Trèbes

commune française du département de l'Aude

Trèbes
Trèbes
La ville de Trèbes vue depuis la rive droite du fleuve Aude.
Blason de Trèbes
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Aude
Arrondissement Carcassonne
Intercommunalité Carcassonne Agglo
Maire
Mandat
Éric Ménassi (PS)
2020-2026
Code postal 11800
Code commune 11397
Démographie
Population
municipale
5 416 hab. (2021 en diminution de 3,06 % par rapport à 2015en diminution de 3,06 % par rapport à 2015)
Densité 331 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 12′ 38″ nord, 2° 26′ 32″ est
Altitude Min. 67 m
Max. 161 m
Superficie 16,36 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Carcassonne
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de la Montagne d'Alaric
(bureau centralisateur)
Législatives Première circonscription
Localisation
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Trèbes
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Trèbes
Liens
Site web Site officiel

Trèbes Écouter (en français : /tʁɛb/ ; en occitan Trebes[1]) est une commune française, située dans le département de l'Aude en région Occitanie.

Sur le plan historique et culturel, la commune fait partie du Carcassès, un pays centré sur la ville de Carcassonne, entre les prémices du Massif central et les contreforts pyrénéens. Exposée à un climat méditerranéen, elle est drainée par le canal du Midi, l'Aude, l'Orbiel, le ruisseau de Bazalac et par divers autres petits cours d'eau. La commune possède un patrimoine naturel remarquable composé d'une zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique.

Trèbes est une commune rurale qui compte 5 416 habitants en 2021, après avoir connu une forte hausse de la population depuis 1975. Elle appartient à l'unité urbaine de Trèbes et fait partie de l'aire d'attraction de Carcassonne. Ses habitants sont appelés les Trébéens ou Trébéennes.

Le patrimoine architectural de la commune comprend deux immeubles protégés au titre des monuments historiques : l'église Saint-Étienne, inscrite en 1974, et le pont-aqueduc de l'Orbiel, classé en 1950.

Géographie modifier

Localisation modifier

Trèbes est située dans l'aire urbaine de Carcassonne dans le Sud de la France, à 6 kilomètres à l'est de Carcassonne. Son emplacement stratégique entre la mer Méditerranée et l'océan Atlantique est connu depuis le Néolithique. La ville se trouve dans un couloir entre la montagne Noire au nord et les Corbières à l'est, la plaine du Lauragais à l'ouest et la vallée de l'Aude au sud.

Communes limitrophes modifier

Les communes limitrophes sont Badens, Barbaira, Berriac, Bouilhonnac, Carcassonne, Floure, Fontiès-d'Aude, Laure-Minervois, Marseillette, Rustiques et Villedubert.

Voies de communication et transports modifier

Trèbes est située sur l'axe majeur de communication entre Toulouse et la côte méditerranéenne. Le canal du Midi datant du XVIIe siècle était autrefois une voie fluviale très empruntée. Aujourd'hui, l'autoroute des Deux Mers et plus précisément le tronçon est de l'A61 passe au sud de la ville, permettant un accès direct en provenance de Toulouse ou de Montpellier.

Sur le réseau secondaire, la route départementale 6113 traverse Trèbes et permet de rejoindre Carcassonne à l'ouest et Narbonne à l'est. La route départementale 610 relie la commune à Aigues-Vives (Hérault).

Hydrographie modifier

La commune est dans la région hydrographique « Côtiers méditerranéens »[3], au sein du bassin hydrographique Rhône-Méditerranée-Corse[4]. Elle est drainée par le canal du Midi, l'Aude, l'Orbiel, le ruisseau de Carrel, le Rieu, le ruisseau de l'Aqueduc, le ruisseau de Mayral, le ruisseau des Canals et le ruisseau des Clauses, qui constituent un réseau hydrographique de 22 km de longueur totale[5],[Carte 1].

Le canal du Midi, d'une longueur totale de 239,8 km, est un canal de navigation à bief de partage qui relie Toulouse à la mer Méditerranée depuis le xviie siècle[6].

L'Aude, d'une longueur totale de 223,59 km, prend sa source dans la commune des Angles et s'écoule du sud vers le nord. Elle traverse la commune et se jette dans le golfe du Lion à Fleury, après avoir traversé 73 communes[7].

L'Orbiel, d'une longueur totale de 40,9 km, prend sa source dans la commune de Mazamet et s'écoule vers le sud. Il traverse la commune et se jette dans l'Aude sur le territoire communal, après avoir traversé 14 communes[8].

Le ruisseau de Carrel, ou ruisseau de Bazalac,, d'une longueur totale de 10,9 km, prend sa source dans la commune de Mas-des-Cours et s'écoule vers le nord. Il traverse la commune et se jette dans l'Aude sur le territoire communal, après avoir traversé 6 communes[9].

Le Rieu, d'une longueur totale de 14,2 km, prend sa source dans la commune de Roquefort-des-Corbières et s'écoule du sud-ouest vers le nord-est. Il traverse la commune et se jette dans l'Étang de Bages-Sigean à Sigean, après avoir traversé 3 communes[10].

Climat modifier

En 2010, le climat de la commune est de type climat méditerranéen franc, selon une étude s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000[11]. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est dans une zone de transition entre le climat océanique altéré et le climat méditerranéen et est dans la région climatique Provence, Languedoc-Roussillon, caractérisée par une pluviométrie faible en été, un très bon ensoleillement (2 600 h/an), un été chaud (21,5 °C), un air très sec en été, sec en toutes saisons, des vents forts (fréquence de 40 à 50 % de vents > 5 m/s) et peu de brouillards[12].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 14,6 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 16 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 748 mm, avec 8,2 jours de précipitations en janvier et 3,8 jours en juillet[11]. Pour la période 1991-2020 la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique la plus proche, située sur la commune de Carcassonne à 7 km à vol d'oiseau[13], est de 14,4 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 665,0 mm[14],[15]. Pour l'avenir, les paramètres climatiques de la commune estimés pour 2050 selon différents scénarios d’émission de gaz à effet de serre sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en novembre 2022[16].

Milieux naturels et biodiversité modifier

 
Carte de la ZNIEFF de type 1 localisée sur la commune.

L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire. Une ZNIEFF de type 1[Note 1] est recensée sur la commune[17] : le « cours moyen de l'Aude à Marseillette » (237 ha), couvrant 7 communes du département[18].

Urbanisme modifier

Typologie modifier

Trèbes est une commune rurale[Note 2],[19]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[I 1],[20]. Elle appartient à l'unité urbaine de Trèbes, une unité urbaine monocommunale[I 2] de 5 601 habitants en 2017, constituant une ville isolée[I 3],[I 4].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Carcassonne, dont elle est une commune de la couronne[Note 3]. Cette aire, qui regroupe 115 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[I 5],[I 6].

Occupation des sols modifier

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (79,5 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (83,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : cultures permanentes (52,8 %), zones agricoles hétérogènes (18,6 %), zones urbanisées (10,1 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (5 %), prairies (4,1 %), terres arables (4 %), forêts (3,8 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (1,7 %)[21]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

 
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Logement modifier

Trèbes comptait 2 190 logements en 1999. Les constructions neuves sont peu présentes puisqu'en 1999, seulement 7,4 % des résidences principales étaient postérieures à 1990. A contrario, les constructions antérieures à 1949 représentaient 19,4 % du parc.

94,7 % des logements sont des résidences principales, réparties à 84 % en maisons individuelles et à 16 % en appartements (respectivement 59,1 % et 40,9 % dans la région). 59,7 % des habitants sont propriétaires de leur logement, contre 36 % qui ne sont que locataires (respectivement 56,8 % et 37,6 % dans la région)

À noter qu’avec 364 logements HLM soit 16,6 % du parc en 1999 (9,6 % dans la région), la ville ne respecte pas les dispositions de l’article 55 de la loi solidarité et renouvellement urbain (SRU) de décembre 2000 fixant à 20 % le taux minimum de logements sociaux pour les communes les plus importantes. On peut noter en outre que le nombre de logements vacants était assez faible en 1999 avec 4,2 % du parc (soit 96 logements) contre seulement 7,7 % dans la région.

La plupart des habitations possèdent 4 pièces (76,4 %), ou 3 pièces (14,9 %). Les petits logements restent peu nombreux (2 pièces : 2,9 % et studios : 4,5 %). La ville possède par conséquent des logements de taille importante. Enfin il faut préciser que ces logements sont bien dotés puisque 80,2 % ont le chauffage central et 66,4 % possèdent un garage, box ou parking (respectivement 76,5 % et 61,7 % pour la région).

Risques majeurs modifier

Le territoire de la commune de Trèbes est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations, feux de forêts et séisme (sismicité faible). Il est également exposé à deux risques technologiques, le transport de matières dangereuses et la rupture d'un barrage[22]. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[23].

Risques naturels modifier

La commune fait partie du territoire à risques importants d'inondation (TRI) de Carcassonne, regroupant 4 communes du bassin de vie de l'agglomération carcassonnaise, un des 31 TRI qui ont été arrêtés fin 2012 sur le bassin Rhône-Méditerranée[24], retenu au regard des débordements des cours d’eau l’Aude et le Fresquel. Parmi les dernières crues significatives qui ont touché le territoire, on peut citer la crue de novembre 1999. Des cartes des surfaces inondables ont été établies pour trois scénarios : fréquent (crue de temps de retour de 10 ans à 30 ans), moyen (temps de retour de 100 ans à 300 ans) et extrême (temps de retour de l'ordre de 1 000 ans, qui met en défaut tout système de protection)[25],[26]. La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1990, 1992, 1996, 1999, 2009, 2018 et 2020[27],[22].

Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. La totalité de la commune est en aléa moyen ou fort (75,2 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les 2 390 bâtiments dénombrés sur la commune en 2019, 2390 sont en aléa moyen ou fort, soit 100 %, à comparer aux 94 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM[28],[Carte 3].

Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par la sécheresse en 2003 et par des mouvements de terrain en 2018 et 2020[22].

Risques technologiques modifier

Le risque de transport de matières dangereuses sur la commune est lié à sa traversée par une route à fort trafic et une ligne de chemin de fer. Un accident se produisant sur de telles infrastructures est en effet susceptible d’avoir des effets graves au bâti ou aux personnes jusqu’à 350 m, selon la nature du matériau transporté. Des dispositions d’urbanisme peuvent être préconisées en conséquence[29].

La commune est en outre située en aval des barrages de Matemale et de Puyvalador, deux ouvrages de classe A[Note 4], situés dans le département des Pyrénées-Orientales. À ce titre elle est susceptible d’être touchée par l’onde de submersion consécutive à la rupture d'un de ces ouvrages[31].

Toponymie modifier

Histoire modifier

La bourgade qui est à l'origine de Trèbes s'est établie sur la butte du Plô, non loin du confluent de l'Aude et de l'Orbiel qui lui servaient de barrière naturelle.

À l'époque romaine, elle devient un important vicus dont le territoire porte encore les traces de la cadastration de la colonie de Carcassonne.

Au Moyen Âge, plusieurs seigneurs issus de familles de la province, vont se partager successivement le territoire de Trèbes qui est alors mentionné comme Trevas.

Au milieu du XVe siècle, la « seigneurie de Trévas » (Trèbes) change à nouveau de mains et passe durablement à la Famille Dax une très ancienne famille originaire de Carcassonne[32] qui donna plusieurs consuls de la Cité au Moyen Âge et resta présente en Languedoc, notamment en Haute vallée de l'Aude, jusqu'à l'orée du XXe siècle, on retrouve aussi un Dax, Ange Jean Michel Bonventure de Dax marquis d'Axat, maire de Montpellier au XIXe siècle de 1814 à 1830. C'est Arnaud Dax, seigneur de Leuc, La Serpent, Axat et autres places, consul de Carcassonne au XVe siècle qui fait l'acquisition de la seigneurie de Trèbes. Son fils Jean Dax, seigneur d'Axat, conseiller, grand chambellan du roi Charles VIII et Grand prévôt des maréchaux de France au royaume de Sicile, est seigneur de Trèbes à la fin du XVe siècle. L'un des fils de ce dernier lui succède en qualité de seigneur de Trèbes à l'époque des guerres de religion au milieu du XVIe siècle, Antoine Dax, abbé de Saint-Polycarpe, chanoine de la cathédrale Saint-Nazaire de Carcassonne, grand vicaire de l'évêque de Carcassonne le cardinal de Bourbon Charles Ier de Bourbon, puis de son successeur François de Faucon, avant d'accéder lui-même à l'épiscopat comme évêque d'Alet[33],[34],[35].

Le vendredi , se déroule à Trèbes un attentat avec prise d'otages faisant partie d'une attaque terroriste[36] revendiquée par le groupe État islamique[37], causant la mort de quatre personnes (dont le lieutenant-colonel Arnaud Beltrame).

En , Trèbes est affectée par une grande crue de l'Aude, suivie d'une inondation provoquant 6 décès[38].

Politique et administration modifier

Liste des maires modifier

 
La mairie.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
? ? Auguste André    
1910 ? François Joucla Rad.-soc. Propriétaire et minotier
Conseiller général de Capendu (1910 → 1923)
Les données manquantes sont à compléter.
Joseph Miquel    
Jean Sol SFIO
puis PS
Médecin
Décédé en fonction[39]
Pierre Mauriès PS Élu lors d'un scrutin municipal partiel[39]
Claude Banis DVD Médecin généraliste
Vice-président de Carcassonne Agglo
Réélu en 1995, 2001, 2008 et 2009[40]
En cours Éric Ménassi PS Ancien chargé des TICE au conseil général
Vice-président de Carcassonne Agglo (2014 → )
Président de l'Association des maires de l'Aude
Chevalier de la Légion d'honneur (2019)
Réélu en 2020
Les données manquantes sont à compléter.

Tendances politiques et résultats modifier

Élections municipales modifier

Élections cantonales et départementales modifier

Élections régionales modifier

Élections législatives modifier

Élections présidentielles modifier

Référendums modifier

Jumelages modifier

Population et société modifier

Démographie modifier

La ville de Trèbes comptait 5 618 habitants au dernier recensement de l'INSEE en 2006 ce qui la place au e rang national et au e rang départemental. La densité de la commune est de 343 hab./km2. La commune est densément peuplée par rapport à Narbonne (269 hab./km2), Limoux (290 hab./km2) ou Castelnaudary (228 hab./km2). Mais cette densité est largement inférieure à des villes comme Toulouse (3 299 hab./km2), Montpellier (3 965 hab./km2) ou Perpignan (1 544 hab./km2).

La ville de Trèbes fait partie de l'aire urbaine de Carcassonne qui est la plus peuplée du département avec 82 577 habitants couvrant 61 communes avant Narbonne (70 750 hab.), Castelnaudary (19 079 hab.) et Limoux (15 160 hab.)[41]. Trèbes fait aussi partie de la communauté d'agglomération du Carcassonnais. C'est la ville la plus importante en nombre d'habitants après Carcassonne dans la communauté d'agglomération.


L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[42]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[43].

En 2021, la commune comptait 5 416 habitants[Note 5], en diminution de 3,06 % par rapport à 2015 (Aude : +2,47 %, France hors Mayotte : +1,84 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 0871 0871 2061 3871 6071 7071 7731 9011 871
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 8881 7141 7641 7652 0012 1712 2091 8581 804
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 8402 0061 9622 0001 9922 0212 0682 0572 179
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
2 2942 9584 0075 5265 5755 4955 6465 6185 308
2015 2020 2021 - - - - - -
5 5875 4385 416------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[44] puis Insee à partir de 2006[45].)
Histogramme de l'évolution démographique

L'évolution démographique de la ville est régulière et en augmentation depuis le XIXe siècle en passant de 1 087 habitants en 1800 à 5 618 habitants en 2006. Cependant, depuis les années 1980, cette progression stagne. En 1982, le nombre total d'habitants était de 5 526 habitants. Il descend à 5 495 habitants en 1999 pour remonter en 2006 à 5 618.

Enseignement modifier

Trèbes possède deux écoles maternelles (Les Floralies et l'Aiguille) et deux écoles élémentaires (Les Floralies et l'Aiguille).

La ville possède également un collège public, le collège Gaston-Bonheur, mais ne dispose d'aucun lycée.

Manifestations culturelles et festivités modifier

  •  : Jour de la Reine V
  •  : Fête de la musique
  •  : Feu d'artifice
  • 1er weekend d'août : Tresbès é Festad'Oc

Santé modifier

Sports modifier

Cultes modifier

La communauté catholique se réunit à l'église Saint-Étienne (construite à partir du XIIIe siècle) qui dépend de la paroisse Sainte-Trinité-en-Alaric (du diocèse de Carcassonne), regroupant vingt-huit communes. La communauté musulmane dispose de deux associations cultuelles, l'association culturelle islamique de L'Aiguille, rue d'Aquitaine, et l'association islamique de l'avenue Pasteur. Les mosquées principales se trouvent à Carcassonne[46].

Économie modifier

Revenus modifier

En 2018 (données Insee publiées en ), la commune compte 2 363 ménages fiscaux[Note 6], regroupant 5 202 personnes. La médiane du revenu disponible par unité de consommation est de 17 960 [I 7] (19 240  dans le département[I 8]). 36 % des ménages fiscaux sont imposés[Note 7] ( % dans le département).

Emploi modifier

Taux de chômage
Division 2008 2013 2018
Commune[I 9] 12,4 % 15,8 % 13 %
Département[I 10] 10,2 % 12,8 % 12,6 %
France entière[I 11] 8,3 % 10 % 10 %

En 2018, la population âgée de 15 à 64 ans s'élève à 3 027 personnes, parmi lesquelles on compte 67 % d'actifs (54,1 % ayant un emploi et 13 % de chômeurs) et 33 % d'inactifs[Note 8],[I 9]. Depuis 2008, le taux de chômage communal (au sens du recensement) des 15-64 ans est supérieur à celui de la France et du département.

La commune fait partie de la couronne de l'aire d'attraction de Carcassonne, du fait qu'au moins 15 % des actifs travaillent dans le pôle[Carte 4],[I 12]. Elle compte 1 638 emplois en 2018, contre 1 538 en 2013 et 1 623 en 2008. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la commune est de 1 676, soit un indicateur de concentration d'emploi de 97,8 % et un taux d'activité parmi les 15 ans ou plus de 44,7 %[I 13].

Sur ces 1 676 actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi, 520 travaillent dans la commune, soit 31 % des habitants[I 14]. Pour se rendre au travail, 87 % des habitants utilisent un véhicule personnel ou de fonction à quatre roues, 2 % les transports en commun, 8 % s'y rendent en deux-roues, à vélo ou à pied et 3,1 % n'ont pas besoin de transport (travail au domicile)[I 15].

Activités hors agriculture modifier

Secteurs d'activités modifier

367 établissements[Note 9] sont implantés à Trèbes au . Le tableau ci-dessous en détaille le nombre par secteur d'activité et compare les ratios avec ceux du département[Note 10],[I 16].

Secteur d'activité Commune Département
Nombre % %
Ensemble 367 100 % (100 %)
Industrie manufacturière,
industries extractives et autres
25 6,8 % (8,8 %)
Construction 83 22,6 % (14 %)
Commerce de gros et de détail,
transports, hébergement et restauration
107 29,2 % (32,3 %)
Information et communication 3 0,8 % (1,6 %)
Activités financières et d'assurance 15 4,1 % (2,7 %)
Activités immobilières 13 3,5 % (5,2 %)
Activités spécialisées, scientifiques et techniques
et activités de services administratifs et de soutien
35 9,5 % (13,3 %)
Administration publique, enseignement,
santé humaine et action sociale
58 15,8 % (13,2 %)
Autres activités de services 28 7,6 % (8,8 %)

Le secteur du commerce de gros et de détail, des transports, de l'hébergement et de la restauration est prépondérant sur la commune puisqu'il représente 29,2 % du nombre total d'établissements de la commune (107 sur les 367 entreprises implantées à Trèbes), contre 32,3 % au niveau départemental[I 17].

Entreprises modifier

Les cinq entreprises ayant leur siège social sur le territoire communal qui génèrent le plus de chiffre d'affaires en 2020 sont[47] :

  • Scalec, supermarchés (17 125 k€)
  • Espe Emballages, fabrication de papier et de carton (2 822 k€)
  • Phyt'inter, commerce de gros (commerce interentreprises) de produits chimiques (1 538 k€)
  • Holding Mavibe, activités des sociétés holding (225 k€)
  • SARL Gecopa Gestion Cial En Papeterie, activités des sièges sociaux (219 k€)

Viticulture modifier

Agriculture modifier

La commune est dans la « Région viticole » de l'Aude, une petite région agricole occupant une grande partie centrale du département[48], également dénommée localement « Corbeilles Minervois et Carcasses-Limouxin »[Carte 5]. En 2020, l'orientation technico-économique de l'agriculture[Note 11] sur la commune est la viticulture[Carte 6].

1988 2000 2010 2020
Exploitations 97 35 34 29
SAU[Note 12] (ha) 1 135 1056 985 770

Le nombre d'exploitations agricoles en activité et ayant leur siège dans la commune est passé de 97 lors du recensement agricole de 1988[Note 13] à 35 en 2000 puis à 34 en 2010[50] et enfin à 29 en 2020[Carte 7], soit une baisse de 70 % en 32 ans. Le même mouvement est observé à l'échelle du département qui a perdu pendant cette période 60 % de ses exploitations[51],[Carte 8]. La surface agricole utilisée sur la commune a également diminué, passant de 1 135 ha en 1988 à 770 ha en 2020[Carte 9]. Parallèlement la surface agricole utilisée moyenne par exploitation a augmenté, passant de 12 à 27 ha[50].

Commerces modifier

Trèbes possède de nombreux commerces situés au centre de la ville : boulangerie, opticien, tabac-presse, location de vélos, boucherie-charcuterie, restaurant, publicité adhésive, pharmacie, fleuriste, poissonnerie, cave à vin, etc.

Culture locale et patrimoine modifier

Lieux et monuments modifier

  • Pont-aqueduc de l'Orbiel : Le pont-aqueduc permettant le franchissement de la rivière Orbiel par le canal des Deux-Mers est classé monument historique le . Situé à quelques centaines de mètres au nord de la ville ancienne, il a été édifié à la fin du XVIIe siècle sur des plans de Vauban[52]
  • Église Saint-Étienne :
    L'église Saint-Étienne est inscrite aux monuments historiques par un arrêté du [53]. Reconstruite en deux campagnes à la fin du XIIIe siècle et au XIVe siècle, elle est de style architectural gothique languedocien à large nef unique de sept travées, à charpente apparente sur arcs diaphragmes, avec une abside pentagonale voûtée d'ogives, plus étroite et plus basse que la nef. Cinq chapelles également voûtées d'ogives ouvrent sur les cinquième et sixième travées au nord et au sud, et sur la première travée au nord. Un portail amorcé sur la façade occidentale n'a jamais été achevé et l'église ouvre par deux portes situées au nord et au sud de la deuxième travée. Le clocher est construit au sud de la première travée.
    Une fausse voûte d'ogives en plâtre édifiée sur la nef en 1860 s'effondre partiellement en 1980. Cet incident permet de découvrir 350 corbeaux peints appartenant à la charpente primitive, qui sont alors dégagés et restaurés. Cet ensemble est exceptionnel dans la région, le décor étant resté complet[54].
  • Port de plaisance et écluse de Trèbes sur le canal du Midi.

Personnalités liées à la commune modifier

Héraldique modifier

  Blason
D'argent à trois lettres B majuscules d'azur, au chef d'azur également, chargé de trois fleurs de lys d'or.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi modifier

Bibliographie modifier

Articles connexes modifier

Liens externes modifier

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Notes et références modifier

Notes et cartes modifier

  • Notes
  1. Les ZNIEFF de type 1 sont des secteurs d’une superficie en général limitée, caractérisés par la présence d’espèces, d’association d’espèces ou de milieux rares, remarquables, ou caractéristiques du milieu du patrimoine naturel régional ou national.
  2. Selon le zonage publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  3. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  4. Le classement des barrages est fonction de deux paramètres : hauteur et volume retenu[30].
  5. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2024, millésimée 2021, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2023, date de référence statistique : 1er janvier 2021.
  6. Un ménage fiscal est constitué par le regroupement des foyers fiscaux répertoriés dans un même logement. Son existence, une année donnée, tient au fait que coïncident au moins une déclaration indépendante de revenus et l’occupation d’un logement connu à la taxe d’habitation.
  7. La part des ménages fiscaux imposés est le pourcentage des ménages fiscaux qui ont un impôt à acquitter au titre de l'impôt sur le revenu des personnes physiques. L'impôt à acquitter pour un ménage fiscal correspond à la somme des impôts à acquitter par les foyers fiscaux qui le composent.
  8. Les inactifs regroupent, au sens de l'Insee, les élèves, les étudiants, les stagiaires non rémunérés, les pré-retraités, les retraités et les autres inactifs.
  9. L'établissement, au sens de l’Insee, est une unité de production géographiquement individualisée, mais juridiquement dépendante de l'unité légale. Il produit des biens ou des services.
  10. Le champ de ce tableau couvre les activités marchandes hors agriculture.
  11. L'orientation technico-économique est la production dominante de l'exploitation, déterminée selon la contribution de chaque surface ou cheptel à la production brute standard.
  12. Les données relatives à la surface agricole utilisée (SAU) sont localisées à la commune où se situe le lieu principal de production de chaque exploitation. Les chiffres d'une commune doivent donc être interprétés avec prudence, une exploitation pouvant exercer son activité sur plusieurs communes, ou plusieurs départements voire plusieurs régions.
  13. Le recensement agricole est une opération décennale européenne et obligatoire qui a pour objectif d'actualiser les données sur l'agriculture française et de mesurer son poids dans l'agriculture européenne[49].
  • Cartes
  1. « Réseau hydrographique de Trèbes » sur Géoportail (consulté le 8 décembre 2021).
  2. IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).
  3. « Cartographie interactive de l'exposition des sols au retrait-gonflement des argiles », sur infoterre.brgm.fr (consulté le ).
  4. Agence nationale de la cohésion des territoires, « Carte de la commune dans le zonage des aires d'attraction de villes. », sur l'observatoire des territoires (consulté le ).
  5. [PDF]« Carte des petites régions agricoles (PRA) dans l’Aude »(Archive.orgWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur aude.gouv.fr (consulté le ).
  6. « Recensement agricole 2020 - Carte de la spécialisation de la production agricole par commune », sur stats.agriculture.gouv.fr (consulté le ).
  7. « Recensement agricole 2020 - Carte du nombre d'exploitations et de la surface agricole utilisée (SAU) moyenne par commune », sur stats.agriculture.gouv.fr (consulté le ).
  8. « Recensement agricole 2020 - Carte du nombre d'exploitations et de la surface agricole utilisée par département », sur stats.agriculture.gouv.fr (consulté le ).
  9. « Recensement agricole 2020 - Carte de la surface agricole utilisée (SAU) par commune et de la SAU moyenne », sur stats.agriculture.gouv.fr (consulté le ).

Références modifier

Site de l'Insee modifier

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  2. « Unité urbaine 2020 de Trèbes » (consulté le ).
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  4. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », (consulté le ).
  5. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », (consulté le ).
  6. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », (consulté le ).
  7. « REV T1 - Ménages fiscaux de l'année 2018 à Trèbes » (consulté le ).
  8. « REV T1 - Ménages fiscaux de l'année 2018 dans l'Aude » (consulté le ).
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  11. « Emp T1 - Population de 15 à 64 ans par type d'activité en 2018 dans la France entière » (consulté le ).
  12. « Base des aires d'attraction des villes 2020 », sur site de l'Insee (consulté le ).
  13. « Emp T5 - Emploi et activité en 2018 à Trèbes » (consulté le ).
  14. « ACT T4 - Lieu de travail des actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi qui résident dans la commune en 2018 » (consulté le ).
  15. « ACT G2 - Part des moyens de transport utilisés pour se rendre au travail en 2018 » (consulté le ).
  16. « DEN T5 - Nombre d'établissements par secteur d'activité au 31 décembre 2019 à Trèbes » (consulté le ).
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Autres sources modifier

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  2. Carte IGN sous Géoportail
  3. « Découpage en régions hydrographiques », sur sandre.eaufrance.fr (consulté le ).
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  5. « Fiche communale de Trèbes », sur le système d'information pour la gestion des eaux souterraines en Occitanie (consulté le ).
  6. Sandre, « le canal du Midi »
  7. Sandre, « l'Aude »
  8. Sandre, « l'Orbiel »
  9. Sandre, « le ruisseau de Carrel »
  10. Sandre, « le Rieu »
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  34. Claude de Vic, Joseph Vaissete, Ernest Roschach « Histoire générale de Languedoc avec des notes et les pièces justificatives », 1840, vol 9, page 59, lire en ligne [3]
  35. Jean Villain, La France moderne, t. 3, p. 727 et Hubert Vergnette Lamotte, Filiations languedociennes, t. 2, p. 12.
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  41. « Agglomérations et villes de l'Aude », SPLAF (consulté le ).
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  44. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  45. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020 et 2021.
  46. Annuaire des mosquées et salles de prière de l'Aude
  47. « Entreprises à Trèbes », sur entreprises.lefigaro.fr (consulté le ).
  48. « Les régions agricoles (RA), petites régions agricoles(PRA) - Année de référence : 2017 », sur agreste.agriculture.gouv.fr (consulté le ).
  49. Présentation des premiers résultats du recensement agricole 2020, Ministère de l’agriculture et de l’alimentation, 10 décembre 2021
  50. a et b « Fiche de recensement agricole - Exploitations ayant leur siège dans la commune de Trèbes - Données générales », sur recensement-agricole.agriculture.gouv.fr (consulté le ).
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  52. Notice no PA00102912.
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  54. Notice no IA11000041.