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Groupe Libertés et territoires

groupe parlementaire français

PositionnementModifier

Le groupe est constitué le [2]. Les négociations menées entre les députés nationalistes corses d'une part, et Olivier Falorni et François Pupponi d'autre part, au début de la législature, avaient échoué — le règlement de l'Assemblée implique de rassembler au moins 15 députés pour former un groupe parlementaire[3] —, mais les contacts entre eux ont continué jusqu'à la création de ce groupe[4].

Le groupe se définit comme « minoritaire » et refuse de se présenter comme étant dans la majorité ou dans l'opposition au gouvernement[2],[5]. Le média web Contexte indique que « ce choix résulte de tensions internes entre d’anciens marcheurs, comme M'jid El Guerrab, qui ne veulent pas couper les ponts, et des opposants résolus, comme les autonomistes corses, qui n’ont toujours pas digéré la dernière visite d’Emmanuel Macron dans l’île de Beauté »[5]. Le Figaro le décrit comme un groupe « éclectique qui permet à des élus marginaux dans leurs groupes respectifs de bénéficier de moyens d'action et de temps de parole dans l'hémicycle »[2]. Toujours selon Contexte, « le groupe est d’abord né de la volonté des non-inscrits de se doter de moyens matériels et de temps de parole »[4]. Laurent de Boissieu le compare au groupe République et liberté, qui a existé de 1993 à 1997, en ce qu'il est « davantage “technique” qu’idéologique »[6].

Alors que les députés du groupe réclament d'être placés ensemble au centre de l'hémicycle, leur placement demeure éparpillé : le , ils protestent en boycottant la photographie de l'Assemblée réunissant l'ensemble des députés[7]. Gilles Le Gendre, président du groupe La République en marche, propose que le groupe LT dispose des places situées tout en haut de l'hémicycle, à l’extrême gauche, juste au-dessus des bancs du groupe La France insoumise, ce que Philippe Vigier refuse[5].

Lors du vote sur le projet de loi de finances 2019, les membres du groupe votent contre ou choisissent l'abstention[8]. En , après le discours de politique générale d'Édouard Philippe, deux membres du groupe votent pour la confiance au gouvernement, huit votent contre et huit s'abstiennent[9].

OrganisationModifier

PrésidentsModifier

Nom Dates Parti
Bertrand Pancher En cours MR
Philippe Vigier LC

Le groupe LT a désigné des co-présidents, qui exercent cette responsabilité de manière collégiale[10]. Cependant, le règlement de l’Assemblée nationale ne reconnaît qu’un titulaire pour cette fonction. Ainsi, seul Philippe Vigier assure la présidence institutionnelle du groupe et participe à la Conférence des présidents de l'Assemblée nationale[1].

Secrétaires générauxModifier

  • Depuis 2018 : Emmanuel Honoré[11].

CompositionModifier

Effectifs et dénominationModifier

Année Nom Nombre
de membres
Nombre
d’apparentés
Nombre
de députés
Évolution Pourcentage
2018 Libertés et territoires 16 0 16 2,77 %
2019 18 1 19   3 3,29 %

Avec l'arrivée de deux nouveaux membres en , le groupe atteint 18 membres et devient le sixième groupe parlementaire de la XVe législature (depuis ), devançant le groupe La France insoumise (17 députés) et le groupe de la Gauche démocrate et républicaine (16 députés)[12].

Membres lors de la XVe législatureModifier

Initialement composé de 16 membres[13], le groupe LT est rejoint en par Frédérique Dumas et Sandrine Josso, après qu’elles ont respectivement quitté le groupe UAI[14] et le groupe LREM[15]. Matthieu Orphelin, précédemment membre du groupe LREM puis non-inscrit, rejoint le groupe en tant qu’apparenté le [16].

Nom Parti Circonscription
Acquaviva, Jean-Félix Jean-Félix Acquaviva PaC 2e circonscription de la Haute-Corse
Brial, Sylvain Sylvain Brial DVD Circonscription de Wallis-et-Futuna
Castellani, Michel Michel Castellani PaC 1re circonscription de la Haute-Corse
Clément, Jean-Michel Jean-Michel Clément PP 3e circonscription de la Vienne
Colombani, Paul-André Paul-André Colombani PaC 2e circonscription de la Corse-du-Sud
de Courson, Charles Charles de Courson LC 5e circonscription de la Marne
Dubié, Jeanine Jeanine Dubié PRG 2e circonscription des Hautes-Pyrénées
Dumas, Frédérique Frédérique Dumas DVD 13e circonscription des Hauts-de-Seine
El Guerrab, M'jid M'jid El Guerrab MR 9e circonscription des Français établis hors de France
Falorni, Olivier Olivier Falorni MR 1re circonscription de la Charente-Maritime
Favennec Becot, Yannick Yannick Favennec Becot UDI 3e circonscription de la Mayenne
Josso, Sandrine Sandrine Josso SE 7e circonscription de la Loire-Atlantique
Lambert, François-Michel François-Michel Lambert UDE 10e circonscription des Bouches-du-Rhône
Molac, Paul Paul Molac DVG 4e circonscription du Morbihan
Orphelin, Matthieu Matthieu Orphelin DVG 1re circonscription de Maine-et-Loire
Pancher, Bertrand Bertrand Pancher MR 1re circonscription de la Meuse
Pinel, Sylvia Sylvia Pinel PRG 2e circonscription de Tarn-et-Garonne
Pupponi, François François Pupponi DVG 8e circonscription du Val-d'Oise
Vigier, Philippe Philippe Vigier LC 4e circonscription d'Eure-et-Loir

Répartition partisaneModifier

Lors de sa formation, en , le groupe compte cinq députés du Mouvement radical (MR), trois de Pè a Corsica (PaC), trois divers gauche (DVG), deux des Centristes (LC), un divers droite (DVD), un de l'Union des démocrates et indépendants (UDI) et un de l'Union des démocrates et des écologistes (UDE)[6].

Le mois suivant, Jean-Michel Clément rejoint le nouveau mouvement Place publique[17] et, en , Sylvia Pinel quitte le MR pour rejoindre le Parti radical de gauche[18].

Par ailleurs, les députés régionalistes Jean-Félix Acquaviva, Michel Castellani, Paul-André Colombani et Paul Molac sont rattachés à Régions et peuples solidaires (RPS) au titre du financement de la vie politique[19],[20], tout en conservant leur appartenance partisane.

Parti Nombre
Mouvement radical 3
Pè a Corsica 3
Les Centristes 2
Parti radical de gauche 2
Place publique 1
Union des démocrates et des écologistes 1
Union des démocrates et indépendants 1
Divers gauche 3
Divers droite 2
Sans étiquette 1

Notes et référencesModifier

  1. a et b « Groupe Libertés et territoires – Assemblée nationale », sur assemblee-nationale.fr (consulté le 12 juin 2019).
  2. a b et c « Assemblée nationale : création d'un nouveau groupe baptisé “Libertés et territoires” », sur Le Figaro (consulté le 18 octobre 2018).
  3. « La place des groupes d’opposition et des groupes minoritaires », sur assemblée-nationale.fr (consulté le 1er septembre 2019).
  4. a et b Samuel Le Goff, « Un huitième groupe de bric et de broc à l’Assemblée nationale », sur Contexte, (consulté le 23 octobre 2018).
  5. a b et c Samuel Le Goff, « À l’Assemblée nationale, le petit dernier a fait son trou, mais pas encore ses preuves », sur Contexte, (consulté le 15 mars 2019).
  6. a et b Laurent de Boissieu, « “Libertés et territoires”, un huitième groupe chez les députés », sur La Croix, (consulté le 23 octobre 2018).
  7. « Ces députés perturbent la photo officielle à l'Assemblée », sur Le HuffPost, (consulté le 25 octobre 2018).
  8. Jason Wiels, « Le budget 2019 adopté », sur LCP, (consulté le 24 novembre 2018).
  9. « Édouard Philippe obtient la confiance de l'Assemblée nationale », sur BFM TV, (consulté le 20 juin 2019).
  10. « Assemblée nationale : un 8e groupe parlementaire créé », sur L'Express, (consulté le 2 septembre 2019).
  11. « Bon retour sur investissement pour les députés de Libertés et territoires », sur La Lettre A, (consulté le 24 mars 2019).
  12. « Effectif des groupes parlementaires », sur assemblee-nationale.fr (consulté le 12 juin 2019).
  13. « “Libertés et Territoires” : un huitième groupe créé à l'Assemblée nationale », sur liberation.fr, (consulté le 1er décembre 2019).
  14. « Frédérique Dumas, députée des Hauts-de-Seine : “Je quitte le groupe UDI-Agir, devenu une composante de la majorité” », sur L'Opinion, (consulté le 12 juin 2019).
  15. « La députée Sandrine Josso quitte LaREM pour être “en accord avec ses valeurs” », sur BFM TV, (consulté le 12 juin 2019).
  16. « Le député Matthieu Orphelin rejoint le groupe Libertés et territoires à l’Assemblée », sur Ouest-France (consulté le 30 septembre 2019).
  17. « Un député (ex-LaREM) rejoint Glucksmann », sur Le Figaro, (consulté le 8 novembre 2018).
  18. « Pinel retourne au PRG avec la “grande majorité des anciens radicaux de gauche” », sur France 24, (consulté le 24 mars 2019).
  19. « Un nouveau groupe à l'Assemblée nationale pour les députés de Régions et peuples solidaires », sur 7seizh.info, (consulté le 1er décembre 2019).
  20. « Les 4 députés de Régions et Peuples Solidaires très actifs », sur jornalet.com, (consulté le 1er décembre 2019).

Liens externesModifier