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Locmalo

commune française du département du Morbihan

Locmalo
Locmalo
L'église Saint-Malo.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Morbihan
Arrondissement Pontivy
Canton Gourin
Intercommunalité Roi Morvan Communauté
Maire
Mandat
Jean-Charles Lohé
2014-2020
Code postal 56160
Code commune 56113
Démographie
Gentilé Locmalois
Population
municipale
906 hab. (2016 en augmentation de 2,72 % par rapport à 2011)
Densité 38 hab./km2
Population
aire urbaine
25 412 hab.
Géographie
Coordonnées 48° 04′ 24″ nord, 3° 11′ 07″ ouest
Altitude 160 m
Min. 112 m
Max. 216 m
Superficie 23,91 km2
Localisation

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Locmalo

Locmalo [lɔkmalo] est une commune française située dans le département du Morbihan, en région Bretagne.

Sommaire

GéographieModifier

La commune de Locmalo s'étend sur 2 391 hectares dont 217 hectares de bois et encercle presque entièrement la commune voisine de Guémené-sur-Scorff. La commune est bordée à l'ouest par le Scorff dont le cours matérialise la limite avec Ploërdut. Elle appartient par ses traditions au Pays Pourleth et à la Basse Bretagne.

 
carte de la commune de Locmalo (contours de la commune en orange)
Communes limitrophes de Locmalo
Séglien
Guémené-sur-Scorff, Ploërdut   Guern
Persquen


ToponymieModifier

Attestations anciennes[1].


  • Loco Sancti Maclovii en 1130 ;
  • Locmallou en 1377 ;
  • Locmalo en 1387 ;
  • Locmalou en 1411 ;
  • Locmalo en 1418 ;
  • Locmoelou en 1427 ;
  • Locmato en 1630 ;
  • Lamato en 1654 ;
  • Le Bourg (Locmalo) en 1841 ;
  • Locmalo en 1841.

Article connexe : toponymie bretonne.

Locmalo associe le breton loc servant à désigner un lieu saint au nom d'un des sept saints fondateurs de la Bretagne, saint Malo[2]. Au Xe siècle, en plein paroxysme des invasions des Vikings, un peuple d'Aleth, christianisé par un clerc venant du Pays de Galles du nom de Maclou ou Malo qui a donné son nom à six communes en Bretagne ainsi qu’une quarantaine de lieux-dits) aurait choisi de s'installer sur ce territoire, donnant naissance à la paroisse de Locmalo et plus généralement au Pays Pourlet[3].

Le nom breton de la commune est Lokmac'hloù, prononcé [lɔmaˈhlɔw] (Lohmalou). En effet, en breton le m ne se prononce jamais après le c ou le k. De même Locmaria se dit Lomaria. [réf. souhaitée]

HistoireModifier

Locmalo est une paroisse très ancienne puisqu'autrefois Guémené (aujourd'hui Guémené-sur-Scorff ) en était une trève. L'église de Locmalo tomba en ruine en 1418 et fut rebâti à neuf par Charles de Rohan, seigneur de Guéméné, qui la fit dédier à sainte Christine. Ce seigneur fit encore bâtir dans la paroisse une chapelle qu'il dédia à la sainte Vierge et à sainte Catherine[4].

Le nom du village de Kergann-Meur signifie en breton "le village de la grande bataille" ; il garde donc le souvenir toponymique d'un combat dont l'histoire a perdu le souvenir. Kergann-Meur faisait partie de la trève de Saint-Eugène, qui était aussi dédiée à saint Diboen et à saint Urlo. Le pardon de Saint-Eugène se tenait le samedi, le dimanche et le lundi de Pentecôte, mais fut déplacé au dimanche précédant l'Ascension lorsque le seigneur de Pont-Callec fit construire en 1865 en Berné la chapelle de Sainte-Anne-des-Bois en reconnaissance de la grâce qui lui fut accordée d'avoir un héritier et fixa à la Pentecôte la date de son pardon[5].

Les rapports entre le clergé et les paroissiens furent conflictuels au XVIIIe siècle et au XIXe siècle. Les habitants de Locmalo avaient la fâcheuse habitude de s'adonner à la danse et à la musique auprès des églises et des chapelles les jours de pardon. Le recteur de Locmalo, Missire Joseph Le Gruyer, porta plainte en mai 1780. Au greffier de la juridiction de la principauté de Guémené il expliqua ses griefs :

« au mépris des arrêts et règlements de la cour qui défendent les danses publiques près les chapelles le jour des pardons ou assemblées, notamment pendant l'office divin, dimanche dernier le 7 mai, jour du pardon de Locmalo, le Saint Sacrement étant exposé sur l'autel de l'église paroissiale, il y eut tout le jour des binnieux et danses publiques et tumultueuses à la porte de l'église[6]. »

En 1827, l'abbé Le Diot fut nommé à Locmalo et il fit la guerre aux danses le dimanche où elles étaient en usage au moment de son arrivée.

Au début du XXe siècle, les locmalois n'avaient toujours pas abandonné leur fâcheuse habitude, puisqu'un arrêté municipal fit interdire la danse le jour du pardon, à Locmalo, au grand mécontentement des aubergistes. Interdite au bourg, la danse se déplaça à la croix de Saint-Gilles.

Politique et administrationModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
juin 1995 mars 2001 Fernand Kerijaouen Apparenté PCF  
mars 2001 mars 2014 Jean-Michel Le Cunff    
mars 2014 En cours Jean-Charles Lohé    
Les données manquantes sont à compléter.

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[7]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[8].

En 2016, la commune comptait 906 habitants[Note 1], en augmentation de 2,72 % par rapport à 2011 (Morbihan : +2,81 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 2611 2791 2651 2551 4011 3861 3901 5211 442
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 3081 3261 3191 2661 2721 3681 3881 3601 403
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 4141 3591 3861 3401 3171 2281 1391 155949
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
871800812934936886834827896
2016 - - - - - - - -
906--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2006[10].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

Personnalités liées à la communeModifier

  • Laurent Bourdelas, écrivain vivant en Limousin, publie en 2009, aux Éditions Gros Textes (06), un livre intitulé Locmalo, inspiré par ses fréquents séjours en Bretagne. L'un de ses fils se prénomme d'ailleurs Malo.
  • Arnaud Le Lan, footballeur professionnel au FC Lorient.
  • Guenael Le Maux, ancien footballeur professionnel à l'AJ Auxerre.

MonumentsModifier

 
la fontaine de Longueville
 
le château de Ménoray (1620) vers 1900 ( carte postale A. Waron)

Voir aussiModifier

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Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier

  1. « Résultats concernant « Locmalo » », sur la base KerOfis, Office public de la langue bretonne (consulté le 25 septembre 2017).
  2. Hervé Abalain, Noms de lieux bretons, Éditions Jean-Paul Gisserot, , p. 37.
  3. Jean-Yves Le Moing, Noms de lieux de Bretagne, Bonneton, , p. 66.
  4. dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne par Jean Ogée, page 513
  5. Joseph Oliviéro, Christian et Yannick Perron, "Résistances et maquis en centre Bretagne", Liv'éditions, 1997, (ISBN 2-910781-56-9)
  6. revue Mein ha Tud, hors série no 1, Août 2001
  7. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  8. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.

Liens externesModifier