Ploërdut

commune française du département du Morbihan

Ploërdut
Ploërdut
L'église Saint-Pierre.
Blason de Ploërdut
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Morbihan
Arrondissement Pontivy
Canton Gourin
Intercommunalité Roi Morvan Communauté
Maire
Mandat
Jean-Luc Guilloux
2014-2020
Code postal 56160
Code commune 56163
Démographie
Gentilé Ploërdutais
Population
municipale
1 216 hab. (2017 en stagnation par rapport à 2012)
Densité 16 hab./km2
Population
aire urbaine
25 412 hab.
Géographie
Coordonnées 48° 05′ 19″ nord, 3° 17′ 14″ ouest
Altitude 212 m
Min. 114 m
Max. 285 m
Superficie 75,83 km2
Localisation
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Ploërdut

Ploërdut [ploɛʁdyt] est une commune française située dans le département du Morbihan, en région Bretagne. Cette vaste commune comptait autrefois une importante population de cultivateurs mais le nombre d'habitants a été divisé par trois en l'espace de cent ans en raison d'un important exode rural au cours du siècle dernier. Un bourg préservé et au moins 50 % des constructions (maisons, calvaires, bâtiments de ferme, puits et manoirs) dignes d'intérêt lui valent le label « commune du patrimoine rural » [1]. Son église paroissiale possède notamment une des nefs romanes les mieux conservées de Bretagne tandis que l'ancien presbytère datant du XVIIe siècle fait office de mairie.

ToponymieModifier

Ploërdut, en breton Pleurdud, provient du breton Plou signifiant « Paroisse », avec le sens de circonscription paroissiale.

Le dud de ce toponyme reste celui d'Ildut, qui est un prénom breton bien connu.

Ploërdut-Pleurdud est donc la paroisse de Ildut.

GéographieModifier

SituationModifier

Ploërdut est une commune rurale du centre de la Bretagne, située dans le pays Pourlet, à l'ouest de la petite ville de Guémené-sur-Scorff. Le bourg est situé à vol d'oiseau à 6 km à l'ouest de la ville de Guémené-sur-Scorff, à 16 km à l'est du Faouët, à 22 km à l'ouest de Pontivy et à 38 km au nord de Lorient. Avec une superficie de 75,83 km2, elle est une des communes les plus étendues du Morbihan mais avec seulement 1 216 habitants, elle est aussi une des moins densément peuplées.

Géographie physiqueModifier

 
Le centre bourg.

La commune est très vallonnée. Son territoire s'étage entre 114 et 285 mètres d'altitude. Le point culminant y est situé à l'extrême nord à proximité du bourg de Locuon. La butte de Lochrist, située à 4 km au sud-ouest du bourg, culmine à 258 mètres d'altitude et constitue un belvédère en raison de son isolement.

La commune possède plusieurs secteurs boisés : le bois de Lochrist, qui occupe le sommet de la butte éponyme, le bois de Quénépozen, le bois de Launay, le bois de Kerservant. Au total, la commune possède 1 254 ha de bois soit un taux de boisement de 16,5 %.

Le Scorff prend sa source sur la commune de Ploërdut à proximité du village de Penhoat Bihan à une altitude de 225 mètres. L'Aër, principal affluent de la rivière l'Ellé, côté rive gauche, nait sur la commune de la jonction de plusieurs ruisseaux : ruisseau du Cosquer, ruisseau du Gohello, ruisseau de Kerfandol, ruisseau de Toul Fallo, ruisseau du Moulin du Bois.

UrbanismeModifier

La commune possède un habitat très dispersé, constitué de nombreux petits hameaux (environ 180). Le bourg de Ploërdut constitue la principale agglomération. Il occupe une position centrale au sein du finage. Malgré sa taille très modeste, on y compte cependant une pharmacie. Au nord de la commune, se situe le bourg de Locuon.

En 2016 on recensait 881 logements à Ploërdut. 550 logements étaient des résidences principales (62,4 %), 204 des résidences secondaires (23,2 %) et 127 des logements vacants (14,4 %). Sur ces 881 logements 860 étaient des maisons (97,6 %) contre 19 seulement des appartements (2,2 %). Le tableau ci-dessous présente la répartition en catégories et types de logements à Ploërdut en 2016 en comparaison avec celles du Morbihan et de la France entière.

Le logement à Ploërdut (56) en 2016.
Ploërdut[2] Morbihan[3] France entière[4]
Résidences principales (en %) 62,4 74,5 82,3
Résidences secondaires et logements occasionnels (en %) 23,2 18,0 9,6
Logements vacants (en %) 14,4 7,5 8,1

HistoireModifier

PréhistoireModifier

De nombreux vestiges datant de la préhistoire témoigne d'un peuplement ancien et assez dense du territoire dès le Néolithique, contredisant l'existence d'une vaste forêt centrale armoricaine.

Antiquité : le site de LocuonModifier

 
La chapelle Notre-Dame-de-la-Fosse occupe une ancienne carrière gallo-romaine.

À l'époque gallo-romaine, le site de la chapelle Notre-Dame de la Fosse, près de Locuon, a été utilisé pour l'extraction des matériaux ayant servi à la construction des édifices de la ville antique de Vorgium (c'est la seule carrière de granit gallo-romaine connue en Bretagne). Il a fourni une roche granitique, dont la couleur claire évoque le marbre saccharoïde, d'où son intérêt pour la construction de bâtiments de prestige. La voie romaine « Hent-Ahès » reliant les cités de Vorgium et Darioritum traversait le nord du territoire. Une coupe longitudinale de la voie a été mise à jour près de Botcol[5].

Selon Jean-Yves Éveillard la relative horizontalité de la voie romaine permettait à des chariots tirés par des attelages de quatre à six bœufs de transporter les blocs de granité sur les 27 km du parcours[6].

On y a trouvé la statue sans tête d'une déesse-mère, probablement sculptée par les carriers de l'époque, probablement détruite lors de la christianisation du lieu.

Moyen ÂgeModifier

À la fin du XIe siècle, un moine de l'Abbaye Sainte-Croix de Quimperlé, Robert (dit "Robert de Locuon", futur évêque de Cornouaille) vint, avec un compagnon, mener une vie d'ermite à Locuon.

À l'époque féodale, les terres de Ploërdut étaient très morcelées puisque pas moins de 21 seigneuries se les partageaient dont celles de Kerservant, de Kerfandol, du Launay et de Kerguedalan. Toutes ces seigneuries étaient des arrière-fiefs de la Vicomté de Rohan-Guémené (puis de la principauté de Rohan-Guémené à partir de 1570).

XVIIe siècleModifier

En 1672, Olivier Jégou de Kervillio, devient recteur de Ploërdut. Et malgré les injonctions de l'évêque de Vannes, il refuse de s'y installer avant qu'il ne soit mis à sa disposition une demeure convenable. En effet le presbytère a été totalement ruiné pendant les guerres de la ligue (1589-1598) à tel point qu'il est inhabitable et complètement à l'abandon. Les paroissiens s'engagent donc à construire un nouveau presbytère en 3 ans. Les maçons Noël Morvan et Yves Darsel de Plouray signent pour un devis de 1600 livres. Afin de financer les travaux, le Parlement autorise la levée d'un impôt exceptionnel. Les paysans devront payer une double dîme sur leur récolte de l'année 1676/1677. Le recteur dîmait à la 33e gerbe. Le nouvel édifice est terminé en 1679. Il s'agit d'une belle construction caractéristique de l'architecture du XVIIe siècle. Depuis 1985, il fait office de mairie[7].

XVIIIe siècleModifier

 
La Croix du Grellec a été érigée au début du XVIIIe siècle.

Le 26 mars 1720, Laurent Le Moyne de Talhouët[8], qui résidait au manoir de Barach en Ploërdut, eût la tête tranchée place du Bouffay à Nantes pour avoir conspiré contre le roi avec trois autres gentilshommes des environs. Il était considéré comme un des principaux participants de la conspiration de Pontcallec. Il était âgé de 52 ans et comptait vingt-cinq ans de service militaire auprès du roi à son décès.

En 1746, Marion du Faouët et son compagnon Henry Pezron dit Henvigen ainsi que trois acolytes sont arrêtés par la maréchaussée au village de Boterff en Ploërdut alors qu'ils avaient trouvé refuge pour la nuit dans le faux grenier d'une des fermes du village. En fait un saunier ambulant, qui avait passé la soirée avec Marie Tromel et sa bande, sans éveiller leur méfiance, les avaient dénoncés. À la suite de cette arrestation, Hanvigen sera pendu alors que Marie Tromel sera condamnée à être fustigée, nue, de verges par trois jours de marché par les carrefours de la ville de Rennes[9].

Selon le géographe Jean-Baptiste Ogée la paroisse de Ploërdut, y compris sa trève de Locuon, comptait 4000 communiants vers 1780. Toujours selon lui, des pâturages excellents, des terres en labour, beaucoup de landes et des arbres à fruit pour le cidre, voilà ce que l'on y remarquait.

Révolution françaiseModifier

En 1790 la paroisse est érigée en commune et chef-lieu de canton, dépendant du chef-lieu de district du Faouët et annexe sa trève de Locuon. La période révolutionnaire ne se passe pas sans heurts. Les biens des chapelles de Crénénan et de Barrac'h sont mis en vente le 26 juin 1794. Le prêtre jureur Jean Le Postollec, curé de Ploërdut, est exécuté par les chouans la même année. Le 14 juin 1795, 500 chouans, en route vers la poudrerie de Pont-de-Buis, font une halte à Ploërdut et vident cinq barriques de cidre, et mangent un bœuf, une génisse et plusieurs veaux[10].

Le XIXe siècleModifier

En 1866, sur une population de 3 672 habitants, seulement 189 savent lire et écrire. En 1871, une épidémie de variole qui sévit en Bretagne cause 60 décès à Ploërdut dont 30 enfants. En 1872, on dénombre 1 052 colons et métayers, 882 propriétaires, 518 domestiques agricoles, 309 journaliers et employés et 45 mendiants[11].

Le XXe siècleModifier

 
Habitants de Ploërdut s'apprêtant à danser une ridée. (carte postale du début du XXe siècle).

La Première Guerre mondialeModifier

Comme nombre de communes de Bretagne, Ploërdut paie un très lourd tribu à la guerre 14-18. Le premier à tomber sur le champ d'honneur est François Audic né le 4 décembre 1892 au village de Guernevelien. Il est tué le 22 aoüt 1914 à Maissin, en Belgique, alors qu'il n'est âgé que de 21 ans. Il n'est que le premier d'une longue liste puisqu'en tout, Ploërdut comptera 166 tués pour une population de 3 500 habitants.

L'incendie du hameau de Kerviniguen en 1932Modifier

Le terrible incendie qui ravagea le hameau de Kerviniguen en Ploërdut le anéantit 22 bâtiments et rendit 9 ménages sans abri, est relaté dans ces termes par le journal Ouest-Éclair :

La langue traditionnellement parléeModifier

La langue en usage sur la commune avant le basculement linguistique survenu au siècle dernier était le bas vannetais pourlet, un sous-dialecte du breton vannetais.

BlasonnementModifier

Les armoiries de Ploërdut se blasonnent ainsi :

De gueules à la fasce diminuée d’argent chargée d’un entrelacs de sable mouvant des flancs, accompagnée en chef de deux macles d’or et en pointe d’un buste nimbé de Saint Iltut du même – au chef aussi d’argent chargé de cinq mouchetures d’hermine de sable.

Politique et administrationModifier

 
La mairie.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
  1881 Mathurin Le Bail    
1881 1888 Joseph-Louis Le Bris    
1888 1892 Joseph-Marie Le Quéré    
1892   Joseph-Louis Le Bris    
1910 1914 Louis Le Bozec
(1880-1953)
Républicain Cultivateur
1933 1953 Louis Le Bozec
(1880-1953)
Parti radical puis SFIO Cultivateur[13]
1953 1979 Louis Le Bec
(1901-1985)
SFIO-PS Directeur d'école, secrétaire de mairie, ancien résistant
mars 2001 En cours Jean-Luc Guilloux PS Fonctionnaire
Les données manquantes sont à compléter.

Lieux et monumentsModifier

La commune de Ploërdut possède un riche patrimoine architectural, et notamment de nombreux manoirs. En 1990, elle obtient le label « commune du patrimoine rural de Bretagne » pour la richesse de son patrimoine architectural et paysager[14].

Vestiges préhistoriques et antiquesModifier

 
La croix de Sain- Illdut, le socle de la croix est en fait une stèle datant de l'Âge du fer.
  • vestiges de l'allée couverte de Lannic ; couloir rectiligne d'environ 20 mètres de long et 1,80 mètres de large, malheureusement très détérioré par des carriers. Une partie du cairn existe encore à l'ouest.
  • tumuli de Kerfandol datant de l'Âge du bronze
  • stèles datant de l'Âge du fer : stèle basse de Crénénan et stèle christianisée de la croix Saint-Ildut.
  • vestiges de la voie antique Hent Ahès qui reliait les cités antiques de Vorgium et Darioritum.
  • carrière antique de la chapelle Notre-Dame-de-la Fosse (site de Locuon) : les quarante-six marches du grand escalier sont disposées entre deux rampants de granite. En les descendant, on parvient à la chapelle, flanquée d'un enclos et d'une "grotte de Lourdes", encastrée dans des parois monumentales et marquées de signes. Une niche à l'usage inconnu, deux visages gravés dans la roche et une croix potencée d'origine mérovingienne complètent le site à ce premier niveau. Un second niveau, plus bas, accessible par un escalier en trois volées (entouré de parois impressionnantes couvertes de mousses, de fougères, de scolopendres, etc..), mène à une plate-forme sur laquelle se trouve une fontaine et un bassin d'eau, accessibles par un chemin pavé d'ardoises. Longtemps abandonné (les bas-fonds de la carrière étaient envahis de broussailles et servaient de dépotoir) ; le site servit même à la pratique du moto-cross. Le site a été redécouvert par Marcel Tuarze et remis en valeur par l'association "Les Amis de Locuon"[15].
  • vestiges gallo-romains dans le bois de Lochrist : il pourrait s'agir des vestiges d'un ancien fanum.

Église et chapellesModifier

 
La chapelle de Lochrist.
 
La chapelle Notre-Dame-de-la-Fosse.
  • Église Saint-Pierre   Classé MH (1964) : nef du XIIe siècle de style roman. Il s'agit d'un des rares édifices de la région à avoir conservé sa structure romane. Le décor remarquable des chapiteaux est varié : spirales, entrelacs, cordages. Elle a été classée monument historique par arrêté du 13 mars 1964[16].
  • Église Saint-Yon ou Saint-Guy : autrefois siège de la trêve disparue de Locuon. L'église, bâtie au milieu du XVIe siècle,est accosté au sud, du porche, d'un ossuaire et d'une chapelle. Parallèle au vaisseau principale comme à Locmalo, celle-ci ouvre sur le chœur par deux arcades. À l'intérieur, le mobilier date du XIXe siècle, à l'exception du christ en croix (XVIe siècle). Au nord, la chapelle des fonts et la sacristie sont plus tardives (XVIIIe siècle). Le clocher orné de figures humaines s'appuie sur un mur pignon épais renforcé par deux puissants contreforts. Il domine l'enclos paroissial avec son cimetière et son calvaire retraçant la passion du christ (atelier régional, XVIe siècle).
  • chapelle Notre-Dame-de-la-Fosse, XVIIe siècle : en contrebas de l'église Saint-Yon, elle doit son nom à son implantation dans une carrière exploitée depuis l'antiquité. On accède au site par un escalier à marches de granite. Le petit édifice rectangulaire fut rebâti au XVIIe siècle en remployant des éléments provenant d'un bâtiment antérieur comme l'attestent la fenêtre en arc brisé, la console portant le blason des seigneurs de Kerfandol ou les bas-reliefs de la Crucifixion où le Christ est entouré de la Vierge Marie et de saint Jean et un autre représentant saint Roch en habit de pèlerin en compagnie d'un ange qui lui enlève ses pustules et lui donne le pouvoir de guérir les lépreux. Chaque année un pardon y est célébré, avec une messe en plein air, le dernier dimanche du mois d'août.
  • Chapelle Saint-Michel.
  • Chapelle de Lochrist, église en partie romane, chœur à fenêtre en fleur de lys du XVIe siècle ou XVIIe siècle, clocher de 1627,   Inscrit MH (1933).

D'autres chapelles existaient autrefois mais ont aujourd'hui disparu :

  • Chapelle Sainte Madeleine dans le village de La Madeleine
  • Chapelle Saint-Sauveur XVIIe siècle
  • Chapelle Saint-Ildut XVIIe siècle, ancienne chapelle privée du manoir de Barac'h

Châteaux et manoirsModifier

 
Logis principal du manoir de Kerservant.
  • manoir de Keservant (XVe siècle)
  • manoir de Barac'h (XVe siècle)
  • château de Launay (XVIIIe siècle)
  • manoir de Kerfandol (XVe siècle)
  • château de Palévart (XVIe siècle et XIXe siècle)
  • manoir de Porh Manher (XVIIe siècle)

Dix-sept autres manoirs et châteaux existaient autrefois sur la commune.

Maisons et autres établissementsModifier

 
Cave à cidre et stèle gauloise à Crénénan, à proximité de la chapelle Notre-Dame.

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[17]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[18].

En 2017, la commune comptait 1 216 habitants[Note 1], en stagnation par rapport à 2012 (Morbihan : +2,52 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
4 5124 9803 2334 4254 1523 9443 9083 9133 938
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 7913 5923 6723 1893 6153 6213 5903 5343 426
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 6403 7223 5993 4643 3843 2223 1553 0922 550
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
2 2602 0741 8421 5751 3591 3121 2391 2161 216
2017 - - - - - - - -
1 216--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[19] puis Insee à partir de 2006[20].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

Pyramide des âgesModifier

En 2016, on recensait 616 hommes et 600 femmes à Ploërdut. La répartition de la population de la commune par tranches d'âge était la suivante :

  • 50,7 % d’hommes (0 à 14 ans = 16,4 %, 15 à 29 ans = 11,5 %, 30 à 44 ans = 13,5 %, 45 à 59 ans = 24,2 %, plus de 60 ans = 34,4 %) ;
  • 49,3 % de femmes (0 à 14 ans = 14,0 %, 15 à 29 ans = 11,5 %, 30 à 44 ans = 14,7 %, 45 à 59 ans = 21,0 %, plus de 60 ans = 38,8 %).
Pyramide des âges en nombre d'individus à Ploërdut en 2016 [21].
HommesClasse d’âgeFemmes
90 ou plus
15 
68 
75 à 90
88 
139 
60 à 74
130 
149 
45 à 59
126 
83 
30 à 44
88 
71 
15 à 29
69 
101 
0 à 14
84 

TransportsModifier

Voir Transports à Roi Morvan Communauté

ÉconomieModifier

Secteur primaireModifier

Le tableau ci-dessous présente les principales caractéristiques des exploitations agricoles de Ploërdut, observées entre 1988 et 2010, soit sur une période de 22 ans[22].

1988 2000 2010
Nombre d’exploitations agricoles 164 114 63
Équivalent Unité de travail annuel (UTA) 259 132 93
Surface agricole utile (SAU) (ha) 3 996 4 346 3 869
Superficie en terres labourables (ha) 3 555 3 561 3 272
Superficie toujours en herbe (ha) 423 773 594
Nombre d’exploitations ayant des vaches laitières 99 53 32
Vaches laitières (nombre de têtes) 2 527 1 889 1 630
Nombre d’exploitations ayant des poulets de chair et coqs 64 8 9
Poulets de chair et coqs (nombre de têtes) 50 478 72 094 104 514

Voir Économie à Roi Morvan Communauté

Personnalités liées à la communeModifier

  • Joseph Jaffre, né en 1933 à Ploërdut, cycliste professionnel entre 1956 et 1960 chez Mercier [23]

TélécommunicationsModifier

Voir Télécommunications à Roi Morvan Communauté

SantéModifier

Voir Santé à Roi Morvan Communauté

EnseignementModifier

Voir Enseignement à Roi Morvan Communauté pour les collèges et lycées.

Culture et loisirsModifier

Voir Culture et loisirs à Roi Morvan Communauté

BibliographieModifier

  • Pierres guéménoises ou le château disparu, Gwenaëlle Le Calonnec, éditions Keltia Graphic, Gourin, 1999

Voir aussiModifier

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Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

RéférencesModifier

  1. "site et monuments", bulletin de la société pour la protection des paysages, 1990, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k97770708/f71.image.r=plo%C3%ABrdut?rk=1652368;4
  2. « Chiffres clés - Logement en 2016 à Ploërdut » (consulté le 1er janvier 2020).
  3. « Chiffres clés - Logement en 2016 dans le Morbihan » (consulté le 1er janvier 2020).
  4. « Chiffres clés - Logement en 2016 dans la France entière » (consulté le 1er janvier 2020).
  5. Gwenaëlle Le Calonnec, Pierres guémenoises ou le château disparu, 1999, Keltia Graphic, Gourin
  6. Jean-Yves Éveillard, Louis Chauris, Marcel Tuarze et Yvan Maligorne, "La pierre de construction en Armorique romaine (l'exemple de Carhaix)", éditions Centre de recherche bretonne et celtique, Université de Bretagne Occidentale, 1997
  7. revue Mein ha Tud,Spécial Ploërdut en Morbihan, juillet 2005
  8. Laurent Le Moyne, né en 1668 à Kerourin en Ploërdut, seigneur de Talhouët, capitaine au régiment de Senneterre, mort décapité le à Nantes.
  9. Jean Rieux et Lice Nédelec, Marion du Faouët et ses brigands, éditions du Thabor, 1979, Rennes
  10. Laurent Léna, Le Faouët sous la Révolution et l'Empire, 1987, Priziac
  11. revue Des pierres & des hommes Mein ha Tud, hors série no 6, page 87,juillet 2005
  12. Journal Ouest-Éclair n° 12901 du 3 mars 1932, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k624739d/f4.image.r=Ouessant.langFR
  13. http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article136574, notice Louis Le Bozec par François Le Prigent
  14. « Commune du patrimoine rural : des panneaux installés », Ouest-France, (consulté le 10 janvier 2020)
  15. Alexis Gloaguen, Un Angkor Vat breton, revue ArMen, numéro 205, mars-avril 2015
  16. Notice no PA00091492, base Mérimée, ministère français de la Culture
  17. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  18. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  19. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  20. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
  21. « Population par sexe et âge à Ploërdut en 2016 » (consulté le 29 décembre 2019).
  22. « Recensement agricole 2010 - Principaux résultats par commune », sur le site « Agreste » du service de la statistique et de la prospective (SSP) du ministère de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt (consulté le 25 décembre 2019).
  23. « fiche du coureur Joseph Jaffré »

Liens externesModifier