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Esquibien

ancienne commune française du département du Finistère

Esquibien
Esquibien
Le port de Sainte-Evette
(embarcadère pour l'île de Sein).
Blason de Esquibien
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Finistère
Arrondissement Quimper
Canton Douarnenez
Intercommunalité Cap-Sizun
Maire délégué Didier Guillon
Code postal 29770
Code commune 29052
Démographie
Gentilé Esquibiennois
Population 1 593 hab. (2013)
Densité 103 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 01′ 33″ nord, 4° 33′ 41″ ouest
Altitude Min. 0 m
Max. 131 m
Superficie 15,42 km2
Historique
Date de fusion
Commune(s) d’intégration Audierne
Localisation

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Esquibien

Esquibien [ɛskibjɛ̃] (en breton : An Eskevien) est une ancienne commune française du département du Finistère, en région Bretagne, devenue, le , une commune déléguée de la commune nouvelle d'Audierne.

GéographieModifier

 
Carte de l'ancienne commune d'Esquibien (avant la fusion avec Audierne)

Esquibien était une commune du Cap Sizun et de la Communauté de communes du Cap-Sizun, située dans le sud-ouest du département du Finistère, à l'ouest d'Audierne et à l'est de Primelin.

Le bourg est situé à une certaine distance de la côte, sur un plateau : c'est là une caractéristique commune à de nombreuses communes littorales bretonnes (par exemple à Ploaré, Plouhinec, Poullan, Combrit, Beuzec-Conq, Nizon, etc.), les premiers émigrants bretons fixèrent le centre de leurs plous à l'intérieur des terres, probablement par crainte des pirates saxons[1], même si bourg initial semble avoir été à proximité de la mer à Trez Goarem, mais sur une hauteur en position défensive.

 
Le littoral d'Esquibien vu du large en quittant le port de Sainte-Évette.

Esquibien possède deux façades littorales : la principale, au sud, donne sur l'Océan Atlantique et dispose de 4 plages : le Pouldu, Sainte Evette, Pors Péré et Trez Goarem : les trois premières sont abritées des vents d'ouest et sûres, la quatrième plus sauvage et plus dangereuse[2]. Les dunes du Trez Goarem sont protégées par le Conservatoire du littoral français. Sa seconde façade littorale, très courte, située à l'est de la commune, donne sur la rive droite de la ria du Goyen à hauteur de Suguensou.

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Le port de Sainte-Évette assure notamment les traversées vers l'Île de Sein.

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La commune fait 6 560 mètres du nord au sud. Les altitudes s'échelonnent entre le niveau de la mer et 72 mètres à l'est du château de Ménez Bras. La commune présentait traditionnellement un habitat rural dispersé en de nombreux écarts formés de hameaux et fermes isolées, le bourg étant de peu d'importance ; la périurbanisation a modifié la répartition de l'habitat, avec la construction de nombreuses maisons le long du littoral entre Landrevet et la pointe de Lervily en passant par Sainte-Évette et une urbanisation linéaire le long des axes routiers partant du bourg, ainsi que le long de la D 784, l'axe routier allant d'Audierne à la Pointe du Raz, dans les quartiers de Croix Rouge et Toulemonde. Le reste du littoral reste à l'état naturel, préservé de toute urbanisation.

Esquibien est traversé à son extrémité Sud, à la pointe de Lervily, par le 48e parallèle Nord.

ToponymieModifier

Le nom de la localité est attesté sous les formes Esquebyen en 1317 et 1368, Esquebien en 1442[3], Esquibien en 1498.

Le nom d'Esquibien représente le pluriel eskibien de l'ancien breton escop « évêque » (> breton eskob). Il désignerait dans ce cas un fief épiscopal[3].

HistoireModifier

Origines, Préhistoire et AntiquitéModifier

L'éperon barré de Suguensou, dominant la ria du Goyen, possédait trois remparts concentriques[4]. Le site aurait aussi abrité non loin de là par la suite un camp romain, dit de Kervénennec, protégeant la voie romaine allant de Douarnenez à Audierne[5].

La paroisse est citée pour la première fois en 1110 ; son nom est orthographié Esquebyen en 1317 et en 1368, Esquibien en 1498. Elle aurait auparavant fait partie de la grande paroisse de l'Armorique primitive de Plogoff. Esquibien dépendait de l'évêché de Cornouaille. Audierne fut longtemps une simple trève d'Esquibien et n'en fut séparée que lors de la création des communes lors de la Révolution française[6].

« Entre la mer et le bourg d'Esquibien (...) s'étend une plaine de sable d'environ une demi-lieue en tous sens, et appelée Trez Goarem : "Le sable de la Garenne". Vers le centre, le sable s'élève doucement et forme un monticule arrondi dont le diamètre peut varier de 250 à 300 mètres, et la hauteur de 12 à 15 [mètres]. La tradition du pays veut que le bourg d'Esquibien, actuellement à 1 km [au] nord-est de la plaine, ait été anciennement assis sur cette éminence; et que les envahissements toujours croissants des sables en aient forcé les habitants à se retirer au lieu que le bourg occupe aujourd'hui. (...) Tout semble éloigner de l'esprit qu'un lieu si mort aujourd'hui ait été jamais habité. (...) J'ai acquis avec certitude que le Trez a été très anciennement occupé, d'abord par quelque tribu armoricaine, puis par une population gallo-romaine ; et j'ai tout lieu de penser que l'occupation s'est prolongée jusque dans le Moyen Âge. (...)[7] »

L'auteur, Claude-Alexis Grenot, en donne pour preuve les sépultures (y compris un lec'h gisant renversé dans le sable) et poteries des diverses époques précitées qu'il trouva lors des fouilles qu'il réalisa vers 1870 et, pour le Moyen Âge, l'existence de la fontaine Saint-Onneau, désormais aux trois-quarts enfouie sous le sable, et qui est encore dénommée "fontaine paroissiale", ce qui s'explique par le fait que l'église paroissiale était primitivement à proximité, la tradition populaire affirmant d'ailleurs l'existence d'une chapelle, aujourd'hui détruite, à cet endroit[7].

Hyacinthe Le Carguet effectua lui aussi des fouilles à Trez Goarem en 1882 et y trouva diverses poteries anciennes dont il fit don au musée archéologique et des anciens costumes bretons de la ville de Quimper, de nos jours dénommé Musée départemental breton[8].

Hyacinthe Le Carguet a aussi décrit les monuments préhistoriques, disparus dans le courant du XIXe siècle ou avant, qui se trouvaient à la pointe de Lervily et aux alentours : le galgal de Bec-ar-Radennec, le peulvan de Créac'h (haut de 7 mètres), les deux dolmens de Keriapoc et le cimetière de Keroullou, qui dominait la mer, composé de deux tumuli d'époque néolithique qui renfermaient plusieurs sépultures à coffre[9].

La voie romaine allant de Civitas Aquilonia (Quimper) à la Pointe du Raz passait par le bourg d'Esquibien[10].

Moyen Âge : la famille du MénezModifier

Hervé de Ker Hodierne est un seigneur quasi inconnu qui habitait Esquibien, mais qui est cité dans le Livre des Ostz qui date de 1294 à l'époque du duc Jean II de Bretagne[11]. Hervé de Lézongar, né vers 1365 à Esquibien et décédé le , possédait aussi à la fin du XIIIe siècle Pratanraz en Penhars et Le Huilguy en Plogastel-Saint-Germain.

La famille du Ménez était seigneur du dit-lieu, en Esquibien, et de Lézurec, en Primelin ; en 1424, Gestin du Ménez épousa Catherine de Lezongar ; la famille est présente aux réformations et montres de Cornouaille entre 1481 et 1562[12]. Les seigneurs du Ménez s'opposèrent maintes fois aux évêques de Quimper, leur contestant la qualité de fondateurs de l'église Saint-Rumon d'Audierne et les privilèges qui en découlaient. René du Ménez finança au XVIe siècle la construction de la chapelle Saint-Tugen en Primelin dont il devint le seigneur prééminencier. Au XVIIe siècle Vincent du Ménez prit l'habit de capucin et fonda en 1657 le Couvent des Capucins d'Audierne. Gilles du Ménez, dernier descendant de cette famille, fut tué en duel en 1787 à Nantes[13].

Époque moderneModifier

Le bourg était situé au XVIIe siècle sur les dunes de Trez Goarem, dans le sud de la commune, avant que l'accrétion éolienne dunaire n'ensevelisse le village, obligeant ainsi à déplacer le centre bourg et l'église plus au nord de la commune[14].

Le prédicateur Julien Maunoir prêcha une mission à Esquibien en 1669[15].

En 1741, une épidémie de dysenterie sévit : « Dans chacune des paroisses de Goulien, Plogoff, Esquibien, Plouinec, Plozévet, Mahelon, Poulan, Beuzet-Cap-Sizun, Pouldergat, Douarnenez, on compte le chiffre énorme de dix à douze morts par jour (...) En 1768, ce sont les paroisses de Plumelin, Cléden, Goulien, Esquibien et Plogoff qui sont envahies »[16]

En 1759, une ordonnance de Louis XV ordonne à la paroisse d'Esquibien de fournir 17 hommes et de payer 111 livres pour « la dépense annuelle de la garde-côte de Bretagne »[17].

Jean-Baptiste Ogée décrit ainsi Esquibien en 1778 :

« Esquibien ; à 7 lieues un quart à l'ouest de Quimper, son évêché et son ressort ; à 46 lieues de Rennes et à 1 lieue de Pontcroix, sa subdélégation. Cette paroisse relève du Roi et compte 950 communiants[Note 1], non compris ceux d'Audierne, sa trève. La cure est à l'alternative. Son territoire, borné au sud par la mer, est abondant en grains et pâturages ; c'est un pays montagneux [sic]. Les habitants sont presque tous marins ou pêcheurs[18]. »

Révolution françaiseModifier

La loi du « relative à la circonscription des paroisses du district de Pont-Croix » donne à la paroisse d'Esquibien comme succursales Primelin, Audierne et l'Île-de-Sein[19].

René Grascoeur[Note 2], alors recteur d'Esquibien, devint en 1791 le premier maire de la commune ; il prêta d'abord serment de fidélité à la Constitution civile du clergé, devenant donc prêtre constitutionnel, mais se rétracta ensuite et fut alors poursuivi comme prêtre réfractaire, mais resta ensuite recteur d'Esquibien jusqu'à sa mort en 1807[6].

Le XIXe siècleModifier

Le , le maire d'Esquibien prit un arrêté municipal interdisant d'aller chercher la nuit du goémon-épave sur le littoral de la commune[20].

L'épidémie de choléra de 1832-1833 fit 20 décès et celle de 1865 7 décès à Esquibien[21].

A. Marteville et P. Varin, continuateurs d'Ogée, décrivent ainsi Esquibien en 1843 :

« Esquibien : commune formée de l'ancienne paroisse de ce nom, oins sa trève Audierne ; aujourd'hui succursale. (...) Principaux villages : Kervéoc, Kergadou, Keraudierne, Tromas, Landuguentel, Kermaviou, le Bourg, Kerboul, Lervily, Cosquer. Maisons remarquables : Kerouarné, Grand-Menez. Superficie totale : 1 541 hectares, dont (...) terres labourables 890 ha, prés et pâturages 83 ha, bois 53 ha, vergers et jardins 4 ha, landes et incultes 453 ha (...). Moulins : 7 (de Penbil, de Keraudierne, Cosquer, Ar-Menez, Lesongar, Lervily, à vent ; de Penbil, à eau). Outre l'église d'Esquibien, il y a dans cette commune deux chapelles : l'une, de Sainte-Evette, au sud et au village de Landrevette : l'autre, de Sainte-Brigitte, au nord-est et au village de Landuguentel. Il y a pardon aux fêtes patronales. La petite fontaine de Saint-Therneau, dans les sables de Trescouren, est l'objet de la vénération des habitants. L'agriculture de cette commune tire un grand profit du goémon. Plus de 20 000 charretées de cet engrais sont recueillies chaque année ; on en emploie de 35 à 40 par journal. Sans le goémon les cultivateurs d'Esquibien seraient d'autant plus malheureux que, le bois de chauffage étant fort rare, ils sont forcés d'aller chercher au loin les mottes de landes que leur fournissent les communes de Poullan et de Beuzec, ou de se servir du fumier pour en faire, avec la balle d'avoine, le teillage de chanvre, ou la sciure de bois, des mottes combustibles. L'élève des porcs est une des principales industries des cultivateurs d'Esquibien ; il se fait aussi des élèves de moutons. Les céréales réussissent bien dans le sol de cette commune ; on en fait quelques exportations. La route royale n° 165, dite de Nantes à Audierne, traverse Esquibien du nord au sud. Géologie : constitution généralement granitique. On parle le breton[22]. »

Yves-Marie Friant[Note 3], soldat au 91e de ligne, fut blessé pendant la Campagne d'Italie en 1859-1860[23].

Le XXe siècleModifier

La Belle ÉpoqueModifier

Le , Le Couic, recteur d'Esquibien, fait partie des 31 prêtres du diocèse de Quimper dont les traitements[24] sont retenus par décision du gouvernement Combes « tant qu'ils ne feront pas emploi de la langue française dans leurs instructions et l'enseignement du catéchisme » car ils utilisaient le breton[25].

La tempête de février 1914 provoqua des dégâts importants à Esquibien, provoquant notamment la chute du calvaire de Custrein : « Incliné depuis quelque temps déjà, il n'a pu résister au terrible choc de l'ouragan. La partie supérieure s'est descellée et le Christ en pierre s'est brisé en tombant sur les arches du piédestal »[26].

La Première Guerre mondialeModifier

 
L'église paroissiale Saint-Onneau : la porte triomphale de l'enclos paroissial, transformée en monument aux morts.

Le monument aux morts d'Esquibien, édifié en 1921 par l'architecte Charles Chaussepied porte les noms de 99 soldats et marins morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale : 7 au moins (Yves Brehonnet, Jean Breneol, Yves Gloaguen, Pierre Guillamet, Joseph-René Le Bars[Note 4] [lequel a témoigné de sa vie au front dans un carnet de guerre conservé par sa famille][27], Jean Le Corre, Simon Pichon) sont des soldats morts en Belgique ; 11 au moins sont des marins morts en mer (Jean Cabillic[Note 5], Jean Faillard, Jean Houart[Note 6], Jean Le Brun, Clet Louarn[Note 7], Victor Masson, Joachim Normant, Alain Perhirin, Mathieu Priol[Note 8], Pierre Raoul, Yves Roe). Jean Donnart est mort en Turquie en 1915 lors de la Bataille de Sedd-Ul-Bahr. Deux soldats sont morts dans le cadre de l'expédition de Salonique (Guillaume Le Roy, mort en Serbie en 1916 ; Louis Normant, mort en Grèce en 1918) ; la plupart des autres sont décédés sur le sol français[28].

Le choix de l'édifier sur la porte triomphale de l'enclos paroissial fut vivement contesté, notamment par l'écrivain et journaliste André Billy :

« Comme presque toutes les communes de cette partie de la Bretagne, Esquibien possède une église du XVIe siècle dont la flèche ajourée et fleurie s'effile délicatement dans le ciel. (...) L'église d'Esquibien offre la particularité d'avoir un beau porche roman. Un très beau porche, je vous assure (...). Par malheur, beaucoup de gars d'Esquibien sont morts à la guerre, sur terre et sur mer. Pour perpétuer leur mémoire, les survivants d'Esquibien ont voulu élever un monument. Alors quelqu'un du conseil municipal a eu l'idée de dresser ce monument devant le porche de l'église et de lui donner la forme d'un portail gothique dont les piliers porteraient, gravés, les noms des morts, avec un médaillon représentant un marin et un autre médaillon représentant un poilu. (...) Le beau porche roman de l'église d'Esquibien est irréparablement disgracié[29]. »

L'Entre-deux-guerresModifier

Jean-Yves Deufic, ouvrier-maçon, violemment blessé à coups de crosse par les forces de l'ordre à Brest lors d'une manifestation ouvrière le , décéda des suites de ses blessures et fut inhumé à Esquibien[30].

La Seconde Guerre mondialeModifier

 
Le monument à la mémoire des combattants FFI d'Esquibien morts pour la France le .

Pendant la Seconde Guerre mondiale, l'occupation allemande commence le 20 juin 1940 à Esquibien. Dès 1942, l'organisation Todt édifie de part et d'autre de la ria du Goyen deux bastions, l'un à l'est sur la rive gauche à Beg ar Grougn en Plouhinec, l'autre à l'ouest sur la rive droite à Lezongar en Esquibien qui comprend une quinzaine de casemates et où s'installent environ 300 soldats allemands, qui reçurent en février 1944 la visite du maréchal Rommel[31].

Le , face à l'approche des troupes américaines, les Allemands abandonnent Audierne, endommageant par des mines qu'ils font exploser avant leur départ les quais du port, et se réfugient à Lezongar. Le lendemain les canons de Lezongar bombardent Audierne et les Allemands, ainsi que des éléments de l'armée Vlassov, qui tentent en vain de reprendre la ville, renonçant après cinq heures de combats violents. Le 8 août 1944, les Allemands qui occupaient la station radar de Lescoff et les autres installations militaires situées près de la Pointe du Raz se réfugient à leur tour à Lezongar après avoir incendié le sémaphore ainsi que l'hôtel du Raz de Sein. Le 14 août 1944, un commando venu de Brest renforce la garnison de Lezongar après avoir débarqué sur la plage de Pors Lesven en Beuzec-Cap-Sizun et le 25 août 1944, les Allemands de la place forte de Beg ar Grougn l'abandonnent et se réfugient à leur tour à Lezongar. Le 26 août 1944, les Allemands, qui manquent de nourriture, tentent une sortie afin de permettre à environ 300 d'entre eux de gagner le réduit allemand de la presqu'île de Crozon, mais ils sont attaqués par environ 400 résistants : les combats près de la plage de Pors Lesven durent environ huit heures et font plusieurs morts dans les deux camps et environ 250 allemands sont faits prisonniers et conduits à Pont-Croix. Une erreur tragique fait périr six résistants mitraillés par l'aviation américaine sur la route de Douarnenez. Lezongar est alors totalement assiégé par 500 à 600 résistants FFI venus de toute la région du Cap Sizun et leurs différentes tentatives de sortie les jours suivants échouent. Alors que les garnisons allemandes de Brest et de la presqu'île de Crozon se rendent le 18 septembre 1944, les Allemands réfugiés à Lezongar poursuivent les combats jusqu'au 20 septembre 1944 et ne se rendent que dans l'après-midi après avoir été attaqués dès le matin par des chars américains venus de Brest. Environ 300 soldats allemands sont faits prisonniers, conduits à pied jusqu'à Audierne où ils sont embarqués dans des GMC des troupes américaines. Lezongar fut le dernier bastion allemand à être libéré dans le Finistère[31].

En août et septembre 1944, des combats navals se sont aussi déroulés en Baie d'Audierne non loin d'Esquibien à plusieurs reprises : dans la nuit du 11 au 12 août 1944, trois navires allemands sont attaqués par des destroyers anglais et canadien et en partie endommagés, l'un d'entre eux s'échouant ensuite près de Tréguennec face à l'usine allemande de galets ; le 17 septembre 1944, un navire anglais qui ouvrait le feu sur le réduit allemand de Lezongar est endommagé par la riposte allemande[31].

Le monument aux morts d'Esquibien porte les noms de 34 personnes mortes pour la France pendant la Seconde Guerre mondiale ; parmi elles (la liste n'est pas exhaustive) plusieurs marins : Joseph Goraguer est mort accidentellement le à bord du torpilleur Bourrasque ; Jean Briant et Pierre Kerloch, marins sur le cuirassé Bretagne, ont été tués le lors de attaque anglaise de Mers el-Kébir ; Jean Gouill est mort le lors du naufrage du contre-torpilleur Audacieux près de Dakar dû à son combat contre l' HMS Australia ; Yves Claquin, maître mécanicien à bord du sous-marin Q 170 Le Héros coulé le par les avions du porte-avion anglais Illustrious en baie de Diego-Suarez (Madagascar) ; Jean Le Bars, victime du naufrage le du torpilleur Fougueux au large du Maroc ; François Demazières; officier mécanicien à bord du baliseur Émile Allard, est disparu en mer le , son bateau étant coulé par une escadrille de la RAF qui croyait avoir affaire à un bateau allemand ; deux au moins (Jean Pichavant, Henri Roe) sont des soldats morts au Viet-Nam en 1945 ; Yves Jade, Louis Marzin (d'Audierne), Henri Sergent, Raymond Stéphan et Pierre Velly sont 5 résistants FFI tués le à Esquibien ; Yves Normant[Note 9], résistant, est mort en déportation le  ; des victimes civiles sont aussi à déplorer, par exemple Marie-Jeanne Brehonnet, Corentin Friant, J. Vincent Kersaudy, Alain et Pierre Moign, Pierre Pichon[28].

L'après Seconde Guerre mondialeModifier

Quatre soldats (Pierre Guibon, Corentin Keravec, Pierre Keravec, Jacques Le Lay) originaires d'Esquibien sont morts pendant la Guerre d'Indochine et deux (Yves Kerisit, Pierre Lemonnier) pendant la Guerre d'Algérie[28].

Politique et administrationModifier

Liste des mairesModifier

 
L'hôtel de ville et l'agence postal d'Esquibien (avant les travaux)
 
Plaque commémorative en mémoire de Jean Perrot (façade de la mairie).
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1791 1791 René Grascœur   Recteur d'Esquibien.
1791 ... Hervé Cariou[Note 10]   Cultivateur. Habitait le convenant de Kersivien en Esquibien[32].
1800 1804 Yves Pellé[Note 11]    
         
1812 1816 Mathieu Thalamot[Note 12]   Notaire du marquisat de Pont-Croix et de la sénéchaussée de Quimper, procureur de la juridiction de Lesgouach.
1816 1819 Pierre Kérisit[Note 13]   Cultivateur.
1819 1822 Daniel Kérisit[Note 14]   Frère du maire précédent Pierre Kérisit. Lieutenant d'artillerie.
1822 1832 Michel Le Bars[Note 15]   Agriculteur.
1832 1837 Daniel Kérisit   Déjà maire entre 1819 et 1822.
1838 1844 Raymond-Alexandre Découvrant[Note 16]    
1844 1844 Michel Le Bars   Maire entre juillet et septembre 1844.
1844 1848 Jean-Marie Le Priol[Note 17]   Propriétaire terrien.
1848 1849 Michel Le Bars   Déjà maire enttre juillet et septembre 1844.
1850 1856 Jean-Marie Le Priol   Déjà maire entre 1844 et 1848.
1856 1871 Barthélémy Le Dréau[Note 18]    
1871 1874 Guillaume-Alain Le Bars[Note 19]   Agriculteur. Fils de Michel Le Bars, maire entre 1822 et 1832.
1874 1876 Barthélémy Le Dréau   Déjà maire entre 1856 et 1871.
1876 1899 Guillaume-Alain Le Bars   Déjà maire entre 1871 et 1874.
1899 1900 Jean-Michel Masson[Note 20]    
1900 1917 Jean-Marie Perrot[Note 21]   Cultivateur. Chevalier de la Légion d'honneur.
1917 1925 Henri Griffon[Note 22]   Cultivateur.
1925 1971 Jean Perrot[Note 23] Rad-soc. Député entre 1932 et 1945. Conseiller général. Fils de Jean-Marie Perrot, maire précédent.
1971 1983 Yves Perrot    
1983 mars 2008 Roger Le Pape[Note 24]   Chevalier de la Légion d'honneur[33],[34].
mars 2008 31 décembre 2015 Didier Guillon UMP puis SE Conseiller départemental du canton, Maire adjoint de la commune nouvelle d'Audierne

JumelagesModifier

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 3411 3871 1991 5281 5991 6971 7591 9002 007
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 9902 0782 0742 0012 0772 1412 1062 2472 412
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 5202 6442 5292 3172 1982 1312 1512 0202 033
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2012 2013
2 0111 9551 9571 9701 9111 6111 5481 5911 593
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[35] puis Insee à partir de 2006[36].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

Manifestations culturelles et festivitésModifier

  • La fête du goémon, dernier dimanche de juillet : démonstrations de métiers anciens, remontée du goémon sur la lande, brûlage, musique bretonne.
  • La Fest-Noz du bourg (le 14 août selon l'année).
  • La fête de la Soupe en automne.
  • Le pardon de St-Evette, de Sainte-Brigitte et de St-Onneau

SantéModifier

La commune dispose d'un pôle médical avec 4 médecins et des infirmières, un cabinet de kinésithérapie, un dentiste, ne boulang et bientôt une pharmacie.

SportsModifier

La piscine du Cap Sizun est située au nord de la commune, inauguré en 2007, elle dispose d'un bassin de 25 mètres, d'un bassin ludique, d'un toboggan, une pataugeoire et d'un espace SPA avec un jacuzzi et d'un sauna.

On trouve également un centre de voile et de plongée au port de Saint-Évette.

Le club de football du Goyen y a son siège au stade de la commune.

En été, la commune dispose d'un poste de secours de la SNSM sur la plage du Trez Goarem, au pied du blockaus.

ÉconomieModifier

Grâce à la baie d'Audierne et à la proximité de l'île de Sein dont le port de Sainte-Evette constitue le point d'embarquement, Esquibien vit aussi du tourisme et de son patrimoine.

Sur la commune on dénombre de nombreux commerces : boulangerie, bars, une auberge-restaurant, laverie, coiffure, station essence, gîtes-chambres d'hôtes, locations saisonnière...

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

 
Manoir du XIXe siècle aménagé en chambres d'hôtes.

Selon la légende, sainte Edwett serait arrivée à Penhors en barque avec son frère saint Demet, au IVe siècle. Puis elle serait venue en ce lieu pour y habiter seule et y serait décédée en 383. Par la suite, elle est devenue la sainte patronne des pêcheurs de la baie d’Audierne, qui, pour cette raison, l’ont longtemps vénérée. La chapelle Saint-Edwett a vraisemblablement été construite sur un site gaulois sacré, mais la date de sa première construction est inconnue. En 1743 l’édifice menaçant ruine fut entièrement reconstruit. En 1770, le clocher fut restauré, ainsi que le pignon ouest. On peut lire au-dessus de la porte d’entrée l’inscription : « Jean Cosquer fab 1770 ».

  • La chapelle Sainte-Brigitte, dite aussi Sainte-Birgitte, dédiée à sainte Brigitte. Située jadis à Lannuign dans la commune voisine de Beuzec-Cap-Sizun, elle fut transportée en 1651 à Traon-[38]. La fontaine de Sainte-Brigitte avait la vertu, disait-on, d'activer la montée de lait dans les seins taris. Une légende disait même qu'un sacristain qui avait voulu tester l'efficacité de cette eau miraculeuse se vit transformer en plantureuse nourrice[42].

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  • La chapelle détruite de Saint-Onneau, à Trez-Goarem. La fontaine, rebâtie en 1648, a disparu.
  • 30 lavoirs.
  • 75 villages.
  • 25 fontaines.
  • 16 calvaires[43].
  • Des canons sur la pointe de Pen-Enez
  • Le phare-sémaphore de Lervily, sur la pointe du même nom.

Patrimoine naturelModifier

  • Les 4 kilomètres de plages et le littoral (falaise) de la commune.
  • Les dunes de Trez Goarem (Espace naturel protégé du Conservatoire du littoral).
  • Pointe de Lervily, l' "île aux vaches"
  • Bois de Suguenson et les berges du Goyen
  • Baie d'Audierne

Personnalités liées à la communeModifier

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

  • Claude-Alexis Grenot, Quelques mots sur le lieu-dit Trez-Goarem en Esquibien, impr. de J.-B. Lefournier aîné, Brest, 1871, 20 p.
  • Jeanne Bluteau (1916-2001) : Comme une pierre dans un mur (roman, 1957) ; Quand cesse d'y battre la mer (roman, 1981).

Liens externesModifier

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Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Personnes en âge de communier.
  2. Né le 19 décembre 1748 à Saint-Bihy en Le Haut-Corlay, décédé le 4 août 1807.
  3. Yves-Marie Friant, né le à Esquibien.
  4. Joseph-René Le Bars, né le à Cosquer Bihan en Esquibien, incorporé dans la Brigade de fusiliers marins d'Alexis Ronarc'h, combattit notamment à Melle les 9, 10 et  ; puis, après une permission, il combattit à partir d'août 1915 à Nieuport ; blessé à La Panne, il décède dans cette localité le .
  5. Jean Cabillic est mort le lors du naufrage du cuirassé Suffren.
  6. Jean Houart est mort le lors du naufrage du croiseur cuirassé Léon Gambetta.
  7. Clet Louarn est mort lors du naufrage accidentel et resté inexpliqué le (donc après l'armistice) du Cérisoles sur le Lac Supérieur (États-Unis).
  8. Mathieu Priol, mort le lors du naufrage du cuirassé Bouvet dans les Dardanelles.
  9. Yves Normant, fut arrêté à Scaër le et fut déporté, notamment au camp de concentration de Neuengamme.
  10. Hervé Cariou, né le à Kersiviant en Esquibien, décédé le à Esquibien.
  11. Yves Pellé, né le , décédé le à Esquibien.
  12. Mathieu Thalamot, né le au manoir de Custein en Esquibien, décédé le au manoir de Custein en Esquibien.
  13. Pierre Kérisit, né le à Lervily en Esquibien, décédé le à Esquibien.
  14. Daniel Kérisit, né le à Lervily en Esquibien, décédé le à Lervily en Esquibien.
  15. Michel Le Bars, né le à Esquibien, décédé le à Kerancorre, manoir de Kerhors en Esquibien.
  16. Raymond-Alexandre Découvrant, né le 8 ventôse an XIII (), Grand-Rue à Morlaix, décédé le à Grand Ménez en Esquibien.
  17. Jean-Marie Le Priol, né le 11 floréal an III () à Brigneoc'h en Esquibien, décédé le à Brigneoc'h en Esquibien.
  18. Barthélémy Le Dréau, né le à Mesmeur en Goulien, décédé le à Trobary en Esquibien.
  19. Guillaume-Alain Le Bars, né le à Kerancorre, manoir de Kerhors en Esquibien, décédé le à Veroury en Esquibien.
  20. Jean-Michel Masson, né le à Esquibien, décédé le à Esquibien.
  21. Jean-Marie Perrot, né le à Kersiviant en Esquibien, décédé le à Esquibien. Voir aussi Le Petit Journal, n° du 8 octobre 1933, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k633393x/f4.image.r=Esquibien?rk=128756;0
  22. Henri Griffon, né le à Esquibien, décédé le à Esquibien.
  23. Jean Perrot, né le à Esquibien, décédé le
  24. Né à Plogastel-Saint-Germain.

RéférencesModifier

  1. René Largillière, Les saints et l'organisation chrétienne primitive dans l'Armorique bretonne, (lire en ligne).
  2. http://www.esquibien.fr/index.php?page=les-plages
  3. a et b Hervé Abalain, Noms de lieux bretons, Editions Jean-Paul Gisserot (ISBN 2877474828, lire en ligne), p. 67
  4. Pierre-Roland Giot, Jacques Briard et Louis Pape, "Protohistoire de la Bretagne", éditions Ouest-France, 1995.
  5. Hyacinthe Le Carguet, « Découverte et exploration d'une station gauloise et d'un camp romain sur la rive gauche du Goayen, rivière d'Audierne (Finistère) », Bulletins et mémoires de la Société d'émulation des Côtes-du-Nord,‎ (lire en ligne).
  6. a et b http://www.infobretagne.com/esquibien.htm
  7. a et b Claude-Alexis Grenot, Quelques mots sur le lieu-dit Trez-Goarem en Esquibien..., (lire en ligne).
  8. A. Serret, Catalogue du musée archéologique et du musée des anciens costumes bretons de la ville de Quimper, (lire en ligne).
  9. Hyacinthe Le Carguet, « Les sépultures préhistoriques de Keroullou, en Esquibien », Bulletin de la Société archéologique du Finistère,‎ (lire en ligne).
  10. René Kerviler, Étude critique sur la géographie de la presqu'île armoricaine au commencement et à la fin de l'occupation romaine, (lire en ligne).
  11. Frédéric Morvan, Le Livre des Ostz (1294). Un éclairage sur les rapports du duc avec la noblesse bretonne à la fin du XIIIe siècle (lire en ligne).
  12. Pol Potier de Courcy, Nobiliaire et armorial de Bretagne, t. 2, (lire en ligne).
  13. Serge Duigou et Jean-Michel Le Boulanger, Cap-Sizun, éditions Palantines, (ISBN 2-911434-45-5).
  14. http://www.esquibien.fr/uploads/pdf/Ar_Gannaeg_ete_2008.pdf
  15. Edm.-M. P. Du V., Le R. P. Julien Maunoir, de la Compagnie de Jésus, apôtre de la Bretagne au XVIIe siècle, (lire en ligne).
  16. A. Dupuy, « Les épidémies en Bretagne au XVIIIe siècle », Annales de Bretagne,‎ (lire en ligne).
  17. "Ordonnance... portant imposition pour la dépense annuelle de la garde-côte de Bretagne", 1759, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k97412315/f7.image.r=Plovan?rk=21459;2
  18. Jean-Baptiste Ogée, Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne, t. 2, (lire en ligne).
  19. Collection complète des lois promulguées sur les décrets de l'assemblée nationale, imprimée par ordre de l'assemblée nationale, t. 12, (lire en ligne).
  20. J.-M.-P.-A. Limon, Usages et règlements locaux en vigueur dans le département du Finistère, (lire en ligne).
  21. Henri Monod, Le Choléra (histoire d'une épidémie, Finistère 1885-1886), (lire en ligne).
  22. A. Marteville et P. Varin, Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne, t. 1, (lire en ligne).
  23. Jean-Charles Chenu, Statistique médico-chirurgicale de la campagne d'Italie en 1859 et 1860 : Service des ambulances et des hôpitaux militaires et civils., t. 2, (lire en ligne).
  24. En vertu du Concordat, les prêtres étaient alors payés par l'État
  25. Journal La Croix no 6064 du 18 et 19 janvier 1903, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k2199243/f1.image.r=Pouldreuzic.langFR
  26. Journal L'Ouest-Éclair, n° du 19 février 1914, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6439062/f7.image.r=Esquibien?rk=1888421;2
  27. https://lequotidien.org/news/exposition-lecture-hommage-aux-combattants-de-la-grande-guerre et journal Le Télégramme de Brest et de l'Ouest, n° du 31 octobre 1918.
  28. a b et c http://www.memorialgenweb.org/memorial3/html/fr/resultcommune.php?act=view&insee=29052&pays=France&dpt=29&idsource=8851&table=bp&lettre=&fusxx=&debut=0
  29. André Billy, « Paris le.. », Le Petit Journal,‎ (lire en ligne).
  30. Journal L'Ouest-Éclair, n° du 12 août 1935, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k660251c/f4.image.r=Esquibien?rk=42918;4
  31. a b et c http://memoire.audierne.free.fr/chronologie_des_evenements/index.html
  32. http://menezbras.com/fr/historique.html
  33. « Roger Le pape promu chevalier », Le Télégramme,‎ (lire en ligne)
  34. « La préfet a remis sa légion d'honneur à Roger Le Pape », Ouest-France,‎ (lire en ligne, consulté le 18 avril 2019).
  35. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  36. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 201120122013 .
  37. L'ouest de la Cornouaille dans les tourments de l'histoire, guide de découverte sur le patrimoine fortifié du Pays Bigouden, du Cap-Sizun et du Pays de Douarnenez, Syndicat Mixte, Pointe du Raz, (ISBN 9782952581004), p. 2, et voir : Plan d'interprétation du patrimoine bâti de l'ouest de la Cornouaille.
  38. a b et c « Esquibien », Bulletin de la Commission diocésaine d'architecture & d'archéologie,‎ (lire en ligne).
  39. http://audierne.info/leglise-st-onneau/
  40. « Hotel Audierne - Auberge du Cabestan - Accueil », sur Auberge Du Cabestan (consulté le 19 avril 2019)
  41. Charles Chassé, « René Quillivic », L'Art et les artistes : revue mensuelle d'art ancien et moderne,‎ (lire en ligne).
  42. Albert Prieur, « Les saints guérisseurs de Bretagne », La France médicale,‎ (lire en ligne).
  43. http://croix.du-finistere.org/commune/esquibien.html