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Plouay

commune française du département du Morbihan

Plouay
Plouay
Mairie de Plouay.
Blason de Plouay
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Morbihan
Arrondissement Lorient
Canton Guidel
Intercommunalité Lorient Agglomération
Maire
Mandat
Gwenn Le Nay
2017-2020
Code postal 56240
Code commune 56166
Démographie
Gentilé Plouaysien, Plouaysienne
Population
municipale
5 604 hab. (2016 en augmentation de 5,88 % par rapport à 2011)
Densité 83 hab./km2
Population
aire urbaine
12 260 hab.
Géographie
Coordonnées 47° 54′ 56″ nord, 3° 20′ 02″ ouest
Altitude 83 m
Min. 13 m
Max. 164 m
Superficie 67,33 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.plouay.fr

Plouay [pluɛ] est une commune française située dans le département du Morbihan, en région Bretagne. Historiquement, elle fait partie du Kemenet-Héboé et du Pays de Lorient.

La commune doit en grande partie sa renommée à l'organisation du Grand Prix de Plouay chaque année à la mi-août. En 2000, elle a organisé les Championnats du monde de cyclisme sur route.

Sommaire

ToponymieModifier

Son nom breton est Ploue, prononcé localement [ploˈe].

Plouay est une paroisse primitive comme l'indique son nom qui associe le mot breton plou signifiant « paroisse » au nom d'un saint évangélisateur. Par contre l'identité du saint évangélisateur fait débat. S'agit-il de saint Douë, un moine gallois qui débarqua entre le Bélon et la Laïta et fonda sur la côte l'ermitage de Doëlan avant de devenir missionnaire itinérant et de franchir l'Ellé ou de saint Zay, un missionnaire originaire de Cornouailles disciple de saint Guénolé, fondateur de l'abbaye de Landévennec ? Les formes anciennes du nom de la paroisse (Plozoé en 1308 et Plouzay en 1387) ne permettent pas de trancher. Toujours est-il que l'église catholique ne tarda pas à substituer ce saint non officiel par un autre saint reconnu celui-ci par le pape, saint Ouen.

GéographieModifier

LocalisationModifier

La commune de Plouay appartient à la communauté d'agglomération de Lorient Agglomération. Elle appartient par ses traditions au Pays de Lorient et à la Basse Bretagne. Le bourg de Plouay, qui sert de chef-lieu de commune, est situé à vol d'oiseau à 13 km au nord-ouest de Hennebont et à 18,5 km au nord de la ville de Lorient [1].Les communes limitrophes en suivant le sens des aiguilles d'une montre sont Inguiniel à l'est, Lanvaudan au sud-est, Calan au sud, Cleguer au sud, Arzano au sud-ouest, Guilligomarc'h à l'ouest et Berné au nord.

Géographie physiqueModifier

La commune est vallonnée comme l'atteste la côte de Ty Marrec qui constitue la principale difficulté du Grand Prix de Plouay. Le Scorff est le principal cours d'eau de la commune. Il coule au fond d'une vallée encaissée et matérialise au nord et à l'ouest la frontière avec les communes limitrophes de Berné, Guilligomarc'h et Arzano. Des cours d'eau de taille plus modeste drainent le territoire communal : le ruisseau de Pont er Bellec dont le cours matérialise la frontière au nord avec la commune d' Inguiniel, le ruisseau Saint Sauveur qui traverse le bourg, le ruisseau du Crano dont le cours matérialise en partie la frontière au sud avec les communes de Cléguer et Calan. La commune est assez boisée avec une superficie de bois de 1 679 ha pour une superficie totale de 6 733 ha soit un taux de boisement de 24,9 %. Le bourg constitue l'agglomération principale tandis que l'activité industrielle se concentre dans la ZA de Restavy, située à l'ouest du bourg à proximité de la voie rapide. La commune est située sur les grandes failles du Massif Armoricain allant de Nantes à la Pointe du Raz.

TransportsModifier

L'axe Lorient Roscoff (D 769) traverse la commune suivant un axe NNO/SSE. La départementale a été partiellement aménagée en 2x2 voies entre le bourg de Plouay et Lorient. La distance par la route entre le bourg de Plouay et Hennebont est de 17 km et entre le bourg de Plouay et Lorient de 20 km.

Lieux-dits et écartsModifier

  • Bécherel
  • Bois de Kerlucas
  • Coet-Fao
  • Coët Neblech
  • Kerallé
  • Keramont
  • Kerbaloff Le Bourg
  • Kerbaloff Le Lage
  • Kerdalvé
  • Kerdrého
  • Kerduel
  • Kergan
  • Kergarenne
  • Kergo
  • Kerguescanff
  • Kerguestenen
  • Kerhouant
  • Kerhuennec
  • Keriquel
  • Kerlagadec
  • Kerlivio
  • Kerlutune
  • Kermarrec
  • Kermignan
  • Kermouël
  • Kernonen
  • Kerpont
  • Kerprat
  • Kerscoulan
  • Kerscoulic
  • Kerspern
  • Kervrehan
  • Gosquer (le)
  • Haut Rostervel (le)
  • Lezot (le)
  • Moustoir (le)
  • Paou (le)
  • Verger (le)
  • Locmaria Grâce
  • Locunel
  • Malachappe
  • Manébail
  • Mané Froment
  • Manerio
  • Manetanet
  • Moulin de Coet-Cren
  • Nezech
  • Pen-er-prat
  • Pont-Allon
  • Pont-Neuf
  • Pont-Nivino
  • Questenen-Plaine
  • Restavy
  • Restergal
  • Rugonan
  • Saint-Coff
  • Saint-Erven
  • Saint-Quidic
  • Toul Er Clanch
  • Ty Henry
  • Ty Losquet
  • Ty Marrec
  • Zandec

HistoireModifier

Moyen-âgeModifier

En l'an 1281, le duc Jean Ier et Hervé de Léon firent un accord entre eux, qui portait que puisque le duc avait acheté de la dame de Ty Henry (Adelice Henry épouse du baron de Lanvaux) et de Geoffroy, son fils aîné, ce qu'ils possédaient dans la paroisse de Plouay et à Bécherel, ce prince, par cet acquêt, devait avoir la moitié du marché de Plouay. En conséquence, ils y firent à frais communs, une halle ou une cohue, qui coûta la somme de 178 livres, y compris le fonds de la terre où elle fut construite et la place qui l'environne[2].

Époque moderneModifier

 
Maison dite du Marquis où s'exerçait la justice seigneuriale du Marquis de Pontcallec. Il s'agit probablement de la plus ancienne demeure de Plouay

Avant la Révolution française, la paroisse de Plouay dépendait du Kemenet-Héboé et de la sénéchaussée d'Hennebont. Plusieurs seigneuries se partageaient les terres dont celles de Kerdrého et de Cunffio. Les seigneurs de Cunffio étaient des vassaux des seigneurs de Pontcallec dont les terres furent érigées en marquisat en 1667 en faveur d'Alain de Guer. Les seigneurs de Pontcallec disposaient du droit de haute, moyenne et basse justice et l'auditoire de justice était situé au bourg de Plouay (actuel maison du Marquis). Le chef-lieu de Plouay s'apparente à un gros bourg ou à une petite ville selon les dires de Jean Baptiste Ogée et la paroisse compte 5000 communiants à la veille de la Révolution Française. Toujours selon Jean-Baptiste Ogée le territoire fournit une quantité prodigieuse de fougère et des landes. Les terres cultivées produisent du grain, du cidre et du lin.

Le XXe siècleModifier

La Belle ÉpoqueModifier

 
Laveuses au moulin de la Ville (carte postale du premier quart du XXe siècle)

Une épidémie de dysenterie frappa Plouay en 1901[3].

Le curé de Plouay vit son traitement [4] suspendu en janvier 1903 pour avoir prêché et enseigné le catéchisme en breton[5].

La fin de la mission organisée à Plouay en 1909 donna lieu, en présence d'une foule nombreuse de fidèles, à l'érection d'un calvaire commémoratif.

La Première Guerre mondialeModifier

Le monument aux morts de Plouay, édifié en 1922 par l'architecte Charles Chaussepied, porte les noms de 235 soldats morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale. Par ailleurs un soldat (Pierre Ledain) a été tué au Maroc le lors de la Bataille d'Elhri[6].

La Seconde Guerre mondialeModifier

Le monument aux morts de Plouay porte les noms de 34 personnes mortes pour la France pendant la Seconde Guerre mondiale[6].

L'après Seconde Guerre mondialeModifier

9 soldats originaires de Plouay sont morts pendant la guerre d'Indochine et 3 pendant la guerre d'Algérie[6].

ÉvénementsModifier

La paroisse de Plouay est sous le patronage de saint Ouen. Lors des fêtes patronales qui avaient lieu au mois d'août diverses manifestations sportives étaient organisées dont une course de vélo. Par la suite la course de vélo est devenu le Grand Prix de Plouay, puis la Bretagne Classic Ouest-France.

BlasonnementModifier

Les armoiries de Plouay se blasonnent ainsi :

De sinople au pairle d’or – au chef d’hermine chargé d’une trangle ondée d’azur.
Devise : digemér mat é Ploué (bon accueil à Plouay).

Politique et administrationModifier

Tendances politiques et résultatsModifier

Liste des mairesModifier

 
La mairie.

Pendant 88 ans les membres de la famille de Pluvié, une famille de châtelains résidant au château de Manéhouarn, ont dirigé la municipalité. Quatre générations se sont succédé à la tête de celle-ci.

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
13 février 1790   Yves Mahé    
17 février 1790   Paul-Olivier Le Corre    
13 novembre 1791   Joseph-Marie Horel    
19 juillet 1800   Gilles Lorient    
2 août 1804   Joseph Eugène Maho    
1811 1811 Jean Barré    
1811 1815 Hyacinthe du Botderu   Comte. Député. Membre de la Chambre des Pairs
1816 1836 Auguste de Pluvié    
1837 1840 Fortuné de Pluvié    
1841 1846 Edouard de Kermasson    
1847 1869 Edouard-François-Marie Cornilly    
1870 1881 Fortuné de Pluvié    
1882 1925 Auguste de Pluvié    
1925 1935 Jacques de Pluvié    
1935 1945 Pierre-Marie Le Floch    
1945 1959 Antoine Le Floch - Pharmacien
mars 1959 mars 1989 Yves Le Cabellec UDF-CDS Chapelier
Député de la 6e circonscription du Morbihan (1974-1981)
mars 1989 octobre 2017 Jacques Le Nay UDF puis UMP
puis UDI
Horticulteur
Député de la 6e circonscription du Morbihan (1993-2012)
octobre 2017 En cours Gwenn Le Nay[7] UDI Assistant parlementaire

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[8]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[9].

En 2016, la commune comptait 5 604 habitants[Note 1], en augmentation de 5,88 % par rapport à 2011 (Morbihan : +2,81 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 6563 5163 6023 6323 8164 2104 0474 3084 362
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
4 5604 3604 2814 0934 2614 5264 5394 4304 572
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
4 6974 7774 9204 8214 7724 5904 3805 1204 112
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
3 9643 8764 0534 3684 8344 7595 1125 2935 604
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2006[11].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

Langue bretonneModifier

Le nom de la commune est Ploue en breton.

La langue autrefois pratiquée dans la commune était le breton bas-vannetais.

L’adhésion à la charte Ya d'ar brezhoneg a été votée par le conseil municipal le 10 février 2006. La commune a obtenu le label de niveau 1.

À la rentrée 2016, 126 élèves étaient scolarisés dans la filière bilingue publique (soit 16 % des enfants de la commune inscrits dans le primaire)[12].

Lieux et monumentsModifier

Sites naturelsModifier

 
Le Scorff au pont du Stang.
  • vallée du Scorff.

Vestiges préhistoriques et antiquesModifier

Châteaux et manoirsModifier

 
Château de Manéhouarn.
  • château de Manéhouarn : propriété de la ville depuis 1975 après avoir appartenu à la famille de Pluvié, il abritait le musée du Vélo.
  • château de Kerdrého
  • château de Kersily
  • manoir de Kermorgan
  • manoir de Cunffio
  • manoir de Kerhouant
  • manoir de Kermarec

Église et chapellesModifier

  • Église paroissiale Saint-Ouen. Le monument aux morts se trouvant sur sa place est construit en 1923 par l'architecte Chaussepied et le sculpteur Gauthier. La partie centrale à quatre côtés rectangulaires est ornée de plaques de marbre blanc sur lesquelles sont gravés les noms des Plouaysiens tués au cours de la Première Guerre mondiale. Les quatre piliers d'où partent les arcs-boutants[13] qui rejoignent la partie centrale sont surmontés de sculptures représentant les corps d'armée de la Grande Guerre (fantassin, artilleur, aviateur et marin)[14].
  • Chapelle de Locmaria-Grâce
  • Chapelle Saint-Sauveur
  • Chapelle Sainte-Anne du Scorff
  • Chapelle Saint-Vincent
  • Chapelle Saint Hubert
  • Chapelle Saint Sébastien
  • Chapelle Notre-Dame-des-Fleurs
  • Chapelle Notre-Dame-de-Vraie-Secours
  • Chapelle Notre-Dame de Sion

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Maisons et autres établissementsModifier

  • maison dite du Marquis, ancien siège de la juridiction de la seigneurie de Pontcallec
  • moulin du Pou
  • moulin de la Rue Neuve

RandonnéeModifier

La commune est parcourue par 300 km[réf. nécessaire] de sentiers de randonnée. Le GR34 emprunte la vallée du Scorff entre le Pont Neuf et l'ancien moulin à papier du Paou.

Personnalités liées à la communeModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier

  1. « Calcul de l'orthodromie entre Plouay et Lorient » (consulté le 16 décembre 2018)
  2. Jean-Baptiste Ogée, Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne, page 320
  3. Journal La Croix, n° du 24 octobre 1901, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k219544j/f2.image.r=Langonnet?rk=343349;2
  4. En vertu du Concordat de 1801, les prêtres étaient payés par l'État.
  5. Journal L'Ouest-Éclair, n° du 7 janvier 1903, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6398455/f3.image.r=Gourin?rk=17661032;2
  6. a b et c http://www.memorialgenweb.org/memorial3/html/fr/resultcommune.php?idsource=4551
  7. « https://www.ouest-france.fr/bretagne/plouay-56240/plouay-gwenn-le-nay-est-elu-nouveau-maire-5329228 », sur Ouest-France, (consulté le 8 février 2018)
  8. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  9. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  12. http://www.opab-oplb.org/98-kelenn.htm
  13. Ces arcs-boutants sont ornés dde plaques sur lesquelles sont gravées les noms des morts des autres conflits.
  14. Michèle Bourret, Le patrimoine des communes du Morbihan, Flohic éditions, , p. 694.

Voir aussiModifier

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Articles connexesModifier

Liens externesModifier