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Un xenodochium (pluriel xenodochia ; du grec ancien : ξενοδοχεῖον / xenodokheîon, « lieu pour étrangers, auberge ») était une institution annexée à un monastère ou à la maison de l'évêque, et destinée à offrir asile et assistance aux étrangers en voyage, et particulièrement aux pèlerins, ainsi que le recommandait le canon LXXV du concile de Nicée[1].

On parlait aussi de nosodochomium[2] pour les malades et de gerontocomium pour les vieillards[3].

Un xenodochium est aussi un mixte entre un hospice, un hospital et une hostellerie qui existait au Moyen Âge. Il existait à Jérusalem, fondé par des commerçants d'Amalfi, un xenodochium pour les hommes dédié à Sainte-Marie-Latine sous la responsabilité de frère Gérard et un autre, pour les femmes dédié à Sainte-Marie-Madeleine, sous la responsabilité d'une noble dame sœur Agnès[4]. Sans doute pour prendre ses distances avec les Amalfitains[5], Frère Gérard, entre 1070 et 1080, fait bâtir un nouveau xenodochion dédié dans un premier temps à Saint Jean l'Aumônier avant de l’être à Saint Jean-Baptiste[6]. Ce fut le lieu qui vit la naissance de la congrégation des Hospitaliers avant de devenir l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem.

RéférencesModifier

SourcesModifier

  • Alain Demurger, Les Hospitaliers, de Jérusalem à Rhodes, 1050-1317, Tallandier, 2013, 574 p. (ISBN 979-10-210-0060-5)
  • Bertrand Galimard Flavigny, Histoire de l'ordre de Malte, Perrin, Paris, 2006


AnnexesModifier