Philippes

ville de Macédoine orientale, fondée par Philippe II en 356 av. J.-C.

Site archéologique de Philippes *
Image illustrative de l’article Philippes
Portique de l'agora de Philippes.
Coordonnées 41° 00′ 47″ nord, 24° 17′ 11″ est
Pays Drapeau de la Grèce Grèce
Subdivision Macédoine-Orientale-et-Thrace
Type Culturel
Critères (III) (IV)
Superficie 100,116 ha
Zone tampon 201,672 ha
Numéro
d’identification
1517
Zone géographique Europe et Amérique du Nord **
Année d’inscription 2016 (40e session)
Géolocalisation sur la carte : Grèce
(Voir situation sur carte : Grèce)
Site archéologique de Philippes
* Descriptif officiel UNESCO
** Classification UNESCO

Philippes (en grec ancien : Φίλιπποι / Phílippoi) est une ville antique de Macédoine orientale, fondée par Philippe II en 356 av. J.-C. sur la récente colonie thasienne de Crénidès, abandonnée au XIVe siècle après la conquête ottomane et qui est aujourd'hui un village de 894 habitants (en 2011) du nome de Kavala en Grèce[1]. Étape importante de la via Egnatia mais ville toujours restée de taille modeste, Philippes occupe une place privilégiée dans l'histoire en raison de deux événements majeurs : la bataille de Philippes, qui débouche sur la victoire des héritiers de Jules César sous ses murs en octobre 42 av. J.-C., et surtout la prédication paulinienne en 49 ou 50, qui aboutira à la rédaction de l'Épître aux Philippiens, un texte qui fait partie du Nouveau Testament : le statut de « fondation apostolique » qu'elle lui confère est probablement à l'origine de la fortune de la ville dans l'Antiquité tardive, et lui vaut de nos jours un tourisme religieux non négligeable[2].

Le site devient en 2016 le 18e site grec inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO.

Sources historiographiquesModifier

Resté une petite cité durant l'antiquité et le moyen-âge, Philippes est rarement citée des textes anciens, sauf pour deux moments historiques, lors de la bataille de Philippes en 42 av. J.-C., et vers 50 ap. J.-C. pour la prédication de Paul de Tarse. Elle n'est connue que par les fouilles archéologiques conduites depuis juin 1914 par l'École française d’Athènes, puis, à partir de la fin des années 1950, puis par l'université de Thessalonique et le service archéologique de la Grèce, explorations sur un site plus étendu que celui de Pompéi, ville abandonnée pendant treize siècles, épargnée par l'absence de reconstruction moderne, mais dévastée pour avoir servi de carrière pour les villages voisins[3].

Les origines macédoniennes et hellénistiquesModifier

Le siteModifier

Philippes est établi sur le site de la colonie thasienne de Crénidès[4], au pied d'une avancée du mont Lékani, massif au sud des Rhodopes, en bordure nord du marais qui occupait dans l'Antiquité toute la plaine le séparant du mont Pangée au sud[5]. Le philosophe Théophraste, élève d’Aristote, écrit au IIIe siècle av. J.-C. au livre V de son ouvrage Causes des plantes qu’« à Philippes autrefois l’air était lourd ; il l’est beaucoup moins depuis que le terroir a été asséché et est devenu tout entier cultivable. L’air est plus léger pour deux raisons conjointes : l’assèchement et la mise en culture. En effet, la friche est plus froide et l’air y est plus lourd. À cause de la végétation qui empêche la lumière du soleil de passer et l’air de circuler et parce qu’elle est pleine d’eau qui suinte et stagne. C’est ainsi autour de Crénidès quand les Thraces l’occupaient ; toute la plaine était couverte d’étangs et d’arbres »[n 1]. Dans Recherches sur les plantes, au Livre II, Théophraste revient sur la ville, en mentionnant la stabilité de ses cultures végétales[2].

Appien décrit le site au Ier siècle av. J.-C. comme suit : « Philippes est une cité qui portait anciennement le nom de Datos, et avant celui-ci, le nom de Crénidès, à cause du grand nombre de sources d'eau vive (Κρῆνας) qui sortent de l'éminence sur laquelle elle est élevée. [...] Elle est située sur un tertre assez escarpé, et sa grandeur est exactement celle du sommet de ce tertre. Du côté du nord, elle est couverte par les bois [...]. Du côté du midi est un marais qui règne jusqu'à la mer. A l'orient, elle a les gorges des Sapéens et des Corpiles. A l'occident, une plaine qui s'étend jusqu'à Murcinum et Drabiscum, et jusqu'au fleuve Strymon, sur un espace de trois cent cinquante stades, et sur un terrain fécond et d'un beau coup d'œil »[6].

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La fondationModifier

 
Le royaume de Philippe II. Amphipolis et Philippes au nord de la mer Égée.

Philippes est une fondation faite en 356 av. J.-C. par le roi de Macédoine, Philippe II, sur le site de Crénidès[4]. L'objectif de cette fondation était autant de prendre le contrôle des mines d’or et d'argent du mont Pangée[4] que d'établir une garnison sur un point de passage stratégique[7] : le site contrôle la route entre Amphipolis et Néapolis, un segment de la grande route royale qui traverse d'Est en Ouest la Macédoine et qui sera plus tard reconstruite par les Romains sous le nom de via Egnatia[4]. Philippe II dote la nouvelle ville de fortifications importantes, qui barrent en partie le passage entre les marais et l'Orbèlos, et y envoie des colons. Il fait entreprendre des travaux de bonification des marais dont témoigne Théophraste.

Les institutions de la citéModifier

La découverte de nouvelles mines d'or aux environs de la ville, à Asyla, contribue à l'enrichissement du royaume de Philippe II qui y établit un atelier monétaire[8]. Philippes est une cité indépendante alliée du royaume de Macédoine : d'après les inscriptions datées de la période grecque, elle dispose de son propre calendrier aux noms de mois dérivés des Douze Dieux, différent du calendrier macédonien, elle a ses propres institutions politiques, avec entre autres un prêtre éponyme, un archonte assisté d'autres magistrats, sa salle du Conseil, son trésorier[9]. Elle n'est intégrée à ce royaume que dans les dernières années de règne de Philippe V, ou sous son successeur Persée[10].

Le cadre urbainModifier

Les vestiges archéologiques de la ville sûrement datés de l'époque macédonienne et hellénistique sont rares, ce qui entretient l'incertitude sur la forme exacte de la ville dans ses premiers siècles d'existence[11]. Les monuments qui, dans leur état initial, remontent à cette période sont l'enceinte, le théâtre, les fondations d'une maison sous le forum romain, un petit temple et surtout un hérôon hellénistique (temple consacré à un héros) dont les fondations sont conservées entre l'église cathédrale et son baptistère.

La ville reste malgré tout de taille modeste ; et lorsque les Romains détruisent définitivement le royaume de Macédoine en 167 av. J.- C. pour le diviser en quatre entités distinctes appelées mérides, c'est Amphipolis et non Philippes qui devient la capitale de la première méris[12].

L'enceinteModifier

 
Vestiges de la première assise du rempart macédonien sur l'acropole.
 
Inscription des épistates Pythodôros et Isagoras sur le rempart au-dessus du théâtre.

L'enceinte pose des problèmes de datation en raison de sa réutilisation continue jusqu'à la fin de l'époque byzantine : les reconstructions successives ont masqué les fondations macédoniennes, sauf dans la partie supérieure, sur l'acropole, où ne subsiste plus souvent que la première assise, taillée à même la roche, de ce premier état (voir photographie ci-contre). Les fouilles du théâtre, qui prend appui sur la courtine orientale, ont néanmoins permis de dégager dans les années 1990 plusieurs assises du rempart, dont l'appareil à bossage est caractéristique de l'époque hellénistique. Leur datation est surtout confirmée par une inscription grecque commémorant l'intervention de deux épistates macédoniens, nommés Pythodôros et Isagoras, peut-être sous le règne de Philippe V. Dans la plaine, en revanche, la preuve n'a jamais été apportée avec certitude de la présence de ces niveaux : lors de la seule exploration systématique du système défensif, en 1937, le niveau élevé de la nappe phréatique dans la plaine de Philippes, qui était alors en pleine opération d'assainissement, empêcha les archéologues d'atteindre les fondations du rempart[13]. Certains historiens en tirent argument pour affirmer que le tracé de l'enceinte d'origine différait de celui qui est conservé dans la plaine et venait barrer le côté sud de l'Acropole beaucoup plus au nord, donnant à la ville une superficie très réduite, plus en accord avec leur lecture des témoignages littéraires[réf. nécessaire].

L'enceinte a la forme grossière d'un rectangle tronqué, orienté presque exactement sur les points cardinaux, du nord au sud : le petit côté nord est le seul à posséder un tracé sinueux, qui suit la ligne de crête de l'acropole en joignant ses deux sommets[n 2]. Les autres côtés de l'enceinte sont généralement rectilignes avec quelques déviations ponctuelles, principalement sur le côté est, où la courtine décrit quelques décrochements assez proches des dents de crémaillère qui caractérisent certaines fortifications grecques[n 3].

Le théâtreModifier

 
Le théâtre de Philippes restauré dans sa forme grecque.

Le théâtre est adossé au bas de la pente de l'acropole, à un endroit où la déclivité s'infléchit. À 200 mètres de la voie principale, il domine la cité et est ouvert sur la plaine, selon une orientation sud-sud-est[14]. La similitude de l'appareil architectural du mur d'enceinte et du mur occidental du théâtre (l'analemma) permettent d'estimer que les constructions sont contemporaines[15].


Les travaux entrepris en 1914, puis de 1921 à 1924 dégagent l'orchestra et les entrées latérales (parodoi)[16]. La détérioration des gradins (κοῖλον / koilon) est telle qu'on ne peut reconstituer leurs aspects à l'époque hellénistique[17]. L'orchestra d'origine pourrait être un espace circulaire de 10,8 mètres de rayon et les parodoi, à ciel ouvert, mesurer 25,65 mètres côté est et 24,17 mètres côté ouest[18].

L'hérôonModifier

L'hérôon, dont il ne subsiste que trois degrés de la crépis et des éléments d'une clôture délimitant le téménos, recouvre une chambre funéraire souterraine voûtée parfaitement conservée[19],[20] : cinq niches rectangulaires, destinées à recevoir des urnes funéraires, s'ouvrent dans les parois de la chambre rectangulaire, qui contient comme unique mobilier une table votive dans l'angle nord-est. Bien que la porte d'entrée ait été retrouvée intacte, la tombe fut visiblement pillée dans l'Antiquité[21]. Les pillards seraient passés par une ouverture dans la voûte : les niches furent retrouvées vides, à part quelques cendres et ossements, tandis que quelques tessons ramassés dans la tombe sont nettement postérieurs à sa construction. En revanche, une ciste placée sous le centre de la chambre ne fut pas trouvée par les pillards, et a révélé une sépulture particulièrement importante : elle contenait le squelette d'un jeune adulte ou d'un enfant paré de riches bijoux d'or (une couronne de feuilles de chêne[n 4], un diadème, un pendentif[22]). Le mort est identifié par une inscription sur le couvercle de la tombe : ΕΥΗΦΕΝΗΣ ΕΞΗΚΕΣΤΟΥ (Euèphénès, fils d'Exèkéstos)[23]. Ce personnage est probablement le même que celui qui apparaît sur un fragment d'inscription retrouvée à Philippes, donnant une liste de mystes, c'est-à-dire d'initiés des mystères des Grands Dieux de Samothrace. D'après ces inscriptions et l'orfèvrerie, la tombe date du IIe siècle av. J.-C.[24],[21]. La présence d'une tombe au centre d'une ville hellénistique n'est pas anodine : elle indique, ce qui est confirmée par les vestiges de construction qui la surmontaient, un hérôon, édifice de culte civique, souvent lié à la commémoration d'un héros fondateur (κτίστης / ktístès) de la cité.

L'époque romaineModifier

Nouvelle colonisationModifier

La ville réapparaît dans les sources à l'occasion de la guerre civile romaine qui suit l'assassinat de Jules César : ses héritiers Marc Antoine et Octave affrontent les partisans de la République, M. Junius Brutus et C. Cassius Longinus, dans une double bataille décisive dans la plaine à l'ouest de la ville en octobre 42 av. J.-C.[25]. Vainqueurs, Marc Antoine et Octave licencient une partie de leurs vétérans, probablement de la XXVIIIe légion , qu'ils installent dans la ville, refondée comme colonie romaine sous le nom de Colonia Victrix Philippensium. En 30 av. J.-C., Octave devenu seul maître de l'Empire réorganise la colonie et procède à une nouvelle déduction de vétérans venus d'Italie, accompagnés d'une cohorte prétorienne : la ville prend le nom de Colonia Iulia Philippensis, complété en Colonia Augusta Iulia Philippensis après janvier 27 av. J.-C., lorsqu'Octave reçoit lui-même le nom d'Auguste du Sénat[26].

À la suite de cette deuxième déduction — et peut-être dès la première — le territoire de Philippes fait l'objet d'une centuriation et est distribué aux colons[n 5]. La ville garde ses limites macédoniennes, matérialisées par l'enceinte, et son plan n'est que partiellement revu avec l'aménagement du forum un peu à l'est de l'emplacement probable de l'agora[27] : des sondages sous le pavement de la place ont mis au jour un habitat hellénistique de même orientation générale que la ville romaine. Ils montrent que le forum ne reprend pas exactement la localisation de l'agora. Une indication possible sur cette dernière provient des fouilles du quartier épiscopal : l'implantation de l'hérôon hellénistique au milieu d'un quartier résidentiel est en effet beaucoup moins probable que sur l'agora où l'existence d'un culte civique se justifierait davantage[n 6].

La colonie connaît un essor important lié à la richesse que lui apporte son riche territoire et sa position privilégiée sur la via Egnatia. Cette richesse se traduit par un cadre monumental particulièrement imposant au regard de la taille de l'aire urbaine[28].

Les institutions de la colonieModifier

Les inscriptions latines honorifiques découvertes — mutilées et fragmentaires — dans les espaces publics, forum et marché, renseignent sur les institutions de la colonie romaine, conformes à celles d'un municipe romain : elle est administrée par ses magistrats, les duumvirs[29],[30] et possède son collège de décurions[31]. Le culte impérial y est célébré par des flamines d'Auguste, nommés annuellement[29],[32], ou pour les impératrices divinisées, par des prêtresses d'Augusta[33].

Le forumModifier

 
Vestiges du centre de la ville : les deux terrasses du forum au premier plan et second plan, marché et basilique B au fond.

Le forum romain est aménagé à l'époque de Claude par dessus un niveau hellénistique dont il ne subsiste presque rien. La place est en partie recouverte et remaniée sous Marc Aurèle, pour prendre son aspect le mieux conservé. Des réfections de moindre ampleur (remplacement des colonnades, travaux de consolidation prabablement à la suite d'un séisme) se situent vers 500[34]. Le forum est implanté sur les dernières pentes de la colline de l'acropole. L'adaptation à ce relief impose un aménagement en deux terrasses séparées par la rue principale large de 9 mètres, et la création d'un remblai soutenu par un mur épais de 1,35 mètre renforcé par les murs de refend des boutiques bordant la rue basse. La terrasse inférieure a une emprise de 148,5 × 80 mètres, avec une partie centrale dallée d'environ 100 × 50 mètres. La largeur de la terrasse supérieure n'est pas connue avec précision et pourrait être une quarantaine de mètres[35]. La construction d'un marché au IIe siècle au sud du forum a mis à part sa possible fonction commerciale[34].

Réfections du théâtreModifier

Le théâtre d'architecture grecque est agrandi et aménagé pour les représentations à la romaine, avec un bâtiment de scène et des couloirs d'accès latéraux voûtés[36]. Du mur de scène (frons scaenae), il ne subsiste qu'une ruine en blocage longue d'environ 40 mètres, et la trace de cinq portes encadrées de six ressauts ; la porte centrale mesure 2,10 mètres de largeur, et les autres portes 1,60 mètres[37]. La comparaison faite par Paul Collart des motifs des fragments décoratifs trouvés sur place avec les styles ornementaux présent dans d'autres théâtres d'Asie mineure l'amènent situer au IIe siècle la décoration du mur de scène[38].

Au milieu du IIIe siècle, le théâtre est de nouveau transformé pour y organiser des chasses (venationes), spectacles qui correspondent à l'évolution du goût du public. Pour faire évoluer des animaux sauvages, la scène et les premiers gradins sont supprimés, et un couloir souterrain créé pour amener les bêtes dans l'arène[39]. La suppression des premiers gradins porte le rayon de l'orchestre à 12,40 mètres et le borde par un mur de 1,10 mètres de hauteur, surmonté par une balustrade en marbre de 0,90 mètres de haut, dont on a retrouvé six blocs[40]. La partie supérieure de la cavea fut couronnée par un massif de maçonnerie en blocage, pour supporter de nouvelles rangées de sièges[41]. Les montants de l'arche du couloir ouest débouchant sur l'orchestre portent des reliefs de Némésis, déesse du sort, Mars en armes, Niké, déesse de la victoire, trois divinités honorées des professionnels de l'arène. Ces reliefs sont accompagnés d'inscriptions en grec de dédicace d'un prêtre de Némésis, au nom de son « association des amis de la chasse »[42].

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L'époque paléochrétienneModifier

Début de christianisationModifier

D'après les Actes des Apôtres, en 49 ou 50 ap. J.-C., la ville reçoit la visite de l'apôtre Paul[25]. Accompagné de Silas, Timothée, il prêche pour la première fois sur le sol européen à Philippes, et y baptise une négociante de pourpre, Lydia, dans une rivière à l'ouest de la ville : il y avait alors une communauté juive, et une synagogue attestée par l'épigraphie[43].

Paul aurait visité la ville en deux autres occasions, en 56 et 57 ap. J.-C. L'épître aux Philippiens daterait de 54-55 ap. J.-C. et témoigne de l'impact immédiat de la parole paulinienne[44]. Le développement subséquent du christianisme à Philippes est bien attesté, notamment par une lettre de Polycarpe de Smyrne adressée à la communauté philippienne vers 160 ap. J.-C., par deux citations au début du IIIe siècle de Tertullien[45] dans lesquelles l'église de Philippes « tenait le premier rang en Macédoine »[46], et par l'épigraphie funéraire et les dédicaces religieuses datées entre les IVe siècle et VIe siècle[47].

La « basilique de Paul »Modifier

 
Transcription de l'inscription : « Porphyrios, évêque, a fait dans le Christ la mosaïque de la basilique de Paul ».

La première église attestée dans la ville est de taille modeste : cette basilique de Paul, identifiée en 1975 par une inscription d'un pavement de mosaïque, est datée autour de 344 par la mention de l'évêque Porphyrios, dont la présence est attestée au concile de Sardique cette année-là[48],[49]. L'édifice est un simple bâtiment rectangulaire de 27 m de long sur 12 m de large, qui occupe en largeur la moitié sud du troisième îlot à l'est du forum, au sud de bains romains et surtout de l'hérôon au-dessus de la tombe d'Exékèstos[50]. Il est orienté à l'est par une abside grossièrement semi-circulaire inscrite. La nef unique est séparée d'une antichambre qui fait office de narthex. Les deux pièces sont ornées de pavements de mosaïque au décor géométrique et végétal. Cette basilique est considérée par Stylianos Pélékanidis comme un martyrion de Paul[48].

Cet édifice est d'une importance capitale pour l'histoire du christianisme en Grèce : bien qu'il soit déjà postérieur d'un quart de siècle à la légalisation du christianisme par Constantin, c'est l'un des plus anciens édifices de culte sûrement datés, grâce à l'inscription de Porphyrios et il occupe une place de choix dans l'histoire du développement architectural du christianisme dans les provinces de l'Empire. Le caractère exceptionnel de l'édifice est d'autre part renforcé par sa localisation : non seulement, il est situé au centre de la ville, alors que les historiens ont longtemps pensé que pour des raisons légales, financières et pratiques, les premières églises se développaient surtout à la périphérie des villes, dans les nécropoles[réf. nécessaire], mais il est d'autre part construit en relation étroite avec un édifice cultuel païen, l'hérôon hellénistique monumentalisant la tombe d'Exékèstos. Cette proximité topographique ne saurait être une coïncidence : les premières églises chrétiennes en Grèce sont rarement construites sur des sanctuaires païens, et il ne paraît pas y avoir eu dans la région au IVe siècle, contrairement à d'autres, de campagnes de destruction systématique de la part des chrétiens[n 7]. De nombreux temples ont certes par la suite été convertis en églises, à commencer par les plus fameux temples athéniens, le Parthénon, l'Érechthéion et l'Héphaïsteion, mais cette conversion est intervenue bien après leur abandon, probablement pas avant la fin du VIe siècle. À Philippes même, la construction de la basilique A à l'emplacement probable du capitole de la colonie (voir infra) intervient à une époque (vers 500) où il a perdu toute fonction et se trouve probablement en ruines. Sa destruction obéit donc à des motivations purement pratiques. Très différent paraît être le cas du hérôon voisin de la basilique de Paul.[réf. nécessaire]

L'époque byzantineModifier

Multiplication des basiliques aux Ve et VIe sièclesModifier

On voit, comme dans les autres villes, se multiplier les fondations ecclésiastiques : sept églises différentes sont construites entre le milieu du IVe et la fin du VIe siècle, dont certaines rivalisent en taille et en ornements avec les plus belles fondations thessaloniciennes, voire constantinopolitaines. La parenté du plan et de la décoration architecturale de la basilique B avec Sainte-Sophie et Sainte-Irène de Constantinople accordent une place privilégiée à cette église dans l'histoire de l'art paléochrétien. Le complexe épiscopal qui prend la place de la basilique de Paul à partir du Ve siècle, construit autour d'une église octogonale, rivalise lui aussi avec les églises de la capitale.

Ces nouvelles églises sont, dans l'ordre chronologique :

  • L'Octogone dont la construction remonte à la première moitié du Ve siècle : cette église qui doit son nom au plan centré octogonal dont elle est pourvue vient remplacer la basilique de Paul qui s'est révélée rapidement insuffisante aux besoins du culte. L'Octogone connaît deux grandes phases de développement : il est reconstruit et agrandi dans la première moitié du VIe siècle. C'est l'église cathédrale de Philippes, comme en témoignent la présence d'un important baptistère et de deux ambons. Il n'y a pas de raison de douter qu'à l'instar de son prédécesseur, elle est dédiée à l'apôtre Paul. L'adoption d'un plan centré octogonal caractéristique des églises martyriales, associé à deux entrées monumentales (long portique triple au nord du narthex, propylées au sud de l'atrium) et le développement important des annexes liturgiques ainsi, probablement que d'une hôtellerie au nord de l'atrium, sont autant d'éléments qui suggèrent l'existence d'un culte martyrial et probablement d'un pèlerinage, bien qu'il n'en reste aucune trace dans les sources littéraires et que les éléments archéologiques précis à ce sujet soient douteux[n 8].
  • La basilique C, dite aussi basilique du Musée, sur les premières pentes de l'acropole, au nord-ouest du forum. Elle doit son nom aux circonstances de sa découverte, pendant la construction du musée archéologique dont l'emplacement prévu dû être déplacé[53]. Fouillée par Eutychia Kourkoutidou-Nikolaïdou, elle présente une première phase sans transept, qui pourrait être au début du VIe siècle. Elle connaît une seconde phase, au milieu du VIe siècle, avec la création d'une sorte de transept avec un vestibule d'accès et des remaniements (suppression d'une table d'offrande, élévation d'une clôture haute) qui pourraient selon Nikolaïdou s'expliquer par un changement de la liturgie byzantine[54].
  • La basilique A est une très grande église basilicale qui occupe la terrasse supérieure du forum[55], à l'emplacement des temples du capitole de la colonie romaine, dont elle remploie de nombreux éléments architecturaux[56]. D'après le style de ses chapiteaux, Paul Lemerle situe sa date probable de construction dans les années 500[57],[58]. Sur le côté sud de l'atrium, à côté du porche monumental semi-circulaire qui y donne accès[n 9], se trouve une petite chapelle d'époque tardive (Xe siècle ou XIe siècle) au-dessus d'une sorte de crypte décorée de fresques mal datées retraçant un épisode de Paul[59]. La tradition locale voyait encore au début du XXe siècle, la « prison de Paul », le lieu dans lequel il fut enfermé après son arrestation sur le marché pour prosélytisme, selon le récit des Actes, tandis que les archéologues identifiaient ce local comme une citerne romaine[60] qui ne paraît pas avoir eu de fonction liturgique à l'époque de la construction de la basilique voisine : c'est sans doute après la ruine de la grande église que fut aménagée là une chapelle, bientôt magnifiée par une légende locale dans l'effort sans cesse renouvelé aux différentes époques de réinvestissement du paysage urbain par l'histoire apostolique[61]. En raison de cette tradition et de la localisation privilégiée de la basilique A dans la ville comme de sa taille, elle fut donc d'abord identifiée à la cathédrale, dédiée à saint Paul ; Paul Lemerle situe le baptistère associé à toute cathédrale dans un local sur le flanc nord de la basilique, quoiqu'il fut dépourvu de toute trace de cuve[56] (Lemerle fait l'hypothèse d'une cuve mobile[62]). Les fouilles de l'Octogone et la découverte du baptistère sont venues définitivement écarter l'assimilation de la basilique A à la cathédrale[56].
  • La basilique B, nommée direkler (piliers en turc) par les voyageurs, est la dernière église construite à Philippes, au milieu du VIe siècle, , au sud du forum par-dessus sur le macellum et la palestre romains qui furent arasés et dont les matériaux servirent en remploi[63]. Légèrement postérieure à Sainte-Sophie de Constantinople, elle constitue l'une des premières applications dans les Balkans de l'architecture de basilique à coupole[64]. Les piliers en gros appareil supportaient directement les coupoles sur pendentifs, les murs porteurs en moellons alternés par des arases de briques sont renforcés par des raidisseurs en pierre horizontaux à la base des murs, au milieu et au départ des voûtes[65]. Paul Lemerle, qui procéda à son exploration systématique dans les années 1930, estime qu'elle ne fut jamais terminée en raison de l'effondrement de sa coupole, mais ce dommage pourrait être plus tardif et être provoqué par un séisme, comme celui de 620[66].

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Il faut ajouter à cette liste deux autres basiliques dont l'existence est connue par des sondages, mais qui n'ont pas encore été systématiquement explorées, et dont l'identification reste par conséquent problématique :

  • La basilique du champ Pavlidis, seconde église cimétériale, dans la nécropole sud-est de la ville, associée à un édifice péristyle monumentalisant plusieurs riches tombes des Ve et VIe siècles[67]. Seules l'aile nord et une partie du narthex ont été mises au jour, le reste de l'église étant masqué par une route.
  • La basilique D est la quatrième grande basilique (au sens architectural) intra muros, située à l'ouest du forum, le long de la via Egnatia. Elle est repérée en 1934 par un seul sondage qui a dégagé les fondations du mur sud du complexe, et permis de la reconnaître comme une église en raison du matériel présent en surface et de l'existence d'une petite chapelle byzantine à l'endroit supposé du sanctuaire. Ses contours ont été relevés par les travaux de prospection électromagnétique des années 2000-2004[68].

Pression des invasionsModifier

La ville demeure un verrou sur la route stratégique vitale qui relie Constantinople à Thessalonique et se ramifie au delà vers la Grèce, la Serbie et l'Adriatique[69]. Les remparts de la ville sont reconstruits pour faire face à l'insécurité grandissante dans les Balkans : d'après Malchos de Philadelphie, en 473, la ville est assiégée par les Ostrogoths qui ne parviennent pas à la prendre mais en brûlent les faubourgs. C'est l'indication que l'enceinte est suffisamment en état pour permettre aux habitants de repousser l'attaque. En l'absence d'autres témoignages, l'examen de l'appareil de la courtine, notamment dans sa section la mieux préservée, au nord-est, entre le théâtre et la porte de Néapolis, permet de supposer au moins une phase de réfection antique tardive, par-dessus le tracé hellénistique. L'appareil mixte qui fait alterner des assises irrégulières de petits moellons, et de quelques spolia, avec des arases de briques aux joints de mortier particulièrement épais est caractéristique des fortifications de cette époque dans la région[70]. Il est comparable aux enceintes du Ve siècle de Thessalonique[71] et Constantinople. Les fortifications de Philippes partagent par ailleurs une autre caractéristique avec ces deux villes, l'existence d'un avant-mur, ou proteichisma : mal conservé et jamais véritablement étudié, il pourrait attester d'une nouvelle restauration des défenses urbaines au VIe siècle, période où ce genre de dispositif défensif se généralise dans les Balkans[72].

Affaiblie par les invasions slaves de la fin du VIe siècle qui ruinent l'économie agraire de la Macédoine[n 10], ainsi probablement que par la grande peste de Justinien de 547, la ville est durement touchée dans les années 620 par un séisme dont elle ne se relève pas[73] : les principales églises sont détruites, quelques aménagements témoignent du maintien d'une activité très réduite au VIIe siècle. La ville n'est désormais qu'un village[74].

 
La Bulgarie sous le règne du khan Pressiyan Ier (836-852).

L'Empire byzantin y maintient peut-être une garnison, mais vers 838, époque à laquelle toutes les forces byzantines luttent en Asie Mineure contre l'invasion arabe[75], une inscription indique une présence bulgare à Philippes[76]. Mise au jour en 1923 sur les dalles du stylobate sud de la basilique B, incomplète et rédigée en caractères grecs[77], l'inscription nomme Pressian, « chef des nombreux Bulgares », qui envoie son khan Isboulos et d'autres dignitaires contre les Smolianes, une tribu slave installée entre Philippes et Tessalonique[78]. Selon Paul Lemerle, la basilique B est alors partiellement ruinée[79]. Toutefois, comme il semble invraisemblable que les Bulgares aient gravé une proclamation importante dans un édifice à l'abandon, Lemerle est contraint d'admettre que la colonnade était encore debout et que les nefs avaient encore un usage public[80]. Contredisant cette vision, Karayannopoulos critique la réalité d'une occupation bulgare de Philippes et doute même que l'inscription ait été faite in situ mais suppose qu'elle aurait été transportée à Philippes à une date ultérieure[81]. Le site de Philippes a une importance stratégique trop grande pour que les Byzantins ne tentent pas rapidement de la reprendre, ce qui est chose faite avant 850 : plusieurs sceaux de fonctionnaires et officiers byzantins datés de la première moitié du IXe siècle témoignent de la présence de forces byzantines dans la ville[82].

Résistance et chuteModifier

 
Fortifications byzantines de l'acropole.

D'après une inscription trouvé en 1937 par Paul Lermele sur un bloc de marbre en remploi dans le village de Krènidès, et supposé provenir du château au sommet de l'acropole, l'empereur Nicéphore II Phocas (963-969) fait reconstruire les fortifications de l'acropole et d'une partie de la ville[83]. Après son apogée au Xe et XIe siècles, l'empire byzantin est à nouveau sur la défensive. Selon une autre inscription datée de 1077 sous Michel VII Doukas, l'évêque Basile Kartsimopoulos fait restaurer une partie des défenses intérieures de la ville[84]. Ces défenses forment un réduit dans la ville basse mentionné par Paul Lemerle en 1945 et interprété alors comme un quartier de casernes[85]. Le tracé précis de son rempart a été relevé par prospection géophysique en 2000. Ce réduit s'appuie sur le rempart ancien à hauteur de la porte ouest dite « porte du Marais », et forme un triangle de 280 × 250 × 260 mètres environ. Les vestiges de ce rempart sont très dégradés, et parfois recouverts d'une épaisse végétation, ils semblent avoir connu plusieurs phases de construction et de réfection et dateraient de la période mesobyzantine ou tardobyzantine[86]. Les réfections de 1077 pourraient être une réaction défensive contre la menace des Petchénègues sur les régions voisines plus au nord[87].

Selon le témoignage du géographe arabe Al Idrissi, qui la mentionne comme un centre de négoce et de production de vin, la cité connaît alors une nouvelle période de prospérité au milieu du XIIe siècle[88]. Le constat des archéologues ne cadre pas avec cette vision prospère, ils n'observent dans l'ancien périmètre urbain qu'une forteresse, un village fortifié et quelques chapelles aménagées dans les ruines des grandes basiliques[89].

Brièvement occupée par les « Francs »[n 11] après la IVe croisade et la chute de Constantinople en 1204, Philippes tombe entre les mains des Serbes[90][réf. non conforme]. Elle demeure encore une fortification notable sur le parcours de l'antique via Egnatia : en 1354, le prétendant au trône de Byzance, Mathieu Cantacuzène, y est capturé par les Serbes[91]. En 1371, cette fortification tombe aux mains des Ottomans.

La date de l'abandon définitif de la ville sous l'empire ottoman n'est pas connue, mais lorsque le voyageur français Pierre Belon la visite au XVIe siècle, il n'en subsiste plus que des ruines, et il assiste au démantèlement des gradins du théâtre, revendus comme pierre de taille[92]. Le toponyme de Philippes fut conservé par le village voisin, sous l'appellation turque de Filibedjschik[5].

ArchéologieModifier

 
Les piliers de la basilique B dessinées par H. Daumet en 1861.

Signalée ou brièvement décrite par des voyageurs dès le XVIe siècle, Philippes, localisé à l'emplacement d'un village nommé Filibedschik, fait l'objet d'une première description archéologique en 1856 par Georges Perrot[5], puis en 1861 par Léon Heuzey et Honoré Daumet dans leur célèbre Mission archéologique de Macédoine[4]. Le premier savant à reconnaître les ruines monumentales connues localement sous le nom de direkler (« les piliers » en turc) comme celles d'une église (baptisée plus tard « basilique B » par P. Lemerle) est le célèbre savant austro-hongrois Josef Strzygowski[93][réf. non conforme] qui visite le site en 1901 : avant lui, les légendes locales et les voyageurs y voyaient un palais ou un édifice administratif.

Il faut néanmoins attendre l'été 1914 pour que débutent les premières fouilles archéologiques conduites par Charles Avezou et Charles Picard, aussitôt interrompues par la guerre[4] : elles sont le fait de l'École française d'Athènes (EfA) qui les reprendra en 1920 et les poursuivra systématiquement jusqu'en 1938[4]. De 1930 à 1935, Paul Collart fouille le théâtre et les deux côtes du forum, Paul Lemerle dégage deux basiliques byzantines[94] et le rempart, tandis que Michel Feyel met au jour un bâtiment disposant d'équipements balnéaires sous des couches de destruction des IVe et Ve siècles[95]. Leurs successeurs remettent le site aux autorités grecques en 1938. Après la Seconde Guerre mondiale, les archéologues grecs reprennent l'exploration du site[4] : la Société archéologique de 1958 à 1978, puis le Service archéologique et l'Université de Thessalonique dégagent à leur tour le quartier épiscopal de l'Octogone, de grandes demeures privées, une nouvelle basilique près du musée et deux autres dans les nécropoles à l'est de la ville.

Les fouilles entamées par Michel Feyel, mort durant la guerre, sont reprises dans les années 2000 pour un édifice aux phases d'occupation et d'abandon complexes, désormais nommé « Maison des fauves »[96]. Un relevé topographique général du site intra muros et de ses abords est mené entre 2000 et 2004, utilisant les techniques de de magnétométrie et de prospection électrique, complétées par des relevés GPS. Un plan d'ensemble est produit, avec le positionnement des monuments connus à ce jour[97], notamment les contours de la basilique D le long de la via Egnatia[68].

La solution de continuité dans l'occupation urbaine après le XVe siècle fait de Philippes un site archéologique privilégié. Lors de l'expulsion des Grecs d’Asie mineure par les Turcs en 1922 (dite « la Grande Catastrophe »), l'État grec installa des réfugiés de part et d'autre des fortifications du site, créant les villages contemporains de Lydia (à l'ouest) et Krénidès (à l'est) — à ne pas confondre avec la colonie thasienne antique — qui se développèrent sur les faubourgs de la ville antique. Mais l'aire urbaine antique intra muros demeura inconstructible et fut préservée.

Le site archéologique dépend à la fois de la XVIIIe éphorie des Antiquités préhistoriques et classiques et de la 12e éphorie byzantine, toutes deux sises à Kavala[98] : la première a la charge de l'ensemble du site, tandis que la seconde contrôle le quartier épiscopal autour de l'Octogone — une seconde clôture le protège à l'intérieur du périmètre général du site, et l'accès se fait à des horaires restreints par rapport à l'ensemble. Une autre autorité archéologique, de création plus récente, œuvre également à Philippes : la Commission nationale du théâtre de Philippes[99], composée de professeurs de l'université de Thessalonique, d'archéologues de la XVIIIe éphorie et de représentants du ministère de la Culture, a exclusivement en charge l'exploration et la mise en valeur de ce monument : elle supervise les fouilles autour de l'édifice et l'anastylose du bâtiment de scène.

Festival annuelModifier

Le théâtre de Philippes accueille chaque année, en été, un festival d'art dramatique sous la tutelle de la municipalité de Kavala[100].

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Trad. d’après Claude Vatin (1984).
  2. Deux articles ont été consacrés à l'enceinte par les archéologues de l'EFA qui sont les derniers à en avoir mené l'étude systématique : Roger [1938] et Lemerle et Ducoux [1938].
  3. Un bon exemple contemporain de Philippes en est le rempart de Priène, daté de -350 : A. W. Lawrence, Greek aims in fortifications, Oxford, 1979, p. 350-355.
  4. Elle est conservée au musée archéologique de Kavala sous le numéro d'inventaire M 571 : cf. Bakirtzis et Koukouli-Chrysanthaki [1996], fig. 60-61.
  5. Santoriello et Vitti [1999] proposent une première restitution du parcellaire colonial romain à partir de l'interprétation de photographies aériennes de la région de Philippes.
  6. Cette hypothèse de M. Sève a récemment été contestée par A. Mentzos : l'archéologue grec estime que l'hérôon était en réalité situé à l'extérieur des murs de la ville macédonienne, dont la superficie aurait ainsi été beaucoup plus réduite. L'agora serait à chercher plus au nord. Une telle solution complique inutilement le problème.
  7. Un des rares exemples attestés est la basilique de Jovien à Paléopolis de Corfou : L. Foschia, « La réutilisation des sanctuaires païens par les chrétiens en Grèce continentale (IVe-VIIe s.) », Revue des Études Grecques 113, 2000, p. 413-434.
  8. Ch. Bakirtzis propose de voir dans une installation hydraulique liée à un sarcophage en remploi dans le baptistère le lieu de fabrication de reliques indirectes, et plus généralement estime que les Philippiens voyaient dans la tombe hellénistique préservée dans le complexe un cénotaphe de Paul, mais ces théories n'ont pu être confirmées.
  9. Les modalités précises du lien entre ce porche et la Via Egnatia en contrebas sont néanmoins inconnues : M. Sève a montré qu'il existait un dénivelé de plusieurs mètres entre le pavement de la rue et la dernière marche. Sève et Weber [1986].
  10. Dunn [1994] ; [2005] ; contra Bakirtzis [1999] qui maintient que la Macédoine orientale n'a pas été affectée par ces invasions.
  11. Dans le vocabulaire des croisades et de la reconquista, le mot « Francs » désigne en fait les catholiques de rite latin, le français étant, parmi eux et parmi les croisés, la lingua franca.

RéférencesModifier

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Voir aussiModifier

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BibliographieModifier

  : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

GénéralitésModifier

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Époque romaine tardiveModifier

  • (en) V. A. Abrahamsen, « Bishop Porphyrios and the city of Philippi in the early fourth century », Vigiliæ Christianæ 63, 1989, p. 80-85.
  • (el) Charalambos Bakirtzis, « Το επισκοπείον των Φιλίππων », dans Η Καβάλα και η περιοχή της (Kavala et sa région), 2e symposium local [« Le diocèse de Philippes »], Kavala,‎ , p. 149-157.
  • (el) Charalambos Bakirtzis, « Η ημέρα μετά τήν καταστροφή στούς Φιλίππους », dans Η καθημερινή ζωή στό Βυζάντιο (La vie quotidienne à Byzance), Actes du premier Symposium international [« Le lendemain de la catastrophe de Philippes »], Athènes,‎ , p. 695-710.
  • (en) Charalambos Bakirtzis, The End of Antiquity in Eastern Macedonia, Ancient Macedonia 6th International Symposium, Thessalonique, Institute of Balkan Studies, vol. 2, 1999, p. 123-128.
  • Denis Feissel, « Philippes », dans Recueil des inscriptions chrétiennes de Macédoine du IIIe au VIe siècle, Bulletin de correspondance hellénique, supplément 8, Athènes, (lire en ligne), p. 185-211.  .
  • Paul Lemerle, « Chronique des fouilles et découvertes archéologiques en Grèce : Macédoine, Thrace, Archipel thrace », Bulletin de correspondance hellénique, vol. 61,‎ , p. 463-468 (lire en ligne).  .
  • (el) Vasso Penna, « Monnaies des fouilles de Philippes », Αρχαιολογικόν Δελτἰον 32, 1977, p. 39-64.
  • (el) Stylianos Pélékanidis, Η έξω των τειχών παλαιοχριστιανική βασιλική των Φιλίππων [« L’extérieur des murs de la basilique chrétienne primitive de Philippes »], AE,‎ (1re éd. 1955), p. 114-179
  • (el) Stylianos Pélékanidis, « Οι Φίλιπποι και χριστιανικά μνημεία τους », Μακεδονία- Θεσσαλονίκη. Αφιέρωμα τεσσερακονταετηρίδος, Thessalonique, 1980, p. 101-125.
  • (el) Stylianos Pélékanidis, « Η κατά την παράδοση φυλακή του Αποστόλου Παύλου στους Φιλίππους », dans Η Καβάλα και η περιοχή της, Α´ τοπικό συμπόσιο [« La prison de l’apôtre Paul à Philippes »], Thessalonique,‎ , 427-435 p..
  • (el) Charalambos Pennas, « Παλαιοχριοστιανικές ταφές στους Φιλίππους », Η Καβάλα και η περιοχή της, Α´ τοπικό συμπόσιο, Thessalonique, 1980, p. 437-444.
  • (de) P. Pilhofer, Philippi, Band I, Die erste christliche Gemeinde Europas, Tübingen, 1995.
  • Samuel Provost, « Philippes, Fouilles de la Maison des Fauves », Bulletin de correspondance hellénique, vol. 128-129,‎ , p. 774-803 (lire en ligne).  
  • (it) A. Santoriello, M. Vitti, « Il paesaggio agrario del territorio della Colonia Victrix Philippensium », Ancient Macedonia, 6th International Symposium, vol. 2, Institute of Balkan Studies, Thessalonique, 1999, p. 987-1 001.
  • Jean-Pierre Sodini, « L’architecture religieuse de Philippes, entre Rome, Thessalonique et Constantinople », Comptes rendus des séances de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, nos 4, 158e année,‎ , p. 1509-1542 (lire en ligne).  .

Époque byzantineModifier

  • Yannis Karayannopoulos, L'inscription protobulgare de Direkler, Athènes, Comité National Grec des études du Sud-Est européen, Centre d'études du Sud-Est européen, , 54 p..
Jean-Claude Cheynet, « compte-rendu de lecture de l'ouvrage ci-dessus », Revue des études byzantines, t. 46,‎ , p. 256-257 (lire en ligne).
  • François Dvornik, « Deux inscriptions gréco-bulgares de Philippes », Bulletin de correspondance hellénique, vol. 52,‎ , p. 125-147 (lire en ligne).  .
  • (el) Eutychia Kourkoutidou-Nikolaïdou, « Φίλιπποι. Από την παλαιοχριστιανική στη βυζαντινή πόλη », dans Symposium international de Macédoine byzantine 324-1430 μ. Χ., [« Philippes. Du premier chrétien à la ville byzantine »], Thessalonique, Bibliothèque macédonienne 82,‎ , p. 171-182.
  • (el) Eutychia Kourkoutidou-Nikolaïdou, « Το επισκοπείο των Φιλίππων στον 6ο αι. », dans Mémoire Manolis Andronikos [« Le diocèse de Philippes au 6e siècle »], Thessalonique, Société d’études macédoniennes,‎ , p. 115-125
  • Paul Lemerle, « Le château de Philippes au temps de Nicéphore Phocas », Bulletin de correspondance hellénique, no 61,‎ , p. 103-108 (lire en ligne).  .
  • Samuel Provost, « Philippes : Prospection et relevé topographique de l'enceinte dans la ville basse », Bulletin de correspondance hellénique, vol. 126, livraison 2,‎ , p. 502-518 (lire en ligne).  .
  • Samuel Provost, « Une réfection des remparts de Philippes sous Michel VII Doukas », Revue des études byzantines, t. 61,‎ , p. 167-182 (lire en ligne).  

Articles connexesModifier

Liens externesModifier