Ouvrir le menu principal

Sacristain

personne qui a le soin de la sacristie d'une église et des objets sacrés
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Sacristain (homonymie).
Sacristain
The Spaniards 66-El Sacristan.jpg
Illustration du livre Los Españoles pintados por sí mismos représentant un sacristain.
Appellation
Suisse d'église
Compétences requises
Apprentissage d’un métier artisanal ou commercial
solidarité avec l’église
Niveau de formation
Cours d'apprentissage
Perspectives professionnelles
travail au sein d’un secrétariat de la paroisse, aide pour le catéchisme

Un sacristain est une personne (laïque ou religieuse), employée par le diocèse, chargée de la tenue de la sacristie et du bon déroulement matériel des célébrations. Le sacristain prépare notamment tous les objets liturgiques nécessaires pour la messe et se consacre à l’entretien des églises et de toutes les salles annexes. En ce qui concerne les services religieux, il met en place les fleurs, actionne la sonnerie des cloches et prépare les vêtements liturgiques. Il ouvre et referme les locaux et informe les enfants de chœur [1].

Son travail peut être un emploi à temps plein ou une occupation à titre accessoire, cela dépend de la taille de l’église.

S'il est chargé plus généralement de la tenue de l'église, on parle alors de bedeau.

Si cette personne est une femme, on parle alors parfois de sacristine. Le sacristain qui portait un costume d’apparat lors des cérémonies religieuses était jadis appelé « suisse d'église », il ouvrait notamment les processions en faisant sonner sur le dallage la hampe de sa hallebarde ou le fer de sa canne à pommeau d'argent [2].

HistoriqueModifier

À Rome, dès le IIIe siècle, les ostiarii (portiers) et mansionarii font office de sacristain [3].

La décrétale De officio sacristæ du pape Grégoire IX en 1234 précise que des bénéfices réguliers sont attribués au sacristain [4]. S'aidant du coutumier dominicain rédigé par Humbert de Romans au milieu du XIIIe siècle, le Livre des sépultures (Libellus funerum) du frère Jean, sacristain au couvent des Frères prêcheurs de Bologne, énumère en 1291 les devoirs liés à sa charge (entretenir l'église, sonner les heures, préparer les cérémonies) [5].

Le canon 231 du Code de droit canonique de 1983 relatif aux « laïcs qui sont affectés de manière permanente ou temporaire à un service spécial d'Église » précise leurs droits et devoirs et leur rémunération [6].

Notes et référencesModifier

  1. « Formation Sacristain/e (Perfectionnement) », sur berufskunde.com (consulté le 23 avril 2019)
  2. Émile de La Bédollière, Les industriels, métiers et professions en France, Vve L. Janet, , p. 2
  3. Joseph Tixeront, L'ordre et les ordinations : étude de théologie historique, V. Lecoffre, , p. 98
  4. Catherine Vincent, Fiat lux : lumière et luminaires dans la vie religieuse en Occident du XIIIe siècle au début du XVIe siècle, Cerf, cerf, p. 121
  5. Patrick Boucheron, Jacques Chiffoleau, Religion et société urbaine au Moyen âge, Publications de la Sorbonne, , p. 284
  6. Revue théologique de Louvain, Université catholique de Louvain, volume 18, 1987, p. 46