Robert de Fiennes

militaire français

Robert de Fiennes
Moreau
Robert de Fiennes

Naissance 1308
Décès 1385
Commandement connétable de France (1356 - 1370)
Conflits Guerre de Cent Ans
Faits d'armes Bataille d'Amiens
Siège de Saint-Valery
Prise d'Auxerre

Emblème
Les armoiries de Robert de Fiennes se blasonnent ainsi : D'argent à un lion de sable, armé et lampassé de gueules.

Robert de Fiennes, dit Moreau, né vers 1308 au château de Fiennes, dans le Boulonnais, mort vers 1385. Il fut le 28e connétable de France et s'illustra au cours de la Guerre de Cent Ans.

BiographieModifier

FamilleModifier

Il était fils de Jean, baron de Fiennes et de Tingry, et d'Isabelle de Flandres, la plus jeune fille de Gui de Dampierre comte de Flandre. On lui connaît deux sœurs : Jeanne, mariée en 1319 à Jean de Châtillon, comte de Saint-Pol (d'où la succession de Fiennes et Tingry vers les Châtillon-St-Pol puis les Luxembourg-St-Pol), et Mahaut, mariée à Jean II de Bournonville. Robert de Fiennes va jouer un rôle important dans l'ascension sociale de ce lignage. Les capitaines bourgugnons Aleaume de Bournonville, Enguerrand de Bournonville et Lyonnel de Bournonville, sont ses petits-neveux[1].

Son enfance fut marquée par les révoltes de la noblesse contre la comtesse Mahaut d'Artois dont son père fut l'un des principaux protagonistes. Marié deux fois : d'abord avec Béatrix de Gâvre, puis avec Marguerite de Melun, il n'eut aucune descendance légitime.

Il est châtelain de Bourbourg à la suite de son père.

Carrière militaireModifier

Après le désastre de Poitiers, où périt le connétable Gautier VI de Brienne (1356), Robert de Fiennes reçut la dignité de connétable de France comme récompense des services qu'il avait déjà rendus dans la Guerre de Cent Ans.

Il seconda le dauphin (le futur Charles V) dans ses efforts contre les partisans de Charles le Mauvais, roi de Navarre, lors de la Bataille d'Amiens et reprit Saint-Valery-sur-Somme en 1358. Il reprit aux Anglais, Auxerre en 1360. Il parvint à chasser les Grandes compagnies de routiers de Pont-Saint-Esprit, de Frontignan, de La Charité de 1361 à 1365.

Après la signature du traité de Brétigny, qui cédait aux Anglais le territoire où se trouvait sa baronnie de Fiennes, il refusa l'hommage au roi étranger et soutint un siège dans son château contre 25 000 hommes (1369). Il se démit en 1370 de la dignité de connétable, et la fit déférer à Bertrand du Guesclin.

LignageModifier

RéférencesModifier

  1. Bertrand Schnerb, Enguerrand de Bournonville et les siens. Un lignage noble du Boulonnais aux XIVe et XVe siècles, Paris, Presses de l'Université de Paris-Sorbonne, coll. « Cultures et civilisations médiévales » (no 14), , 384 p. (ISBN 2-84050-074-4), p. 37-43

BibliographieModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

NotesModifier

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