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Bernard Hislaire

scénariste et un dessinateur belge de bandes dessinées
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Yslaire
Nom de naissance Bernard Hislaire
Naissance (62 ans)
Bruxelles Drapeau de la Belgique Belgique
Nationalité Belge
Profession
Distinctions

Yslaire, de son vrai nom Bernard Hislaire, né le à Bruxelles (Belgique), est un scénariste et un dessinateur belge de bandes dessinées. Il signe également Hislaire, Sylaire ou iSlaire.

Sommaire

BiographieModifier

Bernard Hislaire est né à Bruxelles, en Belgique, en 1957. Son père, Jacques Hislaire, est journaliste pour La Libre Belgique. Sa mère, Anne-Marie Guislain, est haut fonctionnaire au ministère belge des Affaires étrangères. Il produit ses premiers dessins pour le fanzine Robidule et travaille son style à l'Institut Saint-Luc de Bruxelles. En 1975, il rejoint l'équipe graphique de Spirou où il écrit une courte histoire dans la section offerte aux jeunes artistes. Puis il travaille sur un récit de seize planches, Le Troisième Larron. Il reçoit le soutien de son éditeur, Charles Dupuis, et du scénariste Raoul Cauvin. En 1978, il publie avec Jean-Marie Brouyère Coursensac et Baladin avec de lancer la même année sa première série, Bidouille et Violette, publiée en albums chez Dupuis entre 1981 et 1986. En parallèle, il publie divers dessins humoristiques pour les journaux La Libre Belgique et Le Trombone illustré.

En 1986, il lance Sambre avec Balac (pseudonyme de Yann), sous le nom d'« Yslaire ». L'intégralité de la série, publiée par Glénat, est un succès critique et commercial. En 2003 pour la sortie du cinquième tome, Yslaire réédite les précédents albums avec de nouvelles couvertures, un nouveau titre pour le tome trois qui devient Liberté, liberté... et un remaniement de plusieurs planches. La même année, il publie La légende des Sambre qui retrace la création de la série et l'inscrit dans un projet beaucoup plus importants projetant l'intrigue des Sambre sur plusieurs générations. C'est ainsi qu'en 2007 est publiée La guerre des Sambre, nouvelle série où Yslaire n'est plus que scénariste et confie le dessin à Jean Bastide et Vincent Mézil.

En 1997, paraît l'Introduction au XXe ciel. Cet album, tiré du site internet xxeciel.com, se révèle être un travail préliminaire pour la nouvelle série. En 1998, il publie Mémoire du XXe ciel : 98 chez Delcourt qui est republiée par Les Humanoïdes Associés en 2000 sous le nom de XXe ciel.com : Mémoires 98. La suite, Mémoires 99 paraît l'année suivante, et, en 2004, Yslaire augmente cette série de deux fins possibles : Mémoires <19>00 et Mémoires <20>00, au choix du lecteur.

En 2003, il travaille au scénario d'une nouvelle série, Trois vierges. Pour l'occasion, il change encore de pseudonyme, pour devenir Sylaire. Le dessin de ce diptyque est alors réalisé par Jeanlouis Boccar.

En 2006, il commence un nouveau diptyque, Le Ciel au-dessus de Bruxelles, avec le premier tome intitulé [avant...]. Du point de vue de la narration et du dessin, cet album appartient à la même veine que ceux du cycle XXe ciel. Cette série est alors signée du nom de Bernar Yslaire.

En 2009, Yslaire, Nicolas de Crécy, Marc-Antoine Mathieu, Éric Liberge, et Hirohiko Araki sont invités à réaliser des albums qui mettront en scène le Louvre. À cette occasion, ils y exposent leur travail lors d'une exposition intitulée Le Louvre invite la bande dessinée. Cette même année, Yslaire se voit nommer Chevalier des Arts et des Lettres.

En 2012, Yslaire lance la commercialisation de son application iPad et iPhone : Úropa, qu’il signe sous le nom d’iSlaire. Il s’agit d’un magazine numérique mélangeant fiction et réalité. L’auteur y collabore avec sa femme, Laurence Erlich-Hislaire, ainsi qu’avec des journalistes (Jean Quatremer de Libération, Daniel Couvreur du Soir)[1].

ŒuvresModifier

Article détaillé : Bibliographie de Bernard Hislaire.

FilmographieModifier

  • 2012 : Laurent Vicomte, Entretemps d'Avril Tembouret (témoignage)
  • 2009 : Mr. Nobody de Jaco Van Dormael (illustrations préparatoires)
  • 2000 : La mission de Victor Martin de Didier Roten (dessins)

Prix et récompensesModifier

RéférencesModifier

  1. Jean Quatremer, « Ùropa », sur bruxelles.blogs.liberation.fr, 30 avril 2012 (consulté le 14 mars 2017)
  2. « Le principal prix belge de la BD décerné à Bernard Yslaire » - Le Parisien, 22 mai 2014 Lire en ligne

AnnexesModifier

BibliographieModifier

  • Mathieu Lindon, « Sambre au clair. Portrait de l'auteur né en 1957... », Libération,‎
  • Yslaire (introd. Franck Aveline et Bruno Canard), « Entretien avec Bernard Yslaire », dans L'Indispensable no 4, octobre 1999, p. 9-16.
  • Aude Ettori (p25-33), « Bernard Hislaire », Ekllipse, SEMIC, no 1,‎ , p. 99
  • Pierre Bouvier, « Portrait : l'imagier de la mémoire. Bernard Yslaire raconte l'histoire du XXe siècle en jonglant avec le dessin, la mémoire et l'ordinateur », Le Monde,‎
  • Pierre Serna, historien, « Le dessin, le peintre et la Révolution française », L'Humanité,‎
  • Dépêche AFP, « Le principal prix belge de la BD décerné à Bernard Yslaire », (consulté le 17 février 2018)
  • Ariane Bilteryst, « La beauté pour seul Graal », L'Avenir,‎
  • Daniel Couvreur, « Bernard Yslaire, créateur de beauté », Le Soir,‎
  • Valentin Paquot et Bernard Hislaire (interviewé), « Yslaire, auteur de la BD Sambre, revisite la couverture d'un manga », Le Figaro.fr,‎

Liens externesModifier