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Langoëlan

commune française du département du Morbihan

Langoëlan
Langoëlan
L'église Saint-Barnabé.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Morbihan
Arrondissement Pontivy
Canton Gourin
Intercommunalité Roi Morvan Communauté
Maire
Mandat
Yann Jondot
2014-2020
Code postal 56160
Code commune 56099
Démographie
Gentilé Langoélanais, Langoélanaise
Population
municipale
380 hab. (2016 en diminution de 5,71 % par rapport à 2011)
Densité 17 hab./km2
Population
aire urbaine
25 412 hab.
Géographie
Coordonnées 48° 07′ 19″ nord, 3° 13′ 59″ ouest
Altitude Min. 137 m
Max. 274 m
Superficie 22,27 km2
Localisation

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Langoëlan

Langoëlan [lɑ̃ɡwelɑ̃] est une commune française, du canton de Gourin, située dans le département du Morbihan en région Bretagne.

Sommaire

ToponymieModifier

Le nom breton de la commune est Lanwelan, prononcé localement en breton Pourlet Laoulan.

Lanwelan en breton est attesté dès 1268 dans les archives de l'abbaye Notre-Dame de Bon-Repos.

Le suffixe lann permet de dater la fondation de la paroisse au haut-Moyen-Age.

Lann est défini comme un lieu de culte chrétien, il s'agit aussi, à l'époque d'une entité locale bretonne christianisée en entité administrative religieuse. Elle est suivie par un anthroponyme Gwelan ; saint ou chef local.

GéographieModifier

La commune est traversée du nord au sud par le Scorff, rivière qui prend sa source à 5 km au nord du bourg, au village de Saint Auny, au pied de Mane Skorn, sur la commune de Mellionnec. La commune s'étend sur 2 227 hectares dont 386 hectares de bois[1]. Le bourg est situé sur une colline qui culmine à 202 mètres d'altitude. Le bourg domine à l'ouest la vallée du Scorff et à l'est l'étang du Dordu. Au nord de la commune, le bois de Coët-Codu couronne une colline qui culmine à 274 mètres et constitue le plus haut sommet de Langoëlan.

HistoireModifier

Dans la nuit du 24 au 25 juin 874, le roi de Bretagne Salomon, qui avait été livré par des comtes bretons (dont son gendre Pascwiten et Gurwant, gendre d'Erispoë) à des seigneurs francs, fut supplicié par ces derniers en un lieu-dit appelé le Merzer (le Martyr en français), situé probablement en Langoëlan. Il fut contraint d'assister au meurtre de son jeune fils Wigon, avant d'avoir lui-même les yeux crevés. Son corps, retrouvé sans vie le lendemain matin, fut inhumé, conformément à ses vœux au monastère de Plélan, auprès de son épouse Wenbrit[2].

À l'époque féodale, plusieurs seigneuries se partageaient le territoire de Langoëlan. La plus importante d'entre elles était celle de Coëtcodu. Après avoir appartenu aux Coëtuhan et aux Penhoët, elle échut aux du Fresnay à la suite du mariage de Guillaume du Fresnay avec Béatrice de Penhoët. Puis elle passa aux Guimarho, aux Perenno et finalement aux Le Vicomte. La seigneurie de Coëtcodu possédait les droits de haute justice à Langoëlan, tenait ses plaids généraux le 12 juin et disposait de fourches patibulaires à Park en Justis. Par ailleurs ses seigneurs se déclaraient prééminenciers et supérieurs de l'église saint-Barnabé où ils avaient droit de banc et droit d'afficher leurs armes. Les seigneurs de Kerservant en Ploërdut avaient aussi droit de justice et fourche patibulaire et leurs armes figuraient aussi dans l'église paroissiale. Les sieurs de Tronscorff étaient les vassaux de ces derniers[3].

Pendant la Seconde Guerre mondiale, au cours de la journée du 1er juillet 1944, le village de Kergoët, situé à 2 km au nord du bourg de Langoëlan, fut le théâtre de combats acharnés entre l'armée allemande et la résistance. Les Allemands subirent de lourdes pertes puisque 35 de leur soldats périrent et 60 à 70 autres furent blessés. Parmi les victimes du côté français, un civil, monsieur Le Padellec, patron de ferme dans ce village, fut sauvagement frappé puis abattu par les soldats allemands.

Politique et administrationModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1810 1826 Pierre de Rémond du Chélas Monarchiste  
mars 1959 mars 1983 François Le Bail Gaulliste  
mars 1983 mars 1989 Edouard Gallo DVD  
mars 1989 juin 1995 Joseph Brulé PS  
juin 1995 mars 2001 Edouard Gallo DVD  
mars 2001 mars 2008 Guy Sinel UMP  
depuis mars 2008 Mars 2014 Florence Le Beller SE  
depuis mars 2014   Yann Jondot SE  
Les données manquantes sont à compléter.

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[5].

En 2016, la commune comptait 380 habitants[Note 1], en diminution de 5,71 % par rapport à 2011 (Morbihan : +2,81 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 3161 2861 0381 2691 3131 3241 3471 4841 391
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 3221 2421 3211 2121 2421 2811 3321 2951 364
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 3541 3841 2761 2381 2271 2421 1781 090945
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
907812659575429369396403380
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

Lieux et monumentsModifier

 
L'étang du Dordu
  • Église Saint-Barnabé[8] du XVIe siècle et remaniée aux XVIIIe et XIXe siècles. Elle comprend une nef sans bas-côtés, un transept et un chœur à chevet plat ; les deux chapelles latérales sont sous le vocable du Rosaire et de saint Salomon.
  • Dolmen de la Villeneuve (vers 4000 ans av. J.-C.)
  • Monument en hommage aux résistants tués le 1er juillet 1944 au combat de la ferme de Kergoët (stèle élevée sur le site).
  • Etang de Dordu
  • Camps romain

Personnalités liées à la communeModifier

  • Albert Haïk : dit ""l'Emir de L'angoëlan"" a fait construire dans les années 30 (1930) un bâtiment d'inspiration orientale avec minaret visible à l'entrée Nord du bourg, a offert à la paroisse une crèche de Noël et une cathèdre (Cathedra) visible dans l'église, il fut très généreux envers les habitants de Langoëlan. Son frère Jacques Haïk était producteur de cinéma, on lui doit la construction du Grand Rex à Paris et l'introduction du film muet en France.

TransportsModifier

ÉconomieModifier

TélécommunicationsModifier

SantéModifier

EnseignementModifier

Voir Enseignement à Roi Morvan Communauté pour les collèges et lycées.

Culture et loisirsModifier

BibliographieModifier

  • Charles-Tanguy Le Roux, « Une tombe sous dalle à cupules à Saint-Ouarno, en Langoëlan », Annales de Bretagne, no 78, 1, 1971, p. 37-45.

Voir aussiModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier

  1. Guémené-sur-Scorff sur le site France, le trésor des régions, Roger Brunet
  2. Nominoë et l'épopée des rois bretons, Hervé Le Boterf, France Empire, février 1999
  3. Joseph Danigo, Eglises et chapelles du Pays de Guémené, première partie, 1994
  4. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  8. http://www.infobretagne.com/langoelan.htm

Liens externesModifier

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