à Évreux, puis il rejoint le collège-lycée Saint-Gabriel à Bagneux[1]. C'est là que son répertoire de gags, imitations, grimaces, etc. s'est constitué pour le plus grand bonheur de ses camarades. Il y fait, sous la conduite de son professeur de français Pierre Gillet qui a su déceler ses talents, ses premiers pas dans la scénographie. En effet, il joue à l'église Sainte-Monique de Bagneux et à l'église de Sceaux la première d'une Passion du Christ écrite par celui-ci dans le sillage de Paul Claudel. Puis il entame, en Sorbonne, une maîtrise de philosophie, matière qu'il enseigne, en 1970, pendant un an et demi, au cours Florian à Bourg-la-Reine[1] avant de se lancer définitivement dans une carrière d'humoriste. Cette expérience de professeur lui a permis de pratiquer davantage ses talents d'imitateur, en prenant divers accents étrangers pendant les cours, selon la provenance du philosophe étudié.

CarrièreModifier

HumoristeModifier

 
Michel Leeb au festival de Cannes 1994.

Michel Leeb est connu du grand public pour ses imitations. Ses caricatures de personnages « types », comme « le Chinois », « le Suisse », « l'Africain » ainsi que de personnalités aussi variées que Jean Gabin, Édouard Balladur ou Julio Iglesias lui valent sa renommée dès le début des années 1980.

Toutefois sa carrière a démarré dès les années 1970, après son professorat de philosophie, avec son imitation de Jerry Lewis, La machine à écrire. À la suite de quoi, Charles Aznavour le contacte pour lancer sa carrière. Néanmoins, sa toute première « apparition » à la télévision fut décevante pour lui : il était programmé par Guy Lux entre Johnny Hallyday et Michel Sardou, mais il fut oublié ! Reconnaissant son erreur, Guy Lux lui proposa une programmation la semaine suivante.

On le retrouve également dans un spot publicitaire fort remarqué pour une marque d'insecticide de Bayer AG, le Baygon jaune pour les insectes qui font bzzz-bzzz, le Baygon vert pour ceux qui font crrr-crrr.

En 1984, Michel Leeb effectue une première prestation à l'Olympia, où le succès remporté lui permet de revenir six mois plus tard sur la même scène pour les fêtes de fin d'année. Sa popularité se confirme, en 1985, par son émission trimestrielle Certain Leeb Show, qui bat cette même année les records d’audience du samedi soir sur Antenne 2. En 1994, il reçoit le Grand Prix de l'Humour 94 décerné par la SACEM pour un spectacle solo qui sera vu par plus de cent mille spectateurs au Casino de Paris du 29 septembre au [3].

À partir de 1995, sa carrière d'humoriste s'exporte à l'international, surtout après sa prestation au spectacle donné à l'ONU à l'occasion du cinquantième anniversaire de cette institution. En 2000, il se produit de nouveau à l'Olympia dans un nouveau spectacle où se mêlent imitations, sketchs, bruitages et interprétations musicales, ce spectacle est prolongé par des représentations au Casino de Paris, puis par une tournée à travers la France jusqu'en 2001.

Certains de ses sketchs sont dénoncés deux décennies plus tard comme véhiculant (de manière volontaire ou non) des clichés racistes. Des universitaires, tels Yann Le Bihan ou Yvan Gastaut reprocheront à Michel Leeb d'associer l'image de l'Africain avec celle du singe[4],[5],[6]. Ainsi, les années 2000 donnent lieu à une forte mobilisation identitaire de la communauté noire française, ce qui fait que ses sketches sont régulièrement cités comme mauvais exemples par les collectifs militants[Qui ?]. Dans un ouvrage intitulé Noirs de France, Rama Yade écrit :

« En jouant avec l’inconscient collectif de son public, Michel Leeb, grimé en noir et les lèvres rougies, a construit toute sa carrière d’humoriste sur ces clichés, notamment le supposé accent africain présenté comme la manifestation d’un handicap intellectuel, sans que, pendant longtemps, personne ne s’en étonne. On entend quelquefois dire que ces sketches ne sont pas racistes et que, décidément, on ne peut plus rire de rien. Pour savoir si les sketches de Michel Leeb sont drôles ou racistes, il suffirait d’imaginer, un instant, que son public soit entièrement noir…[7] »

Plusieurs de ses sketchs ont été pointés du doigt pour leur forte ressemblance avec ceux d'autres humoristes, notamment La Ponctuation, La Machine à écrire, La Musique virtuelle ou encore Hilarmonic Show. Accusé de plagier des spectacles de Victor Borge, Lee Evans, Danny Kaye et Jerry Lewis, il s'est défendu en expliquant s'en être seulement inspiré[8].

ActeurModifier

 
Autographe de Michel Leeb.

Après avoir racheté les droits d'auteur de Madame Doubtfire[9], son adaptation théâtrale - dirigée par Albert Algoud - lui permet d'incarner un mari divorcé qui se voit obligé de se travestir en gouvernante afin de continuer à voir ses enfants. Cette adaptation sur la scène du Théâtre de Paris sera acclamée par le public. La sortie VHS de Madame Doubtfire, en août 2004, sera, en revanche, relativement discrète. Il fut également à l'affiche de Douze Hommes en colère de Reginald Rose.

ChanteurModifier

Michel Leeb s'est aussi illustré en tant que chanteur avec le Count Basie Orchestra. Il poursuit son aventure dans le monde du jazz en se produisant avec le Big Band Brass dirigé par Dominique Rieux.

Chef d'orchestreModifier

Gaucher, il dirige un orchestre de la main gauche, affirmant être le seul au monde à le faire[10], bien que d'autres chefs le fassent également, comme Raphaël Pichon[11], l'Écossais Donald Runnicles ou le Finlandais Paavo Berglund.

Vie privéeModifier

Le , Michel Leeb épouse la journaliste Béatrice Malicet avec laquelle il vit depuis déjà vingt ans[1]. Ils ont trois enfants : Fanny (née en 1986) compositeur et interprète (elle participe brièvement à la saison 2 de The Voice)[12], Elsa (née en 1988) actrice[13] et Tom (né le ) d'abord comédien à New York[2], puis dans la série française Sous le soleil de Saint-Tropez[14] et dans le film Avis de mistral. Il joue actuellement en duo sous le nom de Kévin et Tom.

Il a été nommé chevalier de la Légion d'honneur le [15].

FilmographieModifier

Comme acteurModifier

CinémaModifier

TélévisionModifier

Comme réalisateur et scénaristeModifier

ThéâtreModifier

One man showModifier

  • 1984 : Olympia
  • 2004 : Qu'est-ce que sexe ?
  • 2006 : Tout ce que j'aime
  • 2010 : Hilarmonic show

DiscographieModifier

PublicationsModifier

  • 1984 : La Valise en croco
  • 1992 : Le meilleur de l'humour français
  • 1996 : Je ris de me voir si Leeb en ce miroir
  • 1999 : Histoires de rire
  • 2001 : Anthologie des fables de La Fontaine (choisies et lues par Michel Leeb, livre + CD)

ControverseModifier

En 2017, Michel Leeb est soupçonné comme de nombreux autres humoristes français, tels Tomer Sisley, Gad Elmaleh, Jamel Debbouze, Malik Bentalha ou encore Arthur d'avoir plagié des humoristes américains[16].

Notes et référencesModifier

  1. a, b, c et d Qui est qui en France, J. Lafitte, , p. 1323.
  2. a et b Michel et Réjane Leeb, émission C'est de famille sur Europe 1, 8 août 2011
  3. Michel Leeb : 40 ans !
  4. Construction sociale et stigmatisation de la « femme noire » : imaginaires coloniaux et sélection matrimoniale, Yann Le Bihan, L'Harmattan, 2007, p. 64.
  5. L'immigration et l'opinion en France sous la Ve République, Yvan Gastaut, Seuil, 2000, p. 105.
  6. Nouvelles études francophones, Conseil international d'études francophones, Volume 23, 2008, p. 202, p.
  7. Rama Yade et la question des minorités par Denis Dambré sur mediapart.fr, 14 juin 2008.
  8. « Accusé de plagiat, Michel Leeb répond », Le Huffington Post,‎ (lire en ligne)
  9. Comédie de Chris Columbus (1993).
  10. Radio Classique, 9 septembre 2010, 14h36.
  11. « Raphaël Pichon : sacré chef d’orchestre ! », sur telerama.fr
  12. « Fanny Leeb The Voice », sur last-video.com, (consulté le 27 janvier 2015).
  13. « Elsa Leeb au Cinéma en TV et DVD », sur cinemotions.com (consulté le 27 janvier 2015).
  14. Tom Leeb joue Tom Devos dans Sous le Soleil de St Tropez Nouveautes-Actu.com
  15. « La Légion d'honneur du Nouvel An », Le Figaro, .
  16. VIDEOS. Michel Leeb à son tour accusé d'avoir copié des humoristes américains, FranceInfo,

Liens externesModifier

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