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BiographieModifier

MariageModifier

Le 19 octobre 1505, âgée de 18 ans, elle se marie avec Ferdinand II d'Aragon, âgé de 53 ans, veuf d'Isabelle la Catholique depuis moins d'un an. Après la dispense accordée par Louis II d'Amboise, évêque d'Albi, la noce est célébrée, au château de Blois conformément aux accords de paix signés entre Louis XII et Ferdinand dans le traité de Blois de 1505. Le roi de France cède à sa nièce les droits dynastiques sur le Royaume de Naples et lui concède le titre de roi de Jérusalem, droits qui doivent revenir à la France si le mariage reste sans descendance. En échange, le Roi Catholique s'engage à désigner comme héritier le possible fils de ce mariage. La célébration de ces noces provoquent la colère des nobles de Castille, les voyant comme une manœuvre de Ferdinand pour empêcher que Philippe le Beau et Jeanne la Folle héritent de la Couronne d'Aragon.

Le 3 mai 1509 naît le premier fils, Jean, dont la naissance suppose la séparation des royaumes de Castille et d'Aragon, mais il meurt au bout de quelques heures.

Reine douairière d'AragonModifier

Le 23 janvier 1516, Ferdinand meurt après avoir pâti de problèmes de santé au cours des deux années précédentes, dont l'origine serait la prise d'herbes lui permettant d'espérer une descendance de Germaine. Il lui laisse dans son testament des rentes annuelles de plus de 50 000 florins, un usufruit de veuvage qui serait annulé en cas de remariage. Dans sa dernière lettre à son petit-fils Charles (le futur Charles Quint), Ferdinand lui recommande de ne pas abandonner sa veuve et de s'assurer du respect de son testament. Après le décès de son mari, Germaine part vivre en Castille.

À son arrivée en Espagne en 1517, Charles Ier d'Espagne, âgé de 17 ans, rencontre l'épouse de son grand-père, Germaine de Foix, âgée de 29 ans, une femme discrète et affectueuse qui ne souffre pas encore de problèmes d'obésité. Lors de leur première entrevue à Valladolid, il se montre fort affable envers elle et organise des tournois et des banquets en son honneur. Rapidement survient entre eux une relation amoureuse passionnée, de laquelle naît une fille, Isabelle, et à laquelle, bien que jamais reconnue officiellement, Germaine de Foix se réfère dans son testament comme l'Infante Isabelle et à son père comme l'empereur. L'enfant réside et est éduquée à la Cour de Castille.

Second mariageModifier

En 1519, Germaine de Foix accompagne Charles et la sœur de ce dernier, Éléonore de Habsbourg, à Saragosse et à Barcelone pour l'assemblée des Cortes et le serment du roi. C'est là-bas qu'est décidé, pour améliorer l'image du futur empereur dans l'opinion publique, le mariage de Germaine de Foix avec Jean, marquis de Brandebourg, de la suite personnelle de Charles, qui met ainsi fin à sa liaison avec la veuve de son grand-père. Charles la nomme vice-reine et lieutenant général du Royaume de Valence, le marquis de Brandebourg étant nommé capitaine général du royaume.

Mais Germaine est bientôt de nouveau veuve et l'empereur organise un nouveau mariage avec Ferdinand d'Aragon, duc de Calabre. Charles nomme les époux vice-rois et lieutenants généraux de Valence, où, face au banditisme et aux luttes internes, à la piraterie venant d'Afrique du Nord, à l'endettement des nobles et à la rébellion des morisques, ils exercent un gouvernement autoritaire et répressif. Durant son mandat, Germaine de Foix ordonne une persécution féroce contre les agermanats, dont les biens sont confisqués, et entreprend un processus de reféodalisation.

DécèsModifier

Germaine de Foix meurt à Llíria à l'âge de 48 ans. Elle est enterrée au monastère de San Miguel de los Reyes, à Valence.

AscendanceModifier

Famille paternelleModifier

Notes et référencesModifier

Voir aussiModifier

Sources et bibliographieModifier

  • (es) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en espagnol intitulé « Germana de Foix » (voir la liste des auteurs).
  • (ca) Jaume Sobrequés i Callicó et Mercè Morales i Montoya, Contes, reis, comtesses i reines de Catalunya, Barcelone, Editorial Base, coll. « Base Històrica » (no 75), , 272 p. (ISBN 978-84-15267-24-9), p. 184-185

Articles connexesModifier

Liens externesModifier