Bérulle

commune française du département de l'Aube

Bérulle est une commune française, située dans le département de l'Aube en région Grand Est.

Bérulle
Bérulle
L'église Notre-Dame-de-la-Nativité.
Blason de Bérulle
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Aube
Arrondissement Troyes
Intercommunalité Communauté de communes du Pays d'Othe
Maire
Mandat
Gilles Plouviez
2020-2026
Code postal 10160
Code commune 10042
Démographie
Gentilé Scéantais - Sceéantaises
Population
municipale
196 hab. (2021 en diminution de 20,65 % par rapport à 2015)
Densité 12 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 10′ 42″ nord, 3° 39′ 53″ est
Superficie 16,5 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton d'Aix-en-Othe
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
Bérulle
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
Bérulle
Géolocalisation sur la carte : Aube
Voir sur la carte topographique de l'Aube
Bérulle
Géolocalisation sur la carte : Grand Est
Voir sur la carte administrative du Grand Est
Bérulle

Géographie

modifier

Elle compte dix hameaux : Bois-le-Roi, Berluviers, les Quincarlets, les Chalois, le Clos-Marteau, les Dupins, la Petite Jaronnée, les Langots, Fort Jacquet, Pierrefitte et Champmarin.

Le territoire de la commune de Bérulle est inscrit à l'inventaire des sites pittoresques de l'Aube depuis 1980.

Hydrographie

modifier

La commune est dans la région hydrographique « la Seine de sa source au confluent de l'Oise (exclu) » au sein du bassin Seine-Normandie. Elle est drainée par le cours d'eau 01 du Fond de Céan, le Fossé 01 de Berluvier, le Fossé 01 de sur le Chemin de Rigny et le ravin Cosaque[1],[Carte 1].

 
Réseau hydrographique de Bérulle[Note 1].

En 2010, le climat de la commune est de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000[2]. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré et est dans la région climatique Nord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l’année et un hiver froid (°C)[3].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,4 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 16,1 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 807 mm, avec 12,5 jours de précipitations en janvier et 7,8 jours en juillet[2]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Coulours », sur la commune de Coulours à 6 km à vol d'oiseau[4], est de 11,2 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 786,0 mm. La température maximale relevée sur cette station est de 39,8 °C, atteinte le ; la température minimale est de −16,7 °C, atteinte le [Note 2],[5],[6].

Les paramètres climatiques de la commune ont été estimés pour le milieu du siècle (2041-2070) selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020[7]. Ils sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en novembre 2022[8].

Urbanisme

modifier

Typologie

modifier

Bérulle est une commune rurale[Note 3],[9]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[10],[11]. La commune est en outre hors attraction des villes[12],[13].

Occupation des sols

modifier

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (70,4 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (72 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (60,4 %), forêts (23,6 %), zones agricoles hétérogènes (8,3 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (4,4 %), prairies (1,7 %), zones urbanisées (1,6 %)[14]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

 
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Histoire

modifier

En 1149, Milon de Villemaur était le seigneur d'une petite chastellenie du comté de Champagne, elle avait alors bailliage et prévosté et les hameaux de Berlivier, Bois-le-Roi, Fort-Jacquet et Pierre-Fitte en relevaient.

Au XIIIe siècle, Séant était une possession de Blanche d'Artois[réf. nécessaire] et ce fief revint ensuite aux fils de son second mariage avec Edmond de Lancastre. Il fut confisqué en 1338 à Henry de Lancastre pour être confié à titre viager à Raoul de Lorraine.

En 1507, il fut réuni au duché de Nemours pour Gaston de Foix.

En 1562, la duchesse de Nevers vend la terre de Séant-en-Othe à Gallas de Bérulle, demeurant au château de Cérilly, village de l'Yonne distant de quelques kilomètres seulement. Le village de Séant prend le nom de cette famille, lorsque dans la deuxième moitié du XVIe siècle, érigé en marquisat, la famille de Bérulle s'installait dans le village de Séant. Le seigneur de Bérulle donne les bois de Chauffour aux habitants de Séant. Ceux-ci donnent alors le nom de Bérulle au village.

Au XVIIe siècle il y avait deux foires à Séant-sur-Othe[15].

En 1789, Bérulle dépendait de l'intendance et de la généralité de Paris, de l'élection de Saint-Florentin et du bailliage de Troyes.

Toponymie

modifier

Seant en 1145, Saiant en 1146, Seantus vers 1149, Saianitus en 1155, Seiancius en 1161, Soiant ou Seuant en 1184, Seante en 1225, Scianz en 1232, Seenz en 1269, Seanz in Otha en 1322, Seant in Othe en 1544 d'où l' ancien nom de la commune: Séant-en-Othe au cours du XVIIIe siècle sur la carte Cassini. Au cours de la Révolution française, la commune revenait provisoirement au nom de Séant-en-Othe[16].

Le loup est présent sur le territoire de la commune. Auxon par arrêté préfectoral figure dans le cercle 2 c'est-à-dire la zone « où des actions de prévention sont nécessaires du fait de la survenue possible de la prédation par le loup pendant l'année en cours »[17]

Politique et administration

modifier
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1947   René Ragon    
1959 après 1977 André Bonnet    
mars 2001 mai 2020 Roger Bruggeman[18] LR Agriculteur retraité
mai 2020 En cours Gilles Plouviez[19]    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie

modifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[20]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[21].

En 2021, la commune comptait 196 habitants[Note 4], en diminution de 20,65 % par rapport à 2015 (Aube : +0,74 %, France hors Mayotte : +1,84 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
705635645723782793810863896
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
831861886827780746732656608
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
569518482402416381390382375
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
314278249240220235242227264
2014 2019 2021 - - - - - -
249206196------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[22] puis Insee à partir de 2006[23].)
Histogramme de l'évolution démographique

Héraldique

modifier

Les armes de Bérulle se blasonnent ainsi :

De gueules au chevron d’or accompagné de trois molettes d’éperon du même.

Lieux et monuments

modifier
  • Chapelle Sainte-Reine de Bérulle.
 
Tour clocher.

La paroisse relevait du diocèse de Sens et du doyenné de la Rivière de vanne et à la collation de l'évêque. Entièrement construite au XVIe siècle, elle a été élevée de 1510 à 1515. Viollet-le-Duc la jugeait digne d'être classée comme Monument Historique. Elle l'a été en 1840. Sur le tympan du portail on ajouta au XVIIe siècle, en hommage à Pierre de Bérulle, les deux chapeaux de cardinal. L'église est précédée d'une porte-clocher flanquée d'une tourelle d'angle surmontée d'une élégante petite flèche. Les superbes verrières du XVIe siècle, aux bleus et aux rouges profonds, formées de quarante panneaux, sont classées. La pièce la plus intéressante de la nef est sans doute la grande cuve baptismale[24] en forme d'hexagone régulier dont les faces sont décorées de remarquables bas-reliefs. Elle a aussi des statues du XVIe siècle, un christ en croix[25] en bois peint et un sébastien[26] en calcaire polychrome. Mais encore des verrières de la même époque[27] représentant la vie de Marie et de son fils une autre représentant la vie de Joachim et sainte Anne, Histoire de la Vierge, Histoire du Christ, Passion du Christ[28].

Personnalités liées à la commune

modifier

De la famille de Bérulle (qui donna son nom à la commune au XVIe siècle) est issu le célèbre cardinal Pierre de Bérulle.

Voir aussi

modifier

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références

modifier
  1. Les ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés.
  2. Les records sont établis sur la période du au .
  3. Selon le zonage publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  4. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2024, millésimée 2021, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2023, date de référence statistique : 1er janvier 2021.
  1. « Réseau hydrographique de Bérulle » sur Géoportail (consulté le 18 mai 2024).
  2. IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).

Références

modifier
  1. « Fiche communale de Bérulle », sur le système d'information pour la gestion des eaux souterraines dans le bassin Seine-Normandie (consulté le )
  2. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI 10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  3. « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le ).
  4. « Orthodromie entre Bérulle et Coulours », sur fr.distance.to (consulté le ).
  5. « Station Météo-France « Coulours », sur la commune de Coulours - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  6. « Station Météo-France « Coulours », sur la commune de Coulours - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  7. « Les nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020. », sur drias-climat.fr (consulté le )
  8. « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur meteofrance.com, (consulté le )
  9. « Zonage rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  10. « Commune urbaine-définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  11. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  12. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  13. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  14. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  15. Boislisle, mém. intendants généralités Paris, p. 352.
  16. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, « Notice communale : Bérulle », sur ehess.fr, École des hautes études en sciences sociales (consulté le ).
  17. L'Est-Éclair (édition papier) Christophe Ruszkiewicz « Une attaque de loup « possible » dans cent communes auboises » page 2 / édition du 7 février 2023
  18. Conseil général de l'Aube mise à jour au 10 avril 2008
  19. https://reader.cafeyn.co/fr/1927222/21598181
  20. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  21. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  22. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  23. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020 et 2021.
  24. « fonts baptismaux », notice no PM10000260, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Palissy, ministère français de la Culture
  25. « statue », notice no PM10004064, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Palissy, ministère français de la Culture
  26. « statue », notice no PM10004063, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Palissy, ministère français de la Culture
  27. « verrière », notice no IM10006151, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Palissy, ministère français de la Culture
  28. « verrière », notice no PM10000259, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Palissy, ministère français de la Culture

Bibliographie

modifier
  • Jeanne Martel-Jeannine Velut, Notre pays d'Othe, Office de tourisme du pays d'Othe et de la vallée de la Vanne, 2003. (ISBN 2-907894-32-3)
  • Paul Grossin, Pays d'Othe au fil de la Vanne, Troyes, 1978.
  • E.-L. Collot, Aix-en-Othe et la région, Res Universis, Paris, 1993. (ISBN 2-7428-0236-3).(réimpression de l'édition de 1935)

Liens externes

modifier