Ouvrir le menu principal

Sionisme

idéologie politique fondée sur un sentiment national juif israélien
Cet article se consacre à l'analyse des courants idéologiques sionistes ainsi qu'aux mises en pratique qu'ils ont suscitées. Pour le détail de son histoire, voir : Histoire du sionisme.
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Sionisme (homonymie).
Theodor Herzl, auteur du manifeste sioniste L'État des Juifs.

Le sionisme est l'un des mouvements politiques nationaux du xixe siècle et du xxe siècle, qui visait au rétablissement d'une souveraineté juive en Palestine et qui a abouti à la création de l'État d'Israël en 1948.

Initié par Herzl à Bâle en 1897, ce mouvement politique a été porté par une série de vingt-deux congrès sionistes internationaux (1897-1945) et des institutions comme l'Organisation sioniste mondiale (1897), l'Anglo-Palestine Bank (1902), l'Agence juive exécutive (1929) et le Congrès juif mondial diplomatique (1936). Il a suscité l'immigration en Palestine de Juifs, qui s'y sont organisés en foyer national dès avant la Seconde guerre mondiale.

Après 1948 et la création de l'Etat d'Israël, le sionisme devient un mouvement qui soutient idéologiquement le développement du jeune État et l'appel aux immigrants. Depuis les années 1970s, le sionisme est confronté à un débat interne sur la spécificité juive d'Israël, entre post-sionistes qui aspirent à davantage de normalité, et néo-sionistes pour qui l'exigence du messianisme biblique reste à actualiser.

Antérieurement, depuis la fin du vie siècle av. J.-C. le sionisme était la nostalgie de Sion, permanente dans les consciences juives depuis l'exil. L'aspiration à revenir en Terre d'Israël y a généré la continuité d'une présence juive en dépit des siècles de persécution et dispersion.

TerminologieModifier

Le terme « sionisme » fait référence au « retour à Sion »[1], Sion étant un synonyme utilisé pour Jérusalem, et par extension la terre d'Israël[2]. Le terme apparaît pour la première fois en 1890 sous la plume de Nathan Birnbaum[3],[Note 1].

Histoire du sionismeModifier

Article détaillé : Histoire du sionisme.

Idéologies sionistes avant 1948Modifier

Eschatologie juiveModifier

Au cours de l'Antiquité, les populations juives se sont largement dispersées, d'abord autour de la Méditerranée et au Moyen-Orient, puis en Europe. Le lien entre les populations juives actuelles et les juifs de l'Antiquité n'est pas total, des conversions ayant existé dans l'Antiquité, et même après[4],[5],[6],[7], même si des études génétiques montrent le maintien de certains marqueurs génétiques typiquement moyen-orientaux dans la majorité des populations juives[8].

Mais indépendamment des origines géographiques des communautés, les Juifs ont toujours affirmé leur nostalgie de Jérusalem comme dans le psaume 137 composé lors du premier exil à Babylone au VIe siècle av. J.-C. : « Si je t’oublie jamais, Jérusalem, que ma droite me refuse son service ! Que ma langue s’attache à mon palais, si je ne me souviens toujours de toi, si je ne place Jérusalem au sommet de toutes mes joies ! »[9]. Depuis la destruction du Temple en 70, à la suite de la première guerre judéo-romaine de 66-73, une partie des Juifs exprime le désir de se rassembler en « Eretz Israel ». Ainsi, tous les ans durant la fête de Pessah, le souhait L'an prochain à Jérusalem est prononcé, et des petits groupes de Juifs religieux « montent » régulièrement en Terre sainte depuis l'Antiquité, surtout vers les villes saintes de Safed, Tibériade, Hébron et Jérusalem. L'eschatologie juive affirme aussi la venue d'un messie qui ramènera les Juifs sur leur terre. Ainsi pour Maïmonide : « Les Temps messianiques auront lieu lorsque les Juifs regagneront leur indépendance et retourneront tous en terre d'Israël[10] ».

Un projet politiqueModifier

 
Léon Pinsker, auteur de la brochure Auto-émancipation et l'un des chefs de l'organisation des Amants de Sion.
 
Délégations du premier congrès sioniste en 1897

Le mouvement sioniste moderne est né au XIXe siècle parmi les Juifs d'Europe centrale et de l'est en réaction à la montée de l'antisémitisme, des pogroms et en réaction à l'affirmation du nationalisme et de l'irrédentisme en Europe[11], mais aussi en Europe occidentale, à la suite du choc causé par l'affaire Dreyfus – qui compte parmi les motifs du lancement du congrès sioniste par Theodor Herzl[12].

Bien qu'ayant des caractères spécifiques du fait de la dispersion des Juifs, ce mouvement est contemporain de l'affirmation d'autres nationalités en Europe. Dès 1862, Moses Hess annonçait que « la renaissance de l'Italie annonce la résurrection de la Judée.[13] » Peu de temps après, suite au rapport de Charles Netter sur la Situation des Israélites d'Orient[14], l'Alliance Israélite Universelle ouvre en 1870 la première implantation juive moderne en Palestine[15], une école agricole, Mikvé-Israël, près de Jaffa[16].

Le sionisme s'appuie sur le lien qu'entretient le peuple juif avec la Terre d'Israël par la pratique religieuse au cours de l'exil[17] ainsi que sur l'idéalisme d'une renaissance de la patrie juive[18],[19] à des fins messianiques[20]. Le nationalisme juif apparaît comme une réponse face aux problématiques rencontrées par la Haskalah[20] et est théorisé comme la concrétisation d'une utopie socialiste (Hess), comme une nécessité de survie face aux préjudices sociaux par l'affirmation de l'autodétermination (Pinsker)[20], comme accomplissement des droits individuels et des libertés (Nordau)[21], comme la fondation d'un humanisme hébreu (Buber) ou encore comme un moyen d'exercer le véritable esprit du judaïsme (Ahad Ha'Am)[22]. Les Amants de Sion s'unissent en 1884 et en 1897 est organisé le premier congrès sioniste.

 
« Puisse nos yeux voir votre retour dans la miséricorde à Sion », Ephraim Moshe Lilien pour le Vème Congrès sioniste à Bâle (Suisse), 1901

Le mouvement sioniste est généralement perçu comme une idéologie nationaliste ou bien comme un mouvement de libération nationale, émancipateur de minorités persécutés par les autres[23],[24].

Sous la pression de l’antisémitisme européen et sous l’influence des idéologies nationalistes et d'indépendance nationale, une partie de la population juive européenne (surtout en Europe centrale et orientale, où l'intégration est difficile) transforme à la fin du XIXe siècle ce désir religieux en un projet politique : le sionisme, fondé sur le sentiment national juif[25]. Les premières organisations (Amants de Sion) apparaissent en 1881. À partir de 1882, le baron français Edmond de Rothschild achète de la terre en Palestine ottomane et finance le premier établissement à Rishon LeZion. L'Organisation sioniste mondiale est créée en 1897 sous l'impulsion de Theodor Herzl.

Le Mandat britannique en PalestineModifier

Articles connexes : Haganah, Irgoun et Lehi.

En s'appuyant sur les ambitions coloniales britanniques au Moyen-Orient[26], le mouvement sioniste se voit attribuer un « Foyer national juif » en Palestine, par la déclaration Balfour (1917), la conférence de San Remo (1920) et le mandat de la Société des Nations (1922), contre l’avis des Arabes palestiniens qui craignent d'être à terme dépossédés. La Palestine est alors placée sous mandat britannique : on parlera pour cette période de « Palestine mandataire ». Voir aussi le chapitre de Histoire du sionisme : le mandat de la SDN.

De 1918 à 1948, au cours de l'Alya, la population juive en Palestine passe de 83 000 personnes à 650 000. Pour 1918, Henry Laurens, cite 66 000 Juifs en Palestine[27] et Nadine Picaudou indique 55 000 Juifs sur le territoire palestinien[28]. La croissance est due à une forte natalité, mais surtout à une forte immigration due aux troubles politiques de l'Europe de l'entre-deux-guerres, ainsi qu'à la montée de l’antisémitisme en Europe centrale et orientale dès les années 1920. Cet antisémitisme culminera avec la Shoah. Pendant cette période, l'Agence juive favorise l'immigration juive par tous les moyens : en 1933, elle est contrainte de passer un accord avec les nazis[29] pour rendre possible l'émigration de Juifs allemands vers la Palestine. Dès la seconde moitié des années 1930, après les restrictions sur les certificats d'immigration délivrés par les Britanniques, elle organise l'immigration clandestine.

Durant la même période, la conscience nationaliste palestinienne se développe et la population arabe de Palestine s'oppose au sionisme, à l'immigration juive et au mandat britannique, parfois dans la violence.

En 1939, après 3 ans de révolte arabe et à la veille de la Seconde Guerre mondiale, la Grande-Bretagne, dans son Livre blanc sur la Palestine, annonce la diminution drastique de l’immigration juive et promet la création d'un État arabe indépendant dans les 10 ans. Elle doit alors faire face à la résurgence d'une lutte armée et à l'activisme d'organisations sionistes. À travers le Mouvement de Rébellion hébraïque, l'Irgoun ira jusqu'à mener des actions de sabotage et terroristes comme l'attentat de l'hôtel King David faisant 91 victimes et détruisant de nombreux documents d'enquête britanniques sur le conflit. Les Britanniques décident en février 1947 de remettre leur mandat à l'Organisation des Nations unies.

Plan de partage de l'ONU et création de l'État juifModifier

En novembre 1947, l’ONU propose un plan de partage de la Palestine entre un État juif (sur 55 % du territoire) et un État arabe tandis que Jérusalem devient un corpus seperatum sous administration internationale. Le plan est accueilli avec allégresse par l'Agence juive et le Yichouv mais il est rejeté par les Arabes palestiniens, par les États arabes et par les factions sionistes de droite. Les Britanniques, qui se sont abstenus lors du vote, annoncent qu'ils ne collaboreront pas à sa mise en place. Dès le lendemain, la violence débute, opposant les forces paramilitaires de chaque camp et faisant de nombreuses victimes civiles. L'État d'Israël est proclamé le , dernier jour du mandat. La Ligue arabe déclare l'état de guerre[30],[31] et la Transjordanie, l'Égypte, la Syrie et l'Irak prennent part au conflit. En quelques mois, les forces israéliennes prennent l'avantage sur leurs adversaires et « libèrent » Jérusalem-Ouest. La guerre entraîne un bouleversement démographique : près de 750 000 Arabes palestiniens fuient ou sont chassés[32] d'Israël et se réfugient en Cisjordanie, dans la bande de Gaza, en Transjordanie et au Liban tandis que la même année et dans les quelques années qui suivent, entre 500 000 et 600 000 Juifs émigrent, sont poussés à la fuite ou sont expulsés des pays arabes. La majorité s'installent en Israël. En 1949, Israël et ses voisins signent des cessez-le-feu qui mettent fin à la « guerre d'indépendance ». L'objectif principal du sionisme, la création d'un État juif, Israël, est réalisé et le pays entre à l'ONU la même année.

AliyahModifier

Articles détaillés : Démographie d'Israël et Aliyah.
 
Des rescapées de la Shoah brandissent un drapeau de l'État Juif

En 1948, Israël compte 650 000 Juifs. Dans les 3 années qui suivent, sa population double à la suite de l'accueil notamment de près de 200 000 personnes déplacées, réfugiés de la Seconde Guerre mondiale et de plusieurs centaines de milliers de Juifs du monde arabe. Fin des années 1990, elle voit l'afflux de nombreux Russes qui forment aujourd'hui la plus grande communauté du pays. En 2019, la population atteint 9 092 000 habitants, dont 1,91 million Arabes (21%). C'est le pays qui compte le plus de Juifs au monde.

Le sionisme et les Juifs séfaradesModifier

Les Juifs séfarades de Palestine, s'ils ont parfois collaboré au programme d'achat de terres initié par les sionistes européens (comme c'est le cas pour Albert Antébi), ont plaidé en faveur d'une intégration du sionisme en Orient, de l'établissement de liens entre les mouvements nationalistes juif et arabe, et entre les cultures hébraïque et arabe non seulement pendant la période ottomane, mais encore sous le mandat britannique [33] (alors qu'après la déclaration Balfour, les relations s'étaient fortement détériorées avec les Arabes palestiniens). Cette intégration dans la culture levantine a été rejetée par le sionistes européens, qui redoutaient que les juifs orientaux ne s'assimilent aux Arabes[34]. La presse juive en langue arabe des pays du Moyen-Orient a souvent déploré l'incapacité du mouvement sioniste à percevoir l'intérêt de recourir aux Juifs orientaux comme médiateurs entre le sionisme ashkénaze et les Arabes palestiniens, en vue d'une meilleure entente entre les deux peuples[35]. Les Juifs séfarades ont reproché aux sionistes européens de les exclure des institutions sionistes, ce qui les a privés de tout pouvoir de décision[36]

Le mouvement sioniste a par ailleurs encouragé puis organisé l'émigration en Palestine de 15 000 Juifs yéménites entre 1910 et 1948. Ces Yéménites, pour lesquels ont été aménagés des quartiers séparés, ont été exclus des kibboutz, et employés dans les plantations privées pour des salaires inférieurs à ceux des ashkénazes. L'historien Gershon Shaffir a souligné le fait qu'ils ont été effacés de la mémoire sioniste en tant que pionniers, bien qu'ils aient subi des conditions de travail très dures[37] ; voir à ce sujet Émigration des Juifs yéménites en Palestine.

Les multiples épisodes du conflit israélo-arabe ont conduit à l'exil la très grande majorité des Juifs orientaux et séfarades[38], dont les communautés avaient une histoire de plus de deux mille ans.

Types de sionismeModifier

Après 1948Modifier

En IsraëlModifier

Dans la politique en IsraëlModifier

Article détaillé : Histoire de l'État d'Israël.

À l'époque actuelle, selon des spécialistes[Qui ?] la thématique se regroupent en trois grands ensembles au sein de la société israélienne, décrit par des spécialistes comme séparés en post-sionisme, néosionisme et sionisme :

  • le post-sionisme, qui veut donner une orientation laïque à l'État d'Israël, normaliser les relations avec les Palestiniens et dans lequel certains voient parfois même une forme d'antisionisme ;
  • le néosionisme, héritier du sionisme révisionniste et du sionisme religieux, qui revendique le caractère purement juif d'Israël, les territoires de l'Israël biblique et le transfert des Palestiniens et des Arabes israéliens vers les autres pays arabes ;
  • ceux qui se définissent comme les héritiers du « sionisme classique » et qui défendent une position située entre les deux précédentes.

Les caractéristiques à la fois du « néosionisme » et du « postsionisme » ne sont pas entièrement étrangères au « sionisme classique » mais elles diffèrent en accentuant des divergences existant déjà au sein du sionisme. Pour Chan & al., « le néosionisme accentue les dimensions messianiques et particularistiques du nationalisme sionisme tandis que le postsionisme accentue ses dimensions universalistes et de normalisation[39]. »

Selon cete analyse, le sionisme serait à différencier du postsionisme, qui veut donner une orientation laïque à l'État d'Israël, normaliser les relations avec les Palestiniens, et du néosionisme, qui milite pour la migration des Palestiniens et des Arabes israéliens vers les autres pays arabes.

Les courants politiquesModifier

Dans la Gauche (politique)Modifier

Le Poale Zion gauche et le Hachomer Hatzaïr, qui donneront plus tard le Mapam (en 1948) sont considérés d'extreme-gauche[réf. nécessaire]. Ce sont l'Achdut Ha'avoda (issu du Poale Sion) et le Hapoel Hatzaïr, qui donneront naissance en 1930 au parti socialiste Mapaï, renommé ensuite parti travailliste.

Ces deux partis ont été créés avant la Première Guerre mondiale. Le premier se réclame du marxisme, et le second du socialisme populiste russe.

Révolutionnaires à leurs origines, ils évoluent après la Première Guerre mondiale vers le réformisme. Ils veulent une société social-démocrate. Ce sont des laïcs, mais reconnaissant une place du religieux dans la définition de l’identité juive. Ils sont partisans d’un État en Palestine/Terre d'Israël :

  • En 1922, Berl Katznelson, l'idéologue du Achdut Ha'avoda s'est fermement opposé à la création de l'Émirat hachémite de Transjordanie, qui était ainsi retiré du « Foyer national juif ».
  • En 1937, lors des débats de la commission Peel sur un éventuel partage de la Palestine entre Juifs et Arabes, David Ben Gourion a accepté la proposition (non suivie d'effet) d'un État juif sur 15% seulement de la Palestine mandataire, mais a été mis en minorité au sein du Mapaï.
  • En 1947, le Mapaï a accepté le plan de partage de la Palestine mandataire entre un État juif sur 55 % du territoire (mais sans la partie juive de Jérusalem), au côté d'un État palestinien. À la suite du refus palestinien de ce partage, David Ben Gourion a refusé de fixer les frontières de l’État, ouvrant la possibilité de revendications territoriales futures.
  • Après la guerre des Six Jours de 1967, le dirigeant de l'aile gauche du Mapaï (Achdut Ha'avoda) Ygal Allon, a proposé un plan annexant 30 % de la Cisjordanie et une partie de la bande de Gaza, plan qui ne fut pas officiellement adopté par son parti. Le parti travailliste a cependant fait adopter en 1967 une « loi sur Jérusalem » qui rattachait à la municipalité la partie arabe de la ville, ainsi que certains quartiers et villages avoisinants.
  • en 1985, Shimon Peres, Premier ministre travailliste, a proposé de donner l'essentiel de la Cisjordanie et de la bande de Gaza à une confédération jordano-palestinienne.
  • À l'été 2000, le Premier ministre travailliste Ehud Barak a proposé aux négociations de Camp David avec Yasser Arafat la création d'un État palestinien sur 88-90 % de la Cisjordanie et sur la bande de Gaza, mais sans la partie arabe de Jérusalem.
  • Pour les élections de 2006, le parti travailliste a proposé un partage de Jérusalem, en attribuant à un futur État palestinien les quartiers arabes de Jérusalem.

Ces évolutions et positions ne sont pas exhaustives.

Le dirigeant le plus connu de la gauche réformiste est David Ben Gourion. On peut aussi citer Shimon Peres ou Yitzhak Rabin.

Dans la Droite (politique)Modifier

Ce sont surtout les Sionistes généraux. Le dirigeant historique, jusqu’à la création d’Israël, est Haïm Weizmann.

Ils existent comme courant de pensée depuis la création du sionisme, à la fin du XIXe siècle. Theodor Herzl en était proche. Ils ne s'organisent comme parti qu'en 1922.

Les sionistes généraux seront le second groupe fondateur (en importance électorale) du Likoud, en 1973. Ils sont partisans du libéralisme économique. Ce sont des laïcs, mais accordant une place au religieux dans la définition de l’identité juive. Ils sont partisans d’un État en Palestine, mais sont relativement souples sur les frontières (du moins avant 1967).

  • La droite nationaliste s’agit surtout du Parti révisionniste, créé en 1925, qui donnera naissance en 1948 au Hérout. Ce sera le principal groupe fondateur du Likoud, en 1973. Le dirigeant historique est Vladimir Jabotinsky, auquel succédera Menahem Begin. Les révisionnistes sont partisans du libéralisme économique. Ce sont des laïcs, mais accordant une place au religieux dans la définition de l’identité juive. Ils sont partisans d’un État en Palestine dans les frontières d’Eretz Israël (« Terre d'Israël »). Pendant longtemps, ils ont revendiqué l’annexion de toute la Palestine mandataire.

Depuis la fin des années 1990, ce courant a dû faire face à la croissance démographique arabe et aux révoltes palestiniennes (Intifada).

La majorité du Likoud a donc accepté de renoncer à une partie de la « Terre d’Israël », pour assurer la majorité juive dans l’État d’Israël.

Les plus modérés se sont ralliés au parti Kadima fin 2005, derrière Ariel Sharon et Ehoud Olmert, les plus nationalistes sont restés au Likoud derrière Benyamin Netanyahou. Mais même chez eux, on note l’abandon du Grand Israël : Netanyhaou a proposé début 2006 d’abandonner 40 % de la Cisjordanie et l’essentiel de la bande de Gaza.


 
Le rav Kalischer, un des fondateurs de l'idéologie nationaliste religieuse.
  • La droite nationaliste religieuse s’agit surtout du parti Mizrahi, créé en 1902 et réorganisé en 1956 dans le Parti national religieux (PNR).

Les partis sont aujourd’hui plutôt partisans du libéralisme économique, mais il a longtemps existé une branche « ouvrière » (Hapo'el Hamizrachi), plutôt attirée par une démarche « sociale-démocrate ». Ils sont particulièrement actifs dans les colonies israéliennes. Le PNR est aujourd’hui considéré par certains politologues de gauche comme un parti de droite (ce qu’il n’était pas à l’origine). De fait, pour les élections de 2006, le Parti national religieux a décidé de se présenter sur la liste de l’« Union nationale »[réf. nécessaire].

L’extrême droiteModifier
 
Photo non datée d'Avraham Stern

Sa première organisation date de 1931, avec Brit Ha’Birionim. Il s’agit d’une faction interne au Parti révisionniste, qui se réclame du fascisme italien. L’organisation paramilitaire Lehi, créée fin 1940, reprendra bon nombre de leurs thèses, du moins jusqu’à la mort de son premier chef, Avraham Stern, en 1942. Après la création de l’État d’Israël, ce courant n’est plus guère actif, mais reste cependant vivant à travers des intellectuels comme Israël Eldad, un ancien dirigeant du Lehi. On voit réapparaître ce courant après les accords de Washington de mars 1979, qui restituent le Sinaï à l’Égypte.

La question de l’organisation sociale est secondaire. Ils ont, selon les époques, adopté des positions « sociales » ou « libérales ». Ce qui est historiquement au centre, c’est la revendication du « Grand Israël ». Si l’annexion de la Jordanie n’est plus guère défendue, celle de la Cisjordanie et de la bande de Gaza reste centrale. La question de la démographie arabe sera réglée par un « transfert » vers les pays arabes, ou par une privation du droit de vote[réf. nécessaire].

On trouve aujourd’hui les partisans de ce courant dans plusieurs petites organisations, en particulier dans les tendances laïques de l’ « Union nationale » ou du Moledet.

Comme autre parti considérés par certains comme à l'extrême droite, il y'a Israël Beiteinu (« Notre Maison Israël », un parti russophone) de Avigdor Liberman.[réf. nécessaire]

 
Logo du Kach.
Article détaillé : néosionisme.

Le Parti national religieux ou Kach sont considérés comme étant de l'extreme-droite nationaliste religieux[réf. nécessaire]. Citation du dirigeant du parti Meir Kahane: « L'Occident libéral parle du règne de la démocratie, de l'autorité de la majorité, tandis que le judaïsme parle de l'autorité divine, qui est immuable et n'est pas sujette à l'urne ou à l'erreur d'une majorité… C'est le joug de Dieu, l'effacement de notre volonté devant la Sienne qui constitue le principe essentiel du Judaïsme[40]. »

Autres courants politiquesModifier

Quelques courants marginaux ont existé. Ils ne subsistent plus réellement aujourd’hui :

  • Sionisme libertaire : pour la construction d'un foyer national juif révolutionnaire et sans État. Ce courant est marginal par lui-même. Mais les doctrines anarchistes ont fortement influencé le Hapoel Hatzaïr, et plus encore le Hachomer Hatzaïr et le mouvement Kibboutzim.
  • Sionisme territorialiste : pour la construction d’un État juif n’importe où dans le monde, sans référence à la Palestine. Ce courant sera surtout actif avant la déclaration Balfour de 1917, quand l’établissement d’un État en Palestine, refusé par les Ottomans, semblait une utopie. Il s’organise au sein d’une « Organisation sioniste territorialiste », entre 1905 et 1925, date de sa dissolution.
  • Le « sionisme culturel » d'Ahad HaAm, surtout intéressé par la Palestine comme centre moral et culturel, plus que comme centre de peuplement.
  • Les Cananéens : un petit courant de droite, qui se réclamait d’un nationalisme « hébreu », et prônait la rupture pure et simple avec le judaïsme. Actif au sein du Lehi dans les années 1940, avant de quasiment disparaître dans les années 1960-70.
  • En marge du sionisme juif, on peut aussi citer un courant essentiellement religieux, celui de certains chrétiens fondamentalistes (surtout nord-américains). Pour ceux-ci, la réunion des Juifs en Terre sainte favorisera le retour du messie (Jésus-Christ) et la conversion des Juifs au christianisme. Ce courant soutient la colonisation des territoires palestiniens, et est généralement opposé au retrait israélien de la bande de Gaza (2005). Voir l'article Sionisme chrétien.
  • En septembre 2011, il est fait état[réf. nécessaire] de la création d'un Mouvement sioniste africain (M.S.A.), créé par Saday Marah, un Africain converti au judaïsme. Ce sionisme africain se caractérisant par la volonté de rapprocher politiquement, économiquement et socialement Israël de l'Afrique noire.

En diaporaModifier

Opposition du sionisme: l'anti-sionismeModifier

Article détaillé : Antisionisme.

L'antisionisme est la critique ou l'opposition au sionisme, sous diverses formes, approches et motivations. Ces critiques regroupent ainsi une multitude de courants analysés dans l'article dédié : Antisionisme.

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. La tradition biblique désigne sous le nom d'Eretz Israël (Terre d'Israël) la terre promise par Dieu au peuple juif, terre des deux royaumes israélites (voir Royaume d'Israël et Royaume de Juda). Dans la Bible, « Terre d'Israël » fait référence à plusieurs concepts :
    • un terme politique, c'est la terre donnée aux Juifs pour s'y installer ;
    • un terme religieux, car renvoyant à une promesse divine ;
    • un terme géographique. La définition géographique donnée par la Bible est par ailleurs floue : dans certains textes bibliques, on parle de la Terre promise comme allant « depuis le fleuve d’Égypte [le Nil] jusqu’au grand fleuve, au fleuve d’Euphrate. « En ce jour-là, l’Éternel fit alliance avec Abram, et dit : « Je donne ce pays à ta postérité, depuis le fleuve d’Égypte jusqu’au grand fleuve, au fleuve d’Euphrate » ». (Voir Genèse 15:18) » (soit de l'Égypte à l'actuel Irak), d'autres se limitent à une zone comprise entre la mer et le fleuve Jourdain.
    À partir du début du sionisme, le terme va prendre une dimension moins religieuse et plus politique : c'est le territoire ancestral revendiqué pour la recréation de l'État juif. Au cours du XXe siècle, la question de l'appartenance de la Jordanie (surtout de sa partie occidentale) à Eretz Israël a fait débat au sein du mouvement sioniste (voir le chapitre La scission des sionistes révisionnistes (1925-1935)). Au début du XXIe siècle, ce terme désigne généralement l'État d'Israël et les territoires conquis (Cisjordanie) durant la guerre des Six Jours en 1967. Par principe, la plupart des tendances politiques du mouvement sioniste considèrent qu’Eretz Israël appartient de droit au peuple juif pour des raisons historiques et aussi pour des raisons religieuses pour les sionistes religieux. Mais toutes les tendances du mouvement sioniste ne revendiquent pas un État juif sur la totalité d’Eretz Israël : certaines sont favorables à un certain degré de partage avec les Palestiniens, d'autres y sont hostiles.
    Israël
    « Israël » est à l'origine le second nom de Jacob, fils d'Isaac, petit-fils d'Abraham. Par extension, la Torah désigne sous ce nom la population supposée descendre d'Israël, désignée fréquemment comme Bnei Yisrael : « les fils d'Israël », ou les « Enfants d'Israël ». Israël fait également référence à un des deux royaumes juifs antiques : le royaume d'Israël en référence auquel fut choisi à l'époque contemporaine le nom de l'État d'Israël, créé en 1948.
    Palestine
    Dans les textes non bibliques, le terme de « Palestine » (Palaïstinê) apparaît pour la première fois sous la plume de l'historien grec Hérodote, au Ve siècle av. J.-C., en référence au peuple des Philistins, habitant la région côtière de la Méditerranée (de l'actuelle région de Tel-Aviv jusqu'à l'actuelle frontière égyptienne, en incluant la bande de Gaza). Sous la domination romaine, le terme a pris un sens plus large pour finalement englober toute la région. Avant les révoltes juives et notamment la chute du Second temple en 70, la Judée forma une province distincte, gouvernée par un légat propréteur (plus tard consulaire), qui commandait en même temps les troupes d'occupation. Après les révoltes juives de 132-135, la destruction complète de la Ville sainte, la fondation de plusieurs colonies grecques et romaines en Judée, le nouveau nom de Ælia Capitolina donné à Jérusalem (dont l'entrée est interdite aux juifs) manifestent le refus de l'Empire romain d'accepter le maintien d'une nation juive en Judée. La région perd son autonomie et est intégrée dans la province de « Syrie-Palestine » (Syria Palæstina). À l'époque moderne avant la création d'Israël, le terme est utilisé dans les textes officiels pour désigner la région où un « foyer national juif » doit s'établir, comme dans la Déclaration Balfour ou dans le Mandat britannique sur la Palestine.
    Cisjordanie ou Judée-Samarie
    Cisjordanie est un terme moderne, employé dès la fin du XIXe en français, pour désigner les territoires à l'ouest du Jourdain. Voir Élisée Reclus, « Nouvelle géographie universelle: la terre et les hommes, page 746 (extrait) », sur Google Books, (consulté le 18 avril 2010). Après la création de la Transjordanie par les Britanniques, le terme de Cisjordanie s'oppose à celui de Transjordanie pour désigner les territoires de la Palestine situés à l'ouest du Jourdain. après la guerre israélo-arabe de 1948-1949, « Cisjordanie » a été restreint dans son usage courant aux territoires annexés par la Transjordanie en 1949, sur la rive ouest du Jourdain. Voir Éditions Larousse, « Encyclopédie Larousse en ligne - Cisjordanie » (consulté le 11 janvier 2014). Quant à l'expression « territoires occupés », elle renvoie aux territoires conquis par Israël lors de la guerre des Six Jours, par opposition à ceux conquis lors de la première guerre israélo-arabe qui sont, à l'exception de Jérusalem-Ouest dont le statut a été disputé après l'adoption de la Loi de Jérusalem en 1980, considérés comme faisant partie d'Israël depuis l'entrée du pays à l'ONU. Judée et Samarie sont des termes utilisés depuis l'Antiquité, par exemple par Pline l'Ancien dans son Histoire naturelle, pour désigner différentes parties de ces territoires de la rive occidentale du Jourdain et repris de l'hébreu. voir Livre V.
    Terminologie : synthèse
    On utilise de façon relativement neutre les termes Israël (pour désigner l'État d'Israël), Palestine pour désigner la région administrée sous le mandat britannique consécutif à la chute de l'Empire ottoman, Jérusalem-Est pour désigner la partie de Jérusalem sous administration jordanienne de 1948 à 1967 (cette partie comprend la vieille ville de Jérusalem) et bande de Gaza pour désigner cette partie du territoire palestinien administrée jusqu'en 1967 par l'Égypte, puis occupée par Israël de 1967 à 2005. Les termes « Palestine » ou « Eretz Israël » pour désigner l'ensemble de la région postérieurement à la création d'Israël expriment par contre de fortes préférences idéologiques, pro-palestinienne pour la première, pro-israélienne pour la seconde. L'utilisation des termes Cisjordanie ou Judée-Samarie pour désigner l'ouest du Jourdain n'est pas totalement neutre non plus. Cisjordanie est un terme utilisé par les instances internationales, et Judée-Samarie par la partie israélienne. À l'intérieur même du sionisme, défendre Israël ou défendre Eretz Israël n'a généralement pas la même signification. Dans le premier cas, on veut défendre le principe d'un État, sans insister sur des frontières particulières. Dans le second, on se réfère au territoire désigné par la Bible, en particulier le Livre de Josué, qui s'étend sur les deux rives du Jourdain. Dans l'article ci-dessous, le terme « Palestine » sera utilisé pour désigner le territoire entre la seconde révolte juive (vaincue en 135) et la proclamation d'Israël (en 1948). Le mouvement sioniste lui-même a utilisé les deux terminologies assez largement avant la création de l'État d'Israël en 1948. Pour la partie de cet article postérieure à la création d'Israël, on parlera généralement d'« Israël », de la « Cisjordanie », de « Jérusalem-Est » et de la « bande de Gaza », termes les plus utilisés en français et reconnus par l'ONU.

RéférencesModifier

  1. Paul Giniewski, Le Sionisme d’Abraham à Dayan, Éd. de la Librairie Encyclopédique, 1969, p. 19 à 78.
  2. Anderson, Arnold Albert (1981). The book of Psalms. Eerdmans.
  3. Historical Dictionary of Zionism Front Cover Rafael Medoff, Chaim I. Waxman, Eretz Israël, 2008.
  4. Rabbin Josy Eisenberg, Une histoire des Juifs, 1970, page 128 et suivantes. « Il est probable que le monde gréco-romain compta davantage de semi-prosélytes que d'authentiques prosélytes. […] Toujours est-il que leur nombre total fut considérable ».
  5. « d'autres hommes […] ont adopté les institutions de ce peuple, quoiqu'ils lui soient étrangers. Il y a des Juifs même parmi les Romains : souvent arrêtés dans leur développement, ils se sont néanmoins accrus au point qu'ils ont obtenu la liberté de vivre d'après leurs lois » - Dion Cassius, Histoire romaine, Livre trente-septième, chapitre 17.
  6. Flavius Josèphe, Antiquités judaïques, livre XIII, chapitre 9, paragraphe 1 : « Hyrcan prit aussi les villes d'Idumée, Adora et Marissa, soumit tous les Iduméens et leur permit de rester dans le pays à la condition d'adopter la circoncision et les lois des Juifs. Par attachement au sol natal, ils acceptèrent de se circoncire et de conformer leur genre de vie à celui des Juifs. C'est à partir de cette époque qu'ils ont été des Juifs véritables ».
  7. Voir aussi la critique du sionisme, basée sur ces conversions, que fait l'historien israélien contesté Shlomo Sand : « Déconstruction d’une histoire mythique : comment fut inventé le peuple juif ? », Shlomo Sand, 2008.
  8. Behar D.M., Thomas M.G., Skorecki K., Hammer M.F., Bulygina E., Rosengarten D., Jones A.L., Held K., Moses V., Goldstein D., Bradman N., Weale M., « Multiple Origins of Ashkenazi Levites: Y Chromosome Evidence for Both Near Eastern and European Ancestries », Am. J. Hum. Genet. no 73, 2003, p. 768–779.
  9. « Psaume 137, 5 & 6 », sur Sefarim.
  10. Maïmonide, Mishneh Torah, Hilkhot Melakhim, chapitre 12.
  11. Ben-Ami Shillony, Jews & the Japanese: The Successful Outsiders,Tuttle books, 2012, p. 88
  12. Jacques Le Rider, Les juifs viennois à la belle époque (1867-1914), Albin Michel, 2013, (ISBN 2226242090).
  13. Moses Hess, Rome et Jérusalem - La dernière question nationale, traduit de l'Allemand par A.-M. Boyer-Mathia, Albin Michel, Paris, 1981, p.85.
  14. Bulletin de l'A.I.U., juillet 1868, p. 55-66.
  15. Henry Laurens, Le retour des Exilés, Laffont, Paris, 1998, p. 3.
  16. Précurseur du sionisme : Le lycée agricole de Mikvé Israël.
  17. Alain Dieckhoff, Le sionisme, Encyclopédie Universalis, 2017.
  18. Zionism-an Introduction 20 Aug 2001, Ministère des affaires étrangères d'Israël, conférence de Durban
  19. Modern Gnosis and Zionism: The Crisis of Culture, Life Philosophy and Jewish National Thought, Yotam Hotam
  20. a b et c A History of Israel: From the Rise of Zionism to Our Time, Howard M. Sachar, 2013
  21. Zionism and the Fin de Siècle: Cosmopolitanism and Nationalism from Nordau to Jabotinsky Michael Stanislawski University of California Press, 2 Jun 2001
  22. Zionism and the Quest for Justice in the Holy Land, Donald E. Wagner, Walter T. Davis, 2011
  23. Zionism and British imperialism II: Imperial financing in Palestine", Journal of Israeli History: Politics, Society, Culture. Volume 30, Issue 2, 2011 - pages 115–139 - Michael J. Cohen
  24. Israel Affairs - Volume 13, Issue 4, 2007 - Special Issue: Postcolonial Theory and the Arab-Israel Conflict - De-Judaizing the Homeland: Academic Politics in Rewriting the History of Palestine - S. Ilan Troen
  25. Doris Bensimon, « Eisenberg (Josy) Une Histoire du peuple juif », sur Persée, .
  26. En 1902 déjà, Théodor Herzl se voit proposer par le Secrétaire d'État britannique aux Colonies, Joseph Chamberlain, l'établissement d'un foyer juif dans une des colonies du pays (Lisa Roméo, « Sionisme et création de l’Etat d’Israël », sur Les Clés du Moyen-Orient, (consulté le 21 février 2019)).
  27. La Question de Palestine, tome premier, Fayard, 1999, p. 147 et 445
  28. Les Palestiniens Un siècle d'histoire, éditions complexe, 1997 et 2003, p. 23 et 24
  29. Roland Charpiot, Histoire des Juifs d'Allemagne du Moyen Âge à nos jours, Vuibert, 2009, p. 158.
  30. (en) « League Declares State of War », sur New York Times, .
  31. (en) « Arab league Declares State of War against palestine Jewry », sur Archives australiennes, The Mercury, .
  32. https://www.unrwa.org/who-we-are
  33. "Sephardim advocated bonds between Zionism and the Orient, between Jewish and Arab national movements, and between Hebrew and Arab cultures", Abigail Jacobson, Moshe Naor, Oriental Neighbors: Middle Eastern Jews and Arabs in Mandatory Palestine, Brandeis (The Schusterman Series in Israel Studies), 2016, p. 26, lire en ligne : [1]
  34. «the Jewish-Arab affinity might lead to the assimilation of the Oriental Jews among Arabs», Abigail Jacobson, Moshe Naor, Oriental Neighbors: Middle Eastern Jews and Arabs in Mandatory Palestine, Brandeis (The Schusterman Series in Israel Studies), 2016, p. 26, lire en ligne : [2]
  35. "the failure of the Zionist movement to take advantage of their potential to serve as a bridge between Jews and Arabs and to promote understanding between the two peoples", Abigail Jacobson, Moshe Naor, Oriental Neighbors: Middle Eastern Jews and Arabs in Mandatory Palestine, Brandeis (The Schusterman Series in Israel Studies), 2016, p. 27, lire en ligne : [3]
  36. Abigail Jacobson, Moshe Naor, Oriental Neighbors: Middle Eastern Jews and Arabs in Mandatory Palestine, Brandeis (The Schusterman Series in Israel Studies), 2016,p. 27, lire en ligne : [4]
  37. Gershon Shafir,Yoav Peled, Being Israeli: The Dynamics of Multiple Citizenship , Cambridge Middle East Studies, 2002, p. 75, lire en ligne : [5]
  38. Les démographes Y. Courbage er Ph. Fargues donnent des estimations chiffrées de l'érosion des communautés juives dans les pays musulmans à la suite de la guerre de 1948, de la campagne de Suez de 1956, de la guerre de 1967. Par exemple « au Maroc, de 265 000 en 1948, les juifs n'étaient plus que 222 000 en 1951, après la création d'Israël, 160 000 en 1960 après la campagne de Suez (fin 1956), 31 000 seulement en 1971, après la guerre de 1967 », Y. Courbage et Ph. Fargues, Chrétiens et Juifs dans l'Islam arabe et turc, éd. Fayard, 1992, p. 133. Il faut signaler le cas particulier de l'Algérie française, où les Juifs avaient été séparés du reste de la population depuis le décret Crémieux et où le départ de la communauté est surtout lié à la décolonisation : « l'occupation française, intégrant totalement la communauté d'Algérie à la colonie, l'obligea à partager son sort ultime : l'exode », Y. Courbage et Ph. Fargues, Chrétiens et Juifs dans l'Islam arabe et turc, éd. Fayard, 1992, p. 133. Cependant, même en Algérie, "les événements internationaux jouèrent un grand rôle [dans la montée des tensions entre Juifs et musulmans algériens] avec la nationalisation du canal de Suez par Nasser en 1956 et la guerre de Suez entre Israël et ses voisins arabes", Benjamin Stora, Les Clés retrouvées, Stock, 2015, lire en ligne, [6]. Lucette Valensi évoque également "le conflit israélo-arabe au Moyen-Orient" et la guerre de Suez en 1956 parmi les facteurs qui expliquent le fait que "juifs et musulmans se tournent le dos pendant les années de guerre", dans Juifs et musulmans en Algérie: VIIe-XXe siècle, Tallandier, 2016, lire en ligne : [7]
  39. Steve Chan, Anita Shapira, Derek Jonathan, Israeli Historical Revisionism: from left to right, Routledge, 2002, pp. 57-58.
  40. Meir Kahane, Uncomfortable questions for comfortable jews - Secaucus, Lyle Stuart, 1987, p. 159-160 - cité par Alain Dieckhoff.

AnnexesModifier

Sur les autres projets Wikimedia :

BibliographieModifier

Un livre sur la stratégie de colonisation mise en œuvre par premiers gouvernements Likoud (surtout), avant la 1re intifada.
Un livre généraliste, qui balaie toute l'histoire du Sionisme puis d'Israël, des origines à nos jours.
  • Ella Shohat, Le Sionisme du point de vue de ses victimes juives : Les juifs orientaux en Israël, 1986, La Fabrique, 124 pages, 2006 (pour la première traduction en français), (ISBN 978-2913372597).
  • Georges Bensoussan, Une histoire intellectuelle et politique du sionisme, Fayard, 2001.
  • Ilan Greilsammer, Israël, les hommes en noir, Presses de la Fondation Nationale des Sciences Politiques, 1991, (ISBN 2-7246-0592-6).
Un livre sur les ultra-orthodoxes juifs, leur rapport difficile au sionisme, et les rapports du sionisme avec eux.
  • Ilan Greilsammer, La Nouvelle Histoire d'Israël, Gallimard, 1998.
  • Ilan Pappé, La Guerre de 1948 en Palestine, Éditions La fabrique, 2000, (ISBN 2-2640-4036-X).
  • Le Sionisme est-il mort ?, collectif, éd. La Découverte.
  • Marius Schattner, Histoire de la droite israélienne, Éditions complexe, 1991.
  • Maxime Rodinson, Peuple juif ou problème juif ?, La Découverte, 1997 (Maspéro, 1981).
  • Shalom Cohen (en), Dieu est un baril de poudre, Calman-Levy, 1989, (ISBN 2-7021-1826-7).
  • Shlomo Sand (trad. Levana Frenk, Michel Bilis et Jean-Luc Gavard, préf. Pierre Vidal-Naquet), Les mots et la terre : Les intellectuels en Israël, Fayard, , 316 p. (ISBN 2-2136-2903-X, présentation en ligne).
  • Shlomo Sand, « Comment fut inventé le peuple juif », Le Monde diplomatique,‎ , p. 3 (ISSN 0026-9395, lire en ligne).
  • Shlomo Sand (trad. Sivan Cohen-Wiesenfeld, Levana Frenk), Comment le peuple juif fut inventé : de la Bible au sionisme, Fayard, , 1re éd., 446 p. (ISBN 2-2860-4959-9, présentation en ligne).
  • Nur Masalha, The Bible and Zionism: invented traditions, archaeology and post-colonialism in Palestine-Israel, Zed Books, 2007.
  • Roger Ascot, Le Sionisme trahi ou les Israéliens du dimanche.
  • Travaux de l'historien Zeev Sternhell sur le rôle du sionisme dans la création d'Israël.
  • UEJF, Le Sionisme expliqué à nos potes, collectif, éd. La Martinière, 2003, 253 p.
  • Walter Laqueur, Histoire du sionisme. Naissance d’Israël.
  • Y. Rabkin, Au nom de la Thorah, une histoire de l’opposition juive au sionisme, éd. Les presses de l’université Laval.
  • (en) M. Berkowitz, Western Jewry and the Zionist Project, 1914-1933, Cambridge, Cambridge University Press, 1997.

FilmographieModifier

  • Yaakov Ben-Dov, Shivat Zion (« Retour vers Sion »), 1920
  • Tsilla Hershco, Entre Paris et Jérusalem. La France, le sionisme et la création de l’État d’Israël, 1945-1949, Honoré Champion DVD
  • Norma Percy (en), Israël et les Arabes (La guerre de cinquante ans)

Articles connexesModifier

Lien externeModifier