Louis Bréhier

historien français

Louis Bréhier, né le à Brest et mort le à Reims[1], est un historien français.

BiographieModifier

FormationModifier

Louis Bréhier est fils d'un universitaire agrégé de grammaire et frère du philosophe Émile Bréhier (1876-1952)[2]. Il fait des études dans les lycées de Cahors et Poitiers où il obtient le baccalauréat ; il poursuite ses études à Paris et s'intéresse au grec, suit les enseignements de Charles Diehl à la Sorbonne. Il est reçu à l'agrégation d'histoire en 1892.

CarrièreModifier

Louis Bréhier devient professeur d'histoire dans différents lycées dont Montauban, Bourges, Reims et Saint-Quentin. En 1899 il soutient ses thèses de doctorat ès lettres puis est chargé d'un cours d'histoire et de géographie ancienne à la faculté de Lettres de Clermont-Ferrand. En 1903 il y est nommé professeur d'histoire de l'Antiquité et du Moyen Âge et reste à la faculté de Clermont-Ferrand jusqu'à sa retraite en 1938[1].

Écrivain d'art, il publia sa thèse puis plusieurs ouvrages importants sur l'histoire de l'art byzantin. Il est l'auteur en 1916 d'un ouvrage assez complet sur la cathédrale de Reims. Il voyagea beaucoup dans le monde pour visiter des sites archéologiques[2].

Fin de vieModifier

Quelques années après la mort de son épouse Marguerite Émilie Lefebvre (1874-1944) il se retire à Reims en 1946 auprès de ses enfants. Mort à Reims en 1951, il repose à Jonchery-sur-Vesle et son épouse à Chamalières (Puy-de-Dôme).

PublicationsModifier

  • De Graecorum judiciorum origine, (lire en ligne)
  • Le Schisme oriental du XIe siècle, Paris, E. Leroux, (lire en ligne)
  • La Querelle des images (1904)
  • L'Église et l'Orient au Moyen Âge : les croisades (1907)
  • Le travail historique (1908)
  • Les Églises romanes, Paris, Bloud, (lire en ligne)
  • Clermont-Ferrand, Royat et le Puy-de-Dôme, Paris, H. Laurens, (lire en ligne)
  • Études archéologiques. Le sarcophage des Carmes-Déchaux Les anciens inventaires de la cathédrale. Le Bible historiée de Clermont, Clermont-Ferrand, G. Mont-Louis, (lire en ligne)
  • L'Auvergne : choix de textes précédés d'une étude, Paris, Renouard, H. Laurens, (lire en ligne)
  • La Cathédrale de Reims. Une œuvre française (1916)
  • L'art chrétien, son développement iconographique des origines à nos jours (1918)
  • Les survivances du culte impérial romain : à propos des rites shintoïstes (1920)
  • L'Art byzantin (1924)
  • Histoire anonyme de la première croisade, éditée et traduite par Louis Bréhier (1924)
  • L'Homme dans la sculpture romane, Paris, Librairie de France, (lire en ligne)
  • L'Art en France des invasions barbares à l'époque romane (1930)
  • Le Monde byzantin, 1947-1950 (3 Volumes) Volume 32 de la série L'évolution de l'humanité, éditions Albin Michel, réédition 1969.
    • Volume 1 : Vie et mort de Byzance
    • Volume 2 : Les institutions de l'Empire byzantin
    • Volume 3 : La civilisation byzantine

Il a aussi écrit de nombreux articles publiés dans des revues d'archéologie ou d'art[3].

BibliographieModifier

DistinctionsModifier

DécorationsModifier

RécompensesModifier

Notes et référencesModifier

  1. a et b Rodolphe Guilland, « Notice nécrologique : Louis Bréhier », Revue des études byzantines, vol. 10,‎ , p. 291-294 (ISSN 0771-3347, OCLC 436643413, lire en ligne)
  2. a et b Édouard Salin, « Notice sur la vie et les travaux de M. Louis Bréhier, membre de l'Académie », Comptes rendus des séances de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, Paris, Académie des inscriptions et belles-lettres, vol. 98, no 2,‎ , p. 172-185 (ISSN 1969-6663, lire en ligne)
  3. INHA, « BRÉHIER, Louis », sur http://www.inha.fr, (consulté le )

Liens externesModifier