Hugues de Fauquembergues

Hugues de Fauquembergues[1] ou de Falkenberg, tué en 1106, est un prince de Galilée et de Tibérias.

Hugues de Fauquembergues
Image dans Infobox.
Fonctions
Sénéchal du royaume de Jérusalem
-
Prince de Galilée et seigneur de Tibériade
Titre de noblesse
Prince de Galilée et seigneur de Tibériade
-
Prédécesseur
Successeur
Biographie
Naissance
Décès
Sépulture
Activités
Membre de la famille royale, feudataireVoir et modifier les données sur Wikidata
Enfants
Eschive de Fauquembergues (d)
Helvis de Fauquembergues (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Religion
Conflits

Fauquembergues est situé près de Saint-Omer, d'où le nom de Hugues de Saint-Omer qui lui est parfois donné. Il est aussi nommé par erreur Hugues de Saint Aldemer par quelques traducteurs de Guillaume de Tyr. Le fief de Fauquembergue appartient à la dynastie des châtelains de Saint-Omer, plusieurs cadets se sont fait connaître sous ce nom.

Originaire de Saint-Omer, il accompagna Baudouin de Boulogne en 1098 dans le comté d'Edesse, puis à Jérusalem en 1101. Tancrède de Hauteville devant assurer la régence de la principauté d'Antioche, il reçut la principauté de Galilée devenue ainsi vacante. Il porta secours à Baudouin Ier, roi de Jérusalem, retiré à Joppé (Jaffa ?) après la bataille de Rama, en 1102. Il est à l’origine de la constriction du Toron des chevaliers ou Toron[2], une forteresse qui faisait partie de la seigneurie de Toron dans le Royaume de Jérusalem, situé actuellement dans la localité de Tibnine (arabe: تبنين) dans le Gouvernorat de Nabatieh, District de Bint-Jbeil au Liban[3]. En août 1106, alors qu'il revenait d'un raid en terre turque, sa troupe fut prise dans une embuscade près de Banyas, par l'atabeg de Damas, Tughtekin Saif el-Islam Daher ed-Din, (en arabe : ظاهر الدين طغتكين, en turc : Tuğtekin, francisé en Dodequin par Guillaume de Tyr). Il ne craignit pas, avec soixante-dix chevaliers, d'affronter quatre mille ennemis. Ayant reçu quelques renforts, il les battit et les mit en fuite, mais dans son triomphe il fut atteint d'une blessure dont il mourut peu après (d'après Guillaume de Tyr). Son corps ramené par ses compagnons, fut enterré à Nazareth. Son successeur immédiat pour une courte durée fut Gervais de Bazoches[4],[5]. Il laisse deux filles :

BibliographieModifier

Notes et référencesModifier

  1. René Grousset, Histoire des Croisades et du Royaume franc de Jérusalem. Tome II : Monarchie franque et monarchie musulmane, l’Équilibre. Paris, Plon, 1935, ASIN : B00752UOJ8, pages 840-842.
  2. http://www.templiers.net/orient-latin/index.php?page=5_P_Deschamps_Jerusalem#Hugues-de-Saint-Omer
  3. Denys Pringle, The Churches of the crusader Kingdom of Jerusalem, A Corpus, Volume II, L-Z (excluding Tyre). Cambridge: Cambridge University Press, 1998. Pp. xxiv, 456. (nos. 269-70) p. 367. (ISBN 0-521-39037-0).
  4. René Grousset, Histoire des Croisades et du Royaume franc de Jérusalem, tome II, pages 843-846.
  5. Guibert de Nogent, Histoire des Croisades, L. VIII, Chap. XIII