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Delphine de Malherbe, née le 10 janvier 1973, est romancière, metteur en scène, scénariste. Elle a débuté dans ce métier comme journaliste, pigiste, dramaturge, actrice française et chroniqueuse comme lui conseilla Jean Marais : apprendre à dire les mots pour mieux les écrire. Elle prépare son prochain roman et son premier film comme réalisatrice. Entre deux œuvres, elle fait parfois des performances comme auteur-compositeur-interprète.

BiographieModifier

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Fille de Claire de Malherbe et de Bernard de Malherbe, Delphine de Malherbe, née le 10 janvier 1973, fut révélée avec son premier roman La Femme interdite aux Éditions Jean-Claude Lattès.

Elle épouse Cyril Jarousseau en 2003.

Elle est la jeune écrivain et metteur en scène ayant dirigé le plus de tête d'affiches masculines en un temps record, avec Joelle Benchimol à l'assistanat, dans Inconnu à cette adresse [1] de Kressman Taylor adaptation Michèle Levy-Bram au Théâtre Antoine [2], chez Laurent Ruquier et Jean-Marc Dumontet. Sous la direction déléguée du Théâtre de Stéphanie Bataille. Stéphanie Bataille qui gérera les droits et la suite des distributions d'acteurs en accord avec l'équipe.

Sa mise en scène de Inconnu à cette adresse est lancée en 2012 au théâtre Antoine avec Gérard Darmon et Dominique Pinon[3],[4]. Les plus grands acteurs de la scène française se relaient chaque mois pour jouer dans ce spectacle qu'elle met en scène : Thierry Fremont, Nicolas Vaude, Charles Berling, Michel Boujenah, Thierry Lhermitte, Patrick Timsit, Pascal Elbé, Bruno Solo, Samuel Le Bihan, Jean-Paul Rouve, Elie Semoun, Patrick Chesnais, Gaspard Proust, Stéphane Guillon, Eric Elmosnino, Jean-Pierre Daroussin, Jean Benguigui, Francis Huster, Francis Lalanne, Martin Lamotte, Tcheky Karyo, Richard Berry, Franck Dubosc, François Rollin et Ariel Wizman (liste complète en cours). Décor: Philippe Lancoulaine. Musique: Michel Winogradoff. Lumière: Marie-Hélène Pinon. Meilleure pièce de l'année 2013 aux Globes de Cristal[réf. nécessaire] pour le Théâtre Antoine. « Nous nous sommes tous mis au service de ce texte, un chef-d'œuvre, dit-elle, sans savoir si le public continuerait de venir après sa création. Il n'y a eu aucun calcul. Qui savait que ça marcherait ? Pour moi, au-delà du prodige artistique et littéraire de cette "correspondance" devenue théâtre dont nous n'avons pas changé un mot, il convenait de montrer à nouveau par la scène, ce qui ne devait plus jamais advenir dans la vie : la guerre et le racisme Avant de partir en tournée, la pièce sera jouée au Théâtre du Chêne Noir du Festival d'Avignon où elle sera reprise au Théâtre des Carmes. »

Les thèmes privilégiés de Delphine de Malherbe, en tant qu'écrivain, comme en tant que metteur en scène, sont : la recherche de la « réussite d'une vie », et non la quête de la « réussite » tout court (A l'heure où les hommes vivent, Éditions Plon), la question de la foi (N'ayez pas peur de croire, Éditions Jean-Claude Lattès, témoignages sur ce sujet avec Robert Hossein, Dominique Besnehard, Claude Lelouchetc.). Mais aussi la résilience (La femme interdite, Édition Jean-Claude Lattès, La Fille à la vodka, Éditions Plon), les choix de vie et sa capacité à être fidèle à ses valeurs, ses amis, son amour dans des contextes historiques : (Inconnu à cette Adresse)... et enfin : la notion de la place de l'âme dans la sexualité d'un couple dans un opuscule inspiré par le travail de peintre d'Isild le Besco, opuscule illustré par Isild (Vie érotique édité chez Robert Laffont). Isild dont elle a précédemment édité son premier roman, chez Anabet éditions, maison dirigée par Nathalie Guiot.

Dès l'âge de 16 ans, encore élève à Sainte Ursule Louise de Bettigny et amie des élèves du lycée Carnot, elle rêve d'être une artiste complète. Quand d'autres voudraient devenir Balzac, James Dean ou Marilyn, pompier, princesse ou infirmière, Delphine fantasme sur les parcours libres de Jean Cocteau, Colette ou Patti Smith pour ne citer qu'eux, en résumé vraiment . « Ce sera ça, ou le couvent », dit-elle enfant en riant, très marquée par son éducation religieuse. Ces trois personnalités n'avaient en effet pas peur d'écrire, de mettre en scène, de dire ou de jouer des textes sans craindre les étiquettes.

Delphine de Malherbe cherche à proposer un univers. Et non, « chercher à avoir une bonne note dans une seule discipline ». Être LA meilleure ne l'intéresse pas. "C'est restrictif, "piégeux", vaniteux et non humain pour ne pas dire inhumain. " De fait, Delphine cumule très jeune une foule de métiers « pour gagner sa vie, connaître, respirer, les milieux, profils et caractères". Mannequin, serveuse, documentariste, baby sitter, assistante, télévendeuse, pion, (liste des employeurs déposée, de RTL en passant par le CPSS de la Chambre de commerce et d'industrie de Paris)... elle finance ainsi avec l'aide de sa mère Claire de Malherbe le Cours Simon où elle s'inscrit pour une formation Théâtre (deux années d'études prépa lycéennes et 2 années études professionnelles), car l'acteur Jean Marais lui a conseillé d'apprendre à dire des dialogues pour pouvoir les écrire. Comme tout aspirant écrivain, elle connaît des premières années « galères », s'inscrit également en Lettres modernes et Langues étrangères pour une année ou plus à la Faculté de la Sorbonne Nouvelle. Dès lors, elle écrit jour et nuit pour travailler à son premier roman et monte sa compagnie de théâtre « Les Soleils rouges » tout en suivant des stages d'écriture et de mise en scène théâtre et cinéma. Elle crée ainsi sur les scènes ouvertes de l'Espace Jemmapes et du Théâtre de la Plaine sa première pièce de théâtre : L'Affront d'un rêve parrainée par Philippe Léotard et Jacques Higelin. Avec sa deuxième pièce Misogynes, elle gagne ensuite le concours comme auteure Premier Geste de l'Espace Kiron et du Théâtre national de Chaillot. Sophie Demichel met en scène une première fois Misogynes à l'espace Kiron, femme de théâtre et philosophe avec laquelle s'associera pour créer l'association À vos masques avec d'autres compagnies. Il en naîtra entre autres la mise en scène de Deburau de Sacha Guitry, mise en scène Cyril Jarousseau à Lyon et au théâtre Déjazet. D'autres très beaux projets, mais Delphine préfère se retirer de l'association À vos masques et clôt Les Soleils rouges pour raisons personnelles, et sans ruptures amicales. Dans le même théâtre Déjazet, une reprise de Misogynes dans une autre version aura lieu, cette fois dirigée par Cyril Jarousseau et son auteur Delphine de Malherbe avec Bertrand Nadler. Misanthropes, son troisième opus aux éditions l'Œil du Prince, sera lu en clôture du Salon du livre de Paris par Andréa Ferréol, Delphine Depardieu, Henri Courseaux, Fiona Gélin et Laura Préjean. Texte avec lequel elle obtient une bourse du Centre national du livre. Elle aura ainsi joué sous la direction de Cyril Jarousseau, David Sztulman, Sophie Demichel, Catherine Breillat, Patrice Leconte, premiers rôles au Théâtre, petits au Cinéma.

Dans les médias, elle fait ses armes sur Aligre FM dans La nuit ne sert pas qu'à dormir, émission culturelle qu'elle co-présente. Chroniqueuse littéraire dans Vol de nuit ou Des livres et moi, entre autres, elle commence dès lors à signer chaque semaine des portraits d'acteurs et de metteurs en scène pendant presque 10 ans principalement pour le Journal du dimanche (ponctuellement pour Elle, Paris Match, Le Magazine littéraire, Psychologies...) . Pour le Journal catalogue Iconofly d'Olivia Morel Bransbourg et Claire Chabrière, elle signe des édito, et la rédaction des numéros. Elle écrit pour le Grand Livre du Mois. Un peu de com pour deux catalogues de ventes en plus de ses portraits de journaliste, puis elle arrêtera pour se consacrer entièrement à son œuvre. Pour creuser le sillon, "se sentir libre" et élargir son univers. Souvent, quand un de ses livres sort, elle dit également des textes de sa plume en musique, comme récemment sur les scènes des Théâtre des Déchargeurs de l'Espace Kiron ou du Théâtre du Gymnase (produite par Sylvain Meyniac et Dimitri Bacquet Weelbe productions. Musiciens; Jerôme Sarfati (co-compo sur deux titres), Philippe Rack, Laurent Guillet. Puis sur deux autres titres : co-compo Philippe Jakko et Patrick Eudeline via Matthieu Alterman). Pour ce qui est de la musique et de la danse, Delphine suit durant ses années lycée une formation au solfège à l'École Normale de Musique, à l'école Odette Courtiade Nicole Rivière et Cours de Paris Danse Clichy. Elle apprend le piano et la guitare lors de cours particuliers avec Madame Salagnac et son parrain. Coach Vocal avant ses concerts : Yael Benzaquen et Barbara Danger.)

En 2006 avec la sortie son premier roman La Femme interdite, édité par Karina Hocine Bellanger pour les Éditions Jean-Claude Lattès, son travail est reconnu par le public et la critique. Elle signera ensuite La Fille à la vodka[5], son deuxième roman, édité par Muriel Beyer pour les Éditions Plon (Photo Jacquie GZ), qui sera également distingué comme son premier roman par la presse et des émissions TV à forte audiences comme celles de Thierry Ardisson : Tout le monde en parle puis Salut les Terriens ! produites par Catherine Barma. Et entre-temps, comme vue plus haut, des ouvrages et essais sur la Foi (Vol de nuit chez Patrick Poivre d'Arvor produit par Anne Barrère), l'amour, ou la déclinaison de la passion amoureuse, "la passion étant le contraire de l'amour", (voir références. dont les émissions remarquables de Brigitte Kernel sur France Inter) Comme elle obtient des prix comme auteur de théâtre, elle devient metteur en scène des pièces qu'elle signe, dont Une passion Anaïs Nin-Henry Miller, librement inspirée du journal d'Anaïs Nin, jouée en 2010 au théâtre Marigny. Delphine de Malherbe raconte, assistée par Caroline Duffau sous la direction de Pierre Lescure, comment ces deux créateurs, respectivement joués par Évelyne Bouix et Laurent Grévill, sont tombés amoureux[6]. Comme David Foenkinos, Brigitte Kernel, Philippe Grimbert ou Alma Brami entre autres, elle se livre ensuite à un jeu de portrait fictif dans la collection Miroir d'Amanda Sthers en signant l'ouvrage L'aimer ou le fuir chez Plon, inspiré d'un épisode de la vie de l'écrivain Colette.

Cette jeune femme qui « se bat pour le respect à condition de l'être », a signé un premier roman qui traitait d'une "peur des hommes dépassée, guérie", entre autres résilience. Comme vu en début d'article, elle se retrouve la première fille metteur en scène à diriger autant de têtes d'affiches masculines en un temps record sans l'avoir programmé. Elle confie au journal La Vie détester « le pouvoir » en tant que tel. Mystère de l'alchimie de l'imaginaire nécessaire à l'écriture, de l'autorité naturelle nécessaire à la mise en scène, de l'empathie et de la distance. Inconnu à cette Adresse

En 2013, elle participe au festival Le Paris des Femmes, festival créé au Théâtre des Mathurins par Véronique Olmi, Anne Rotenberg et Michele Fitoussi. (Participent entre autres auteurs selon les années : Eve Ensler, Murielle Magellan, Karine Tuil, Véronique Olmi, Michèle Fitoussi, Amanda Sthers, Nina Bouraoui, Nathalie Kuperman, Lydie Salvayre, Amélie Nothomb, Émilie Frèche ou Carole Martinez et tant d'autres jeunes femmes et femmes de talent.)

En janvier 2014, elle signe son dernier roman À l'heure où les hommes vivent, toujours édité par Muriel Beyer pour les Éditions Plon à la Librairie La Hune où l'artiste Delphine Montebello expose aussi des dessins. Elle précise au journal Le Nouvel Observateur, la préparation de son premier film en tant que scénariste et réalisatrice produit par Christophe Lambert. Projet sur pause aujourd'hui.

Justement interviewée sur la notion de « femme puissante » pour le numéro anniversaire (parution novembre 2014) du journal Marie Claire[7],où elle est sélectionnée avec 60 autres personnalités (de Tony Gatlif à Sylvie Testud, Agnès B, Inès de la Fressange, Jean-Charles de Castelbajac, Nina Bouraoui, etc.) dans le supplément, elle dit : « La puissance, c'est d'abord la fragilité. La connaître. Une fois que l'on sait qui l'on est, on peut rester fragile, on peut oser être protégée par l'homme qu'on aime parce qu'on sait faire du bien aux autres, on n'est plus du tout préoccupé par soi, on peut être doux et altruiste. Le pouvoir, c'est de se connaître. Une femme puissante possède tous les pouvoirs mais elle en méprise l'abus sinon elle devient un homme comme les autres. Oscillant entre douceur extrême et fermeté... »

Dès le 4 novembre 2014, elle met en scène la pièce Fratricide de Dominique Warluzel au théâtre de Poche chez Philippe Tesson avec Jean-Pierre Kalfon et Pierre Santini[8]. Décors : Catherine Bluwal. Lumières : Marie-Hélène Pinon. Musique : Sylvain Meyniac.

Entre 2014 et 2016, elle signe son propre long métrage (scénariste et réalisatrice) et cosigne un second long métrage (uniquement comme coscénariste avec Fabienne Facco et Corinne Touzet) dont elle arrête les deux développements pour raisons personnelles en accord avec les équipes de productions (Yes Productions, Relax Productions, Pan Européenne.)

En 2017 et 2018, entre lectures pour des prix littéraires dont le Prix Rive Gauche, une de ses mises en scène de théâtre tourne toujours : Inconnu à cette adresse. Sinon, elle travaille à son prochain roman et à premier long métrage comme scénariste et réalisatrice, sans rapport avec ses précédentes mises en scène.

ŒuvresModifier

LittératureModifier

ThéâtreModifier

Collectifs :

Mise en scèneModifier

  • L'Affront d'un rêve écrit et mis en scène par Delphine de Malherbe à l'Espaces Jemmapes et au Théâtre de la Plaine. Parrainage Jacques Higelin et Philippe Léotard. Avec Virginie Fauvel, Anabel Legrand, Judith d'Aleazzo, Franck Chassagnat, Christelle Stern, Christophe Rouleau, Sophie Demichel.
  • Misogynes en co-mise en scène avec Cyril Jarousseau au Théâtre Déjazet après avoir été mis en scène à Kiron Espace par Sophie Demichel.
  • Inconnu à cette adresse de Kressman Taylor mise en scène Delphine de Malherbe au théâtre Antoine chez Jean-Marc Dumontet et Laurent Ruquier avec une succession de plus de 30 têtes d'affiches. Création avec Gérard Darmon et Domnique Pinon.
  • Une passion mise en scène d'un texte librement inspiré des écrits de Anaïs Nin et Henry Miller du Journal d'Anaïs Nin par Delphine de Malherbe au théâtre Marigny dirigé par Pierre Lescure.
  • Fratricide de Dominique Warluzel au théâtre de Poche Montparnasse dirigé par Philippe Tesson, Charlotte Rondelez et Stéphanie Tesson. Avec toute l'équipe technique citée plus haut. Jouée par Pierre Santini, Jean-Pierre Kalfon, Bertrand Nadler, Franck Bordes, Tournée produite par Pascal Legros.

Notes et référencesModifier

Lien externeModifier