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Philippe de Crèvecœur d'Esquerdes

Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Crèvecœur.

Philippe de Crèvecœur
Image illustrative de l'article Philippe de Crèvecœur d'Esquerdes

Titre Seigneur de Crèvecœur
(1436 - 1494)
Autre titre Grand chambellan de France
Prédécesseur Jacques de Crèvecœur
Arme Franc-archers
Allégeance Flag of Cross of Burgundy.svg Duché de Bourgogne (1436-1477)
Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Souverains Charles VII
Louis XI
Charles VIII
Suzerains Charles le Téméraire
Louis XI
Charles VIII
Grade militaire Maréchal de France Maréchal de France
Années de service 1465 - 1494
Commandement gouverneur d’Artois et de Picardie
Investiture 1477
Conflits Ligue du Bien public
Guerre folle
Faits d'armes bataille de Montlhéry (1465), Siège de Beauvais (1472), Bataille de Guinegatte (1479)
Distinctions Ordre Royal et Militaire de Saint-Louis Chevalier ribbon.svg Chevalier de l’Ordre de la Toison d'or
Autres fonctions ministre plénipotentiaire au traité d'Étaples (1492)
Biographie
Naissance
Décès
L'Arbresle
Père Jacques de Crèvecœur
Conjoint Isabeau d'Auxy, puis Jeanne de la Trémoille

Image illustrative de l’article Philippe de Crèvecœur d'Esquerdes
De gueules aux trois chevron d’or.[1]

Philippe de Crèvecœur, seigneur d'Esquerdes (1418 - 1494), est un homme de guerre français, maréchal de France le 2 septembre 1483 par lettres de Charles VIII ainsi que grand chambellan par autres lettres le 20 février 1492[2].
Il est également connu sous le nom de Maréchal des Cordes ou d'Esquerdes, d'après son deuxième mariage avec dame des Querdes, Jeanne de la Trémoille.

BiographieModifier

Officier de Charles le TéméraireModifier

Second fils de Jacques ( † 1436), seigneur de Crèvecœur et de Thoix, capitaine de Compiègne, gouverneur de Clermont-en-Beauvaisis, chevalier de la Toison d'or, Philippe s’attache d’abord au service de Charles le Téméraire, duc de Bourgogne. Il est gouverneur de Troyes ainsi que bailli d'Amiens[3],[2] en 1463, et se distingue en 1465 à la bataille de Montlhéry sous le comte de Clermont.

Il marche contre les Liégeois en 1467 à la tête des Franc-archers du Duc de Bourgogne. Il reçoit alors le collier de la Toison d'Or en 1468 avec le gouvernement d’Artois et de la Picardie.

Il défend Abbeville contre Louis XI.

En 1472, sous les ordres de Charles le Téméraire, il prend Nesle, mais échoue devant Beauvais défendue par Jeanne Hachette. Il continue à rejoindre toutes campagnes contre Louis XI jusqu'en 1477[2].

Au service du roi Louis XIModifier

Après la mort de Charles le Téméraire, il passe, en 1477, au service de Louis XI qui le maintient au gouvernement de la Picardie avec le collier de l’Ordre de Saint-Michel.

Il ramène l’Artois sous l’obédience du roi et livre Arras à l’armée française. Mais il est défait par Maximilien d'Autriche à la bataille de Guinegatte en 1479.

Au printemps de 1480, Louis XI réunit en Picardie 10 000 « aventuriers » et 2 500 pionniers, destinés à remplacer la milice des francs-archers et à être entretenus d'une manière permanente[4].
Ce sont les bandes françaises, une nouvelle infanterie commandée Philippe de Crèvecœur et copiée sur le modèle des bandes suisses, donc composée de hallebardiers et de piquiers.
En 1482, Crèvecœur est surpris et à nouveau battu par l’Archiduc Maximilien.
Et cependant, le il est nommé gouverneur et lieutenant général de Picardie.

Maréchal de France sous Charles VIIIModifier

À la suite de la mort de Louis XI le 30 août 1483, Charles VIII de France le nomma maréchal de France par lettres du 2 septembre.

Lors de la Guerre folle, il s’oppose avec succès aux entreprises des Impériaux. Il défait Ravenstein en 1486, et fait prisonniers à Béthune en 1487 le duc de Gueldre, Charles de Gueldre et le comte de Nassau.

Il prend Saint-Omer et Thérouanne.

En 1492, il négocie le traité d'Étaples avec le roi d’Angleterre Henri VII.

Lors de l’expédition de Charles VIII en Italie en 1494, Crèvecœur reçoit le commandement de l’avant-garde, mais il meurt dès le départ à l'Arbresle près de Lyon[5],[2] le 22 avril 1494.

« Il était, dit un chroniqueur, aussi bons moyenneur de bons accords, que sage et vaillant en temps de guerre à conduire gendarmerie ».

Mariages et enfantsModifier

Il se maria avec Isabeau d'Auxy, fille de Jean d'Auxy, maître des arbalétriers de France, et Jeanne de Flavy[6].

En ses deuxièmes noces, il épousa Jeanne de la Trémoille, dame de Squerdes (forme intermédiaire du nom du village depuis 1166 / Equerdes en 1793), grâce à laquelle il s'appelait désormais Philippe de Crèvecœur d'Esquerdes.

Son neveu, Antoine Dubois, évêque de Béziers, est un de ses héritiers.

AnnexesModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

Notes et référencesModifier

  1. Johannes Baptist Rietstap, Armorial général : contenant la description des armoiries des familles nobles et patriciennes de l'Europe : précédé d'un dictionnaire des termes du blason, G.B. van Goor, , 1171 p. (lire en ligne), et ses Compléments sur www.euraldic.com
  2. a b c et d Joseph Vaesen et Étienne Charavay, Lettres de Louis XI, tome II, p. 275-276, note no 2, Librairie Renouard, Paris 1885 ; selon Anselme, tome VII, p. 107
  3. "... Au seurplus, nous avons pourveu au bailliage d'Amiens de la personne du seigneur de Crevecueur, et aussi aux capitainerie dudit Amiens et de Doullans et de la cite d'Arraz de la personne du seigneur de Saveuzes..." (Lettres de Louis XI datée de Tours le 20 avril 1465, publiée par Joseph Vaesen et Étienne Charavay, Lettres de Louis XI, tome II, p. 275, Librairie Renouard, Paris 1885)
  4. Histoire de l'ancienne infanterie française par le général Louis Susane volume 8 pages
  5. Source : http://amis.arbresle.free.fr
  6. https://books.google.fr/books?id=9ZliiOO3kAkC&pg=216

SourceModifier

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