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Georges Darien

romancier, auteur dramatique et pamphlétaire français, collaborateur de périodiques anarchistes
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Georges Darien
Description de l'image Georges Darien.jpeg.
Nom de naissance Georges Hippolyte Adrien
Naissance
Paris
Décès (à 59 ans)
Paris
Activité principale
Auteur
Langue d’écriture français

Œuvres principales

Georges Darien (né Georges Hippolyte Adrien, le - mort le , à Paris) est un écrivain français de tendance anarchiste.

Marquée par l'injustice et l'hypocrisie, son œuvre, qui regroupe romans, pièces de théâtre, et participations à des magazines littéraires entre autres, se place sous le signe de la révolte et de l'écœurement. Entre 1890 et 1918, il publie quelque 375 articles[réf. nécessaire] et collabore à une vingtaine de revues libertaires.

Oublié après sa mort, il est redécouvert après la réédition du Voleur en 1955 et de Bas les cœurs ! en 1957, tous deux par l'éditeur Jean-Jacques Pauvert.

Sommaire

BiographieModifier

Ayant perdu sa mère alors qu'il était en bas-âge, Darien est élevé par une belle-mère catholique intransigeante, ce qui explique peut-être son anticléricalisme viscéral à venir. Le 16 mars 1881, devançant l'appel, il s'engage à l'armée, dans le deuxième escadron du train. Le 23 mai 1883, son insoumission l'envoie pour 33 mois à Biribi, un bataillon disciplinaire en Tunisie.[réf. nécessaire] C'est le titre qu'il donnera à son roman, où il dénonce les difficultés de sa condition et celles de ses compagnons. Achevé en 1888, son roman est publié deux ans plus tard par son éditeur Savine qui, craignant dans un premier temps un procès, ne le publiera qu'à la suite du succès de Sous-Offs de Lucien Descaves[1]. Mais aucun de ses romans ne rencontre le succès.

Admiré par Alfred Jarry, Alphonse Allais et plus tard par André Breton, Georges Darien devient un auteur prisé des milieux libertaires. En dépit d'une seconde biographie récente[2], peu de choses de sa vie sont connues, ce qui laisse libre cours aux fantasmes qui associent la vie de l'écrivain à celle du héros du Voleur, Randal. En effet de 1891 à 1897, il disparaît, voyage en Belgique, en Allemagne et en Angleterre, Londres en particulier, d'où il revient avec le manuscrit de son roman, Le Voleur. Redécouvert en 1955, c'est cette dernière publication, faite par Jean-Jacques Pauvert, qui lui assure la postérité.

En plus de ses romans, Darien est le pamphlétaire le plus virulent de cette fin de siècle. Il collabore à plusieurs revues anarchistes, parmi lesquelles L'Escarmouche (dont il fut l'unique rédacteur[1]), L'Ennemi du peuple et L’En-dehors, où il côtoie Zo d'Axa.

Dans son roman au ton pamphlétaire Les Pharisiens, il attaque violemment Édouard Drumont et les antisémites. Après cette publication il entre en contact avec Bernard Lazare[1].

En 1906 et en 1912, George Darien se présente aux élections législatives en tant que « candidat de l'Impôt Unique », entendant ainsi porter les idées de Henry George[3] dans le premier arrondissement de Paris, auxquelles il échoue[4].

En 1919, Suzanne Darien, qu'il avait épousée en 1899, meurt. Il se remarie en 1921, quelques mois avant de mourir, le 19 août, à Paris[4].

PrixModifier

ŒuvresModifier

RomansModifier

PamphletsModifier

BrochuresModifier

Pièces de théâtreModifier

NouvelleModifier

Éditions récentesModifier

Notes et référencesModifier

  1. a b et c Société internationale d'histoire de l'affaire Dreyfus, article consacré à Darien dans leur dictionnaire bibliographique.
  2. Georges Darien et l'Anarchisme littéraire de Valia Gréau.
  3. Terre libre, biographie consacrée à Darien sur le site Les Excentriques.
  4. a et b Voleurs !, Georges Darien, Omnibus, 2005, p. XVI.
  5. Y. Doré, « Mes amis les bouquinistes : Un prix "pas comme les autres" », Les Cahiers français, no 17,‎ , p. 27-30 (lire en ligne, consulté le 1er septembre 2018).
  6. Voir sur cultura.com.

Voir aussiModifier

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BibliographieModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier