Montmorency-Beaufort

commune française du département de l'Aube

Montmorency-Beaufort
Montmorency-Beaufort
la mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Aube
Arrondissement Bar-sur-Aube
Intercommunalité Communauté de communes des Lacs de Champagne
Maire
Mandat
Michel Burr
2020-2026
Code postal 10330
Code commune 10253
Démographie
Gentilé Beaufortais, Beaufortaises
Population
municipale
139 hab. (2018 en augmentation de 13,01 % par rapport à 2013)
Densité 15 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 29′ 14″ nord, 4° 33′ 49″ est
Superficie 9,38 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Brienne-le-Château
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Brienne-le-Château
Législatives Première circonscription
Localisation
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Montmorency-Beaufort

Montmorency-Beaufort est une commune française, située dans le département de l'Aube en région Grand Est.

GéographieModifier

Montmorency Beaufort est située à la limite entre la Champagne humide et la Champagne crayeuse. La côte qui longe le village, marque la différence géologique.

Représentations cartographiques de la commune
Carte OpenStreetMap
Carte topographique

Communes limitrophesModifier

Communes limitrophes de Montmerency-Beaufort
Chavanges
Courcelles-sur-Voire   Villeret
Rances Hampigny

UrbanismeModifier

TypologieModifier

Montmorency-Beaufort est une commune rurale[Note 1],[1]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[2],[3].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Brienne-le-Château, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 30 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[4],[5].

Occupation des solsModifier

 
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (94,5 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (95 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (68,9 %), zones agricoles hétérogènes (13,4 %), prairies (12,2 %), zones urbanisées (3,4 %), forêts (2,2 %)[6].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[7].

HistoireModifier

Le village est mentionné dès l'époque carolingienne sous le nom de Beaufort (sans doute Bellum Forte).

  • Entre Champagne-Navarre et Lancastre. La seigneurie de Beaufort fut donc acquise en par Blanche d'Artois, épouse d'Henri III comte de Champagne et roi de Navarre († 1274) : parents de la comtesse-reine Jeanne, femme de Philippe IV le Bel. Veuve, Blanche se remaria en 1276 avec le prince Edmond d'Angleterre, comte de Lancastre, fils d'Henri III Plantagenêt et frère cadet d'Édouard Ier, et lui apporta la seigneurie en dot [9],[8].
  • Le règne anglais des Lancastre. Devenu possession des comtes puis ducs de Lancastre, Beaufort va constituer pendant toute la guerre de Cent Ans, un verrou anglais au cœur de la Champagne. Jean de Gand († 1399, fils cadet du petit-fils d'Edouard Ier : Édouard III (arrière-petit-fils de Blanche d'Artois par sa mère Isabelle de France fille de Jeanne Ire de Navarre-Champagne), duc de Lancastre par son premier mariage avec Blanche arrière-petite-fille d'Edmond et Blanche d'Artois) donna le nom de Beaufort aux quatre bâtards légitimés qu'il eut de sa maîtresse puis troisième épouse Catherine Roët Swynford, la belle-sœur de Chaucer, fondant ainsi la Maison de Beaufort, qui joua un rôle important durant la guerre des Deux-Roses. Portent toujours le titre de duc de Beaufort les derniers Plantagenêts en ligne directe masculine (et naturelle) : les Beaufort-Somerset-Worcester[8].
  • Les débuts des princes Valois. Son château fort, puissamment fortifié et réputé imprenable, dominait la plaine de Brienne, et c'est par trahison que Charles V réussit à s'emparer du château en 1369. Le destin féodal de Beaufort devient alors assez chaotique, car il appartient à la Couronne, et les rois Valois le cèdent ou l'engagent régulièrement à des serviteurs de l'État ou à des princes, en récompense, en gage de dettes royales, ou pour s'assurer des fidélités. Ainsi Charles V le céda à titre viager à Jean II-III de Melun, alias Jean II comte de Tancarville, chambellan de France († 1382 ; sa descendance conduit aux ducs d'Orléans-Longueville comtes de Tancarville et de Dunois) (le roi Charles aurait aussi déjà donné Beaufort en 1357-61 à son cousin Louis d'Evreux comte d'Étampes († 1400), intermède dans la possession de Blanche et Jean de Lancastre ?). Puis Beaufort est donné à titre viager dès 1382 au dernier frère de Charles V, Philippe II le Hardi duc de Bourgogne († 1404), par son neveu Charles VI. Sa fille Catherine de Bourgogne, duchesse d'Autriche, reçut Beaufort en partie seulement (par sa mère Marguerite comtesse de Flandre, Nevers, Rethel et Bourgogne, elle descendait des premiers seigneurs de Beaufort)[8].
  • Nemours et Armagnac. La seigneurie principale revint au roi qui l'intégra, avec Nogent-sur-Seine, Pont-sur-Seine, Soulaines..., au duché de Nemours créé par Charles VI à titre viager pour Charles III d'Evreux roi de Navarre († 1425 ; dit le Noble ; arrière-arrière-petit-fils de Philippe le Bel et de Jeanne de Champagne-Navarre évoqués plus haut, et donc par Jeanne : arrière-arrière-arrière-petit-fils de Blanche d'Artois ; petit-cousin de Louis d'Étampes ci-dessus ; cousin germain de Charles VI par sa mère). Ensuite, Beaufort continue sa destinée erratique, mais ses possesseurs descendent presque tout le temps des rois de Navarre, et donc de Blanche d'Artois. À la mort de Charles III le Noble, le duché de Nemours revient à la Couronne (il sera recréé régulièrement pour certains de ses descendants : cf. l'article Nogent), alors que la seigneurie de Beaufort passe à sa fille Blanche († 1441) ; le roi Charles VII la donne ensuite à son oncle maternel Charles d'Anjou-Maine († 1472 ; aussi comte de Guise), dont la fille Louise († 1470) le transmet à son mari Jacques d'Armagnac, arrière-petit-fils de Charles III le Noble par sa grand-mère maternelle Béatrice d'Evreux, comte de Castres, de la Marche et de Pardiac. En 1462, Jacques est créé duc de Nemours par Louis XI : mais c'est une coïncidence, il tient Beaufort par sa femme, pas par son duché. Comme tous les biens de Jacques d'Armagnac accusé de trahison, Beaufort est confisqué et revient à la couronne de France lorsque Jacques est condamné à mort par Louis XI et décapité en [8].
  • Le comté de Beaufort. En 1477/1479, Louis XI donne Beaufort, érigé en comté, à titre viager avec Soulaines, Larzicourt et Villemaheu (à Soulaines), à son conseiller-chambellan Thierry III de Lenoncourt, bailli de Vitry († 1483). En 1484, Charles VIII fils de Louis XI, restitue le duché de Nemours et les comtés de Beaufort, de Guise et de Pardiac aux enfants de Louise d'Anjou-Maine et de Jacques d'Armagnac : Jean d'Armagnac († 1500) puis Louis († 1503) ; Guise, Nemours, le Pardiac et Beaufort sont alors hérités par leur sœur Marguerite († 1503) et son époux le maréchal Pierre de Rohan-Gié († 1513 ; issu de Jeanne de Navarre-Evreux, tante de Charles le Noble)[8].
  • Foix. Mais dès 1507, Louis XII donne le comté de Beaufort (sans doute échangé avec Pierre de Rohan en 1504), plus le duché de Nemours avec Soulaines, Villemaheu, Larzicourt, Saint-Florentin, Ervy, Dannemoine et Coulommiers, à son neveu Gaston de Foix-Navarre comte d'Étampes, le Foudre d'Italie (issu de Charles le Noble ; cousin germain d'Anne de Bretagne femme de Louis XII ; † 1512 à Ravenne). Sa sœur Germaine de Foix, reine d'Aragon, † 1536, en hérite avec en plus Séant-en-Othe, puis vend (en partie seulement ou en créant un contesté ? car Odet de Foix ci-après est « comte de Beaufort ») à Guillaume de Croÿ seigneur de Chièvres, comte de Beaumont et marquis d'Arschot († 1521 ; lié à Charles Quint ; fils de Philippe de Croÿ et de Jacqueline de Luxembourg). Mais son neveu Philippe II de Croÿ doit restituer en 1530 aux héritiers du maréchal Odet de Foix-Lautrec († 1528), comte de Beaufort en tant qu'héritier de la reine Germaine par retrait lignager (comme le rappelle le traité de Cambrai, 1529). De plus, la seigneurie d'Isles, avec Chaource, Maraye & Villemaur, au bailliage de Troyes, était venue à Odet de Foix par son mariage avec Charlotte d'Albret d'Orval, fille de Jean et de Charlotte de Bourgogne-Nevers comtesse de Rethel. Après leur fils Henri de Foix-Lautrec († 1540), c'est leur fille Claude qui hérite du tout († 1553 ; elle épouse en 1535 Guy XVII de Laval, † 1547, puis en 1547 Charles de Luxembourg-Brienne-Penthièvre seigneur de Martigues, † aussi en 1553, frère aîné de Sébastien [10]). Héritier de sa femme Claude de Foix-Lautrec, Charles de Luxembourg lègue Beaufort à son oncle maternel Jean de Brosse-Penthièvre duc d'Étampes, qui s'empresse de le céder en 1554 à François Ier de Clèves[8].
  • Nevers. François Ier de Clèves-Nevers, † 1562, fut le premier duc de Nevers ; par sa mère Marie d'Albret d'Orval, comtesse de Rethel : il était donc le cousin germain de Claude de Foix-Lautrec ci-dessus, qui lui avait déjà légué la seigneurie d'Isle venue des Bourgogne-Nevers-Rethel ; par les Rethel il descendait des premiers seigneurs de Beaufort. Sa femme fut Marguerite de Bourbon-Vendôme[11]. Les Clèves-Nevers gardèrent Beaufort jusqu'en 1597 : le duc Jacques de Nevers († 1564 ; fils cadet de François de Clèves et Marguerite de Vendôme ; seigneur puis premier marquis d'Isles, baron de Jaucourt et seigneur de Jully) ; puis sa sœur Marie († 1574 ; princesse de Condé par son mariage avec son cousin Henri Ier < Catherine de Condé, † 1595 sans postérité) ; enfin leur sœur Catherine de Clèves, comtesse d'Eu, duchesse de Guise par son mariage avec le Balafré[8].
  • Le duché de Beaufort des Bourbon-Vendôme. La duchesse de Guise vendit Beaufort et Jaucourt à Gabrielle d'Estrée le . Le comté de Beaufort, comprenant les seigneuries de Soulaines, Villemaheu et Larzicourt, fut alors réuni à la baronnie de Jaucourt et érigé en duché-pairie en faveur de César de Vendôme, fils naturel de Gabrielle d'Estrées et d'Henri IV roi de France et de Navarre [12]. Le benjamin de César et Françoise fut François duc de Beaufort, le Roi des Halles, † 1669 sans postérité. Son frère aîné Louis transmit Beaufort à son propre fils aîné Louis-Joseph alias le Grand Vendôme, † 1712[8].
  • Duché de Montmorency. Le petit-fils de César, le Grand Vendôme, vendit pour 460 000 livres, avec l'approbation du roi, le duché de Beaufort en mai 1688 à Charles-François Frédéric Ier de Montmorency-Luxembourg († 1726 ; duc de Piney [13]; fils du célèbre maréchal de Luxembourg). Un an après, en , la famille de Montmorency-Luxembourg obtint de Louis XIV de renommer le « duché de Beaufort » : « duché de Montmorency », car l'ancien « duché de Montmorency » au nord de Paris venait lui-même d'être rebaptisé « duché d'Enghien ». < Charles-François Frédéric II († 1764) < Anne-François († 1762) < Charlotte-Françoise x Anne-Léon II de Montmorency-Fosseux (branche aînée des Montmorency ; † 1799 ; il obtint en - la substitution à son profit du duché de Montmorency (-Beaufort))[8].

À partir de cette époque, Beaufort est appelé « Montmorency » : ce n'est qu'en 1919 que le village prit son nom actuel de « Montmorency Beaufort »[8].

HéraldiqueModifier

Les armes de la ville se blasonnent ainsi :

d’or à la croix de gueules cantonnée au 1) d’une gerbe de blé de sinople, au 2) de trois broyes d’azur rangées en pal, au 3) d’une tour du même ouverte du champ, au 4) d’une barre ondée d’azur.


Politique et administrationModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2008 En cours M. Michel Burr
Réélu pour le mandat 2020-2026 [14]
DVD Agriculteur retraité
1996 mars 2008 M. Pierre Lhuillier
1995 1996 Chapotel Christian
1984 1996 Robert Eliane
1983 1984 Adeline Raymond
1971 1983 Lécrivain Gabriel
1947 1971 Renou Paul
1929 1947 Guerry Alphonse
1912 1929 Perrin-Doré François
1908 1912 Gallot Emile
1890 1908 Perrin-Champagne
1870 1890 Jacobé d'Arrembécourt
1868 1870 Perrin Jacques-Francois
1852 1860 Gravelle François
1849 1852 Bullard Nicolas
1848 1849 Gravelle François
1844 1848 Vauthier Nicolas
1841 1844 Culvez Pierre
1826 1841 Bonnuescuelle-Duplessie
1817 1826 Proquez Alexandre
1813 1817 Laurent Jean-Baptiste
1804 1813 Gombault Jacques
1800 1804 Bonnuescuelle-Surmont
1795 1800 Lefol Louis-Eloi
1794 1795 Vauthier Pierre
1793 1794 Lefèvre Jean
1792 1793 Courtallon
1790 1792 Révillon
Les données manquantes sont à compléter.

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[15]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[16].

En 2018, la commune comptait 139 habitants[Note 3], en augmentation de 13,01 % par rapport à 2013 (Aube : +1,12 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
455462471471489457465424450
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
400383360361360340331322312
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
265261249211227203194190189
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
176167128114111121124124123
2013 2018 - - - - - - -
123139-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[17] puis Insee à partir de 2006[18].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monumentsModifier

Église de l'Assomption, Monument classé.

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Personnalités liées à la communeModifier

Voir aussiModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Selon le zonage publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en celle d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

RéférencesModifier

  1. « Zonage rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  2. « Commune urbaine-définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  6. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  7. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  8. a b c d e f g h i j et k Alphonse Roserot, « Montmorency-Beaufort », dans Joseph Roserot de Melin (directeur de publication), Dictionnaire historique de la Champagne méridionale (Aube) des origines à 1790, Troyes, Librairie Drioton, (lire en ligne)
  9. Remarquons que par les deux mariages de Blanche, Jeanne Ire de Navarre et Henry de Lancastre sont demi-frères ; qu'Isabelle de France (la Louve de France, fille de Jeanne et Philippe IV, sœur de Louis X, Philippe V et Charles IV rois de France et de Navarre, et femme d'Édouard II fils d'Édouard Ier) et Henry de Grosmont comte puis premier duc de Lancastre, sont cousins germains ; et qu'Édouard III et la duchesse Blanche de Lancastre († 1368, fille de Grosmont et première femme en 1359 de Jean de Gand ci-après) sont cousins issus de germains (alors qu'Édouard III, père de Jean de Gand, est aussi le beau-père de Blanche, et qu'à l'intérieur de la famille Plantagenêt, il est le cousin issu de germains de Grosmont.
  10. Charles et son frère cadet Sébastien de Luxembourg-Martigues étaient les fils de François II, lui-même fils de François Ier et de Louise de Savoie-Genève (arrière-petite-fille d'Amédée VIII), et de Charlotte de Brosse-Penthièvre fille de René. Remarquons donc que les Luxembourg-Brienne-Martigues descendent du mariage entre Amédée VIII de Savoie et Marie de Bourgogne, fille de Philippe le Hardi et de Marguerite de Flandre-Nevers-Rethel vus plus haut : ils descendent ainsi des anciens seigneurs de Beaufort. Remarquons également que par les Brosse-Penthièvre, les Luxembourg-Penthièvre sont issus du mariage entre Guy XIV de Laval et Isabelle de Bretagne, fille du duc Jean V et de Jeanne fille du roi Charles VI, et petite-fille du duc Jean IV et de Jeanne de Navarre sœur de Charles le Noble. Ils descendent donc de plusieurs des familles notables qui eurent Beaufort.
  11. Fille de Charles et de Françoise d'Alençon, petite-fille maternelle de René d'Alençon par lequel elle avait pour arrière-arrière-grands-parents Jean IV d'Armagnac et Isabelle de Navarre-Evreux fille de Charles III le Noble.
  12. Par son père Henri IV de France et III de Navarre, César descendait bien sûr des rois de Navarre et donc de Charles le Noble et de Blanche d'Artois ; des rois Valois depuis Charles VII ; des premiers sires de Beaufort par les Flandre-Rethel et les Bourgogne. De plus sa femme Françoise de Lorraine-Mercœur avait pour grand-père maternel Sébastien de Luxembourg-Martigues-Étampes-Penthièvre, dont la riche ascendance Beaufort a été vue dans la note 3 ; de surcroît la grand-mère paternelle de Françoise était Jeanne de Savoie-Nemours, petite-fille maternelle du duc Louis Ier de Longueville et donc descendante de Jean II de Melun comte de Tancarville et ancien seigneur de Beaufort, comme on l'a vu plus haut.
  13. Par les Piney-Luxembourg, Charles-François était issu de Claude II de Lorraine duc d'Aumale et de sa femme Louise de Brézé arrière-petite-fille de Charles VII et fille de Diane. Par Claude d'Aumale, il descendait plusieurs fois des ducs de Bourgogne comtes de Nevers et de Rethel, donc des anciens sires de Beaufort. Par les ducs de Bourgogne, il descendait des comtes de Flandre, et par eux de Philippe IV le Bel et Jeanne de Champagne-Navarre, et donc de Blanche d'Artois.
  14. https://reader.cafeyn.co/fr/1927222/21601506
  15. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  16. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  17. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  18. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.

Liens externesModifier

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