Plouay

commune française du département du Morbihan

Plouay
Plouay
L'église paroissiale Saint-Ouen de Plouay.
Blason de Plouay
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Morbihan
Arrondissement Lorient
Intercommunalité Lorient Agglomération
Maire
Mandat
Gwenn Le Nay
2020-2026
Code postal 56240
Code commune 56166
Démographie
Gentilé Plouaysien, Plouaysienne
Population
municipale
5 792 hab. (2019 en augmentation de 7,56 % par rapport à 2013)
Densité 86 hab./km2
Population
agglomération
12 260 hab.
Géographie
Coordonnées 47° 54′ 56″ nord, 3° 20′ 02″ ouest
Altitude 83 m
Min. 13 m
Max. 164 m
Superficie 67,33 km2
Type Commune rurale
Unité urbaine Plouay
(ville isolée)
Aire d'attraction Lorient
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Guidel
Législatives Sixième circonscription
Localisation
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Plouay
Liens
Site web plouay.fr

Plouay [pluɛ] est une commune française située dans le département du Morbihan, en région Bretagne. Historiquement, elle fait partie du Kemenet-Héboé et du Pays de Lorient.

La commune doit en grande partie sa renommée à l'organisation de la Bretagne Classic anciennement nommée le Grand Prix de Plouay chaque année le dernier week-end d'août. En 2000, elle a organisé les Championnats du monde de cyclisme sur route.

GéographieModifier

LocalisationModifier

La commune de Plouay appartient à la communauté d'agglomération de Lorient Agglomération. Elle appartient par ses traditions au Pays de Lorient et à la Basse Bretagne. Le bourg de Plouay, qui sert de chef-lieu de commune, est situé à vol d'oiseau à 13 km au nord-ouest de Hennebont et à 18,5 km au nord de la ville de Lorient [1].

Géologie et reliefModifier

La commune est vallonnée comme l'atteste la côte de Ty Marrec qui constituait autrefois la principale difficulté du circuit du Grand Prix de Plouay. Le territoire communal s'étage entre 13 mètres ( point le plus bas de la vallée du Scorff) et 164 mètres d'altitude. La forêt, qui couvre une surface de 1 679 ha soit 24,9 % de la superficie communale, occupe surtout les terrains en pente. La commune est située sur les grandes failles du Massif Armoricain allant de Nantes à la Pointe du Raz.

HydrographieModifier

Le Scorff est le principal cours d'eau de la commune. Il coule au fond d'une vallée encaissée et matérialise au nord et à l'ouest la limite avec les communes limitrophes de Berné, Guilligomarc'h et Arzano. Des cours d'eau de taille plus modeste drainent le territoire communal et matérialisent pour certains la limite communale : le ruisseau de Pont er Bellec dont le cours matérialise la frontière au nord avec la commune d' Inguiniel, le ruisseau Saint-Sauveur qui traverse le bourg, le ruisseau du Crano dont le cours matérialise en partie la frontière au sud avec les communes de Cléguer et Calan. Une station hydrométrique est située à Plouay au lieu-dit Pont Kerlo. La station est référencée J510221001 par le SANDRE.

La vallée du Scorff


TransportsModifier

L'axe Lorient Roscoff (D 769) traverse la commune suivant un axe NNO/SSE. La départementale a été partiellement aménagée en 2x2 voies entre le bourg de Plouay et Lorient. La distance par la route entre le bourg de Plouay et Hennebont est de 17 km et entre le bourg de Plouay et Lorient de 20 km.

ClimatModifier

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique franc », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[2]. En 2020, la commune ressort du type « climat océanique » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Ce type de climat se traduit par des températures douces et une pluviométrie relativement abondante (en liaison avec les perturbations venant de l'Atlantique), répartie tout au long de l'année avec un léger maximum d'octobre à février[3].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent à la normale 1971-2000[Note 1]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[2]

  • Moyenne annuelle de température : 11,5 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 1 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 1,5 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 2] : 11,4 °C
  • Cumuls annuels de précipitation[Note 3] : 1 034 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 14,9 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 7,2 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[6] complétée par des études régionales[7] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Lorient-Lann Bihoue », sur la commune de Quéven, mise en service en 1952[8] et qui se trouve à 15 km à vol d'oiseau[9],[Note 4], où la température moyenne annuelle évolue de 11,6 °C pour la période 1971-2000[10], à 12 °C pour 1981-2010[11], puis à 12,2 °C pour 1991-2020[12].

UrbanismeModifier

TypologieModifier

Plouay est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 5],[13],[14],[15]. Elle appartient à l'unité urbaine de Plouay, une unité urbaine monocommunale[16] de 5 670 habitants en 2017, constituant une ville isolée[17],[18].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Lorient, dont elle est une commune de la couronne[Note 6]. Cette aire, qui regroupe 31 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[19],[20].

Occupation des solsModifier

 
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Le tableau ci-dessous présente l'occupation des sols détaillée de la commune en 2018, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC).

Occupation des sols en 2018
Type d’occupation Pourcentage Superficie
(en hectares)
Tissu urbain discontinu 3,7 % 249
Zones industrielles ou commerciales et installations publiques 1,3 % 90
Équipements sportifs et de loisirs 1,1 % 71
Terres arables hors périmètres d'irrigation 40,0 % 2686
Prairies et autres surfaces toujours en herbe 7,3 % 493
Systèmes culturaux et parcellaires complexes 10,6 % 708
Surfaces essentiellement agricoles interrompues par des espaces naturels importants 1,8 % 123
Forêts de feuillus 11,7 % 787
Forêts de conifères 6,2 % 414
Forêts mélangées 15,4 % 1030
Forêt et végétation arbustive en mutation 0,9 % 58
Source : Corine Land Cover[21]

L'occupation des sols montre la prédominance des territoires agricoles sur la forêt et les milieux semi-naturels : 59,7 % contre 34,2 %. Les territoires agricoles ont perdu leur structure bocagère pour laisser place aux grandes parcelles de terre. La forêt, qui occupe 33,4 % de la surface communale, est constituée au 2/3 de feuillus. Les zones urbanisées sont passées de 184 ha en 1990 à 249 ha en 2018, soit une augmentation de 35%.

Morphologie urbaineModifier

Le bourg constitue l'agglomération principale tandis que l'activité industrielle se concentre dans la ZA de Restavy, située à l'ouest du bourg à proximité de la voie rapide.

Lieux-dits et écartsModifier

La plupart des micro-toponymes désignant des hameaux sont d'origine bretonne. Ceux commençant par ker (signifiant "village") sont les plus nombreux. Ceux commençant par ty désignent des maisons isolées. Ce que semble contredire le village de Ty Henry qui était l'un des plus peuplés de Plouay et comptait en 1408 une quarantaine de maisons. Ceux commençant par Mané signalent la présence d'un coteau. Lann Justice désigne une lande où s'exerçait la justice du seigneur de Pontcallec car un gibet s'y dressait. D'autres sont plus atypiques comme Malachappe[Note 7].

Un exemple : le hameau de BécherelModifier

Situé à l'est du bourg, le hameau de Bécherel avait traditionnellement une forte individualité (déjà en 1281 un acte ducal mentionnait Plouay et Bécherel comme deux entités distinctes ; et au XVIIe siècle, le verdict d'un procès long de 14 ans statua que la famille de Pontcallec, suzeraine de Plouay, ne put plus lever l'impôt sur les terres de Bécherel, ce qui profita à la famille de Botderu, qui habitait le château de Kerdreho). Autour de son oratoire, Notre-Dame-de-Bécherel[22]. Vers le milieu du XXe siècle, le hameau de Bécherel disposait de nombreux commerces, de sept bistros, etc.. De nos jours le quartier est devenu plus résidentiel, mais garde une partie de son particularisme[23].

ToponymieModifier

Le nom de la localité est mentionné sous les formes Plozoe en 1308 ; Plozoc en 1368[24] ; Plouzay en 1387 ; Plouay en 1448, en 1536 ; Ploay en 1464[24][source insuffisante].

Son nom breton est Ploue, prononcé localement [ploˈe].

Plouay est une paroisse de l'Armorique primitive comme l'indique son nom qui associe le mot breton plou signifiant « paroisse » au nom d'un saint évangélisateur. Par contre, l'identité du saint évangélisateur fait débat. Il pourrait s'agir de saint Douë[Note 8] (comme le pensait Joseph Loth[25], mais Pierre Trépos en doute[26]), un moine gallois qui débarqua entre le Bélon et la Laïta et fonda sur la côte l'ermitage de Doëlan avant de devenir missionnaire itinérant et de franchir l'Ellé ou de saint Zay, un missionnaire originaire de Cornouailles disciple de saint Guénolé, fondateur de l'abbaye de Landévennec. Les formes anciennes du nom de la paroisse ne permettent pas de trancher. Toujours est-il que l'église catholique ne tarda pas à substituer à ce saint non officiel un autre saint reconnu celui-ci par le pape, saint Ouen[27].

HistoireModifier

Moyen-ÂgeModifier

En l'an 1281, le duc de Bretagne Jean Ier et Hervé IV de Léon firent un accord entre eux, qui portait que puisque le duc avait acheté de la dame de Ty Henry (Adelice Henry épouse du baron de Lanvaux) et de Geoffroy, son fils aîné, ce qu'ils possédaient dans la paroisse de Plouay et à Bécherel, ce prince, par cet acquêt, devait avoir la moitié du marché de Plouay. En conséquence, ils y firent à frais communs, une halle ou une cohue, qui coûta la somme de 178 livres, y compris le fonds de la terre où elle fut construite et la place qui l'environne[28].

Époque moderneModifier

 
Maison dite du Marquis où s'exerçait la justice seigneuriale du Marquis de Pontcallec. Il s'agit probablement de la plus ancienne demeure de Plouay

Avant la Révolution française, la paroisse de Plouay dépendait du Kemenet-Héboé et de la sénéchaussée d'Hennebont. Plusieurs seigneuries se partageaient les terres dont celles de Kerdrého et de Cunffio. Les seigneurs de Cunffio étaient des vassaux des seigneurs de Pontcallec dont les terres furent érigées en marquisat en 1667 en faveur d'Alain de Guer. Les seigneurs de Pontcallec disposaient du droit de haute, moyenne et basse justice et l'auditoire de justice était situé au bourg de Plouay (actuelle maison du Marquis). Le chef-lieu de Plouay s'apparentait à un gros bourg ou à une petite ville selon les dires de Jean Baptiste Ogée et la paroisse comptait 5000 communiants à la veille de la Révolution Française. Toujours selon Jean-Baptiste Ogée le territoire fournissait une quantité prodigieuse de fougère et des landes. Les terres cultivées produisaient du grain, du cidre et du lin.

Révolution françaiseModifier

Plouay est attaqué par les chouans le . La petite ville tombe sous l'assaut des troupes de Louis Calan. Le détachement républicain de 100 hommes qui s'y trouve s'enfuit à Hennebont après avoir eu deux tués et deux blessés. Louis Calan,de Pluméliau, surnommé Salomon, étendait son autorité des rives du Blavet à celle de l'Ellé. Ses hommes avaient l'habitude des coups de main. La nuit ils entraient en maître dans les petites localités. Ils déracinaient les arbres de la liberté, détruisaient les ateliers de salpêtre et dispersaient les documents administratifs. Le chef chouan sera arrêté 2 jours plus tard le au château de Kerdrého où il se laissera surprendre par un détachement de la garnison d'Hennebont après que ses hommes aient essuyés un échec lors de l'attaque la veille de la ville du Faouët.

Le XIXe siècleModifier

Une épidémie de variole sévit à Plouay en 1869 : elle fit 250 malades, dont 97 moururent[29].

Le XXe siècleModifier

La Belle ÉpoqueModifier

 
Laveuses au moulin de la Ville (carte postale du premier quart du XXe siècle)

Une épidémie de dysenterie frappa Plouay en 1901[30]. Le journal La Dépêche de Brest et de l'Ouest indique dans son édition du que « des épidémies de fièvre typhoïde ayant éclaté dans les communes de Cléguer, Pont-Scorff et Plouay, aucune permission ou congé ne sera accordé pour aller dans ce[s] commune[s] »[31].

La ligne de chemin de fer d'intérêt local des Chemins de fer du Morbihan (l'avant-projet date de 1885[32]) allant de Lorient à Plouay via Pont-Scorff (elle passait entre le bourg de Pont-Scorff et Lesbin) et Cléguer, ouvrit le [33] ; la ligne fut prolongée jusqu'à Gourin en 1906. Cette ligne ferma le [34].

Le curé de Plouay vit son traitement [35] suspendu en pour avoir prêché et enseigné le catéchisme en breton[36].

La fin de la mission organisée à Plouay en 1909 donna lieu, en présence d'une foule nombreuse de fidèles, à l'érection d'un calvaire commémoratif.

La Première Guerre mondialeModifier

 
Monument aux morts de Plouay (face sud).

Le monument aux morts de Plouay, édifié en 1922 par l'architecte Charles Chaussepied, porte les noms de 235 soldats morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale. Par ailleurs un soldat (Pierre Ledain) a été tué au Maroc le lors de la bataille d'Elhri[37].

La Seconde Guerre mondialeModifier

Le monument aux morts de Plouay porte les noms de 34 personnes mortes pour la France pendant la Seconde Guerre mondiale[37].

L'après Seconde Guerre mondialeModifier

9 soldats originaires de Plouay sont morts pendant la guerre d'Indochine et 3 pendant la guerre d'Algérie[37].

ÉvénementsModifier

La paroisse de Plouay est sous le patronage de saint Ouen. Lors des fêtes patronales qui avaient lieu au mois d'août diverses manifestations sportives étaient organisées dont une course de vélo. Par la suite la course de vélo est devenu le Grand Prix de Plouay, puis la Bretagne Classic Ouest-France.

BlasonnementModifier

Les armoiries de Plouay se blasonnent ainsi :

De sinople au pairle d’or – au chef d’hermine chargé d’une trangle ondée d’azur.
Devise : digemér mat é Ploué (bon accueil à Plouay).


Politique et administrationModifier

Tendances politiques et résultatsModifier

Liste des mairesModifier

 
La mairie.

Pendant 88 ans les membres de la famille de Pluvié, une famille de châtelains résidant au château de Manéhouarn, ont dirigé la municipalité. Quatre générations se sont succédé à la tête de celle-ci.

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
13 février 1790   Yves Mahé    
17 février 1790   Paul-Olivier Le Corre    
13 novembre 1791   Joseph-Marie Horel    
19 juillet 1800   Gilles Lorient    
2 août 1804   Joseph Eugène Maho    
1811 1811 Jean Barré    
1811 1815 Comte Hyacinthe du Botderu   Député. Membre de la Chambre des Pairs
1816 1836 Auguste de Pluvié    
1837 1840 Fortuné de Pluvié    
1841 1846 Édouard de Kermasson    
1847 1869 Édouard-François-Marie Cornilly    
1870 1881 Fortuné de Pluvié    
1882 1925 Auguste de Pluvié Conservateur Propriétaire du château de Manehouarn
Conseiller général de Plouay (1882-1919)
Décédé en fonction
1925 1935 Jacques-Joseph de Pluvié    
1935 1945 Pierre-Marie Le Floch RG Greffier de justice de paix
Conseiller général de Plouay (1922-1940)
1945 mars 1959 Antoine Le Floch   Pharmacien
mars 1959 mars 1989 Yves Le Cabellec CD puis
UDF-CDS
Chapelier
Député du Morbihan (6e circ.) (1974-1981)
Conseiller général de Plouay (1970-1988)
mars 1989 octobre 2017 Jacques Le Nay UDF puis UMP
puis UDI
Horticulteur
Député du Morbihan (6e circ.) (1993-2012)
Conseiller général de Plouay (1988-2001)
Président de la CC de la Région de Plouay (1997-2008)
octobre 2017[38]
Réélu en 2020[39]
En cours Gwenn Le Nay UDI puis
Horizons[40]
Assistant parlementaire
Conseiller départemental de Guidel (depuis 2021)
Vice-président de Lorient Agglomération

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

Évolution démographiqueModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[41]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[42].

En 2019, la commune comptait 5 792 habitants[Note 9], en augmentation de 7,56 % par rapport à 2013 (Morbihan : +2,97 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 6563 5163 6023 6323 8164 2104 0474 3084 362
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
4 5604 3604 2814 0934 2614 5264 5394 4304 572
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
4 6974 7774 9204 8214 7724 5904 3805 1204 112
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
3 9643 8764 0534 3684 8344 7595 1125 2935 604
2019 - - - - - - - -
5 792--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[43] puis Insee à partir de 2006[44].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âgesModifier

La population de la commune est relativement jeune. En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 33,2 %, soit au-dessus de la moyenne départementale (31,2 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 28,0 % la même année, alors qu'il est de 31,3 % au niveau départemental.

En 2018, la commune comptait 2 812 hommes pour 2 914 femmes, soit un taux de 50,89 % de femmes, légèrement inférieur au taux départemental (51,51 %).

Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.

Pyramide des âges de la commune en 2018 en pourcentage[45]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,5 
90 ou +
1,7 
8,0 
75-89 ans
11,9 
17,0 
60-74 ans
16,6 
21,5 
45-59 ans
20,4 
18,1 
30-44 ans
17,6 
15,1 
15-29 ans
13,4 
19,6 
0-14 ans
18,3 
Pyramide des âges du département du Morbihan en 2018 en pourcentage[46]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,7 
90 ou +
8,1 
75-89 ans
11,6 
19,5 
60-74 ans
20,5 
21 
45-59 ans
20,3 
17,4 
30-44 ans
16,5 
15,6 
15-29 ans
13,2 
17,8 
0-14 ans
15,9 

ÉconomieModifier

Revenus de la population et fiscalitéModifier

Les indicateurs de revenus et de fiscalité à Plouay et dans l'ensemble du Morbihan en 2016 sont présentés ci-dessous.

Revenus des ménages à Plouay (56) en 2016.
Plouay[47] Morbihan[48]
Nombre de ménages fiscaux 2 408 332 909
Nombre de personnes dans les ménages fiscaux 5 587 740 023
Médiane du revenu disponible par unité de consommation (en euros) 20 162 20 607
Part des ménages fiscaux imposés 46,0 % 49,1 %

Entreprises et commercesModifier

Plouay est un petit centre d'industrie agro-alimentaire avec une usine de transformation et de conservation de la viande de volaille Celtys (170 salariés ), une usine de découpe et transformation de porcs et volaille Délice mondial (50 salariés), les salaisons et charcuteries AT France (40 salariés) . En outre Plouay accueille la Forge Lebéon (45 salariés), la maçonnerie Garniel (30 salariés), les revêtements Doré sol (30 salariés), la menuiserie bois et pvc Loy (25 salariés), les transports Kerjean (30 salariés). Un supermarché Carrefour emploie 30 salariés et La Poste 20 salariés. Une ferme cidricole située à Locunel utilise pour commercialiser sa production le nom la petite reine.

Établissements actifs par secteur d'activité au [49],[50]
Total % com (% dep) 0
salarié
1 à 9
salarié(s)
10 à 19
salariés
20 à 49
salariés
50 salariés
ou plus
Ensemble 496 100,0 (100) 327 135 18 14 2
Agriculture, sylviculture et pêche 58 11,7 (10) 48 9 1 0 0
Industrie 28 5,6 (6) 10 12 2 2 2
Construction 66 13.3 (9,7) 36 25 2 3 0
Commerce, transports, services divers 272 54,8 (60,1) 185 78 7 2 0
dont commerce et réparation automobile 100 20,2 (15,1) 65 31 3 1 0
Administration publique, enseignement, santé, action sociale 72 14,5 (14,2) 48 11 6 7 0

Secteur primaireModifier

Le tableau ci-dessous présente les principales caractéristiques des exploitations agricoles de Plouay, observées entre 1988 et 2010, soit sur une période de 22 ans[51].

1988 2000 2010
Nombre d’exploitations 149 92 61
Nombre d’exploitations ayant des vaches laitières 93 49 40
Nombre d’exploitations ayant des poulets de chair et coqs 75 28 0
Cheptel - gros bétail (nombre de têtes) 8 211 8 345 7 003
Vaches laitières (nombre de têtes) 1 992 1 457 1 261
Vaches nourrices (nombre de têtes) 114 42 81
Surface agricole utile (SAU) (ha) 3 616 3 592 3 402
Superficie en terres labourables (ha) 2 502 3 066 3 169
Superficie toujours en herbe (ha) 1 067 486 195

Langue bretonneModifier

Le nom de la commune est Ploue en breton.

La langue autrefois pratiquée dans la commune était le breton bas-vannetais.

L’adhésion à la charte Ya d'ar brezhoneg a été votée par le conseil municipal le . La commune a obtenu le label de niveau 1.

À la rentrée 2016, 126 élèves étaient scolarisés dans la filière bilingue publique (soit 16 % des enfants de la commune inscrits dans le primaire)[52].

Lieux et monumentsModifier

Sites naturelsModifier

Vestiges préhistoriques et antiquesModifier

Châteaux et manoirsModifier

 
Château de Manéhouarn.
  • Château de Manéhouarn : propriété de la ville depuis 1975 après avoir appartenu à la famille de Pluvié, ses dépendances abritaient le musée du Vélo.
  • Château de Kerdrého
  • Château de Kersily
  • Manoir de Kermorgan
  • Manoir de Cunffio
  • Manoir de Kerhouant
  • Manoir de Kermarec

Église et chapellesModifier

  • Église paroissiale Saint-Ouen. Le monument aux morts se trouvant sur sa place est construit en 1923 par l'architecte Charles Chaussepied et le sculpteur Gauthier. La partie centrale à quatre côtés rectangulaires est ornée de plaques de marbre blanc sur lesquelles sont gravés les noms des Plouaysiens tués au cours de la Première Guerre mondiale. Les quatre piliers d'où partent les arcs-boutants[53] qui rejoignent la partie centrale sont surmontés de sculptures représentant les corps d'armée de la Grande Guerre (fantassin, artilleur, aviateur et marin)[54].
  • Chapelle de Locmaria-Grâce, dite aussi "Chapelle Notre-Dame de Grâce" : elle date du XVIe siècle.
  • Chapelle Saint-Sauveur
  • Chapelle Sainte-Anne du Scorff
  • Chapelle Saint-Vincent
  • Chapelle Saint Hubert
  • Chapelle Saint Sébastien
  • Chapelle Notre-Dame-des-Fleurs
  • Chapelle Notre-Dame-de-Vraie-Secours
  • Chapelle Notre-Dame de Sion


Maisons et autres établissementsModifier

  • La maison dite du Marquis, ancien siège de la juridiction de la seigneurie de Pontcallec.
  • Le moulin de Coët Cren, sur le Scorff.
  • Le moulin de la Rue Neuve.

RandonnéeModifier

La commune est parcourue par 300 km[réf. nécessaire] de sentiers de randonnée. Le GR34 emprunte la vallée du Scorff entre le Pont Neuf et l'ancien moulin à papier du Paou.

Personnalités liées à la communeModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Les normales servent à représenter le climat. Elles sont calculées sur 30 ans et mises à jour toutes les décennies. Après les normales 1971-2000, les normales pour la période 1981-2010 ont été définies et, depuis 2021, ce sont les normales 1991-2020 qui font référence en Europe et dans le monde[4].
  2. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  3. Une précipitation, en météorologie, est un ensemble organisé de particules d'eau liquide ou solide tombant en chute libre au sein de l'atmosphère. La quantité de précipitation atteignant une portion de surface terrestre donnée en un intervalle de temps donné est évaluée par la hauteur de précipitation, que mesurent les pluviomètres[5].
  4. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  5. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  6. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  7. Toponyme issu de mall (« hâte, presse ») et achap (« échapper ») qui désignait une taverne mal fréquentée d'où il fallait rapidement s'échapper.
  8. Il existe aussi une chapelle Saint-Doué à Questembert.
  9. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.

RéférencesModifier

  1. « Calcul de l'orthodromie entre Plouay et Lorient » (consulté le ).
  2. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  3. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le )
  4. 2021 : de nouvelles normales pour qualifier le climat en France, Météo-France, 14 janvier 2021.
  5. Glossaire – Précipitation, Météo-France
  6. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le ).
  7. « Observatoire régional sur l'agriculture et le changement climatique (Oracle) - Bretagne », sur www.chambres-agriculture-bretagne.fr, (consulté le )
  8. « Station météofrance Lorient-Lann Bihoue - métadonnées », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  9. « Orthodromie entre Plouay et Quéven », sur fr.distance.to (consulté le ).
  10. « Station météorologique de Lorient-Lann Bihoue - Normales pour la période 1971-2000 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  11. « Station météorologique de Lorient-Lann Bihoue - Normales pour la période 1981-2010 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  12. « Station météorologique de Lorient-Lann Bihoue - Normales pour la période 1991-2020 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  13. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  14. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  15. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  16. « Unité urbaine 2020 de Plouay », sur https://www.insee.fr/ (consulté le ).
  17. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le ).
  18. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur insee.fr, (consulté le ).
  19. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Lorient », sur insee.fr (consulté le ).
  20. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  21. « Données statistiques sur les communes de Métropole; Répartition des superficies en 44 postes d'occupation des sols (métropole) », sur CORINE Land Cover, (consulté le ).
  22. « Oratoire Notre-Dame, Bécherel (Plouay) », sur L'inventaire du patrimoine culturel en Bretagne, (consulté le ).
  23. Anne-Cécile Juillet, « Les tribus bretonnes (17/30) : à Plouay, ceux de Bécherel battent le bourg ! », sur https://www.letelegramme.fr, (consulté le ).
  24. a et b « Étymologie et Histoire de Plouay », sur infobretagne.com (consulté le ).
  25. Joseph Loth, Les noms des Saints Bretons, (lire en ligne)
  26. Pierre Trépos, « Les saints bretons dans la toponymie », sur Annales de Bretagne et des pays de l'Ouest, (consulté le ).
  27. « Histoire de Plouay », sur infobretagne.com (consulté le ).
  28. Jean-Baptiste Ogée, Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne, page 320
  29. Alfred Fouquet, « Compte-rendu des épidémies, des épizooties et des travaux des conseils d'hygiène du Morbihan. », (consulté le )
  30. Journal La Croix, n° du 24 octobre 1901, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k219544j/f2.image.r=Langonnet?rk=343349;2
  31. « Épidémies », La Dépêche de Brest et de l'Ouest,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  32. Conseil général du Morbihan, « Discussion de l'avant-projet de la ligne de Lorient à Gourin », Rapports du Préfet et délibérations du Conseil général / Conseil général du Morbihan,‎ , p. 181 et suivantes (lire en ligne, consulté le ).
  33. « Les Chemins de fer dans le Morbihan », Journal La Dépêche de Brest et de l'Ouest,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  34. « Recueil général des lois, décrets et arrêtés... », sur Gallica, (consulté le ), p. 150
  35. En vertu du Concordat de 1801, les prêtres étaient payés par l'État.
  36. Journal L'Ouest-Éclair, n° du 7 janvier 1903, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6398455/f3.image.r=Gourin?rk=17661032;2
  37. a b et c http://www.memorialgenweb.org/memorial3/html/fr/resultcommune.php?idsource=4551
  38. « Plouay. Gwenn Le Nay est élu nouveau maire », sur Ouest-France, (consulté le ).
  39. « Municipales à Plouay. Gwenn Le Nay réélu maire », sur Ouest-France, (consulté le ).
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  41. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  42. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  43. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  44. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
  45. Insee, « Évolution et structure de la population en 2018 - Commune de Plouay (56166) », (consulté le ).
  46. Insee, « Évolution et structure de la population en 2018 - Département du Morbihan (56) », (consulté le ).
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  49. « Commune de Plouay (56) - Dossier complet », sur le site de l'Insee (consulté le ).
  50. « Département du Morbihan (56) - Dossier complet », sur le site de l'Insee (consulté le ).
  51. « Recensement agricole 2010 - Principaux résultats par commune », sur le site « Agreste » du service de la statistique et de la prospective (SSP) du ministère de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt (consulté le ).
  52. http://www.opab-oplb.org/98-kelenn.htm
  53. Ces arcs-boutants sont ornés dde plaques sur lesquelles sont gravées les noms des morts des autres conflits.
  54. Michèle Bourret, Le patrimoine des communes du Morbihan, Flohic éditions, , p. 694.
  55. « Moulin à papier, Le Paou (Plouay) », sur L'inventaire du patrimoine culturel en Bretagne, (consulté le ).

Voir aussiModifier

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Articles connexesModifier

Liens externesModifier