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Mouvement des progressistes

parti politique français
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir MDP.
Ne doit pas être confondu avec Les Progressistes ou Les Progressistes (2007).

Mouvement des progressistes
Image illustrative de l’article Mouvement des progressistes
Logotype officiel.
Présentation
Secrétaire national François Béchieau
Fondation
(Mouvement unitaire progressiste)

(Mouvement des progressistes)
Scission de Parti communiste français
Siège 9, rue Casimir-Delavigne
75006 Paris
Président fondtaeur Robert Hue
Positionnement Gauche
Idéologie Socialisme
Couleurs Violet
Site web md-progressistes.fr
Assemblée nationale Assemblée nationale
Représentation
Députés
2 / 577

Le Mouvement des progressistes (MDP) est un parti politique français créé en 2009 sous le nom du Mouvement unitaire progressiste (MUP) autour de l'ancien secrétaire national du Parti communiste français (PCF) et sénateur Robert Hue.

Son orientation à gauche se veut « démocratique, unitaire, progressiste, écologiste et humaniste »[1]. Le MDP s'inscrit dans le prolongement du Nouvel espace progressiste, association politique qu'il a créée l'année précédente, en 2008.

En 2017, son porte-parole Sébastien Nadot est candidat à l'élection présidentielle de 2017, avant de se retirer pour soutenir le candidat d'En marche Emmanuel Macron.

HistoireModifier

CréationModifier

Robert Hue, qui estime que le PCF n'est « plus réformable »[2] après ses échecs électoraux successifs, décide d'en quitter le conseil national — tout en gardant sa carte d'adhérent — pour créer cette association qui a pour volonté de rénover les idées communistes hors du PCF au moyen d'une « radicalité constructive »[3].

Le Nouvel espace progressiste (NEP), une association politique française de gauche, de type think tank, est créé le [4]. Cette création est annoncée par Robert Hue, ancien secrétaire national et ancien président du PCF, le [2], peu avant le XXXIVe congrès du PCF. Il en confie la coordination à Bernard Frédérick[2] (né en 1947), journaliste à L'Humanité, et en assume la présidence.

La première assemblée générale de l'association était prévue au printemps 2009[3]. En avril, une antenne du NEP a été mise en place à Pontoise, dans le Val-d'Oise (NEP 95). Coordonnée par Christian Mongondry, cette antenne revendiquait alors une centaine d'adhérents[5].

En mars 2009, elle revendique 300 adhérents[3]. L'association compte parmi ses membres le sociologue Jean Lojkine et est soutenue par le sénateur communiste Ivan Renar, le créateur de Sofres Pierre Weill et le secrétaire CGT d'EDF Frédéric Imbrecht[6].

Le , le NEP est transformé en parti politique sous le nom de Mouvement unitaire progressiste (MUP)[4]. En novembre 2009, Robert Hue annonce la création du MUP au cours d'une conférence de presse au Sénat[7].

Mouvement des progressistesModifier

Le mouvement a constitué dans plusieurs régions des listes d'union dès le premier tour des élections régionales de mars 2010. Et cela, contrairement au PCF qui s'oriente vers une alliance avec d'autres partis de la gauche du Parti socialiste, mais sans ce dernier. À terme, l'objectif revendiqué est la création d'une « confédération progressiste et démocratique », dont le Rassemblement social, écologique et démocrate pourrait être la préfiguration.

À l'issue des élections régionales de 2010, le MDP obtient cinq conseillers régionaux : trois en Picardie et deux en Île-de-France. Au conseil régional d'Île-de-France, ses élus ont constitué un groupe avec les élus du Parti radical de gauche (PRG).

La stratégie d'alliance constitutive du MDP amène le parti à soutenir François Hollande dès le premier tour de l'élection présidentielle de 2012[8].

Aux législatives, le MDP obtient un député en la personne de Jean-Noël Carpentier, élu dans le Val-d'Oise, et qui siège au sein du groupe radical, républicain, démocrate et progressiste (à majorité PRG), tout comme Robert Hue, sénateur, qui siège avec le groupe du Rassemblement démocratique et social européen (à majorité PRG).

Le , le MDP organise sa première rencontre nationale progressiste qui réunit près de 200 délégués des régions et départements au Sénat[9].

Le , le MDP présente une liste aux sénatoriales en Haute-Garonne menée par Sébastien Nadot.

Le , le Mouvement unitaire progressiste change son nom en Mouvement des progressistes[10].

Début février 2016, le MDP, à travers une lettre de son président Robert Hue adressée au PS et à son premier secrétaire Jean-Christophe Cambadélis, annonce la création d'un « pacte commun de progrès humain et de l’écologie », destiné à dépasser les jeux des appareils politiques de gauche pour s'adresser directement au « peuple de gauche et de l'écologie »[11].

Le 10 mai 2016, le Mouvement des progressistes annonce l'investiture de Sébastien Nadot, candidat citoyen et progressiste, à l'élection présidentielle de 2017, et, le 28 mai, réunit sa convention nationale à Paris. Sa candidature devait initialement s'insérer dans la primaire citoyenne de 2017 mais le premier secrétaire du PS Jean-Christophe Cambadélis la recale[12]. Finalement, le 27 février, Nadot se retire pour soutenir la candidature d'Emmanuel Macron[13].

Sébastien Nadot et Cécile Rilhac sont les seuls élus progressistes aux élections législatives de 2017[14]. Ils intègrent le groupe La République en marche, dont Nadot est exclu en 2018[15].

Pour les élections européennes de 2019, le parti rejoint Génération écologie, le Mouvement écologiste indépendant, l'Union des démocrates et des écologistes-Bresson et MorVent en Colère au sein de la liste « Urgence écologie »[16]. Sont notamment candidats Pierre-Louis Vernhes et Sofia Djeddi, en troisième et sixième position[17].

PositionnementModifier

Le Mouvement des progressistes s'inscrit dans la tentative de recomposition de la gauche[18]. Son ambition est d'œuvrer à l'unité de la gauche au-delà des clivages traditionnels des partis[19] et d'associer toutes les forces vives de la société à la vie politique. Ancien membre du PCF, Robert Hue se démarque de ce dernier dans sa stratégie électorale et par sa démarche d'ouverture. Le MDP revendique le soutien de plusieurs centaines d'adhérents dont quelques parlementaires communistes ou écologistes ; il permet d'ailleurs la double appartenance politique.

PrincipesModifier

Parti socialiste, inscrit à gauche de l'échiquier politique par Laurent de Boissieu[17], le MDP propose cinq axes pour l’action et la réflexion :

  • la définition d'une nouvelle éthique de la République et de la vie politique ;
  • l'approfondissement de la démocratie sociale et citoyenne ;
  • le combat pour une mondialisation solidaire et pacifique ;
  • la reconstruction de notre société autour des principes de justice sociale, d’égalité, d’accès universel aux savoirs et à la culture ;
  • la conception d'un modèle de développement économique qui soit à la fois, progressiste, écologique et social.

Ces axes politiques doivent reposer sur trois piliers, la démocratie, le partage et la sécurité, ce triptyque faisant directement écho à la devise de la République « Liberté, Égalité, Fraternité ». Il s’inscrit dans le choix majeur du progrès solidaire.

OrganisationModifier

Le Comité national est l'organe de direction et d'animation du mouvement. À l'issue de l'assemblée générale du 1er juillet 2017, une nouvelle forme de gouvernance est mise en place au sein du Mouvement des progressistes. Le comité national est constitué de 35 membres dont trois porte-paroles, un secrétaire général et un trésorière.

Le 12 juillet 2017 l'un des porte-paroles et l'un des membres du comité national remettent leur démission. Les postes ne sont pas remplacés. Le comité national est donc dorénavant constitué de 33 membres dont deux porte-paroles, un secrétaire général et un trésorière.

Les membres du conseil national sont chargés de coordonner des groupes de travail permettant l'expression du MDP sur tous les sujets d'actualité et de la vie politique, économique et sociale. En 2019, ses délégués nationaux sont[20] :

  • Adrien Arbeit ;
  • Bernard Bass ;
  • Pierre Bastien-Moze ;
  • François Béchieau ;
  • Frédéric Bouchareb ;
  • Nicolas Celeguegne ;
  • Bertrand de Cordier ;
  • Hélène Courtois ;
  • Hélène Courtois Daghighi ;
  • Jean Couthure ;
  • Sofia Djeddi ;
  • Haouaria Hadj Chick ;
  • Mohamed Haouas ;
  • Anselme Lamotte ;
  • Laurent Lanyi ;
  • Martial Le Boulh ;
  • Sébastien Nadot ;
  • Pascale Roux ;
  • François Van Hecke ;
  • Brigitte Verdelhan ;
  • Yann Vince.

LogosModifier

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Personnalités membresModifier

Élus nationauxModifier

Élus locauxModifier

  • Jean-Noël Carpentier, maire de Montigny-lès-Cormeilles et ancien député (2012-2017) ;
  • Haouaria Hadj-Chikh, conseillère départementale des Bouches-du-Rhône (Marseille-5) ;
  • Michel Julien, vice-président du Grand Dijon ;
  • Dominique Lefevre, maire-adjoint de Wattrelos ;
  • Dominique Touquet, maire-adjointe d'Alfortville ;
  • Muriel Ethève, maire-adjointe de Fresnes ;
  • Annette Perthuis, maire-adjointe de Fresnes ;
  • Yann Vince, maire-adjoint de Rezé ;
  • Laurent Lanyi, conseiller municipal de Carrières-sous-Poissy ;
  • Yannick Maurice, conseillère municipale d'Éragny ;
  • Lucienne Gil, maire-adjointe de Montigny-lès-Cormeilles ;
  • Sami Elhani, maire-adjoint de Montigny-lès-Cormeilles ;
  • Franck Guillemin, maire-adjoint de Montigny-lès-Cormeilles ;
  • Clara Plard, conseillère municipale déléguée de Montigny-lès-Cormeilles ;
  • Dienabou Kouyate, conseillère municipale déléguée de Montigny-lès-Cormeilles ;
  • Alice Handy, conseillère municipale déléguée de Montigny-lès-Cormeilles.

Anciens élusModifier

Notes et référencesModifier

  1. Article paru le 5 novembre 2009 dans L'Humanité.
  2. a b et c Laure Equy, « Robert Hue se ménage un Nouvel Espace progressiste », Libération.fr, 10 décembre 2008.
  3. a b et c Laure Equy, « Hue quitte Montigny et se raccroche à son NEP », Libération.fr, 16 mars 2009.
  4. a et b France Politique « Mouvement unitaire progressiste (MUP) ».
  5. « Création du NEP 95 », site officiel du NEP, 7 avril 2009.
  6. Olivier Mayer, « Robert Hue crée le NEP », L'Humanité, 10 décembre 2008.
  7. AFP « Robert Hue lance son mouvement », 4 novembre 2009.
  8. L'Humanité, « Robert Hue persiste et signe », 29 avril 2012.
  9. Voir sur latribune.fr, § « Hue dit ne pouvoir soutenir en l'état le pacte ».
  10. Communiqué de Robert Hue à propos de la création du mouvement des progressistes (mdP), consulté le 23 octobre 2014.
  11. « Robert Hue refuse de participer à l'Alliance populaire de Cambadelis » sur lefigaro.fr.
  12. « La primaire de la gauche « ce n’est pas “open bar” », prévient Jean-Christophe Cambadélis », sur lemonde.fr, (consulté le 9 décembre 2016).
  13. « Candidat du parti de Robert Hue, Sébastien Nadot se retire et soutient Emmanuel Macron », 20minutes.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 28 février 2017)
  14. Alexandre Boucher, « Robert Hue : « Cécile présente le genre de profils qui peuvent sauver la politique » », sur Le Parisien, (consulté le 27 novembre 2019).
  15. Article paru le 20 décembre 2018 dans Le Monde.
  16. Laurent de Boissieu, « Urgence Écologie (UE) », sur France politique, (consulté le 27 novembre 2019).
  17. a et b Laurent de Boissieu, « Mouvement des progressistes (MDP) », sur France politique, (consulté le 16 mars 2019)
  18. La Voix du Nord, « Dunkerque : Robert Hue veut rassembler la gauche avec le Mouvement unitaire progressiste », 11 juin 2013.
  19. Le Figaro, « Hue : "Le Front de gauche est dans une impasse stratégique" », le 31 janvier 2013.
  20. a b c d et e « Le Comité national », sur Mouvement des progressistes (consulté le 27 novembre 2019).
  21. « Démission de Cécile Rilhac », sur Mouvement des Progressistes, (consulté le 9 octobre 2019)

Voir aussiModifier