Orthez

commune française du département des Pyrénées-Atlantiques

Orthez
Pano-orthez.jpg
Orthez Pont.JPG Orthez - Église Saint-Pierre -914.jpg
Orthez -911.jpg Eglise St Barthelemy (quartier Départ)-Orthez.JPG Pont-Vieux d'Orthez -898.jpg
Orthez Mairie.jpg Orthez marche-couvert.jpg
De haut en bas et de gauche à droite: panorama de la ville; L'Hôtel-de-Ville; la salle de la Moutète; l'Hôtel de la Lune; l'église St-Barthélemy; le Pont-Vieux; l'église St-Pierre; le Pont-Vieux sur le gave de Pau.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Arrondissement Pau
Intercommunalité CC de Lacq-Orthez
Maire
Mandat
Emmanuel Hanon
2020-2026
Code postal 64300
Code commune 64430
Démographie
Gentilé Orthézien
Population
municipale
10 515 hab. (2018 en diminution de 0,51 % par rapport à 2013)
Densité 229 hab./km2
Population
agglomération
12 820 hab. (2018)
Géographie
Coordonnées 43° 29′ 21″ nord, 0° 46′ 11″ ouest
Altitude Min. 38 m
Max. 185 m
Superficie 45,86 km2
Type Commune urbaine
Unité urbaine Orthez
(ville-centre)
Aire d'attraction Orthez
(commune-centre)
Élections
Départementales Canton d'Orthez et Terres des Gaves et du Sel
(bureau centralisateur)
Législatives 3e circonscription des Pyrénées-Atlantiques
Localisation
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Orthez
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Orthez
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Orthez
Liens
Site web http://mairie-orthez.fr

Orthez ([ɔʁtɛs]; en béarnais Ortès) est une commune française située dans le département des Pyrénées-Atlantiques, en région Nouvelle-Aquitaine.

Le gentilé est Orthézien[1]. Les habitants sont également appelés Suzannais sur la rive gauche aval (du nom de l'ancienne commune rattachée).

GéographieModifier

LocalisationModifier

La commune d'Orthez se trouve dans le département des Pyrénées-Atlantiques, en région Nouvelle-Aquitaine[2].

Elle se situe à 47 km par la route[Note 1] de Pau[3], préfecture du département. La commune est par ailleurs ville-centre du bassin de vie d'Orthez[2].

Les communes les plus proches[Note 2] sont[4] : Laà-Mondrans (4,1 km), Laà-Mondrans (4,1 km), Lanneplaà (5,0 km), Castétis (5,1 km), Castetner (5,2 km), Saint-Boès (5,2 km), Salles-Mongiscard (5,3 km), Ozenx-Montestrucq (5,5 km).

Sur le plan historique et culturel, Orthez fait partie de la province du Béarn, qui fut également un État et qui présente une unité historique et culturelle à laquelle s’oppose une diversité frappante de paysages au relief tourmenté[5].

DescriptionModifier

Représentations cartographiques de la commune
Carte OpenStreetMap
Carte topographique

À mi-chemin entre Pau et Bayonne, la commune est proche du département des Landes.

Orthez constitue un espace urbain, ou espace urbain multipolaire, qui est en France et selon la définition de l'Insee, un ensemble continu d'aires urbaines et de communes dites multipolarisées, c'est-à-dire dont au moins 40 % de la population résidente active travaille dans l'une ou l'autre de ces aires urbaines.

 
Vue panoramique depuis la tour Moncade

HydrographieModifier

 
Orthez, le Gave de Pau.

La commune est traversée[7] par le gave de Pau et ses affluents, les ruisseaux le Laâ (et ses tributaires, les ruisseaux l'Ozenx et des Moulins), de Rontun et de Caséloupoup.

Le Grècq est un petit ruisseau affluent de la rive droite du gave, ses crues soudaines ont été maîtrisées par l'établissement du lac de retenue du Grècq. On trouve parfois l'orthographe fantaisiste l'Y ou le lac de l’Y (« l'i grec »).

Des affluents du Luy de Béarn, les ruisseaux de l'Oursau (11,5 km) et du Pas de Salles, sont également présents sur la commune.

Le lac d'Orthez-Biron (36 ha), au sud-est, rive gauche, base de loisirs. Un sentier pédestre bien tracé fait le tour de ce lac artificiel créé lors de la réalisation de l'autoroute A64, par extraction des gravats. En bordure se trouve une zone humide, la Saligue des oiseaux, qui accueille diverses espèces d'oiseaux locales et migratrices. Elle est classée espace naturel sensible du département des Pyrénées-Atlantiques.

Le lac du Grècq (8 ha), au nord, en liaison avec le circuit pédestre, l'arboretum de la Coudane, au départ du château Moncade, a été réé dans les années 1980 comme retenue collinaire, il est plus connu sous le nom de « lac de l'Y ». Il abrite une flore et une faune diversifiée[réf. nécessaire].

ClimatModifier

Moyennes et records par mois[8] :

Orthez (64), (Période 1981/2010 si possible), records depuis 1994 si possible

Orthez (64), (Période 1981/2010 si possible), records depuis 1994 si possible
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 2,9 3,2 5,4 7,5 11,2 14,4 15,6 15,7 12,8 10,1 5,6 3,2 9
Température minimale moyenne la plus basse (°C)
année du record
−0,9
1/2017
−2,8
2/2012
3,1
3/2010
5,4
4/2017
8,1
5/2013
12,2
6/2013
13,5
7/2012
13,8
8/2010
10,8
9/2015
7,1
10/2010
2,9
11/2017
0,1
12/2010
7,6
2010
Température minimale moyenne la plus haute (°C)
année du record
5,1
1/2016,1/2018
3,9
2/2016
6
3/2017
8,8
4/2011
11,7
5/2009,5/2011
15,6
6/2017
18,1
7/2013
16,3
8/2009
13,6
9/2011
10,9
10/2013
7,6
11/2014
4,4
12/2011
9,2
2009 2014
Température moyenne (°C) 7,2 8 10,8 12,7 16,4 19,7 21 21,3 18,6 15,4 9,9 7,3 14,1
Température maximale moyenne (°C) 11,6 12,7 16,2 18 21,6 25 26,4 26,9 24,3 20,7 14,2 11,4 19,1
Température maximale moyenne la plus basse (°C)
année du record
9,1
1/2010
8,3
2/2012
14,1
3/2015
15,3
4/2012
17
5/2013
21,4
6/2013
24,3
7/2011
24,8
8/2014
22,8
9/2017
19,3
10/2010
12,4
11/2013
10,2
12/2010
18,5
2010
Température maximale moyenne la plus haute (°C)
année du record
14
1/2016
14,9
2/2017
18,3
3/2012
22,2
4/2011
24,3
5/2011
26,9
6/2015
29,9
7/2013
29,6
8/2016
27,8
9/2018
25
10/2014
17,8
11/2015
17,8
12/2015
20,2
2011
Record de froid (°C)
date du record
−7,6
27/2007
−10,7
12/2012
−8,2
1/2005
−2,6
7/2021
1,1
2/2016
6,5
1/2011
7,5
15/2016
7,1
31/2010
4,7
25/2002
−2,2
16/2009
−6,8
22/1998
−9,3
25/2001
−10,7
12/2/2012
Température maximale la plus basse (°C)
date du record
−1
25/2011
−1,1
8/2012,2/2012
1,3
13/2013
9,9
11/2009
8
4/2010
13,9
8/2013
16,5
1/2017
17,6
8/2015
15,3
16/2017
7,1
28/2018
5,1
23/2015
0,1
16/2009
−1,1
8/2/2012 2/2/2012
Température minimale la plus haute (°C)
date du record
12,8
7/2011
11,7
13/2017
12,4
31/2011
14,1
24/2018
16,9
28/2017
19,3
30/2009
21,2
26/2013
21,8
2/2013
19,6
8/2016
17,8
3/2013
15,8
6/2013
13
29/2009
21,8
2/8/2013
Record de chaleur (°C)
date du record
24,1
25/2016
27,1
16/2020
27,6
4/2007
31,8
30/2005
35,9
30/1996
38,5
30/2015
38,3
19/2016
40,8
4/2003
37,9
14/2020
33,8
4/2004
33
3/2017
24,2
19/2015
40,8
Nombre de jours avec température minimale ≤ −10 °C 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
Nombre de jours avec température minimale ≤ –5 °C 0,6 0,4 0,3 0 0 0 0 0 0 0 0,3 1,1 2,6
Nombre de jours avec gel 7,4 6,6 2,6 0,1 0 0 0 0 0 0,3 2,6 7,8 27,5
Nombre de jours avec température maximale ≥ 25 °C 0 0 0,7 2,3 8,4 15,1 18,9 20,7 12,6 6,5 0,2 0 85,4
Nombre de jours avec température maximale ≥ 30 °C 0 0 0 0,1 1,3 4,8 6,5 6,5 2,6 0,6 0 0 22,3
Précipitations (mm) 112,4 99 93,8 104,4 104,4 65,8 66 70,5 103,6 109,6 156,7 114,9 1 201,1
Précipitations les plus basses (mm)
année du record
18,1
1/2011
10,6
2/2012
24,8
3/2012
54,8
4/2010
34,9
5/2015
43,6
6/2009
6,9
7/2009
17,2
8/2013
17,6
9/2014
38,4
10/2011
66
11/2011
10,5
12/2016
849,3
2011 2011
Précipitations les plus hautes (mm)
année du record
309,8
1/2014
223,7
2/2015
164,2
3/2016
197,3
4/2009
319,4
5/2013
194,6
6/2018
145,6
7/2011
82,1
8/2015
114,1
9/2009
142
10/2012
288
11/2009
151,7
12/2017
1 585,9
2013 12/2013
dont nombre de jours avec précipitations ≥ 1 mm 12,3 11,4 10,7 12,9 12,8 8,6 8,6 8,6 9,6 11,8 13,4 12,2 132,9
dont nombre de jours avec précipitations ≥ 5 mm 7,1 5,7 5,8 6,5 5,9 4 4 4,2 5,4 6,1 8,8 7 70,6
dont nombre de jours avec précipitations ≥ 10 mm 3,9 3,9 3,1 3,9 3,3 2,3 2,2 2,4 3,3 4,1 5,7 4,2 42,2
Relevé pluviométrique en 2013 (mm) 207,7 147,1 121,5 99 319,4 181,3 44,4 17,2 89,7 66 203,5 84,8 1 581,6
Relevé pluviométrique en 2014 (mm) 309,8 166 150,1 115 111,3 97,2 119,6 71,5 17,6 47,2 171,6 108,8 1 485,7
Relevé pluviométrique en 2015 (mm) 139,7 223,7 67,5 71,3 33,8 95,8 37,4 82,1 77,4 55 89,5 13,4 986,6
Relevé pluviométrique en 2016 (mm) 240 198,7 164,2 95,8 59,8 54,6 16,6 26 87,8 51,3 175 10,2 1 180
Source : « Données Climatiques », sur Météo Climat Stats
Diagramme climatique
JFMAMJJASOND
 
 
 
11,6
2,9
112,4
 
 
 
12,7
3,2
99
 
 
 
16,2
5,4
93,8
 
 
 
18
7,5
104,4
 
 
 
21,6
11,2
104,4
 
 
 
25
14,4
65,8
 
 
 
26,4
15,6
66
 
 
 
26,9
15,7
70,5
 
 
 
24,3
12,8
103,6
 
 
 
20,7
10,1
109,6
 
 
 
14,2
5,6
156,7
 
 
 
11,4
3,2
114,9
Moyennes : • Temp. maxi et mini °C • Précipitation mm

Milieux naturels et biodiversitéModifier

Réseau Natura 2000Modifier

Le réseau Natura 2000 est un réseau écologique européen de sites naturels d'intérêt écologique élaboré à partir des Directives « Habitats » et « Oiseaux », constitué de zones spéciales de conservation (ZSC) et de zones de protection spéciale (ZPS)[Note 3]. Deux sites Natura 2000 ont été définis sur la commune au titre de la « directive Habitats »[10],[Carte 1] :

  • le « château d'Orthez et bords du gave », d'une superficie de 4 300 ha, un agrosystème favorable à la présence de Chiroptères[11] ;
  • le « gave de Pau », d'une superficie de 8 194 ha, un vaste réseau hydrographique avec un système de saligues[Note 4] encore vivace[12].

Zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristiqueModifier

L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire.

Une ZNIEFF de type 2[Note 5] est recensée sur la commune[13],[Carte 2] : le « réseau hydrographique du gave de Pau et ses annexes hydrauliques » (3 000,84 ha), couvrant 71 communes dont 10 dans les Landes, 59 dans les Pyrénées-Atlantiques et 2 dans les Hautes-Pyrénées[14].

Espèces remarquablesModifier

Dans le parc de la clinique Labat, un cèdre bleu pleureur de l'Atlas (Cedrus atlantica glauca pendula) a été labellisé arbre remarquable en 2010[15],[16]. En 2021, il est âgé de 191 ans et avec son port retombant, le diamètre de sa ramure est compris entre quinze et vingt-deux mètres pour une hauteur de cinq mètres[16].

UrbanismeModifier

TypologieModifier

Orthez est une commune urbaine, car elle fait partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 6],[17],[18],[19]. Elle appartient à l'unité urbaine d'Orthez, une agglomération intra-départementale regroupant 5 communes[20] et 12 786 habitants en 2017, dont elle est ville-centre[21],[22].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Orthez, dont elle est la commune-centre[Note 7]. Cette aire, qui regroupe 26 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[23],[24].

Occupation des solsModifier

 
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (63,9 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (69,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (34,5 %), zones agricoles hétérogènes (21,1 %), forêts (19,6 %), zones urbanisées (12,3 %), prairies (8,3 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (3,6 %), eaux continentales[Note 8] (0,6 %)[25].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 3].

Lieux-dits et hameauxModifier

  • Sainte-Suzanne, commune administrativement associée (loi PLM) avec Orthez, mais gardant la valeur de village avec son bourg, à l'ouest et en rive gauche du gave.
  • Départ, rive gauche du gave, quartier sud de la cité, autrefois fief de l'abbaye de Sauvelade. Le bourg de Départ a été rattaché à la ville d'Orthez le 30 pluviôse an II, soit le 18 février 1794. Il comprenait plusieurs quartiers : Magret, Marmont (« mont des maures »), Pesqué (« vivier à poissons » en béarnais)[réf. nécessaire].
  • Castétarbe, quartier étendu à l'ouest de la commune.
  • les Soarns, quartier est de la commune.
  • Coubots.
  • Ville.
  • le Bois de Matachot.

Voies de communications et transportsModifier

 
Le centre-ville.

ToponymieModifier

Le toponyme Orthez apparaît[26] sous les formes Ortez et Ortesium (respectivement 1193 et 1194, cartulaire de Sauvelade[27]), Orthesium (1220, cartulaire d'Orthez[28]), Ortes (1375, contrats de Luntz[29]), Ortais (XIVe siècle, Jean Froissart), Sent-Per d'Ortes (1391, notaires de Navarrenx[30]), Hortes (1578, titres de la chambre des comptes de Pau[31]) et Orthés (fin du XVIIIe siècle - Carte Cassini).

La signification de ce nom n'est pas encore élucidée avec certitude. Toutefois, selon Michel Grosclaude le caractère inhabituel de la prononciation pour la phonétique gasconne indique que le nom pourrait dériver d'un nom de personne d'origine aquitanienne (proto-basque), on pourrait y voir une prononciation locale du nom latin Fortis, « fort, forte », comme c'est le cas pour le nom ibérique Ortiz. En tout cas, un dérivé du gascon òrt, « jardin », du latin, hortus, est à exclure.

Son nom béarnais est Ortès.

HistoireModifier

Il ne faut pas confondre la ville d’Orthez avec la vicomté d’Orthe qui recouvrait sous l’ancien régime le territoire de l’actuel canton de Peyrehorade.

Les plus anciens vestiges de la ville d’Orthez ne remontent pas au-delà du XIe siècle[32]. Ce sont deux églises romanes qui se trouvent, l’une dans le bourg Vieux (nommé aussi autrefois Bourg du Pont), et l’autre encastrée dans l’église Saint-Pierre.

Autour de chacune de ces églises, un groupe de maisons en faisaient deux petits bourgs. Le premier, fortifié, commandait le passage du gave de Pau qui s'est fait, selon les époques, à gué, en bac ou par un pont fortifié. Le second, aux mains d'une famille de marchands, avait une vocation commerciale à l'abri de son église.

La ville résulte de la réunion, aux environs de 1260, de ces deux bourgs avec la création d’un conseil municipal. Cette association est symbolisée sur le blason de la ville par la présence d’un pont à tour et des clés de Saint-Pierre.

L’agglomération initiale a été agrandie du bourg Neuf et du faubourg Saint-Gilles dans les années suivantes. Cette rapide expansion de la ville s’explique par le choix du Comte Gaston VII Moncade dans les années 1250, d’y construire un nouveau château où il établit sa résidence principale. C’est au même moment qu’il fit remplacer la palissade en bois défendant le bourg Vieux par un véritable rempart, et que fut construit le Pont-Vieux, véritable porte fortifiée par-dessus la rivière.

En 1385, on comptait à Orthez 436 feux fiscaux[26].

Du XIIIe au XVe siècle, Orthez fut la résidence des vicomtes de Béarn. Gaston Fébus y déclare l'indépendance béarnaise en 1347.

Bien qu’en 1460 cette résidence ait été transférée à Pau, plus centrale, Orthez reste durant tout l’ancien régime la ville la plus grande et la plus dynamique du Béarn. Elle reste le lieu du marché où sont acheminés tous les produits de la région destinés à être exportés vers le port de Bayonne. En 1566, Jeanne d'Albret y a transféré l'académie protestante du Béarn transformée en université en 1583 par Henri IV.

La ville subira peu de destructions en dehors de deux batailles en 1569 lors des guerres de religion.

Aux XVIIe et XVIIIe siècles, l’économie prospère grâce à la relance du commerce atlantique. Les commerçants font fortune et de nombreuses maisons auparavant en bois et torchis sont reconstruites en pierre. Les toits sont refaits avec des tuiles en terre cuite. Ce sont ces bâtiments que l’on voit encore aujourd’hui dans la partie ancienne de la ville.

La ville s’est peu étendue sous l’Ancien Régime. Le bourg Moncade, relevant du château, est resté longtemps institutionnellement à l’écart de la ville en raison de ses fonctions militaires. Le bourg de Départ, situé au-delà de la rivière, n’a été officiellement réuni à la ville que sous la Révolution.

Elle fut chef-lieu de district de 1790 à 1795 et d'arrondissement (sous-préfecture) de 1800 à 1926.

Le vit la bataille d'Orthez avec la victoire des troupes anglo-hispaniques du duc de Wellington sur l'armée napoléonienne du maréchal Soult. Mais cet événement n'eut que peu d'influence sur la ville.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, de 1940 à 1942, la ligne de démarcation qui coupait le département des Basses-Pyrénées en deux parties intégra la ville en zone occupée par l'armée allemande, du fait de sa position d'axe routier et ferroviaire. 5 postes de contrôle de passage furent établis, mais de nombreux passages clandestins de réfugiés et des trafics divers eurent lieu et perdurèrent jusqu'à la fin de la guerre. Le résistant Daniel Argote, chargé du secteur d'Orthez de l'Armée secrète, fut abattu en 1944 sur la route de Biron, en faisant passer des soldats polonais déserteurs de l'armée allemande.

Ce n’est qu’à partir de 1957 et la découverte du gisement du gaz de Lacq que le nombre d'Orthéziens a explosé. Il est passé en quinze ans de 7 200 à 11 000 habitants entraînant la construction de plusieurs banlieues pavillonnaires et d’équipements publics.

Orthez s'est associé en 1973 avec l'ancienne commune de Sainte-Suzanne pour former Orthez-Sainte-Suzanne, puis cette commune a pris le nom d'Orthez.

Politique et administrationModifier

 
La mairie.

Rattachements administratifs et électorauxModifier

Rattachements administratifs

Après avoir été le chef-lieu de l'arrondissement d'Orthez, la commune se trouve depuis 1926 dans l'arrondissement de Pau du département des Pyrénées-Atlantiques.

Elle était depuis 1793 le chef-lieu du canton d'Orthez[33]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale.

Rattachements électoraux

Pour les élections départementales, la commune est depuis 2014 est le bureau centralisateur du canton d'Orthez et Terres des Gaves et du Sel

Pour l'élection des députés, elle fait partie de la troisième circonscription des Pyrénées-Atlantiques.

IntercommunalitéModifier

Orthez était le siège de la communauté de communes du canton d'Orthez, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé en 1996 et auquel la commune avait transféré un certain nombre de ses compétences, dans les conditions déterminées par le code général des collectivités territoriales.

Celle-ci a fusionné avec sa voisine pour former, le , la communauté de communes de Lacq-Orthez dont est désormais membre la ville.

La commune fait partie en 2020 d'autres structures intercommunales[34] :

  • Syndicat du bassin versant des Luys ;
  • SIAEP de la source Grechez ;
  • le syndicat d’énergie des Pyrénées-Atlantiques ;
  • le syndicat mixte d'eau potable de la région d'Orthez ;
  • l’agence publique de gestion locale.

Tendances politiques et résultatsModifier

Lors du premier tour des élections municipales de 2020 dans les Pyrénées-Atlantiques, la liste menée par le maire sortant Emmanuel Hamon (PS) remporte largement la majorité absolue des suffrages exprimes, avec 1 863 voix (55,66 %), devançant la liste DVG de son prédécesseur Yves Darrigrand (826 voix, 24,68 %), ainsi que celles menées par Jean-Michel Berges (DIV, 383 voix, 11,44 %) et par Éric Delteil (Ext. G, 275 vois, 8,22 %), lors d'un scrutin marqué par 54,50 % d'abstention[35]

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1855 1870 Charles Chesnelong Conservateur libéral Négociant en draps
1871 1881 Hippolyte Blanc   Médecin
1881 1882 Henri Vidal Républicain conservateur Ancien magistrat
1882 1896 Adrien Planté   Avocat, historien
1896 1900 Emmanuel Estaniol    
1900 1910 Adrien Planté   Avocat, historien
1910 1912 Edouard Chassignet    
1912 1919 Prosper Lacrouts    
1919 1923 Joseph Casteignau    
1923 1925 Jean Maillebiau Républicain Conseiller général d'Orthez (1913 → 1931)
1925 1941 Georges Moutet Rad. Industriel en tissage mécanique
Député des Basses-Pyrénées (1932 → 1936)
Conseiller général d'Orthez (1931 → 1940)
1941 1945 André Daverat    
1945 1947 Adolphe Detchebarne    
octobre 1947 mars 1965 Henri Cazenave    
mars 1965 mars 1977 Jacques Moutet Rad. Chef d'entreprise
Conseiller général d'Orthez (1964 → 1976)
mars 1977 mars 1989 Jacques Destandau[36] RI puis UDF Chef d'entreprise
Conseiller régional d'Aquitaine
Vice-président du conseil régional d'Aquitaine
mars 1989 mars 2001 René Ricarrère PS Instituteur
mars 2001 mars 2008 Thierry Issartel DVD puis MoDem Historien
mars 2008 mars 2014 Bernard Molères PS Technicien en documentation retraité
Conseiller général d'Orthez (1994 → 2015)
mars 2014 septembre 2017[37] Yves Darrigrand DVG Chef d'entreprise
Mandat écourté par la démission d'une partie du conseil municipal
décembre 2017[38] En cours Emmanuel Hanon[39] PS Professeur de physique, docteur es Physique
Vice-président de la CC de Lacq-Orthez (2020 → )
Réélu pour le mandat 2020-2026[40],[41]

JumelagesModifier

Orthez est jumelée avec les villes suivantes[42] :

Sans y être jumelée, la Ville d'Orthez est la « marraine » du village de Marcq, dans le département des Ardennes. Ce marrainage date de la Première Guerre mondiale et s'est poursuivi lors de la Seconde. Orthez a aidé Marcq durant ces conflits par divers dons en nature et en espèces (cf. correspondances entre les deux cités et comptes rendus du conseil municipal).

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[43],[Note 9]

En 2018, la commune comptait 10 515 habitants[Note 10], en diminution de 0,51 % par rapport à 2013 (Pyrénées-Atlantiques : +2,37 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 6796 7386 9876 8027 1217 8577 0217 1846 948
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
6 6946 7246 6276 5266 6246 5566 7436 2106 314
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
6 3656 2546 2475 8505 9526 2196 1756 4506 713
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
8 41310 00210 85510 92210 15910 12110 32910 88610 627
2018 - - - - - - - -
10 515--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[33] puis Insee à partir de 2006[44].)
Histogramme de l'évolution démographique

ÉducationModifier

La commune dispose de trois écoles élémentaires, trois écoles maternelles, de trois écoles primaires, d'un groupe scolaire catholique, Notre-Dame-Saint-Joseph, d'un collège public, Daniel-Argote[45] et d'une cité scolaire (collège et lycée général) Gaston-Fébus[46], d'un collège privé, Jeanne-d'Arc et d'un collège-lycée privé, Moncade. La commune dispose également de trois lycées professionnels : Francis-Jammes[47], Molière et le lycée professionnel agricole[Quand ?].

La commune accueille une école Calandreta (calandreta d'Ortès).

Clubs et équipements sportifsModifier

L'Élan béarnais Pau-Lacq-Orthez est un club professionnel français de basket-ball appartenant à l'élite du championnat de France et basé à Pau. Il a été fondé en 1931 et évoluait dans la ville d'Orthez. Le club de basket-ball n'était alors qu'une section du club omnisports créé 23 ans auparavant. En fait il ne s'agissait pas d'un club au sens où on l'entend aujourd'hui, mais d'un patronage, créé par des ecclésiastiques pour permettre aux jeunes de la ville d'Orthez de faire du sport. Les « laïcs » de leur côté allant à l'U.S. Orthez.

L'Elan Béarnais Football est un club de football évoluant pour la saison 2019-2020 en Régionale 2 en ligue de Nouvelle-Aquitaine de football.

L'Union Sportive Orthez est un club de rugby à XV français évoluant pour la saison 2019-2020 en Fédérale 2.

Orthez Nautique Canoë Kayak, club de canoë-kayak dont certains membres évoluent depuis 2001 en Nationale 1, dont plusieurs en équipe de France de slalom.

Orthez a été le point de départ le de la 16e étape du Tour de France 2007. Le parcours de 218 kilomètres a relié Orthez à Gourette - col d'Aubisque.

En pelote basque, la commune dispose d'un mur à gauche et d'un fronton libre.

Près des arènes du Pesqué se trouve la piscine municipale.

SantéModifier

On y trouve un hôpital, le Centre Hospitalier d'Orthez, et des structures privées, la clinique Labat et la clinique psychiatrique du château de Préville[réf. nécessaire].

Lieux culturelsModifier

 
Espace Francis-Planté

La salle de spectacle, le Théâtre Francis-Planté, est affiliée au Réseau MIXAGE (Fédération Aquitaine de structures du spectacle vivant).

La médiathèque Jean-Louis Curtis est un des points du réseau Pôle lecture de la Communauté de communes Lacq-Orthez.

Les Musicales est un bâtiment récent consacré à la pratique musicale.

La Moutète, salle polyvalente, accueillit les matchs de basket-ball de l'Elan béarnais-Orthez dans les années 70 à 80, tout en servant de halle les jours de marché. Des concerts y ont parfois lieu.

 
La Moutète

Le cinéma le Pixel est labellisé cinéma Art et essai.

Le centre d'art Image/Imatge est dédié à l'image sous toutes ses formes.

Manifestations culturelles et festivitésModifier

Un festival de jazz, Jazz naturel, a lieu en mars. En juin se déroule le Concert des 200 guitares.

Les fêtes de la ville, les fêtes d'Orthez, sont célébrées traditionnellement fin juillet. Les arènes d'Orthez accueillent à cette occasion une feria constituée de corridas espagnoles et de courses landaises.

Un salon du Livre se tient en octobre à la Moutète.

CulteModifier

Catholique : l'Église Saint-Pierre et l'Église Saint-Barthelemy.

Le culte protestant se célèbre à l'Église Évangélique Libre.[48]

ÉconomieModifier

Bien que l'activité soit fortement tournée vers l'agriculture (élevage, viticulture), des ateliers de tissage et de fabrication de meubles participent à l'économie de la commune.

Orthez fait partie de la zone d'appellation d'origine contrôlée (AOC) du Béarn. Depuis 1991, l'AOC Béarn-Bellocq est attribuée aux vins récoltés sur les communes de Bellocq, Lahontan, Orthez et Salies-de-Béarn.

La région d'Orthez compte une bonne partie des producteurs du jambon de Bayonne.

La commune fait partiellement partie de la zone d'appellation du fromage Ossau-iraty.

Culture locale et patrimoineModifier

 
Il existe une catégorie consacrée à ce sujet : Monument historique d'Orthez.

Orthez a été une ville-pont à la charnière du monde des Tarbelles et celui des Béarnais. De ce fait, un pôle de culture s'y est installé qui a rayonné bien au-delà des frontières de l'hexagone actuel. C'est aussi une ville où la tauromachie est une pratique très ancienne qui précède même la construction des arènes actuelles (arènes du Pesqué, 1927). Orthez fait partie de l'Union des villes taurines françaises[49].

Culture béarnaise - Cité de l'écrit et de l'imprimerieModifier

Orthez est de langue béarnaise. Le premier témoignage de l'existence d'une culture forte est la publication en 1270 de la Charte des Boucheries d'Orthez, non en latin, mais dans un gascon dont les caractéristiques ont peu varié depuis.

Sous Gaston Fébus, la cour d'Orthez était réputée en Europe. Le chroniqueur Jean Froissart vint y séjourner de fin à fin . On considère Gaston Fébus comme un des derniers troubadours occitans.

Jeanne d'Albret fonda à Orthez une université qui se voulait l'égale de celle de Genève. Elle fit venir un des premiers imprimeurs à Orthez pour éditer ses livres, en particulier Les Psaumes traduits « en langue béarnaise » par Arnaut de Salette. Imprimeurs et éditeurs se succèdent jusqu'à aujourd'hui dans le domaine du livre et de la carte postale.

Par la suite, Orthez compta de nombreux penseurs, écrivains, poètes et artistes importants, dont la lignée des frères Reclus. L'inventeur de l'accumulateur au plomb est l'Orthézien Gaston Planté. On citera aussi le poète Francis Jammes et le pianiste Francis Planté frère de Gaston.

Le patrimoine culturel et historique de la ville est valorisé par le label Villes et Pays d'art et d'histoire, sous la dénomination "Orthez-Béarn des gaves"[50].

Lieux et monumentsModifier

Patrimoine civilModifier

 
L'Hôtel de la lune, étape jacquaire
 
Maison dite de Jeanne d'Albret
 
Cour intérieure dans le centre-ville d'Orthez.
  • L'ancienne Auberge Saint-Loup, aujourd'hui maison privée, rue du Pont-Vieux était au XVIe siècle un hospice pour accueillir les pèlerins de Saint-Jacques-de-Compostelle. Elle était flanquée d'une chapelle aujourd'hui disparue. Architecture médiévale riche.
  • La maison Batcave présente un bel exemple d’architecture médiévale privée.
  • L'hôtel de la Belle Hôtesse[53].
  • Le château de Baure, à Sainte-Suzanne[54] et le pigeonnier du Cassou[55].
  • Un tableau du XIXe siècle conservé à la mairie représente Gaston de Béarn, fils de Gaston Fébus qui va être assassiné par son père[56].

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Patrimoine religieuxModifier

 
L'église Saint-Pierre d'Orthez.
 
L'église Saint-Barthélémy (quartier Départ).
  • L'église Saint-Pierre[58],[59] date du XIIIe siècle avec l'édification du chœur. Les travaux ne s'achèveront qu'un siècle plus tard avec, entretemps, un changement de style. Parmi ses particularités, on peut citer l'absence de collatéraux et la voûte la plus haute du Béarn. Au XVIe siècle, les protestants la confisquent. En 1865, l'église est restaurée puis agrandie, et un clocher est construit au-dessus du portail d'entrée. Elle abrite une esquisse de Léon Bonnat pour son panneau du Panthéon de Rome - le Martyre de saint Denis - esquisse qui fut offerte par les Beaux-arts en 1924. Deux statues en bois - l'une représentant sainte Anne, mère de Marie et l'autre saint Jacques - décorent également l'église.
  • Le temple protestant d'Orthez (sis au 20 rue du Général-Foy), fut consacré le . Il a été construit par les architectes d'Aubagna et Haurie[60],[61].
  • L'église paroissiale Saint-Barthélémy[62]
  • L'église paroissiale Saint-Martin[63]
  • L'église paroissiale Sainte-Suzanne[64]
  • Le monastère Sainte-Claire d'Orthez, monastère de Clarisses - Colettines, fondé en 1874. Il s'agit d'un monastère de moniales contemplatives de spiritualité franciscaine.
  • Le cloître du couvent des cordeliers, dernier vestige du couvent se trouvant dans l'hôpital d'Orthez. Les cordeliers se sont installés à Orthez au XIIIe siècle. Les dominicains ou jacobins s'y sont installés quand l'académie protestante a occupé le couvent des dominicains en 1566 et dont il ne subsiste pratiquement rien.

Patrimoine militaire défensifModifier

  • Le château de Moncade[65] et sa tour-donjon est édifié vers 1250 par Gaston VII Moncade à un endroit stratégique qui était à l'évidence fortifié depuis des temps très anciens. Gaston Fébus en complète les fortifications et lui donne sa forme définitive. Il est alors le siège d'une cour fastueuse. La tour est sauvée de la destruction totale vers 1840 par décision de la municipalité car elle sert tout simplement de carrière pour la construction des maisons alentour. De nos jours, elle se visite en été et offre une vue panoramique sur les toits d'Orthez et la campagne environnante, avec en toile de fond la chaîne des Pyrénées par temps clair.
  • Le Pont Vieux[66], datant des XIIIe et XIVe siècles, enjambe le gave. Il est commencé par Gaston VII Moncade au moment où celui-ci fait d'Orthez la capitale du Béarn et y transporte sa cour. À l'origine il possède deux tours ; il est aujourd'hui remarquable par ses arches inégales et sa tour centrale fortifiée. Il a résisté aux deux assauts importants qu'a subis Orthez, en 1569 par les troupes protestantes de Montgomery et en 1814 par celles du duc de Wellington lancées derrière les troupes napoléoniennes. La circulation motorisée y est interdite.

Personnalités liées à la communeModifier

 
Il existe une catégorie consacrée à ce sujet : Naissance à Orthez.
 
Il existe une catégorie consacrée à ce sujet : Décès à Orthez.
 
Construction ancienne perdue dans les friches d'Orthez.
nées au XIVe siècle
nées au XVe siècle
nées au XVIe siècle
nées au XVIIIe siècle
nées au XIXe siècle

Nés au XXe siècleModifier

HéraldiqueModifier

  Blasonnement :
De gueules, au pont du lieu, de quatre arches inégales surmonté en son milieu d'une tour crénelée et couverte, le tout d'argent maçonné de sable, la tour accostée de deux clefs d'or adossées.
Commentaires : Ce blason est relativement récent car le pont d'Orthez comportait à l'origine une seconde tour à droite (le sud). Les clés représentent saint Pierre, patron de l'église d'Orthez. Des surélévations du parapet, près de la tour, qui ont été arasées après la bataille d'Orthez (1814), sont parfois visibles sur certaines représentations du blason.
Gaston III de Foix Béarn: Sa devise « Tòca-i se gausas » (Touches-y si tu oses) est encore la devise des villes de Foix et d'Orthez.

Lorsque la Guerre de Cent Ans éclate, Gaston III devant pourtant le service de l'ost n'y participe pas et, le 26 septembre 1347, il reconnaît son allégeance au roi de France pour le comté de Foix, mais il déclare que le Béarn est neutre dans ce conflit et qu'il ne tient son pays que de Dieu et de son épée.

Il demande un recensement des feux (« foecs ») du Béarn, que l’on appelle le « Dénombrement de 1385 ». Il impose alors un impôt par foyer, qui sera levé chaque année.

C'est Gaston VII de Moncade, retranché derrière les murailles de son château, qui aurait lancé au roi d’Angleterre (sic) ces fières paroles devenues la devise d’Orthez : « Tòca’i si gausas » soit « Touches-y si tu l'oses » (prononciation figurée : ['tòkœ-i si 'gawzœs]). Toutefois on doit rester prudent, il serait établi que cette relation, fort truculente, ne serait qu’une invention du XVIIIe siècle.

Pour approfondirModifier

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Articles connexesModifier

Liens externesModifier

Notes et référencesModifier

Notes et cartesModifier

  • Notes
  1. Les distances sont mesurées entre chefs-lieux de communes par la voie routière et évaluées à l'aide d'un calculateur d'itinéraires.
  2. Les distances sont mesurées entre chefs-lieux de communes à vol d'oiseau.
  3. Dans les sites Natura 2000, les États membres s'engagent à maintenir dans un état de conservation favorable les types d'habitats et d'espèces concernés, par le biais de mesures réglementaires, administratives ou contractuelles[9].
  4. La saligue est un mot patois (langage local) qui désigne la végétation typique qui habille toutes les zones marécageuses du gave de Pau.
  5. Les ZNIEFF de type 2 sont de grands ensembles naturels riches, ou peu modifiés, qui offrent des potentialités biologiques importantes.
  6. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  7. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  8. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
  9. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  10. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.
  • Cartes
  1. « Sites Natura 2000 de types sites d'intérêt communautaire (SIC) (Directive Habitats) de la commune d'Orthez », sur www.geoportail.gouv.fr (consulté le ).
  2. « ZNIEFF de type II sur la commune d'Orthez », sur www.geoportail.gouv.fr (consulté le ).
  3. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.

RéférencesModifier

  1. Gentilé sur habitants.fr
  2. a et b « Métadonnées de la commune d'Orthez », sur le site de l'Insee (consulté le ).
  3. Stephan Georg, « Distance entre Orthez et Pau », sur https://fr.distance.to (consulté le ).
  4. « Communes les plus proches d'Orthez », sur www.villorama.com (consulté le ).
  5. Frédéric Zégierman, Le guide des pays de France - Sud, Paris, Fayard, (ISBN 2-213-59961-0), p. 30.
  6. Carte IGN sous Géoportail
  7. Fiche du Sandre sur Orthez
  8. Climat des Pyrénées Atlantiques
  9. Réseau européen Natura 2000, Ministère de la transition écologique et solidaire
  10. « Liste des zones Natura 2000 de la commune d'Orthez », sur le site de l'Inventaire national du patrimoine naturel (consulté le ).
  11. « site Natura 2000 FR7200784 - fiche descriptive », sur le site de l'inventaire national du patrimoine naturel (consulté le ).
  12. « site Natura 2000 FR7200781 - fiche descriptive », sur le site de l'inventaire national du patrimoine naturel (consulté le ).
  13. « Liste des ZNIEFF de la commune d'Orthez », sur le site de l'Inventaire national du patrimoine naturel (consulté le ).
  14. « ZNIEFF le « réseau hydrographique du gave de Pau et ses annexes hydrauliques » - fiche descriptive », sur le site de l'inventaire national du patrimoine naturel (consulté le ).
  15. Présentation - L'arbre remarquable d'Orthez, site dInternet d'Orthez, consulté le .
  16. a et b Maryan Charruau, « Le cèdre bleu de l'Atlas pleure de plaisir », Le Mag no 452, supplément à Sud Ouest, , p. 18-20.
  17. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  18. « Commune urbaine - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  19. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  20. « Unité urbaine 2020 d'Orthez », sur https://www.insee.fr/ (consulté le ).
  21. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le ).
  22. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur insee.fr, (consulté le ).
  23. « Liste des communes composant l'aire d'attraction d'Orthez », sur insee.fr (consulté le ).
  24. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  25. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
  26. a et b Paul Raymond, Dictionnaire topographique du département des Basses-Pyrénées, Paris, Imprimerie Impériale, , 208 p. (notice BnF no FRBNF31182570, lire en ligne)..
  27. Cartulaire de l'abbaye Notre-Dame de Sauvelade, publié par extraits dans les preuves de l'Histoire de Béarn de Pierre de Marca
  28. Cartulaire d'Orthez, dit Martinet, manuscrit du XIVe au XVIIe siècle - Archives de la mairie d'Orthez
  29. Contrats retenus par Luntz, notaire de Béarn - Manuscrit du XIVe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  30. Notaires de Navarrenx - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  31. titres de la chambre des comptes de Pau - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  32. Benoit Cursente et Commission internationale pour l'histoire des villes, Orthez, Pyrénées-Atlantiques, Bordeaux, Ausonius éditions, , 93 p. (ISBN 978-2-910023-86-7 et 2-910023-86-9).
  33. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  34. Outil de recherche BANATIC, consulté le 3 décembre 2020
  35. « Municipales à Orthez : Emmanuel Hanon élu dès le premier tour : Le maire sortant a recueilli plus de 55% des voix au premier tour », La République des Pyrénées,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  36. Décès de Jacques Destandau, ancien maire : un bâtisseur qui a marqué Orthez, La République des Pyrénées, article du 12 mai 2016.
  37. « Orthez : les 11 élus du camp Darrigrand ont démissionné : Le maire reste en poste jusqu’aux prochaines élections », La République des Pyrénées,‎ (lire en ligne, consulté le ) « Comme annoncé mardi dernier, les 11 élus du groupe d’Yves Darrigrand viennent de démissionner. "Constatant l’impossibilité de mener l’action municipale selon les règles et les objectifs pour lesquels ils ont été élus, 11 conseillers municipaux, dont deux adjoints, ont démissionné à compter de ce jour de leur fonction au sein du conseil municipal d’Orthez. Cette décision collective a été décidée à l’unanimité des 16 élus de la majorité municipale" indique le maire Yves Darrigrand ».
  38. Luce Gardères, « Emmanuel Hanon est officiellement le nouveau maire d’Orthez : Le conseil municipal d’installation de la nouvelle majorité s’est tenu ce samedi matin 16 décembre à la maison Gascoin », Sud-Ouest,‎ (lire en ligne, consulté le ) « Il fut le premier adjoint de Bernard Molères (2008–2014) – présent ce matin avec le député PS David Habib -, puis leader du groupe d’opposition de gauche du maire sortant Yves Darrigrand (2014 – fin 2017) ».
  39. « Emmanuel Hanon, façon CV », sur https://emmanuelhanon.wordpress.com/ (consulté le ).
  40. Franck Meslin, « Municipales à Orthez : Emmanuel Hanon dévoile sa liste complète : Le maire sortant d’Orthez, Emmanuel Hanon, a présenté ses 32 colistiers ce samedi matin. Les trois quart de sa majorité actuelle composent son équipe candidate à un nouveau mandat », Sud-Ouest,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  41. Franck Meslin, « Orthez : Emmanuel Hanon en son fauteuil : Le Conseil municipal a élu le maire et ses neuf adjoints lundi soir », Sud-Ouest,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  42. Annuaire des villes jumelées
  43. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
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  63. Ministère de la culture, base-Mérimée - Notice sur l'église Saint-Martin
  64. Ministère de la culture, base Mérimée - Notice sur l'église Sainte-Suzanne
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  66. Ministère de la culture, base Mérimée - Notice sur le Vieux Pont