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Régions et peuples solidaires

Régions et peuples solidaires
Image illustrative de l’article Régions et peuples solidaires
Logotype officiel.
Présentation
Président Gustave Alirol
Fondation Novembre 1994
Siège Nantes, Loire-Atlantique
Positionnement Gauche[1] à centre[1]
Idéologie Régionalisme[1]
Autonomisme
Fédéralisme
Affiliation européenne Alliance libre européenne
Couleurs Vert, noir, jaune et rouge
Site web federation-rps.org
Représentation
Députés
5 / 577
Conseillers régionaux
29 / 762
Députés européens
1 / 74

Régions et peuples solidaires (RPS ou R&PS) est un parti politique qui fédère, à l'échelle de la France, des organisations politiques régionalistes ou autonomistes de France. Les courants politiques qui y sont représentés vont du centrisme au socialisme démocratique avec une certaine sensibilité écologiste. Son président est Gustave Alirol, du Parti occitan (R&PS-POC).

HistoireModifier

En juin 1994, des partis régionalistes alsaciens, basques, bretons, catalans, corses, occitans et savoyards présentent une liste commune pour les élections européennes. Intitulée « Régions et peuples solidaires », elle est menée par Max Simeoni et rassemble également quelques personnalités issues de la société civile dont le chanteur Renaud qui partagent une sympathie pour le régionalisme. La liste obtient 76 436 voix (0,39 % des suffrages exprimés). En novembre 1994, ces partis, réunis à Aix-en-Provence, décident de continuer la dynamique de cette liste en créant un mouvement politique du nom de Régions et peuples solidaires. Le Congrès constitutif se tient en novembre 1995, à Rennes[L 1].

Positionnement politiqueModifier

La fédération Régions et peuples solidaires rassemble des partis opposés à la violence[SP 1]. Elle a pour but de faire évoluer les institutions françaises vers le fédéralisme interne et de réduire les inégalités de développement entre les territoires[L 2]. L'universitaire et chercheur en science politique Tudi Kernalegenn explique que l'idéologie de R&PS ne vise pas « à répondre à tous les sujets politiques, socio-économiques et sociétaux, du fait de la grande diversité idéologique des membres de R&PS ». Il précise que l'écologie est un thème très présent mais que deux concepts sont centraux : « le renforcement du territoire régional et la valorisation de la diversité culturelle »[J 1]. Les partis membres ont aussi pour point commun un fort attachement à l'Europe[J 2]. Selon le journaliste et spécialiste de l'Union européenne Jean Quatremer, R&PS est avec EELV le seul parti à avoir une vraie réflexion européenne[J 3].

Charte de RPSModifier

Régions et peuples solidaires s'est dotée d'une charte pour fédérer ses organisations membres autour de valeurs communes[SP 1] :

  • Article 1 : combattre le centralisme parisien et celui de l’Europe des états pour réduire les inégalités de développement qu’ils engendrent ou accentuent au détriment de la plupart des régions et peuples.
  • Article 2 : permettre à chaque citoyen-ne, si telle est sa volonté, d’étudier, de se former, de travailler et de vivre décemment au pays.
  • Article 3 : lutter contre les injustices et agir en faveur du progrès social.
  • Article 4 : favoriser la maîtrise de leur économie par nos régions et peuples respectifs, ce qui sera une garantie de leur essor culturel et intellectuel.
  • Article 5 : favoriser un développement soutenable, donc durable, et harmonieux de l’ensemble du territoire européen.
  • Article 6 : faire valoir la richesse apportée par la diversité, y compris sur le plan économique, dans un monde en devenir où une identité forte et ouverte est un facteur de dynamisme et où les potentialités culturelles seront des atouts de premier plan.
  • Article 7 : encourager la diversité culturelle et promouvoir les identités (langues et cultures) en particulier par une officialisation des langues de nos peuples et de nos communautés.
  • Article 8 : préserver, entretenir et valoriser le patrimoine culturel et historique.
  • Article 9 : développer la démocratie locale par l’implication permanente des citoyens dans les prises de décision politique et par l’usage du référendum d’initiative populaire.
  • Article 10 : promouvoir en France et en Europe le fédéralisme à base régionale ou communautaire selon les principes d’autonomie, de coopération et de solidarité.
  • Article 11 : permettre aux peuples divisés par des frontières interétatiques, héritages des guerres, de se réunir à la faveur du processus d’unification de l’Europe.
  • Article 12 : développer des solidarités avec les peuples en retard de développement, du Sud et d’Europe de l'Est.
  • Article 13 : combattre toutes les formes de racisme et de xénophobie et travailler à une meilleure compréhension entre les peuples et les communautés, dans l’échange et dans l’acceptation mutuelle des cultures.

Partis membresModifier

Régions et peuples solidaires rassemble des formations politiques qui, d'après ce qu'elle énonce dans l'article 1 de ses statuts, « représentent des peuples, des communautés culturelles et linguistiques et/ou des réalités régionales historiques et qui sont animées, en opposition à tout esprit de domination ou de xénophobie, par un même idéal de respect des minorités, d’approfondissement de la démocratie, d’autonomie, d’autodétermination et de fédéralisme »[SP 2]. La fédération peut également être composées d'associations « représentant des communautés non territoriales »[SP 3]. RPS exerce ses activités sur l’ensemble du territoire de la République française[SP 2].

Territoire ou communauté Parti Sigle Idéologie Statut Depuis
Alsace Unser Land (Notre pays) UL Autonomisme, centrisme Membre 2010
Bretagne Union démocratique bretonne UDB Autonomisme, social-démocratie, socialisme démocratique, écologie Membre fondateur 1994
Catalogne nord Gauche républicaine de Catalogne ERC Autonomisme, social-démocratie Membre ?
Oui au pays catalan OPC Autonomisme, centrisme Membre 2016
Corse Femu a Corsica Inseme Autonomisme Membre 2018[EL 1]
Parti de la nation corse PNC Autonomisme, social-démocratie, écologie Membre 2002
Moselle 57 - Le Parti des Mosellans / Partei der Mosellothringer[SP 4] 57-PDM Autonomisme, centrisme Membre 2015[SP 5]
Occitanie Parti occitan POC Autonomisme, social-démocratie Membre fondateur 1994
Pays basque Nord Abertzaleen batasuna (Union des patriotes) AB Autonomisme, social-démocratie, écologie Membre ?
Eusko alkartasuna (Solidarité basque) EA Autonomisme, social-démocratie Membre fondateur 1994
Parti nationaliste basque EAJ-PNB Autonomisme, centrisme Membre 1997
Savoie Mouvement région Savoie MRS Autonomisme, régionalisme, démocratie participative, écologie Membre fondateur 1994
Tamazgha et sa diaspora Congrès mondial amazigh CMA Organisation non gouvernementale internationale Membre associé 2009

À noter qu'autour des partis membres, des coalitions politiques sont également partenaires de R&PS dans les territoires. Au Pays basque, EH Bai (Pays basque oui) rassemble AB et EA. En Corse, Femu a Corsica (Faisons la Corse) s'est constitué après sept années d'existence en parti politique, lors d'un congrès fondateur en octobre 2017 qui prévoit, à terme, la dissolution de ses trois partis fondateurs A Chjama, Inseme per a Corsica et le PNC[J 4].

Anciens partis membresModifier

D'autres partis politiques ou associations ont pu être membres ou avoir un statut d'observateur :

Territoire ou communauté Parti Sigle Idéologie Statut Depuis Jusqu'en Commentaires
Alsace Union du peuple alsacien UPA Autonomisme, centrisme Membre fondateur 1994 2009 Fusion avec Fer's Elsass en octobre 2009 pour former Unser Land en février 2010. Unser Land adhère dès sa création à RPS.
Fer's Elsass (Pour l'Alsace) - Association Observateur 2007 2008 Fusion avec l'Union du peuple alsacien (UPA) en octobre 2009.
Bretagne Frankiz Breizh (Liberté Bretagne) - Autonomisme, social-démocratie Membre fondateur 1994 2008 Fusion avec l'Union démocratique bretonne (UDB) en 2008.
Catalogne nord Bloc català (Bloc catalan) - Autonomisme, centrisme Membre ? 2006 Dissolution en décembre 2006 pour devenir Convergence démocratique de Catalogne (CDC), une fédération indépendante du parti sud-catalan Convergència democràtica de Catalunya. La CDC adhère dès sa création à RPS.
Convergence démocratique de Catalogne CDC Autonomisme, centrisme Membre 2006 2016 Dissolution en décembre 2016 pour intégrer la démarche « Oui au pays catalan » devenu parti politique lors d'un congrès fondateur le 15 octobre 2016. OPC adhère dès sa création à RPS.
Corse Union du peuple corse UPC Autonomisme Membre fondateur 1994 2002 Fusion avec deux autres formations corses en juillet 2002 pour former le Parti de la nation corse (PNC). Le PNC adhère dès sa création à RPS.
Franche-Comté Rassemblement du peuple franc-comtois RPFC Autonomisme, centrisme Membre 1995 1999 Disparition en 1999.
Savoie Ligue savoisienne - Indépendantisme, extrême droite[L 3][réf. à confirmer] Observateur 2003 2005 Exclusion à la suite des déclarations islamophobes de son fondateur.

Personnalités de R&PSModifier

RevendicationsModifier

Lors de son congrès annuel à Brignogan en Bretagne le 25 août 2005, la Fédération a adopté les propositions suivantes :

  • Ratification par la France de la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires, modification de l'article 2 de la Constitution française et officialisation des langues concernées au sein de leur espace territorial.
  • Selon les dispositions nouvelles de l'article 72 de la Constitution, création de régions à statut spécifique en Savoie, le Pays basque et la Catalogne, l'inclusion du département de la Loire-Atlantique en région Bretagne, et la création d'une interrégion occitanes.
  • Énoncé et mise en place d'un règlement politique pour les revendications autonomistes, notamment en Corse où elle veut instaurer un processus de paix comme ceux au Royaume-Uni et en Espagne
  • Avènement d'une République fédérale en France
  • Droit de rapprochement pour les prisonniers corses, basques, bretons et occitans.

Résultats électorauxModifier

1994 : élections européennesModifier

Les partis régionalistes et fédéralistes de France métropolitaine présentent une liste commune, intitulée « Régions et peuple solidaires », aux élections européennes de 1994 qui sont organisées selon une circonscription unique pour l'ensemble du territoire. Elle est menée par Max Simeoni, député sortant de l'Union du peuple corse, élu en 1989 sur la liste des Verts, ainsi que Gustave Alirol (président du Parti occitan) et Henri Gourmelen (porte-parole de l'Union démocratique bretonne). Elle est soutenue en fin de liste (de la 82e à la 86e place) par Christian Laborde, Jean Cardonnel, Gilles Perrault, Jacques Higelin et Renaud[J 5] et reçoit le soutien de Charles Napoléon[J 6]. La liste obtient 76 436 voix (0,39 % des suffrages exprimés) mais aucun élu. Cette candidature commune préfigure la création de la fédération politique Régions et peuple solidaires lors d'un congrès constitutif tenu à Rennes en novembre 1995[L 1].

2007 : élections présidentielle et législativesModifier

 
Signature le 18 mars 2007, par Cécile Duflot (Les Verts) et Gustave Alirol (RPS), de l'accord électoral à l'occasion de la présidentielle et des législatives 2007.

S'appuyant sur les liens étroits entre les Verts et les partis régionalistes depuis presque vingt ans au niveau hexagonal, et sur le groupe parlementaire commun Les Verts - Alliance libre européenne (ALE) au Parlement européen, les écologistes et les régionalistes signent en octobre 2005 une déclaration politique qui fonde leur action partagée. Les deux organisations partagent des « valeurs communes : sortie du nucléaire et développement des énergies renouvelables, protection de l’environnement et de la biodiversité, promotion des droits politiques et culturels des peuples, respect de la diversité linguistique, lutte contre toutes les formes de discriminations, développement d’une économie sociale et solidaire. Le projet est de promouvoir une VIe République démocratique, parlementariste, fédérale, écologiste et européenne[SP 6]. »

Le 18 mars 2007, Les Verts et Régions et peuples solidaires poursuivent leur partenariat politique sur le plan électoral en signant un accord commun détaillé qui acte le soutien de RPS à la candidature de Dominique Voynet à l’élection présidentielle et l'alliance entre les deux organisations pour les législatives de juin 2007[SP 6],[A 1].

2009 : élections européennesModifier

Aux élections européennes de 2009, la fédération Régions et peuples solidaires est partie prenante du rassemblement Europe Écologie, aux côtés des Verts et de représentants associatifs écologistes. Sur les huit circonscriptions électorales, elle est en position éligible dans celle du Sud-EstFrançois Alfonsi (RPS-PNC) est no 2 de la liste. Sur cette vaste circonscription, il est soutenu par le PNC, le POC et MRS. La liste obtient 537 151 voix (18,27 %) et François Alfonsi est élu eurodéputé. Au parlement européen, il siège au sein du groupe des Verts/Alliance libre européenne, aux côtés des autres eurodéputés écologistes et régionalistes d'Europe.

Dans la grande circonscription Sud-Ouest, Europe Écologie est donc soutenue par le POC et par les partis basques EA et AB. Mais, contrairement à 2004, pas par le PNB, ce qui provoque un désaccord au sein du PNB de la part de ceux qui soutenaient l'alliance avec Europe Écologie[Note 1]. La liste d'Europe Écologie, menée par José Bové, obtient 415 457 voix (15,83 %) et deux élus. Le représentant de la fédération, Menane Oxandabaratz (RPS-AB), n'est pas élu. La liste PNB réalise 3,4 % en Pays basque (1,98 % sur le département des Pyrénées-Atlantiques).

2010 : élections régionalesModifier

Aux élections régionales de 2010, R&PS — qui a désormais un nouveau mouvement associé, le Congrès mondial amazigh (CMA)[Note 2] — fait toujours partie du rassemblement Europe Écologie :

  • En Alsace, Unser Land a présenté un candidat, Richard Weiss, sur la liste Europe Écologie (29,79 % au second tour) mais a appelé à voter pour la liste MoDem (4,44 %)[3].
  • En Aquitaine, le Parti nationaliste basque a obtenu 0,66 % (7 086 voix) et la coalition Euskal Herria Bai 0,02 % soit 221 voix. Eusko Alkartasuna conformément à l'accord conclu par R&PS d'obtenir 15 conseillers régionaux autonomistes dans l'Hexagone, a soutenu Europe Écologie, ce qui permit l'élection de l'occitaniste David Grosclaude dans les Pyrénées-Atlantiques.
  • En Corse, les autonomiste du Parti de la nation corse avec Inseme per a Corsica ont remporté 25,89 % des voix sois 11 élus. Au total les nationalistes corses ont remporté 35,74 % des voix, leur meilleur résultat depuis la création des élections territoriales.

2012 : élections présidentielle et législativesModifier

Pour la présidentielle R&PS confirme sa traditionnelle alliance avec EELV et soutien la candidature d'Eva Joly. Comme en 2007 un accord législatif est acté en parallèle, même si dans certaines circonscription les candidats R&PS sont présentés contre des écologistes.

35 candidats sont présentés : 14 Partit Occitan, 10 UDB, 4 Femu a Corsica, 3 Eh Bai, 2 EAJ-PNV, un Unser Land, et un Mouvement Région Savoie. Quatre autres R&PS sont suppléant de candidats écologistes[SP 8]. Dans le cadre de l'accord avec EELV deux d'entre eux sont soutenus par le Parti socialiste, Gustave Alirol (POc) et Paul Molac (UDB)[SP 9].

2014 : élections européennesModifier

L'alliance traditionnelle entre RPS et EELV n'est pas reconduite. Cinq listes autonomes sont annoncées par la fédération Régions et peuples solidaires[EL 2] :

Résultats

Ce nombre de listes permet au parti d'obtenir un clip télévisuel diffusé dans toute la France, mais les scores sont très faibles. Ainsi :

  • La liste de François Alfonsi recueille 0,75 % sur l'eurorégion Sud-Est, mais termine troisième en Corse avec 21,51 % des voix, c'est le meilleur score d'un parti régionaliste à ces élections ;
  • En Outre-Mer, la liste menée par le dissident écologiste et député sortant d'Ile-de-France Jean-Jacob Bicep n'obtient que 1,56 % ;
  • La liste « La Bretagne pour une Europe sociale - Breizhiz dorn-ha-dorn gant pobloù Europa », portée par l'UDB dans la circonscription Ouest n'obtient que 1,01 % dans l'eurorégion[5]. Même en Bretagne, ils n'obtiennent qu'un peu plus de 2 %[6], alors que la liste menée par Christian Troadec y obtient 7,20 %, d'ailleurs l'UDB communique sur le score global des régionalistes[Note 4] ;
  • « Euskadi Europan », qui n'était pas soutenue par la partit Occitan, obtient 0,25 % sur la circonscription Sud-Ouest, mais 7,51 % au Pays basque Nord.
  • En Ile-de-France, la liste ne recueille que 0,02 %.

2015 : élections régionalesModifier

En Corse, la liste de Gilles Simeoni remporte les élections territoriales avec une majorité relative de 24 élus sur 50, après une fusion de liste au second tour avec celle de Jean-Guy Talamoni.

En Bretagne, la liste de Christian Troadec (maire de Carhaix-Plouguer et porte-parole du mouvement des Bonnets rouges), est soutenue par l'Union démocratique bretonne et réalise le score de 6,71 % lors de les élections régionales.

En Occitanie, alors encore nommée « Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées », le Partit occitan rejoint la liste menée par l'écologiste Gérard Onesta en alliance avec l'ensemble du Front de gauche. La liste a aussi le soutien de l'Gauche républicaine de Catalogne . Au soir du premier tour la liste obtient 10,26 % et fusionne avec celle menée par la socialiste Carole Delga. Cette union obtient 58,86% des voix aux second tour et Patric Roux, du Partit Occitan, devient le seul élu R&PS en dehors de la Corse.

2017 : élections législativesModifier

Pour les législatives de 2017, R&PS propose 202 candidats, parfois venus de partis régionalistes mais avec une déclaration de rattachement au parti. L'ancien assistant parlementaire régionaliste Pèire Costa déclare que : « Nous cherchons à atteindre 1 % des voix dans plus de 50 circonscriptions pour toucher des subventions publiques. Nous espérons une dizaine de candidats au second tour, en particulier en Corse et en Bretagne[EL 7]. »

Après le premier tour, 71 candidats franchissent le cap des 1 %, 20 les 5 % et cinq sont au second tour. Les meilleurs scores sont enregistrés dans le Pays basque, en Bretagne, en Corse et en Alsace[SP 11].

Cinq députés élus en 2017 se rattachent financièrement à Régions et peuples solidaires (Paul Molac, Jean Lassalle, Jean-Félix Acquaviva, Paul-André Colombani et Michel Castellani)[7].

2019 : élections européennesModifier

En 2019, dans une situation similaire à 2009 à l'exception d'une unique circonscription en France, R&PS participe à nouveau à la liste commune écologiste EELV - AEI - R&PS, fournissant six candidats à la liste. En 8e position[8], François Alfonsi est à nouveau élu eurodéputé.

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Côté espagnol, EAJ-PNB a depuis 2004 un eurodéputé qui siège dans le groupe Alliance des démocrates et des libéraux pour l’Europe (ADLE) et non dans celui des Verts/ALE
  2. L'article 2 des statuts de RPS prévoit en effet que « Sont membres associés de la fédération des associations représentant des communautés non territoriales et répondant aux mêmes objectifs et principes, selon une procédure d’agrément prévue au règlement intérieur. »[2].
  3. Dans cette circonscription Sud-Ouest, en dehors du Pays basque Nord, il est à noter que le Partit occitan, membre de RPS, soutient la candidature de José Bové avec une candidate montpelliéraine présente sur la liste EELV[EL 6].
  4. « En Bretagne, alors qu'un scrutin de nature européenne ne s'y prêtait guère, plus de 9 % des suffrages se sont portés sur des listes qui faisaient de l'obtention d'un vrai pouvoir de décision en région une priorité majeure. C'est un fait électoral sans équivalent ailleurs en France, si ce n'est en Corse. », sur le site de l'UDB.

LivresModifier

  1. a et b Kernalegenn 2014, p. 53.
  2. Chartier & Larvor 2004, p. 330.
  3. Chartier & Larvor 2004, p. 186 « Le mouvement [...] gagne surtout une durable étiquette de poujadiste. L'appellation de "populisme alpin", développée par les médias parisiens, s'appuie aussi sur les liens créés avec la Ligue du Nord d'Umberto Bossi ».

PériodiquesModifier

  1. Philippe Euzen, « Les régionalistes jouent à fond la carte des européennes », Le Monde,‎ (ISSN 0395-2037, lire en ligne).
  2. Laurent de Boissieu, « Le « rêve européen » des partis régionalistes », La Croix,‎ (ISSN 0242-6056, lire en ligne).
  3. Brice Perrier, « Enquête : les régionalistes, derniers européens ? », Marianne, no 1120,‎ , p. 54-57 (ISSN 1275-7500, lire en ligne).
  4. Statuts de Femu a Corsica, Arriti no 2533, 20 octobre 2017
  5. « Listes de candidats à l'élection des représentants : liste régionaliste et fédéraliste « Régions et peuples solidaires » », Journal officiel de la République française, no 123,‎ , p. 7754 (lire en ligne).
  6. « Napoléon candidat à Ajaccio », Libération,‎ (ISSN 0335-1793, lire en ligne).

AudiovisuelModifier

  1. « Mme Dominique Voynet », Spots de campagne, sur www.voynet2007.fr, INA, (consulté le 13 novembre 2018) : « Dominique Voynet, candidate des Verts au premier tour de l'élection présidentielle 2007 présente son programme politique, en compagnie de Christian Guyonvarc'h, vice-président de Régions et peuples solidaires. ».

InternetModifier

  • Presse en ligne
  • Sites politiques
  1. a et b « La charte de Régions et peuples solidaires », sur R-p-s.info, (consulté le 20 septembre 2012).
  2. a et b « Statuts de la fédération Régions et peuples solidaires », sur R-p-s.info, (consulté le 20 septembre 2012) : « Article 1 ».
  3. « Statuts de la fédération Régions et peuples solidaires », sur R-p-s.info, (consulté le 20 septembre 2012) : « Article 2 ».
  4. « Site officiel de 57 - Le Parti des Mosellans / Partei der Mosellothringer », sur 57pdm.org.
  5. Partis Fédérés et Motion du Congrès 2015 de R&PS - Font Romeu - 28 août 2015, site de R&PS
  6. a et b « Accord Verts - Régions & Peuples Solidaires, Élections législatives de juin 2007 » [archive du ], sur Lesverts.fr, .
  7. Le Président du CMA élu au Conseil Régional Rhône-Alpes, 2 avril 2010
  8. « Résultat des candidats de RPS au 1er tour des élections législatives » [archive], sur R-p-s.info, Régions et peuples solidaires, (consulté le 28 avril 2014).
  9. 2 candidats de RPS officiellement investis avec le soutien du Parti Socialiste, 14 mars 2012, consulté le 28/04/2014.
  10. Jean-Jacob Bicep, tête de liste RPS pour l’outre-mer, sur le site de RPS, 21 avril 2014, consulté le 28/04/2014.
  11. « Premier tour des législatives : des résultats historiques », sur Régions et peuples solidaires, (consulté le 17 juin 2017).
  • Autres sites

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

  • Tudi Kernalegenn, « Régions et peuples solidaires, un parti pour les périphéries ? », dans Tudi Kernalegenn et Romain Pasquier, L’Union démocratique bretonne : un parti autonomiste dans un État unitaire, Rennes, Presses universitaires de Rennes (PUR), coll. « Histoire », , 272 p., 15,5 × 24 cm (ISBN 978-2-7535-3262-5, présentation en ligne, lire en ligne).  
  • Georges Cadiou (ill. Nono), Emsav : dictionnaire critique, historique et biographique : le mouvement breton de A à Z, Spézet, Coop Breizh, , 440 p., 15,5 × 24 x 3,6 cm (ISBN 9782843465741, présentation en ligne), p. 378
  • (en) Lieven de Winter, Margarita Gómez-Reino et Peter Lynch (dir.), Autonomist parties in Europe : identity politics and the revival of the territorial cleavage, Barcelone, Institut de Ciències Polítiques i Socials (ICPS), , 557 p. (ISBN 8460804283, présentation en ligne)
  • (en) Frans Schrijver, Regionalism after regionalisation : Spain, France and the United Kingdom, Amsterdam, Universiteit van Amsterdam, coll. « UvA Proefschriften Series », , 434 p. (ISBN 9056294288, présentation en ligne)
  • Erwan Chartier et Ronan Larvor (ill. Malo Louarn), La France éclatée ? : enquête sur les mouvements régionalistes, autonomistes et indépendantistes en France, Spézet, Coop Breizh, , 350 p., 17 x 24 cm (ISBN 2843462037, présentation en ligne).  
  • Jean-Jacques Monnier, Histoire de l'Union démocratique bretonne, Lannion, Presses populaires de Bretagne, coll. « Les cahiers du Peuple breton » (no 7), , 46 p. (ISSN 0245-9507)

  : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

Articles connexesModifier

Lien externeModifier