Guillaume Ier de Hainaut

aristocrate français

Guillaume Ier de Hainaut
Illustration.
Guillaume Ier de Hainaut représenté dans un ouvrage du XVIe siècle.
Titre
Comte de Hainaut
Comte de Hollande
Prédécesseur Jean Ier de Hainaut
Successeur Guillaume II de Hainaut
Biographie
Dynastie Maison d'Avesnes
Date de naissance vers 1286
Date de décès
Lieu de décès Valenciennes
Père Jean Ier de Hainaut
Mère Philippine de Luxembourg
Conjoint Jeanne de Valois

Guillaume Ier de Hainaut

Guillaume Ier de Hainaut[1], dit le Bon, né vers 1286, mort à Valenciennes le , est comte de Hainaut, de Hollande (sous le nom de Guillaume III) et de Zélande de 1304 à 1337. Il est fils de Jean Ier, comte de Hainaut, de Hollande et de Zélande, et de Philippa de Luxembourg.

BiographieModifier

Jeune, il prend une part active aux luttes de sa famille contre la lignée rivale de Dampierre, qui possédait le comté de Flandre. Il élimine notamment les troupes flamandes qui étaient venues en aide aux Zélandais révoltés, et soumet ce comté. Son frère aîné Jean étant mort en 1302 à la bataille de Courtrai, il devient l'héritier des comtés de Hainaut, de Hollande et de Zélande. En 1304, il était occupé à repousser de Hollande Gui de Namur[2], un des vainqueurs de la bataille de Courtrai. La mort de son père le rappelle dans le Hainaut[2].

En 1304, il participe au siège de Schoonhoven pour l'obtention du titre de comte de Zélande face au comte de Flandre, Guy de Dampierre.

Devenu comte, il met fin aux abus du clergé et de la noblesse en matière de levée d'impôts. Le , il accorde ainsi aux habitants de Genly le privilège d’être régis par une loi conforme à celle de Mons.

En 1314, il signe avec le roi de France une alliance défensive et offensive contre le comte de Flandre[2].

En 1326, il aide également la reine d'Angleterre Isabelle de France à monter une expédition contre le roi Édouard II et ses favoris, les Despenser. À l'occasion, le futur roi Édouard III est fiancé à Philippa de Hainaut, sa fille.

En 1328, il aide le roi de France Philippe de Valois, il avait assisté à son couronnement cette même année, à soumettre les flamands révoltés et combat à la bataille de Cassel[3].

En 1329, il compte se rendre en Avignon, auprès du pape, mais Jean XXII lui fait savoir que sa visite n'était pas souhaitée. Guillaume interrompt son voyage à Clermont, en Auvergne[2].

En 1334, il réussit à négocier la paix entre Louis de Nevers et le duc de Brabant Jean III alors en guerre depuis deux ans.

Au début de la guerre de Cent Ans, dans un premier temps, il essaye de temporiser face aux projets de son gendre Édouard, roi d'Angleterre depuis 1327, qui lui avait demandé son aide. En 1337, il passe un pacte avec le comte de Flandre et le duc de Brabant : chacun des trois s'engage à ne faire la paix ou la guerre que d'un commun accord[2]. Il prend finalement le parti de son gendre, malgré le refus du comte de Flandre, contre son beau-frère le roi de France Philippe VI de Valois. Il forme une coalition avec le roi d'Angleterre, le duc de Brabant, le duc de Gueldre, l'archevêque de Cologne et le comte de Juliers. Mais il meurt peu après.

Sa fille, Philippa de Hainaut, commande en 1339 au poète Jean de Le Mote un poème en son honneur : Le Regret Guillaume comte de Hainaut, qui associe plainte funèbre et allégorie des vertus du comte[4].

Jeanne de Valois, sa veuve, va tenter de réconcilier son frère le roi et son gendre mais échoue. Elle se retire alors dans un couvent.

Mariage et enfantsModifier

Il épouse le Jeanne de Valois († 1352) fille de Charles de France, comte de Valois, d'Anjou, de Maine, d'Alençon, etc... et de Marguerite d'Anjou, nièce du roi Philippe IV le Bel. Ils ont :

Une certaine Mathilde de Luwembergh, abbesse du chapitre noble de Nivelles, est mentionnée dans les annales comme fille de Guillaume le Bon[5].

AscendanceModifier

Notes et référencesModifier

  1. Sa généalogie sur le site Medieval Lands.
  2. a b c d et e J. Balteau, cité dans la bibliographie.
  3. Jules Viard, « La guerre de Flandre (1328) », Bibliothèque de l’école des chartes,‎ , p. 368 (lire en ligne)
  4. Peter F. Dembowski, « Jehan de Le Mote et ses Regret Guillaume, comte de Hainaut », dans Convergences médiévales. Épopée, lyrique, roman. Mélanges offerts à Madeleine Tyssens, Bruxelles, De Boeck (collection : Bibliothèque du Moyen Âge, 19), 2001, p. 139-147.
  5. François Lemaire, Notice historique sur la ville de Nivelles, et sur les abbesses qui l'ont successivement gouvernée depuis sa fondation jusqu'à la dissolution de son chapitre, Nivelles, F. Guisenaire imprimeur-éditeur, 1848, p. 111, 335 p. Lire en ligne.

AnnexesModifier

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BibliographieModifier

Liens externesModifier