Pontcharra

commune française du département de l'Isère

Pontcharra
Pontcharra
Pontcharra vu depuis la tour d'Avalon
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Isère
Arrondissement Grenoble
Intercommunalité Communauté de communes Le Grésivaudan
Maire
Mandat
Christophe Borg
2020-2026
Code postal 38530
Code commune 38314
Démographie
Gentilé Charrapontains
Population
municipale
7 376 hab. (2018 en augmentation de 0,77 % par rapport à 2013)
Densité 461 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 25′ 58″ nord, 6° 01′ 12″ est
Altitude Min. 244 m
Max. 1 217 m
Superficie 16 km2
Type Commune urbaine
Unité urbaine Pontcharra
(ville-centre)
Aire d'attraction Grenoble
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton du Haut-Grésivaudan
(bureau centralisateur)
Législatives Cinquième circonscription
Localisation
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Liens
Site web pontcharra.fr

Pontcharra est une commune française située dans le département de l'Isère en région Auvergne-Rhône-Alpes.

La ville est notamment connue pour être le lieu de naissance du chevalier Bayard qui participa aux guerres d'Italie au XVIe siècle.

Ses habitants sont appelés les Charrapontains[1].

GéographieModifier

 
Vue générale du Château Bayard de la vallée du Grésivaudan au XIXe siècle.

Pontcharra est une des villes les plus importantes de la vallée du Grésivaudan (vallée située entre le massif de la Chartreuse et la chaîne de Belledonne). Elle occupe la partie la plus septentrionale de la vallée (le Haut-Grésivaudan), à la frontière avec la Savoie. Pontcharra se trouve au carrefour de trois vallées : la trouée des Marches, le Grésivaudan et la Combe de Savoie.

Contrairement à la plupart des autres communes des environs qui se sont bâties sur les coteaux, Pontcharra est principalement construite dans la plaine. La ville s'étale en effet entre la montagne de Brame-Farine (chaîne de Belledonne) à l'est et la rivière Isère à l'ouest, sur le cours du Bréda, au débouché de ses gorges.

La commune offre un panorama sur le massif des Bauges et le mont Granier (massif de la Chartreuse). Par temps clair, il est possible de voir les massifs qui entourent la vallée du Grésivaudan jusqu'à Crolles.

Représentations cartographiques de la commune
Carte OpenStreetMap
Carte topographique

Lieux-dits et écartsModifier

Villard-Noir, Villard-Didier, Villard-Benoit (les toponymes en « villard » sont issus de la période gallo-romaine et désignent l'implantation de fermes agricoles)

Grignon, les Gayets, les Epineys, la Perrière, Rochemorte, Malbourget, le Caraillou, le Plan, le Papillard, le Papet, Montaucher, le Marais, Berruer, Javeydan,

Communes limitrophesModifier

Voies de communication et transportsModifier

La plupart des trains de voyageurs, les TER, circulant sur cette ligne (Axe Valence-Ville - Grenoble - Annecy - Genève) s'y arrêtent. Tous les TER desservant Pontcharra desservent la gare de Grenoble-Universités-Gières pour l'accès au campus universitaire grenoblois et au centre hospitalier régional de La Tronche par correspondance tramway ligne B.
Avec la mise en place du cadencement, la gare de Pontcharra a pris plus d'importance.
  • Depuis l'inauguration du pôle multimodal en novembre 2007, l'entrée dans Pontcharra côté Chartreuse est nettement facilitée (on pouvait auparavant mettre plusieurs minutes pour traverser Pontcharra). En effet, le percement d'un tunnel sous la voie ferrée a permis la suppression du passage à niveau et la fluidification de la circulation.
  • L'autoroute A 41 permet de relier Pontcharra à Grenoble et à Chambéry. Elle traverse la commune de Barraux au lieu-dit la Gache.
  • Accès à Pontcharra par la route nationale 90, à la hauteur du pont de La Gache sur la commune de Barraux.

UrbanismeModifier

TypologieModifier

Pontcharra est une commune urbaine, car elle fait partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[2],[3],[4]. Elle appartient à l'unité urbaine de Pontcharra, une agglomération inter-départementale regroupant 5 communes[5] et 9 433 habitants en 2017, dont elle est ville-centre[6],[7].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Grenoble, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 204 communes, est catégorisée dans les aires de 700 000 habitants ou plus (hors Paris)[8],[9].

Occupation des solsModifier

 
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (37 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (37,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (36,3 %), zones agricoles hétérogènes (15,9 %), zones urbanisées (14,4 %), terres arables (11,4 %), prairies (9,6 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (7,6 %), eaux continentales[Note 3] (4,1 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (0,7 %)[10].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[11].

ToponymieModifier

 
Le Bréda à Pontcharra ; à droite une statue du chevalier Bayard et au fond les pentes du mont Granier.

Le nom officiel de la commune est Pontcharra [pɔ̃.ʃa.ʁa], mais elle est familièrement surnommée Ponch [pɔ̃ʃ ][réf. souhaitée]. Par le passé les formes Pontcharra-sur-Isère[12] et Pontcharra-sur-Bréda[13] ont été utilisées, et ce dernier est toujours le nom de la gare SNCF. Cela est afin de distinguer la commune de son homonyme, Pontcharra-sur-Turdine dans les monts du Lyonnais, et de sa gare de Pontcharra - Saint-Forgeux.

Cette dénomination daterait de la période gallo-romaine, quand la villa de Pontcharra était la plus importante de la vallée après celle de Meylan. Du fait de sa situation géographique (à l'extrémité nord de la vallée du Grésivaudan) et de la présence du torrent du Bréda, Pontcharra était à l'époque un espace stratégique pour gagner les vallées savoyardes. Le nom de Pontcharra est d'ailleurs issu de l'association de pons et de carrum qui signifie littéralement « pont à char ».

Après les grandes invasions (burgondes notamment), le lieu-dit « Pontcharra » entre dans une période de décadence. La place est stratégique mais le milieu particulièrement inhospitalier (marécages, invasions…) et les populations préfèrent s'installer sur les coteaux (d'où la multitude de hameaux). L'emplacement actuel du centre-ville est donc à l'époque peuplé de marginaux (notamment de lépreux).

Le nom de « Pontcharra » apparaît pour la première fois dans les textes vers le milieu du XIVe siècle mais il faudra attendre le XIXe siècle pour que Pontcharra ait une existence officielle. Ce qui ne fut qu'un pauvre lieu-dit va en effet se développer et s'agrandir grâce au commerce et à l'industrie (essentiellement papetière) pour finir par absorber les paroisses voisines de Grignon et de Villard-Benoit. C'est donc à partir de ces deux villages que naît en 1832 la commune de Pontcharra-sur-Bréda.

HistoireModifier

Période antiqueModifier

218 av. J.-C. Il est très probable que les armées du général Hannibal Barca soient passées par Pontcharra pour atteindre l'Italie, cela quel que soit le col emprunté[réf. nécessaire].

Période médiévaleModifier

L'église de Villard-Benoît est choisie pour la signature d'un traité de paix, le , entre le comte de Savoie Amédée V, et le dauphin de Viennois Jean II, sous les auspices de l'archevêque de Tarentaise, Bertrand Ier de Bertrand, et l'évêque de Grenoble, Guillaume IV de Royn[14].

Le traité stipule que les deux princes échangeront des mandements, mais aussi qu'ils ne feront plus construire de bâties « dans deux zones limitrophes : entre les Molettes et le Bréda au mandement d'Avalon et dans le mandement savoyard de Voiron et de La Buisse, si proche de Grenoble » (Bernard)[14]. Cette trêve reste « à peu près respectée »[15].

Période moderneModifier

Pierre Terrail de Bayard, le chevalier Bayard, est né au château Bayard, en 1475 ou 1476[16]. Surnommé le « chevalier sans peur et sans reproche », il fut un noble et un héros du Dauphiné, qui fit l'admiration des Dauphinois.

En 1591, la bataille de Pontcharra oppose, le 17 septembre, l'armée royale française commandée par Lesdiguières aux troupes hispano-savoisiennes.

Le ruisseau du Bréda qui traverse la ville a pendant longtemps fait office de frontière entre le royaume de France et le duché de Savoie. La rue des Mettanies, qui longe le Bréda côté Villard-Benoit, doit d'ailleurs son nom au latin meta, qui indique la limite d'un territoire. Il n'est donc pas étonnant que cette zone stratégique et frontalière ait été le théâtre d'affrontements entre puissances rivales. Cet événement est à remettre dans un contexte beaucoup plus large. En effet, depuis le traité de Cateau-Cambrésis (1559), le duché est placé sous la domination espagnole. Dans le même temps, ce traité met fin, pour un temps, aux ambitions italiennes de la France. Le duché de Savoie est un État situé entre la France et l'Italie. Sous la Pax Hispanica, il fait office de zone tampon entre les deux puissances rivales que sont la France et l'Espagne. Le duché de Savoie se trouve au milieu de deux grandes aires culturelles : côté savoisien une zone culturellement française et côté piémontais une zone culturellement italienne. En 1563, la capitale est déplacée de Chambéry vers Turin. Le duché espère ainsi conquérir d'autres territoires dans la péninsule.

La politique ducale du XIVe siècle se caractérise donc par des alliances fragiles et éphémères avec la France et l'Espagne en fonction des intérêts de l'État et du souverain. Ce jeu d'alliances est une nécessité pour ce petit État, car entre ces deux grandes puissances, son indépendance peut à tout moment être remise en question. Mais il sert aussi ses intérêts puisque le duché va à plusieurs reprises tenter d'accroître son territoire aux dépens de ses voisins.

 
Pontcharra au XIXe siècle, par Alexandre Debelle (1805-1897).

Le duc Charles-Emmanuel (1580-1630) choisit quant à lui l'alliance espagnole, symbolisée par son mariage avec la fille de Philippe II, roi d'Espagne. À l'époque, la France est déchirée par les guerres de religion. Le duc va donc tenter de profiter de la situation pour agrandir son territoire par des incursions en Provence et dans le Dauphiné. En 1591, la bataille de Pontcharra va mettre un terme aux aspirations du duché. Malgré sa supériorité numérique, l’armée du duc de Savoie Charles-Emmanuel, commandée par son frère don Amédée — renforcée de contingents espagnols, milanais et napolitains commandés par d'Olivares — est mise en déroute par les troupes françaises commandées par Lesdiguières.

Période contemporaineModifier

En 1832, la commune de Pontcharra est créée à la suite de la réunion de deux villages : Grignon (rive sud du Bréda) et Villard-Benoit (rive nord du Bréda). Mais le lieu-dit de Pontcharra existait déjà avant la fusion. C'était un simple groupement de maison bâties autour d'un pont (l'actuelle place Bayard).

Ne possédant ni église ni paroisse, Pontcharra n'eut aucune reconnaissance officielle jusqu'à sa naissance en tant que commune au XIXe siècle. Ce qui n'était à la base qu'un petit hameau sans importance s'est donc finalement développé pour absorber les paroisses limitrophes.

La place de l'ancien village de Grignon se trouve à côté de la papeterie Moulin-Vieux (il subsiste une église et des vieilles bâtisses).

Politique et administrationModifier

 
La mairie et la gare du tramway en 1908.

Rattachements administratifs et électorauxModifier

Rattachements administratifs

La commune se trouve dans l'arrondissement de Grenoble du département de l'Isère.

Elle faisait partie depuis 1801 du canton de Goncelin[17]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale.

Rattachements électoraux

Pour les élections départementales, la commune est depuis 2014 le bureau centralisateur du canton du Haut-Grésivaudan

Pour l'élection des députés, elle fait partie de la cinquième circonscription de l'Isère.

IntercommunalitéModifier

Pontcharra était membre de la communauté de communes du Haut Grésivaudan, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé en 2001 et auquel la commune avait transféré un certain nombre de ses compétences, dans les conditions déterminées par le code général des collectivités territoriales.

Cette intercommunalité a fusionné avec ses voisines pour former, le la communauté de communes Le Grésivaudan dont est désormais membre la commune.

Tendances politiques et résultatsModifier

Lors du premier tour des élections municipales de 2020 dans l'Isère, la liste DVD menée par le maire sortant Christophe Borg obtient la majorité absolue des suffrages exprimés, avec 1 332 voix (60,02 %, 24 conseillers municipaux élus dont 5 communautaires), devançant largement les listes menées respectivement par[18] :
- Joseph Mas (DVG, 453 voix, 22,82 %, 3 conseillers municipaux élus) ;
- Franck Bernabeu (DVG, 435 voix, 19,60 %, 2 conseillers municipaux élus) ;
L'abstention s'est élevée à 55,63 % lors d'un scrutin marqué par la Pandémie de Covid-19 en France.

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs de Pontcharra
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1959 1971 Louis Derrion    
1971 1983 Jean Menetrey    
1983 2014 Charles Bich PS Conseiller général de Goncelin (1989 → 2015)
Vice-président du conseil général de l'Isère (2008 → 2015)
2014 En cours
(au 14 janvier 2021)
Christophe Borg DVD Fonctionnaire
Vice-président de la CC Le Grésivaudan (2020 → )
Réélu pour le mandat 2020-2026[19],[20]

JumelagesModifier

La ville de Pontcharra est jumelée avec :

La ville développé une coopération décentralisée avec les communes maliennes de Dembella, Tella, Benkadi et Blendio.[réf. nécessaire]

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[22]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[23].

En 2018, la commune comptait 7 376 habitants[Note 4], en augmentation de 0,77 % par rapport à 2013 (Isère : +2,28 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 7638418251 0191 0232 6132 7072 6922 562
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 3582 3222 6362 7032 7602 5752 4162 2652 352
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 3072 4042 4702 3862 5643 3612 7742 8493 334
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
3 5823 9294 6135 4735 8246 4357 0277 1047 228
2018 - - - - - - - -
7 376--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[17] puis Insee à partir de 2006[24].)
Histogramme de l'évolution démographique

Avant 1832, le territoire de l'actuelle commune est occupé par deux bourgs sans réelle importance (Grignon et Villard-Benoit). C'est seulement à partir du XIXe siècle, grâce à l'essor industriel de la rive gauche de la vallée (papeterie, Viscamine, etc.) que Pontcharra devient une ville. Le centre-ville actuel, la cité Bergès et la cité Olivetti témoignent de cette époque. L'arrivée de familles issues de l'immigration espagnole et italienne contribue grandement à la croissance démographique de Pontcharra.

L'essor se poursuit au XXe siècle avec l'arrivée de nouvelles industries sur le territoire de la commune (métallurgie, etc.). Les immeubles (tours Bayard, le Plan, le Coisetan) et les lotissements de la rive nord du Bréda sont en effet construits au cours des années 1950 à 1970. Une nouvelle fois, la commune doit une partie de son essor démographique à l'immigration (essentiellement portugaise et maghrébine).

L'histoire de la ville est donc principalement liée à son passé industriel. Aujourd'hui, beaucoup de ces entreprises ont fermé, mais la ville continue à gagner des habitants grâce au dynamisme économique de la vallée (ZI de Crolles-Bernin, l'Inovallée de Meylan). La population de Pontcharra qui était très majoritairement ouvrière il y a encore une dizaine d'années est ainsi en train de se diversifier avec l'arrivée de couples de jeunes cadres sur la commune.

Évolution de la population[25]
1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 2017
Population 3 929 4 613 5 473 5 824 6 435 7 283 7 320 7 344
Densité moyenne (hab/km²) 252,2 296,1 351,3 373,8 413,0 467,5 469,8 471,4

EnseignementModifier

 
Entrée du lycée Pierre-du-Terrail.
  • Groupe scolaire César-Terrier (maternelle et élémentaire).
  • Groupe scolaire Villard-Benoit (maternelle et élémentaire).
  • École primaire de Villard-Noir.
  • Collège Marcel-Chêne.
  • Lycée Pierre du Terrail, enseignement général et technique.

Manifestations culturelles et festivitésModifier

  • La fête de la Rosière a été créée en 1906 à l'initiative d'Alexis Paradis pour récompenser chaque année la "fille la plus méritante" de la commune. Ce dernier promet en effet, dans son testament daté du 17 octobre 1889, une donation au bureau de bienfaisance de Pontcharra. Ces donations (1000F/ans) devaient servir de dot pour le mariage de la rosière. Cette fête a toujours lieu actuellement.

SportsModifier

Les clubsModifier

  • L'ASP (Association Sportive de Pontcharra) est un club de football créé en 2015.
  • Le RCTP (Rugby Club Touvet Pontcharra).
  • L'ACP (Athlétique Club de Pontcharra).
  • Fraternelle boules : Club local de pétanque.
  • Le CAPR (Club d'Athlétisme Pontcharra la Rochette)
  • Le CTM (Club Touristique Montagnard), le club de ski et snow de Pontcharra
  • Gymnastique Volontaire de Pontcharra - renforcement musculaire, stretching, fitness, zumba, activité extérieure activ'marche

Infrastructures sportivesModifier

  • Ensemble sportif Maurice-Cucot : terrain extérieur, gymnase et salles dédiées à de multiples activités (boxe, musculation), piscine d'été.
  • Ensemble sportif de l'île Fribaud : terrains de football, de rugby, de tennis et d'athlétisme.
  • Gymnase César-Terrier.
  • Centre Nautique Intercommunal en construction[26]. Ouverture prévue en 2021.

ÉconomieModifier

La papeterie du Moulin-Vieux[27] a été fondée par la famille Escarfail en 1869. La dépose du bilan a eu lieu au début des années 2000. La communauté de communes "Le Grésivaudan" est devenue propriétaire des bâtiments qui sont en phase de démolition.

Pontcharra a aussi vécu de la sériciculture jusque dans les années 1930. Les élevages de vers à soie se répartissaient sur l'ensemble de la commune. La culture du tabac est venue remplacer la magnanerie, devenue peu rentable.

La commune fait partiellement partie de l'aire géographique de production et transformation du « Bois de Chartreuse », la première AOC de la filière Bois en France[28].

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

Patrimoine religieuxModifier

  • Église de Villard-Benoît. Construite au début du XVIIe siècle, placée sous le vocable de Saint-Blaise[Lequel ?], elle est désaffectée en 1972 en raison de sa vétusté. L'église est démolie, le cimetière l'entourant est transféré sur l'emplacement actuel du cimetière dit de Villard-Benoît, seul le clocher est conservé.
  • Église de Grignon. Elle a perdu son statut d'église en 2008 (l'estrade en bois sculpté a été offerte à la commune de Rovasenda et une Vierge à l'Enfant transférée à l'église Saint-Hugues). Les messes sont désormais célébrées en l'église Saint-Hugues, aux abords de la place Bayard.
  • Couvent des Augustins à Villard-Benoît. Ce prieuré, jadis très prospère, fondé par Guillaume d'Avançon à son retour de Rome, sera le premier monastère de l'ordre des Augustins réformés en France. Il est appelé aussi prieuré et château des Augustins[29].
  • Église Saint-Hugues. Construite en 1974, œuvre de l'architecte Pierre Pinsard, elle est labellisée « Patrimoine du XXe siècle » de l'Isère depuis 2003[30].

Patrimoine civilModifier

 
Le château Bayard au début du XXe siècle.

Nombreuses sont les traces du chevalier Pierre du Terrail, seigneur de Bayard à Pontcharra, à partir du château Bayard, où il est né en 1476.

On retrouve son effigie sur le logo actuel de la ville, et une statue équestre du chevalier « sans peur et sans reproche » trône depuis 2005 sur la principale place de la commune.

Statue équestre de Bayard
  • Le 24 septembre 1911, une statue équestre en bronze[31] du chevalier, oeuvre du sculpteur allevardin Pierre Rambaud et d'Auguste Davin, est inaugurée sur le pont du Bréda, en présence de Laurent Gayet, maire de Pontcharra, du sénateur Gustave Rivet et du comte de Monteynard. En 1992, la statue est volée pendant la nuit. Elle sera remplacée en 1993 par la statue actuelle.
Château Bayard
  • Le château Bayard, des XVe et XVIIIe siècles[29], maison natale du Chevalier Bayard, est classé au titre des monuments historiques par arrêté du 28 janvier 1915[32]. Le musée est fermé au public, le château est devenue propriété privée et domaine viticole.
Le phalanstère
  • Cet ensemble a été construit en 1928 par Joseph Carre, industriel et papetier isérois, pour loger les ouvriers célibataires des usines de la Viscamine (actuel village d'entreprises du Bréda). Ce phalanstère est construit au milieu de la cité ouvrière (« la cité Olivetti ») où étaient logés les ouvriers et leur famille. Aujourd'hui, les bâtiments abritent le lycée Pierre du Terrail[33], accueillant les élèves venus des collèges de Pontcharra, Allevard, Le Touvet, Goncelin et La Rochette.
Le Coléo
  • Espace culturel Le Coléo (diminutif de coléoptère pour sa forme évoquant de façon stylisée celle de l'insecte) est une salle de spectacle pouvant accueillir 468 places assises et 1000 places debout. Depuis sa construction en 2000, la salle a été fréquentée par de nombreuses célébrités dont Chevallier et Laspalès, Enzo Enzo et Serge Papagalli. Il a été bâti en remplacement de l'ancienne salle Valloire, alors située derrière la mairie, et devenue vétuste.
  • ruines de la Bâtie de Mont-Briton (dit Mollard de la Perrière), du XIVe siècle[29]
  • maison ancienne avec tourelle et porte en style Renaissance, au croisement des rues des Alpes et des Écoles[29]
  • à Grignon, le manoir ou maison forte des Terrail de Bernin[29]
  • le manoir de la Chaffardière[29]
  • Le château de la Courrerie, cité sur la carte de Cassini du XVIII[29]
  • le manoir des Bouguettes[29]

Patrimoine naturelModifier

  • Le plan d'eau des Lônes de Pontcharra, lacs artificiels créés à l'occasion de la construction de l'autoroute A41 s'étendant sur 13 hectares. Il s'agit de deux plans d'eau[34], le plus grand (Grand Lône), d'environ 10m de profondeur est destiné à la baignade, le plus petit à la pêche (Petit Lône).
  • Le Bréda, un torrent de montagne qui traverse la commune pour se jeter dans l'Isère.
  • Le ruisseau du Coisetan, prenant sa source au lac de Sainte Hélène du Lac, traverse la plaine de Laissaud, en Savoie, et se jette dans l'Isère.
  • Le mont Granier, qui fait partie du parc naturel régional de la Chartreuse, surplombe Pontcharra. Cette montagne est connue pour être l'une des falaises les plus hautes de France (900 m de haut) et pour le tragique évènement de la nuit du 24 au 25 novembre 1248 : une partie de la montagne s'était effondrée sur les villages situés en aval, provoquant la mort d'environ 5 000 personnes selon les sources de l'époque (ce chiffre étant régulièrement révisé à la baisse par les historiens).

Patrimoine culturelModifier

Personnalités liées à la communeModifier

HéraldiqueModifier

  Blason
D'azur au chef d'argent chargé d'un lion issant de gueules ; à la cotice d'or brochant sur le tout.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
  4. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

RéférencesModifier

  1. Histoire des communes de l'Isère, 1988, p. 226.
  2. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 27 mars 2021).
  3. « Commune urbaine - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 27 mars 2021).
  4. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 27 mars 2021).
  5. « Unité urbaine 2020 de Pontcharra », sur https://www.insee.fr/ (consulté le 27 mars 2021).
  6. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le 27 mars 2021).
  7. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur insee.fr, (consulté le 27 mars 2021).
  8. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le 27 mars 2021).
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Voir aussiModifier

BibliographieModifier

  • Jean-Pierre Borgis, Moulin-Vieux, histoire d'une papeterie dauphinoise (1869-1989), Grenoble, Presses universitaires de Grenoble, , 287 p. (ISBN 978-2-7061-0406-0 et 2-7061-0406-6)
  • Michelle Berger, Histoire des communes de l'Isère : Grenoble et son arrondissement, t. 4, Grenoble, Horvath, , 469 p. (ISBN 2-7171-0492-5), p. 226 et suivantes
  • Abbé Félix Bernard, "Histoire de Pontcharra-sur-Bréda et du mandement d'Avalon",Chambéry, Paris : Dardel, Librairie, 1964

Articles connexesModifier

Liens externesModifier