Parti de la nation corse

parti politique corse

Parti de la nation corse
(co) Partitu di a nazione corsa
Image illustrative de l’article Parti de la nation corse
Logotype officiel.
Présentation
Secrétaire national Jean-Christophe Angelini
Fondation
Fusion de UPC, A scelta nova, A mossa naziunale
Siège 560 avenue du 9 septembre
20240 Ghisonaccia
Président du conseil national Léon Giacomoni
Positionnement Gauche[1]
Idéologie Autonomisme corse[1]
Affiliation française Régions et peuples solidaires
Affiliation européenne Alliance libre européenne
Couleurs orange et bleu
Site web p-n-c.eu
Présidents de groupe
Assemblée de Corse Pierre Poli
Assemblée nationale Bertrand Pancher(LIOT)
Représentation
Conseillers de l'Assemblée de Corse
7  /  63
Conseillers exécutif de Corse
0  /  11
Députés
1  /  4

Le Parti de la nation corse (en corse : Partitu di a Nazione Corsa, PNC) est un parti politique créé en 2002, se réclamant du nationalisme corse.

HistoriqueModifier

 
Jean-Christophe Angelini, secrétaire national.

Le Parti de la nation corse a été fondé à Corte le , de la fusion de l'Union du peuple corse (UPC) et du mouvement A scelta nova, puis dans un second temps du mouvement A mossa naziunale.

Son congrès fondateur s'est tenu à Furiani le .

Son secrétaire national est Jean-Christophe Angelini.

Le PNC milite pour l'autonomie et non l'indépendance. Il refuse, résolument, la violence politique pratiquée par les différents Front de libération nationale corse. C'est la formation la plus structurée du courant nationaliste corse dit modéré, aux côtés d'A chjama et d'Inseme per a Corsica.

Le PNC publie un hebdomadaire intitulé Arritti (« Debout » en français, dans le sens d'érigés contre l'adversité). Sa rédactrice en chef est Fabiana Giovannini, il est codirigé par François Alfonsi et Max Simeoni (anciens députés européens). Cet hebdomadaire a été fondé en 1966 et s'agit du plus ancien organe de presse politique de l'île ; il a son siège à Bastia.

Le PNC, membre de la fédération Régions et peuples solidaires, a appelé à voter pour Dominique Voynet au premier tour de l'élection présidentielle de 2007. Déjà en 2002, l'UPC, appelait à voter les Verts.

Pour les élections européennes de 2009, le PNC a renouvelé son accord avec les Verts et François Alfonsi était en 2e position sur la liste Europe Écologie, conduite par Michèle Rivasi dans la circonscription Sud-Est, ce qui lui permet d'être élu au Parlement européen.

Le PNC fait partie de l'Alliance libre européenne (ALE), parti politique européen rassemblant des partis de nature nationale, régionale et autonomiste de l'Union européenne. Les partis politiques membres de l'ALE souscrivent au droit à l’autodétermination des peuples et adhèrent aux principes de la démocratie parlementaire et des droits de l’homme. L'ALE compte, en 2009, sept députés européens siégeant dans le groupe des Verts/Alliance libre européenne (54 élus).

En 2010, à l'occasion des élections territoriales, le PNC constitue avec Inseme per a Corsica et A chjama naziunale la coalition autonomiste Femu a Corsica qui parvient à totaliser 25,89 % des voix. La liste Femu a Corsica obtient 11 sièges, devenant le troisième groupe de l'Assemblée de Corse.

Depuis les élections cantonales et municipales de 2008 le PNC, en alliance avec A chjama naziunale, compte deux conseillers généraux, Paul-Joseph Caitucoli et Jean-Christophe Angelini, et plus d'une centaine d'élus municipaux dont une quinzaine de maires, dont six PNC. PNC-Chjama est devenu le premier groupe d'opposition à Bastia et Porto-Vecchio (deuxième et troisième ville de Corse).

Par ailleurs le PNC possède des élus dans l'ensemble des chambres consulaires de Corse ainsi que de nombreux élus syndicaux.

En 2011, Jean-Christophe Angelini, secrétaire national, bat aux élections cantonales à Porto-Vecchio, Camille de Rocca Serra, ami de Nicolas Sarkozy, et au pouvoir depuis des décennies. Cette élection confirme la montée en puissance du PNC et de Jean-Christophe Angelini depuis 2008.

Un des objectifs du PNC, que ce soit au niveau régional, national ou européen, est de tisser des liens avec tous les mouvements ou partis politiques démocratiques et progressistes. Le PNC entend fédérer la mouvance nationaliste modérée, afin de constituer un pôle capable d'accéder aux responsabilités régionales en collaboration avec d'autres démocrates issus de sensibilités différentes.

En , la coalition Femu a Corsica reçoit 25,89 % des voix aux élections territoriales. Elle s'allie à Corsica libera pour former l'alliance Pè a Corsica au second tour, et la liste ainsi constituée remporte les élections. Le groupe des élus Femu a Corsica obtient 17 sièges sur 51 et devient le premier groupe de l'Assemblée de Corse.

Femu a Corsica s'est constitué après sept années d'existence en parti politique, lors d'un congrès fondateur en qui prévoit, à terme, la dissolution de ses trois partis fondateurs A Chjama, Inseme per a Corsica et le PNC.

Lors des élections législatives françaises de 2017, trois députés issus des rangs de ce mouvement sont élus à l'Assemblée Nationale, sur les quatre que compte la Corse: Paul-André Colombani en Corse-du-Sud, Michel Castellani et Jean-Félix Acquaviva en Haute-Corse. Dans la continuité des élections territoriales de 2015, c'est la première fois que les candidats nationalistes obtiennent un tel succès. A l'Assemblée nationale, les députés siègent dans le groupe Libertés et territoires, fondé en octobre 2018.

A l'issue des élections territoriales de 2017, Pè a Corsica confirme et renforce sa majorité au sein de l'Assemblée de Corse. La formation arrive en tête avec 56.46% des suffrages exprimés au second tour comptabilisant 41 sièges.

Au début de la mandature 2018-2021, les partis de la coalition Pè a Corsica (Femu a Corsica et Corsica Libera) ont annoncé avoir chacun leur groupe. Fin 2018, le Partitu di a Nazione Corsa créé son propre groupe de 10 élus à l'Assemblée de Corse, présidé par Pierre Poli. Ce groupe reste dans la majorité nationaliste Pè a Corsica.

Notes et référencesModifier

  1. a et b Laurent de Boissieu, « Partitu di a Nazione Corsa (PNC) », sur france-politique.fr, (consulté le ).

Voir aussiModifier

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexesModifier

Lien externeModifier