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Philippe du Puy de Clinchamps

journaliste français
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Du Puy et PPC.
Philippe du Puy de Clinchamps
Alias
Franz-Rudolf Falk, Philippe de Clinchamps, Philippe Géry, P.P.C., Antoine Bouch, Charondas
Naissance
Nice, Drapeau de la France France
Décès (à 58 ans)
Nancy, Drapeau de la France France
Activité principale
Historien de la noblesse, romancier, journaliste
Auteur
Langue d’écriture Français
Genres
Ouvrages didactique sur la noblesse, roman policier, roman d’espionnage

Philippe du Puy de Clinchamps (né le à Nice et mort le à Nancy), est un auteur d'ouvrages sur la noblesse dont certains sont encore réédités de nos jours, mais aussi un romancier et un journaliste français. Il est également connu sous les noms de plume de Franz-Rudolf Falk, Philippe de Clinchamps, Philippe Géry, P.P.C., Antoine Bouch, Charondas[1].

Sommaire

BiographieModifier

La famille du Puy de Clinchamps (anciennement Dupuis)[2] appartient à la noblesse de Lorraine. Gustave Chaix d'Est-Ange fait remonter la filiation à Didier Dupuis reçu en 1486 conseiller auditeur en la chambre des comptes de Bar[2]. Dans La Noblesse, Philippe du Puy de Clinchamps, pour montrer que les races nobles avaient régulièrement à prouver leur qualité, donne sa famille en exemple : elle est maintenue dans sa noblesse en 1634 par la Chambre des comptes du duché de Bar ; en 1668 par le jugement de M. de Caumartin, intendant de Champagne, sur preuves remontant à 1552 ; en 1730 devant le conseil du duc de Lorraine, où elle fut décorée du titre de baron (information non confirmée par Gustave Chaix d'Est-Ange) ; en 1756 devant le conseil aulique du duc Stanislas et roi de Pologne, où elle fut reçue dans les cadets gentilshommes, en 1761 et 1762 devant la même autorité et pour la même raison. Elle acquiert par mariage la seigneurie de Clinchamps, dont elle conserve le nom. Elle fait son entrée à l'Association d'entraide de la noblesse française (ANF) en 1946. La famille Dupuy a fourni un grand nombre de magistrats, des officiers distingués, dont plusieurs ont été tués à l'ennemi écrit Chaix d'Est-Ange[2].

Philippe du Puy de Clinchamps est l'arrière-petit-fils de Philippe-Félix-Théodore Dupuy, né en 1802 à Montier (Meuse) et mort en 1851 à Girancourt (Vosges), ledit Philippe-Félix-Théodore étant lui-même le petit-fils de Nicolas-Philippe du Puy, seigneur de Lezéville, maire de Lezéville, né le 3 décembre 1748 au château de Lezéville, mort le 2 novembre 1808 au château de Lezéville. Reçu cadet gentilhomme par Stanislas, duc de Lorraine, le , il épouse par la suite, le à Clinchamp, Marie Anne Piot, dame de Clinchamp, qui lui apporte la seigneurie. Ses descendants obtiennent de rectifier leur nom Dupuy en "du Puy de Clinchamps" par une décision du Tribunal de Wassy en date du [3].

Philippe du Puy de Clinchamps entre à L'Aurore comme reporter, puis dirige à partir de 1951 la revue L’Intermédiaire des chercheurs et curieux (ICC), fondée en 1864 par Charles Read, et dont il contribue à relancer une nouvelle série.

En 1954, il lance la collection des Cahiers nobles, (série tirée à 666 exemplaires et certains à 444 exemplaires seulement), qui rassemble, en trente-sept cahiers et vingt titres, quatorze auteurs de la question nobiliaire. Il y signe sous les pseudonymes d’Antoine Bouch et surtout Charondas[1]. Un des fascicules est consacré par exemple au Jockey Club de Paris, considéré à l'époque et depuis quelques générations comme l'un des clubs les plus aristocratiques de France, et il y analyse le passé nobiliaire, ou pas, des familles des membres de ce club[4]. Il publie en 1957 le Cahier noir qui répertorie des familles de la bourgeoisie française qui portent des titres de noblesse en donnant sur chaque famille un petit résumé généalogique de son histoire.

Il est l'auteur de plusieurs ouvrages, notamment des recueils de la collection Que sais-je ?, autour des thèmes de la noblesse et du royalisme. Dans Le Royalisme, paru en 1981, il consacre quelques pages au comte de Chambord. Il juge assez sévèrement l'attitude du prince, qui, tenant d'une monarchie traditionnelle, mais n'ayant pas d'enfant, aurait dû admettre que « l'avenir ne lui appartenait pas » et composer avec les Orléans, bien que libéraux. Il qualifie d'« un peu ridicule » sa conduite en novembre 1873 à Versailles, quand après avoir rejeté quelques jours auparavant le drapeau tricolore, et avec lui la couronne que les parlementaires étaient prêts à lui offrir, il sembla changer d'avis (« il était prêt à mettre un peu de vin rouge dans l'eau blanche de ses opinions », dit élégamment l'auteur), se rendit à Versailles, mais attendit dans son appartement de la rue Saint-Louis, sans rien faire, qu'on l'appelât. Enfin, il lui reproche d'être mort sans avoir appelé les partisans de la monarchie à se rallier aux Orléans. Il laisse transparaître à travers son œuvre ses penchants favorables au royalisme.

Par ailleurs, il est directeur, dès l'après-guerre, de la collection de littérature policière « La Mauvaise Chance » des éditions Athéné/Portulan. Il utilise là encore différents pseudonymes. Il fait ainsi paraître, sous le pseudonyme de Franz-Rudolph Falk présenté comme un écrivain allemand, cinq romans policiers prétendument traduits en français par Philippe Géry. Sous ce dernier pseudonyme, il est l'auteur d'un roman d'espionnage. Le Dictionnaire des littératures policières qualifie « ces romans d'un grand lyrisme (qui) détonnent au sein de la production d'après-guerre. Leurs étranges tonalités en font des œuvres singulières dans notre littérature policière »[5].

Il meurt en 1971, dans un accident de voiture en Lorraine[6].

Son fils, Patrice du Puy de Clinchamps (1945- ) est aussi journaliste et écrivain[7]. En septembre 2004, il a lancé la maison d'édition Patrice du Puy-Éditeur, qui a pris la suite de ICC-Éditions dont l’activité éditoriale, depuis 1954, était liée à la revue L'Intermédiaire des chercheurs et curieux.

Œuvres sur la noblesse, la fausse noblesse et autres sujets sociétaux liésModifier

  • Cahiers nobles, Le Cahier noir, années 1950.
  • Un juge d'armes au Jockey-club, 1954.
  • La Noblesse, PUF, collection Que sais-je ? (no 830), 1959, réédité en 1996.
  • La Chevalerie, PUF, 1961 (épuisé).
  • Les Grandes Dynasties, PUF, collection Que sais-je ? (no 1178), 1965 (épuisé).
  • Le Snobisme, PUF, 1966 (épuisé).
  • À quel titre ?, Les Cahiers nobles, 1970.
  • Le Royalisme, PUF, 1981 (épuisé).

Postérité de son œuvreModifier

Le fond des Cahiers nobles est aujourd’hui la propriété de son fils, Patrice du Puy-Éditeur. Huit de ces titres ont fait à ce jour l’objet d’une réédition. Nous y trouvons Carnet des familles nobles, les Honneurs de la Cour, les Pairs de France sous l'ancien régime, le Bon plaisir, le Cahier noir, le Catalogue de la noblesse française contemporaine, Souverains et prétendants, les deux livres de Blaise d'Ostende-à-Arlon sur la noblesse belge d'aujourd'hui et celui sur la noblesse belge d'apparence sont un ensemble (888 exemplaires) des trois auteurs belges abrités sous ce pseudonyme collectif. Un très rare exemplaire illustré de cette collection est intitulé L'Héraldique de Saint Louis et de ses compagnons (no 27 de 1966).

Parallèlement, ICC-Éditions publie des ouvrages sur la vraie et la fausse noblesse (Le Gotha français, ...), des travaux généalogiques (Le Sang des Rothschild, La Parentèle de Charles et Yvonne de Gaulle, La Descendance de Marie-Thérèse de Habsburg, La Descendance de Frédéric-Eugène de Wurtemberg, La Descendance du duc de Berry, La Descendance de François-Joseph Ier d’Autriche), des ouvrages de recherche (Dictionnaire et armorial de l’épiscopat français, Les Preuves de noblesse au XVIIIe siècle), des mémoires et documents alors introuvables (La Chronique de Guillaume Tyr, L’Alimentation de tous les peuples et de tous les temps jusqu'au XVIe siècle).

Le Que sais-je ? sur La Noblesse publié en 1959 a été réédité en 1996.

Œuvres policièresModifier

Signées Franz-Rudolph FalkModifier

  • On a tué pendant l'escale, Éditions Athéné, coll. « Mauvaise chance » no 2 (1945)
  • L'homme m'a raconté..., Éditions Portulan, coll. « Mauvaise chance » no 9 (1946)
  • Nous, les assassins, Éditions Portulan, coll. « Mauvaise chance » no 18 (1947)
  • Les corbeaux croassent sur la ville, Éditions Portulan, coll. « Mauvaise chance » no 25 (1947)
  • Les Pendus de peu d'importance, Éditions Portulan, coll. « Mauvaise chance » no 32 (1948)

Signée Philippe GéryModifier

  • Un prince d'autrefois, Éditions Gerfaut (1958)

BibliographieModifier

  • Dictionnaire et armorial de la noblesse : recueil des familles nobles ou titrées en France subsistantes au XXIe siècle, donnant les armes et la filiation... Tome premier (familles de A à C), Paris, P. Du Puy, 2005 (ISBN 2-90800326-0)
  • Dictionnaire et armorial de la noblesse : Tome deuxième (familles de D à K), Paris, P. Du Puy, 2006 (ISBN 2-908003-29-5)
  • Dictionnaire et armorial de la noblesse : Tome troisième (familles de L à O), Paris, P. Du Puy, 2007 (ISBN 2-908003-33-3)
  • Dictionnaire et armorial de la noblesse : Tome quatrième (familles de P à Z), Paris, P. Du Puy, 2008 (ISBN 2-908003-37-6)
  • Dictionnaire et armorial de la noblesse : Tome cinquième - supplément (addenda et errata), Paris, P. Du Puy, 2009 (ISBN 2-908003-42-2)
  • Gustave Chaix d'Est-Ange, Dictionnaire des familles françaises anciennes ou notables à la fin du XIXe siècle, t. 15, (lire en ligne), p. 156 à 158

SourcesModifier

Notes et référencesModifier

  1. a et b notice BnF no FRBNF11951279
  2. a b et c Gustave Chaix d'Est-Ange, Dictionnaire des familles françaises anciennes ou notables à la fin du XIXe siècle, tome 15, pages 156 à 158 Dupuy de Clinchamps.
  3. "À ce titre", de Labarre de Raillicourt
  4. Jacqueline Piatier, « Un " Juge d’armes " au Jockey Club », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  5. Claude Mesplède, Dictionnaire des littératures policières, vol. 1, , p. 443
  6. « Décès de Philippe du Puy de Clinchamps », L'Intermédiaire des chercheurs et curieux,‎ (lire en ligne)
  7. « Patrice Du Puy de Clinchamps », sur http://data.bnf.fr

Articles connexesModifier

Liens externesModifier