Axat

commune française du département de l'Aude

Axat
Axat
Blason de Axat
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Aude
Arrondissement Limoux
Intercommunalité Communauté de communes des Pyrénées audoises
Maire
Mandat
Phillipe Parraud
2020-2026
Code postal 11140
Code commune 11021
Démographie
Gentilé Axatois, Axatoises
Population
municipale
547 hab. (2017 en diminution de 12,2 % par rapport à 2012)
Densité 46 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 48′ 16″ nord, 2° 14′ 10″ est
Altitude Min. 394 m
Max. 1 330 m
Superficie 11,77 km2
Élections
Départementales Canton de la Haute-Vallée de l'Aude
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Axat Écouter (en occitan Atsat) est une commune française située dans le département de l'Aude, en région Occitanie.

Ses habitants sont les Axatois.

GéographieModifier

LocalisationModifier

La commune est située dans les Pyrénées en Haute vallée de l'Aude sur l'Aude, la route départementale 118 (Pyrénées) et la ligne Carcassonne - Rivesaltes Train du pays Cathare et du Fenouillèdes entre Saint-Paul-de-Fenouillet et Quillan, dans le Pays cathare et aux portes des Pyrénées audoises (pays de la haute vallée de l'Aude). Le village est traversé par l’Aude, l’antique Atax, qui procure diverses sources de loisirs tels que le canoë, le kayak ou le rafting et la pêche à la truite.

Ville étape, au carrefour des CD 117 et 118, à égale distance de Carcassonne, de Perpignan et de Font-Romeu, Axat, à 380 m d’altitude, s’étale dans une cuvette, entourée de montagnes boisées qui forment un cirque de verdure, au débouché des gorges de Saint-Georges venant du sud, étroit couloir où passent de justesse la route et la rivière au pied d’une façade de falaises vertigineuses et au sortir du tout aussi impressionnant défilé de Pierre-Lys, arrivant par le nord de la commune. Les travaux de percement de la route classée départementale en 1821, allant du défilé de Pierre-Lys jusqu'à Axat, furent inspirés par l'Abbé Félix Armand, curé de Saint-Martin-Lys. C'est à la même époque que le marquis d'Axat, Ange Jean Michel Bonaventure de Dax, fit réaliser à ses frais la partie de la route menant du défilé jusqu'à Axat[1].

Sur un escarpement rocheux, à proximité des ruines du château médiéval, l’église construite en 1630, à l’initiative de Raymond de Dax seigneur d’Axat[2] qui était également chapelle castrale, offre un point de vue remarquable sur le patrimoine du village. Le vieux village est dominé par les ruines de son château féodal qui était composé de deux enceintes fortifiées et constituait une place forte défensive et une protection où les habitants d'Axat et des villages voisins venaient chercher et trouver refuge auprès de leur seigneur, en cas d'invasion ou d'incursion aragonaises accompagnées de leur cortège de pillages et d'incendies des maisons. Il contrôlait depuis le Moyen Âge, le cours supérieur du fleuve, accès au Fenouillèdes et au Capcir. Situé entre les châteaux de Puilaurens et de Puivert, son rôle était d'empêcher les infiltrations du royaume d'Aragon à travers les encaissements chaotiques et les forêts profondes de la Haute vallée de l'Aude. De même que le château de Puilaurens, il faisait partie du système de défense avancée de la Cité de Carcassonne, en cette marche frontière du royaume de France face au royaume d'Aragon. Le pont Vieux, contemporain de l'église, est en parfait état de conservation, c'est un des rares ouvrages d'art construit sur le cours amont de l'Aude.

Communes limitrophesModifier

Géologie et reliefModifier

Axat se situe en zone de sismicité 3 (sismicité modérée)[4].

Voies de communication et transportsModifier

Gare d'Axat (ancienne gare SNCF devenue salle polyvalente) sur la ligne Carcassonne - Rivesaltes

ToponymieModifier

La première mention in vigo Adesate apparait en 954[5].

Dans les temps les plus reculés, le bassin de l'Aude n'appartenait point aux Sordes, mais à d'autres producteurs de fer, habitant le pays d'Atax (Aude), aux Atacini ; ceux-ci, à la fabrication des épées, joignaient celle des haches. Le village le plus rapproché des Sordes, et faisant partie de la contrée occupée par les Aticini, se nomme Axat, et cette appellation, qui est une simple inversion d'Atax, marque le point exact de division entre les deux tribus des Sordes et des Atacini.

HistoireModifier

La première mention du village se trouve dans l'inventaire des actes de l'Archevêché de Narbonne et date de l'an 900 lorsqu'un certain Resevindus (ou Receswinthe) vend au monastère de Saint-Martin-Lys une pièce de terre située à Axat. Le vicus ou petit bourg fait alors partie du Fenouillèdes, vassal du comté de Cerdagne puis du comté de Besalu en actuelle Catalogne[6].

La première église connue est citée en 930, il s'agit de Saint-Vincent de Riquifrède, aujourd'hui disparue[6]. Elle se situait près de l'actuel cimetière. Au Xe siècle, la seigneurie d'Axat inclut Artigues et Cailla.

Le comte de Barcelone Ramon Berenguer III hérite des comtés de Besalu et donc du Fenouillèdes en 1112, et l'inféode à son demi-frère le vicomte Aymeri de Narbonne. À partir de 1162, la seigneurie d'Axat est vassale du royaume d'Aragon jusqu'en 1258 lorsque le traité de Corbeil entérine la cession du Fenouillèdes au royaume de France.

Plusieurs seigneurs issus de familles de la province, se partagent successivement son territoire, dont les chevaliers d'Axat et de Saint-Vincent, vassaux ou vavassaux des vicomtes de Fenouillèdes, puis du chevalier Pons de Caramany en 1306, ainsi que la famille de Castelpor-Marsa qui semble avoir été la plus importante du Xe au XVe siècle[6]. Après être passée par mariage de la famille de Castelpor-Marsa à la famille du Vivier, la seigneurie d'Axat est acquise (en même temps que celles de Vayra, Artigues, La Prade, Ulhac), d'Antoinette de Castelpor (qui en était l'héritière par son père) épouse d'Antoine du Vivier, par acte passé le 18 avril 1466 devant Maître Minéty, notaire à Narbonne, par Arnaud Dax, seigneur de Cailla, Leuc, La Serpent, Trèbes et autres places consul de Carcassonne, de la Famille Dax une très ancienne famille originaire de Carcassonne[7] qui donna plusieurs consuls de la Cité au Moyen Âge et resta présente à Axat jusqu'à l'orée du XXe siècle[5] Il était lui-même marié à Jordanne Taberne, fille de noble Raymond Taverne, d'une famille de consuls de Carcassonne également.

Baronnie érigée en marquisat en 1776 d'après Eric Thiou[8], éteint dans branche aînée et passé à la branche Dax de Cessales d'Axat en 1788[9], « marquis de courtoisie » d'après Charondas[10].

Des forges et laminoirs furent créés, au niveau du pont Vieux sur le cours de l'Aude, quelques décennies avant la Révolution par Marc Antoine Marie Thérèse de Dax marquis d'Axat, qui permirent à nombre d'habitants d'y trouver un emploi, ce qui offrit à bien des familles d'Axat la possibilité de vivre dans une meilleure aisance. Ces forges étaient dans les plus importantes et les mieux construites de toute la région. Le marquis d'Axat fit de son cousin Ange Jean Michel Bonaventure de Dax, cité plus haut, son héritier par testament de 1788. Ce dernier fit passer les forges et laminoirs, 80 ans après leur création, sous le statut de « Société anonyme des forges et usines d'Axat », approuvé par ordonnance royale du roi Louis-Philippe du [11], faisant atteindre en 1849 à l'époque de leur apogée, un niveau de production annuel de 150 tonnes d'acier[12],[13].

Politique et administrationModifier

Administration municipaleModifier

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1947 1971 Émile Gorse SFIO  
1971 1983 Alexandre Raynaud PS  
1983 1985 Jean-Paul Raynaud PS Conseiller général
1985 1989 Yves Ipavec PS  
1989 2020 Marcel Martinez PS Conseiller général (1992-2015)
2020 En cours Philippe Parraud    
Les données manquantes sont à compléter.

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[14]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[15].

En 2017, la commune comptait 547 habitants[Note 1], en diminution de 12,2 % par rapport à 2012 (Aude : +2,19 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
284335361411546582278594540
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
538529458452444425450454558
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
8386959128639681 0109019301 006
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
9939979111 021919832711624553
2017 - - - - - - - -
547--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[16] puis Insee à partir de 2006[17].)
Histogramme de l'évolution démographique

EnseignementModifier

Manifestations culturelles et festivitésModifier

SantéModifier

Maison pluridisciplinaire de Santé intercommunale

SportsModifier

ÉconomieModifier

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

Personnalités liées à la communeModifier

HéraldiqueModifier

  Blason
Parti de sinople et d'argent; au chef d'argent chargé de trois losanges de sinople.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Notes et référencesModifier

Notes
  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.
Références
  1. Adrien Jarry de Mancy (éditeur), Louis Amiel (Auteur) « Portraits et histoire des hommes utiles, bienfaiteurs et bienfaitrices de tous pays et de toutes conditions » 1841, page 144.
  2. voir l'Armorial du Pays d'Oc en cliquant sur : "archive" www.vivies.com
  3. Carte IGN sous Géoportail
  4. Plan séisme
  5. a et b Francis Poudou, Opération Vilatge al País, Communauté de Communes du Canton d'Axat, Narbonne, , 340 p., pp. 209-222
  6. a b et c « Patrimoine Numérique en Ligne », sur mediatheques.legrandnarbonne.com (consulté le 18 juin 2017)
  7. Société des arts et des sciences de Carcassonne, « Mémoire touchant les familles plus anciennes de la ville » Famille Dax.
  8. Éric Thiou in Dictionnaire des titres et des terres titrées en France sous l’Ancien Régime, éditions Mémoire et Documents, Versailles, 2003, (p. 58)
  9. Gustave Chaix d'Est-Ange, Dictionnaire des familles françaises anciennes ou notables à la fin du XIXe siècle, vol. 13
  10. Charondas, À quel titre ?, vol. 36, 1970
  11. Bulletin des lois de la République Française, 1838, volume 12, page 1045.
  12. « Rapport du Jury Central sur les Produits de l'Agriculture et de l'Industrie », Impr. Nationale, 1801.
  13. « Mémoires de la Société des arts et des sciences de Carcassonne », 1849 volume 1, page 13.
  14. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  15. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  16. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  17. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
  18. CAUNEILLE René Albert Philippe sur finalesrugby.fr.
  19. GLEYZES Henri sur finalesrugby.fr.

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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