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Aphrodite

déesse de la mythologie grecque
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Aphrodite (homonymie).

Dans la mythologie grecque, Aphrodite (en grec ancien : Ἀφροδίτη) est la déesse de l'Amour[1].

Plus tard, les Romains ont assimilé Aphrodite à la Vénus de la mythologie romaine.

Statue en marbre de la déesse Aphrodite, retrouvée dans l'île grecque de Milos en 1820, et improprement baptisée la Vénus de Milo. Oeuvre hellénistique, vers 150-130 av. J.-C.

Sommaire

OrigineModifier

Déjà, les Grecs avaient posé la question de l'origine d'Aphrodite.

Hérodote, avec les informations de l'époque, a avancé une origine orientale.

  • Hérodote (Histoire ou L'Enquête, I, 105) situe le plus ancien temple d'Aphrodite Ourania (Céleste) dans la ville d'Ascalon, en Syrie : « ce temple, d'après les informations que j'ai recueillies, est le plus ancien de tous les temples consacrés à la déesse : le temple de Chypre en est issu, aux dires des Cypriotes eux-mêmes, et celui de Cythère fut fondé par les Phéniciens originaires de cette région. »[2],[3]. L'édition de la Pléiade note : « La déesse syrienne Atargatis ou Dercéto est assimilée par les Grecs à leur « Aphrodite Céleste » (Ourania, fille d'Ouranos, le Ciel) invoquée sous ce nom dans les îles de Chypre et de Cythère où elle avait des temples célèbres. »[2].
  • Hérodote (Histoire, I, 131) : Les Perses « ont appris des Assyriens et des Arabes à sacrifier aussi à l'Aphrodite Céleste : cette déesse se nomme Mylitta chez les Assyriens, Alilat chez les Arabes, Mitra chez les Perses. »[2]. L'édition de la Pléiade note : « La déesse qu'Hérodote appelle Mitra, nom de désinence féminine pour un Grec, mais qui désignait Mithra, le soleil, est Anahita, déesse des eaux et de la fécondité, qu'il identifie à la déesse assyrienne Mylitta (cf. I, 199) et à la déesse arabe Alilat (correction au texte des manuscrits qui portent Alitta, sur le modèle du nom précédent, Mylitta). »[2].

De fait, elle correspond très probablement à la déesse Ishtar-Astarté, avec laquelle elle partage de nombreux traits : ce sont des divinités androgynes[4] ; Astarté est la « reine du ciel » alors qu'Aphrodite est dite « la céleste » (Ourania) ; leur culte comprend l'offrande d'encens et le sacrifice de colombes[5]. Par ailleurs, le nom d'Aphrodite n'a pas été retrouvé sur les tablettes de linéaire B, témoignages écrits de la civilisation mycénienne[6].

Depuis le XIXe siècle, l'origine d'Aphrodite a fait l'objet de nombreuses études et controverses. L'opinion dominante la fait dériver de divinités du Moyen-Orient, que les Grecs auraient adoptées et transformées au cours du temps[7].

Déesse de l'aube indo-européenneModifier

Certains mythologues comparatifs ont affirmé qu'Aphrodite était un aspect de la déesse grecque de l'aube, Eos, et qu'elle résultait donc en définitive de la déesse de l'aube indo-européenne **h₂ewsṓs (grec Eos, latin Aurora, sanskrit Ushas). Deborah Dickmann Boedeker souligne ainsi que la désignation d'Aphrodite comme « fille de Zeus » rejoint celle de l'Aurore comme fille du Ciel dans la tradition indo-européenne[8]. La plupart des érudits modernes ont rejeté la notion d'une Aphrodite purement indo-européenne, mais il est possible qu'Aphrodite, à l'origine une divinité sémitique[9], ait été influencée par la déesse de l'aube indo-européenne[10]. Aphrodite et Eos étaient connues pour leur beauté érotique et leur sexualité agressive. Elles avaient toutes deux des relations avec des amants mortels.

Michael Janda résume le nom d'Aphrodite en tant qu'épithète d'Eos signifiant « celle qui se lève de l'écume [de l'océan] » et renvoie au récit théogonique d'Hésiode de la naissance d'Aphrodite en tant que réflexe archaïque du mythe indo-européen[11]. Aphrodite émergeant des eaux après que Cronos a vaincu Ouranos, serait alors directement apparenté au mythe du Rigveda d'Indra vainqueur de Vrtra et libérant Ushas, la déesse de l'aurore. Une autre similitude essentielle entre Aphrodite et la déesse de l'aurore indo-européenne est sa parenté étroite aux divinités célestes que sont Zeus[12] et Ouranos, les deux principaux postulants à sa paternité.

Les traditions grecquesModifier

Aphrodite apparaît pour la première fois dans Homère (Iliade, II, 819-821) [13]: « Les Dardaniens suivaient Enée, le noble fils d'Anchise, fruit des amours d'Anchise et de la divine Aphrodite, déesse unie à un mortel, sur les flancs de l'Ida. ». Elle sera aussi citée dans l'Iliade aux vers III, 374-382; V, 130-132; 311-318; 329-430; XIV, 188-224; XIX, 282; XX, 4-40; 105; XXI, 385-520; XXII, 470-472; XXIII, 184-187...

Elle est citée dans l'Odyssée[14] : VIII, 266-366; 306-320; 363.

NaissanceModifier

Aphrodite possède plusieurs légendes sur sa naissance.

Dans les épopées homériques, l’Iliade et l’Odyssée, les plus anciennes œuvres littéraires grecques connues, Aphrodite naît de Zeus (Iliade, V, 131; 329-351; 418-430; XIV, 188-224; XX, 105; XXIII, 184-187)[13] et Dioné (Iliade, V, 348-417)[13] : « Lors Aphrodite tomba aux genoux de Dioné, sa mère, et celle-ci serra sa fille dans ses bras... ». Dioné est une figure mal connue dont le nom, apparenté au nom de Zeus (Ζεύς, génitif Διóς), suggère qu'elle était initialement sa parèdre[15].

  • Le pseudo-Apollodore (Bibliothèque, Livre I, chapitre 3, §1) suivra la version d'Homère[16] : (parlant de Zeus) : « ἐκ Διώνης δὲ Ἀφροδίτην » / « De Dioné il eut Aphrodite »[17],[18].
  • Fille de Zeus, elle est logiquement la demi-soeur des autres enfants de Zeus. Dans Homère (Iliade, V, 352-364), elle demande à son frère Arès de lui prêter son char : « O frère, viens à mon secours, prête-moi tes coursiers pour que je remonte à l'Olympe... »[13]. Nous savons qu'Arès est le fils de Zeus et Héra (Iliade, V, 872-898)[13].

Dans la Théogonie d'Hésiode, une autre version de la naissance d'Aphrodite est donnée (vers 173-206) : Cronos vient de couper les bourses d'Ouranos. Il les jette « ensuite, au hasard, derrière lui. Ce ne fut pas pourtant un vain débris qui lors s'enfuit de sa main. Des éclaboussures sanglantes en avaient jailli; Gaia (Terre) les reçut toutes, et, avec le cours des années, elle en fit naître les puissantes Erinyes, et les grands Géants [...], et les Nymphes qu'on nomme Méliennes. Quant aux bourses, à peine les eut-il tranchées avec l'acier (adamanti, traduit quelquefois par « diamant »; l'idée étant « matière très dure ») et jetées de la terre dans le flot (pontô) (ici écrit sans majuscule), qu'elles furent emportées au large, longtemps; et, tout autour, une blanche écume sortait du membre divin. De cette écume, une fille se forma, qui toucha d'abord à Cythère la divine, d'où elle fut ensuite à Chypre qu'entourent les flots; et c'est là que pris terre la belle et vénérée déesse qui faisait autour d'elle, sous ses pieds légers, croître le gazon et que les dieux aussi bien que les hommes appellent Aphrodite, [Le traducteur met des crochets au vers 196, indiquant par là qu'il s'agit vraisemblablement d'un ajout ultérieur au texte d'Hésiode : « déesse née de l'écume (aphrogenea), et aussi Cythérée au front couronné »], pour s'être formée d'une écume (aphrô), ou encore Cythérée, pour avoir aborder à Cythère, [Des crochets sont mis aux vers 199-200 : « ou Cyprogénéia, pour être née à Chypre battue des flots, ou encore Philommédée, pour être sortie des bourses. »]. Eros (Amour) et le bel Himéros (Désir), sans tarder, lui firent cortège, dès qu'elle fut née et se fut mise en route vers les dieux [19]».

  • Hésiode a interprété le nom de la déesse comme signifiant « née de l'écume[20] » (ἀφρός / aphrós) — il ne s'agit en fait que d'une étymologie populaire, sans fondement[21] — L'étymologie reste obscure[22]. Quant à l'épithète homérique[23] φιλομμειδής / philommeidếs, dans un passage vraisemblablement ajouté au texte d'Hésiode, elle a été interprétée comme signifiant « sortie des testicules » (μήδεα / mếdea), ce qui est un jeu de mots, l'épithète signifiant, chez Homère, « qui aime les sourires[24] », de μειδιάω / meidiáô.
  • D'après le traducteur d'Apollodore, le pseudo-Orphée (Hymnes orphiques, 52) semble avoir suivi la même tradition car il la nomme ποντογενὴς, « née du flot »[16]. Pour cet hymne, la traduction (texte grec absent) de Leconte de Lisle donne « née de l'écume »)[25]:

Traditions ultérieures :

  • Épiménide, suivant le scholiaste de Lycophron (406) : (parlant des Erinnyes) : « Ἐπιμενίδης ἐκ Χρόνου, ὡς Ἡσίοδος, ταύτας φησὶ γενέσθαι λέγων, Ἀκ τοῦ καλλίκομος γένετο χρυσῆ’ Ἀφροδίτη Μοῖραί τ´ἀθάνατοι, καὶ Ἐριννύες αἰολόδωροι. / Epiménide dit, comme Hésiode, qu'elles étaient filles de Cronos. De lui naquirent Aphrodite aux beaux cheveux, les Moires (Parques) immortelles et les Erinnyes (Furies) ». Cependant le traducteur d'Apollodore (dans sa note) pense à une erreur ; il s'agirait d'Ouranos et non de Cronos (et il s'en explique)[26]. En effet, Hésiode parle des Erinyes (avec un seul n) nées des éclaboussures de sang d'Ouranos tombées sur Gaia (Terre), puis d'Aphrodite née de la semence-écume dans le flot.
    • Le scholiaste en question est le très tardif auteur byzantin Tzétzès (commentaire à Lycophron, 406)[27]. L'édition de 1811 donne un texte grec légèrement différent.
  • Aphrodite serait la fille de Cronos et d'Évonymé [réf. souhaitée].


La déesseModifier

AttributionsModifier

Le culte d'Aphrodite s'associe souvent à la sexualité, mais ce n'est pas la seule fonction de la déesse. Elle est en rapport avec les activités des jeunes filles en général[28].

Les détails du mythe de Thésée et ses amours avec Ariane montrent une Aphrodite impliquée dans la sexualité hors mariage, alors que dans l'Illiade, Zeus lui attribue « les charmantes œuvres du mariage ». Le culte athénien, ainsi que celui d'autres cités grecques, l'associe à la fécondité[29].

Les attributions d'Aphrodite ont pu évoluer selon les époques et les cités. À Sparte, où l'on contrôle plus rigoureusement la sexualité des jeunes filles, elle est associée à des divinités plus sévères[30].

À l'époque tardive, les auteurs tentent de séparer plus rigoureusement les attributions des divinités de l'Olympe, et celles d'Aphrodite se trouvent plus étroitement circonscrites. Cependant, en tous temps, ce sont surtout les jeunes filles et les femmes, plus que les hommes et les garçons, qui ont des devoirs envers la déesse.

La beauté féminine, précieuse aux jeunes filles en vue de leur mariage, aux femmes à qui elle facilite l'harmonie avec leurs époux, et aux courtisanes pour qui elle est une nécessité de leur commerce, se reflète dans les miroirs décorés de la figure d'Aphrodite, parfois offerts au temple de la déesse quand leurs propriétaires ont vieilli[31].

EpiclèsesModifier

  • déesse de l'Amour :
    • de l'Amour Céleste : Ourania.
    • de l'Amour Vulgaire : Pandémos.
    • du mariage : Nymphidia
    • des courtisanes : Hétaïra.
  • déesse marine : Pontia
    • de la mer et de la navigation : Pélagia[32],[33].
    • protectrice des navigateurs : Euplea (« heureuse navigation »)
  • déesse victorieuse : Niképhoros (Les Romains l'appelleront Vénus Victrix).

AttributsModifier

L'épouseModifier

Homère (Iliade) ne donne aucune relation intime à Aphrodite.

Concernant Héphaïstos, Homère (Iliade, XVIII, 380-383) ne donne que Charis comme épouse à Héphaïstos (au moment de la guerre de Troie). Dans Homère (Iliade, XX, 31-155), Aphrodite soutient les Troyens (avec Arès, Apollon Phoibos, Artémis, Léto et le fleuve Xanthe) alors qu'Héphaïstos soutient les Grecs (avec Héra, Pallas Athéna, Poséidon et Hermès)[13].

L'amanteModifier

ArèsModifier

Homère (Odyssée, VIII, 266-366) parle des amours d'Aphrodite et Arès : « L'aède, après quelques accords, commença un beau chant sur les amours d'Arès et d'Aphrodite couronnée. Ils s'unirent d'abord secrètement chez Héphaïstos; Arès l'avait gâtée, et c'est ainsi qu'il outragea la couche d'Héphaïstos. Mais ce dieu en fut informé par Hélios (Soleil), qui les avait surpris en pleine étreinte. Dès qu'Héphaïstos eut entendu ce récit douloureux, il courut dans sa forge [...] et y forgea d'épais et solides liens pour prendre les amants ». Héphaïstos installe son piège autour de sa couche et fait mine de partir pour Lemnos. Arès s'empresse alors de rejoindre Aphrodite dans le palais d'Héphaïstos. « Mais à peine couchés et endormis, l'astucieux réseau de l'habile Héphaïstos se referma sur eux, les empêchant de mouvoir et de soulever leurs membres ». Le dieu forgeron, une nouvelle fois averti par Hélios, revient. Ivre de rage, il alerte tous les dieux : « Zeus père, et vous autres aussi, éternels bienheureux ! venez ici voir un forfait monstrueux et grotesque ! Comme je suis boiteux, la fille de Zeus, Aphrodite, ne fait que m'outrager; elle aime le cruel Arès car il est séduisant et bien planté, tandis que moi je suis estropié. [...]. Mais mon réseau les tiendra prisonniers tant que je n'aurais pas reçu des mains de mon beau-père tous les présents que m'a coûtés sa fille aux yeux de chienne, cette fille si belle et pourtant si dévergondée ! A ces mots, les dieux accoururent [...]. Un rire inextinguible les saisit ». Apollon et Hermès plaisantent mais Poséidon supplie Héphaïstos de libérer Arès et se porte garant. Héphaïstos accepte et libère ses prisonniers. Arès s'envole vers la Thrace. Aphrodite rejoint son temple de Paphos de Chypre[34].

  • Aphrodite, honteuse, s'exile à Rhodes, et Arès part en Thrace. Aphrodite maudit Hélios et sa descendance, dont Pasiphaé (épouse du roi Minos de Crète) et ses filles Ariane et Phèdre[réf. souhaitée].

Hésiode (Théogonie, 930-937) mentionne la descendance d'Aphrodite et Arès : « à Arès le pourfendeur, Cythérée (Aphrodite) donnait pour fils Phobos (Déroute) et Déimos (Panique), qui, terribles, bousculent les bataillons compacts des guerriers dans la guerre frissonnante, avec l'aide d'Arès destructeur, et aussi Harmonie, que l'ardent Cadmos se donna pour épouse »[19]. Paul Mazon, à propos de ce passage qui commence par la descendance de Poséidon, précise : « Poséidon est le seul des Cronides dont Hésiode n'ait pas encore mentionné la descendance. Il intercale donc ici son nom à côté de sa soeur, Héra; et il profite de cette digression pour revenir à Aphrodite, qui, par sa naissance, se rattache à la génération antérieure, puisqu'elle est une Ouranide, mais qui n'en fait pas moins partie du groupe des Olympiens »[19].

  • Simonide de Céos ajoutera Éros[35]. Notons qu'auparavant Hésiode dépeignait l'Amour comme une force primordiale (antérieur à la naissance d'Aphrodite). Sappho attribue la paternité de l'Amour à Ouranos[36].
  • Cicéron (De la nature des dieux, III, 21) ajoutera Antéros, jumeau d'Eros.

HermèsModifier

Hermès, de qui naît Hermaphrodite[37], mi-homme mi-femme[38]. Pour Cicéron[39], qui ne fait pas mention d'Hermaphrodite, le seul fils d'Hermès et d'Aphrodite est Éros.

DionysosModifier

Dionysos, d'où naissent Priape[40] (la paternité est attribuée alternativement à Zeus ou Adonis), Hyménaios, le dieu du chant nuptial (aussi dit né d'une des neuf Muses), et, selon l'Hymne orphique 54, l'Hermès chtonien ou infernal.

PoséidonModifier

Poséidon, d'où naît Rhodos[41].

Phaéthon (fils d'Éos)Modifier

Hésiode (Théogonie, 985-991) donne Phaéthon comme le fils de la déesse Eos (Aurore) et de Céphale. Il dit : « [Eos] mis au monde un glorieux enfant, le puissant Phaéthon, tout pareil aux dieux. La tendre fleur d'une noble jeunesse était encore le lot du jeune enfant à l'âme fraîche, quand Aphrodite, qui aime les sourires, le ravit et s'en fut; et de lui elle a fait, en ses temples divins, un gardien des nuits du sanctuaire, un génie divin. »[19]. Le traducteur Paul Mazon précise que les passages allant du vers 965 à la fin de la Théogonie sont soupçonnés d'être des ajouts au texte d'Hésiode. En note, il ajoute « Phaéthon, qui est primitivement un des noms du Soleil, est ici le nom de l'Etoile du soir, c'est à dire de [la planète] Vénus. C'est pourquoi ce Phaéthon nous est décrit comme un génie nocturne, attaché à Aphrodite. »

AdonisModifier

Adonis[42], né de Myrrha (métamorphosée en arbre à myrrhe)[43] sera l'objet d'une dispute entre Aphrodite et Perséphone. Zeus décidera de partager le temps d'Adonis entre les deux déesses : un tiers de l'année pour chacune et le troisième à son choix. Il le passera avec Aphrodite, jusqu'à ce qu' un sanglier le blesse mortellement.

Priape passait parfois pour être né de cette union, de même que la nymphe et héroïne fondatrice Béroé, l'une des innombrables maîtresses de Dionysos (Nonnos de Panopolis, Dionysiaques, divers chants).

La vengeresseModifier

La vengeance d'Aphrodite est terrible. Pour la vindicte, elle ne le cède en rien à Héra, mais si cette dernière ne poursuit les femmes que par jalousie, Aphrodite ne les frappe que lorsqu'elles la servent mal ou refusent de la servir, et les femmes sont alors tant ses victimes que ses instruments destinés aux hommes, plus rarement par jalousie, leur inspirant parfois des amours très difficiles :

  • par jalousie, elle condamne Éos (l'Aurore) à l'érotomanie ;
  • pour punir Hippolyte, qui ne respecte qu'Artémis, elle provoque la passion de Phèdre ;
  • à la demande de Poséidon, elle suscite le désir monstrueux de Pasiphaé pour un taureau ;
  • les filles du roi de Chypre refusent de l'honorer : elle les force à se prostituer ;
  • pour la même faute, elle afflige les femmes de Lemnos d'une odeur effroyable qui fait fuir tous les hommes ;
  • elle tente également de rendre Psyché amoureuse d'un homme mauvais, mais Éros, chargé de lancer la flèche fatale, désobéit et décide d'épouser la jeune fille.

Ses protégées ne sont guère mieux loties. Hélène se plaint amèrement de la faveur de la déesse : « Infortunée que je suis, lui dit-elle, te voilà encore à mes côtés, pleine de desseins perfides » !

Légendes particulièresModifier

PandoreModifier

Les LemniennesModifier

Les ArgonautesModifier

Boutès et Aphrodite ÉrycineModifier

Le navire Argo et les Argonautes, sur le chemin du retour, passent près des Sirènes. Orphée, grâce à sa lyre, réussit à briser le charme de leur chant. Seul Boutès y succombe.

  • Apollonios de Rhodes (Argonautiques, IV, 910 et suivants[44] et note 56): « Les Argonautes, entendant leurs voix, étaient près de s'approcher du rivage, mais Orphée prenant en main sa lyre, charma tout a coup leurs oreilles par un chant vif et rapide qui effaçait celui des Sirènes, et la vitesse de leur course les mit tout à fait hors de danger. Le seul Boutès (Βούτης), fils de Téléon, emporté tout d'abord par sa passion, se jeta dans la mer, et nageait en allant chercher une perte certaine, mais la déesse qui règne sur le mont Éryx, l'aimable Aphrodite, le retira des flots et le transporta près du promontoire Lilybée. »
  • Le mont Éryx se situe en Sicile, près du promontoire Lilybée. Aphrodite y avait un temple encore célèbre à l'époque de Virgile (Énéide, V, 759-760)[45] : « Tum vicina astris Erycino in vertice sedes / Fundatur Veneri Idaliae... »
  • Diodore de Sicile (III, 83, 1) :
  • Aphrodite donnera deux fils à Boutès : Éryx (roi sanguinaire qu'abattra Héraclès) et Polycaon.

La Guerre de TroieModifier

Anchise et EnéeModifier

Avec le Troyen Anchise, elle enfante Énée[46], qu'elle protège et aide à emporter les Pénates de Troie jusqu'en Italie, avant d'obtenir pour lui l'Immortalité que lui accorde Zeus[47].

La pomme de Discorde et le jugement de PârisModifier

Article détaillé : Pomme de discorde.

La cause mythique de la guerre de Troie est essentiellement connue par Les Métamorphoses d'Ovide et Les Dialogues des dieux de Lucien de Samosate.

Éris, la seule déesse à ne pas être invitée au mariage du roi Pélée et de la nymphe de la mer Thétis, jette par dépit une pomme d'or dans la salle du banquet avec l'inscription « À la plus belle ». Les déesses Héra, Athéna et Aphrodite se la disputent. Afin de se départager, elles demandent à Pâris, prince de Troie, d'être leur arbitre. Toutes les trois essaient de le corrompre : Héra lui promet la puissance royale, Athéna, la gloire militaire, et Aphrodite, la plus belle des femmes. Pâris choisit Aphrodite et demande en récompense Hélène de Troie, épouse du roi grec Ménélas. L'enlèvement d'Hélène par Pâris provoquera la guerre de Troie.

La guerre : Aphrodite est une alliée des TroyensModifier

Au cours de cette guerre, le héros grec Diomède blessera légèrement la déesse alors qu'elle porte secours à son fils Énée.

CultesModifier

Asie mineureModifier

Aphrodite est particulièrement vénérée en Asie mineure.

  • Carie : Aphrodite possède un sanctuaire, l'Aphrodision dans la ville d'Aphrodisias, ville portant le nom de la déesse.
  • Cnide : La ville de Cnide lui consacre des jeux annuels, les Euploia ou les Knidia[48]. Elle achète également au sculpteur Praxitèle l'une des statues les plus connues de l'Antiquité[49], dite « Aphrodite de Cnide ».

ChypreModifier

  • Aphrodite est aussi appelée Cypris.
  • Paphos : Selon Pausanias, son premier lieu de culte est la cité de Paphos[50], sur l'île de Chypre, que l’Odyssée mentionne déjà comme son lieu de séjour[51]. Chaque année sont célébrés ses mystères, qui comprennent une procession allant de Paphos à Golgoi. C'est peut-être à cette fête qu'il faut rattacher un rite que rapporte l'apologiste chrétien Clément d'Alexandrie, selon lequel les participants reçoivent un gâteau en forme de phallus et apportent une pièce de monnaie, « comme à une courtisane ses amants »[52]. Il est probable que l'argent dont Clément parle soit en fait destiné aux sacrifices ou à payer la taxe pour les oracles[53], mais il est également possible que la prostitution sacrée ait également été pratiquée[54].
  • Salamine de Chypre : Aphrodite est également vénérée à Salamine de Chypre[55], sur le mont Idalion[56] et à Amathonte[57].
  • Un mois du calendrier chypriote, Aphrodisios, lui est consacré[58].
  • La déesse Aphrodite prit à Chypre la forme d'un homme ; Théophraste, expliquant le nom Aphroditos[59] sous lequel elle est vénérée, dit que c’est l'Hermaphrodite[60].

CythèreModifier

Aphrodite est aussi appelée Cythérée.

Sanctuaire d'Aphrodite.

AttiqueModifier

A Athènes, on peut voir l'autel d'Aphrodite Ourania.

Aphrodite possède deux sanctuaires au Pirée, au bord du port de Kantharos, l'un attribué à Thémistocle, l'autre à Conon qu'il « fit bâtir après la victoire navale qu'il remporta sur les Lacédémoniens, vers Cnide, dans la Chersonèse de Carie »[61],[62].

PéloponnèseModifier

  • Corinthe : Dans le Péloponnèse, son lieu de culte le plus connu est Corinthe : en armes, elle est vénérée sur l'Acrocorinthe et sous l'épiclèse de Mélainis, dans le bois du Cranion. Selon Strabon, qui écrit aux débuts de l'ère chrétienne, on y pratique la prostitution sacrée : « le temple d'Aphrodite à Corinthe était si riche, qu'il possédait à titre de hiérodules ou d'esclaves sacrés plus de mille courtisanes, vouées au culte de la déesse par des donateurs de l'un et de l'autre sexe[63] ». Déjà au Ve siècle av. J.-C., Xénophon de Corinthe consacre au temple plusieurs prostituées sacrées en remerciement de sa double victoire aux jeux Olympiques et commande à Pindare un chant de gala (scolie) qui chante les « filles très accueillantes, servantes de Peïtho [la persuasion] en la fastueuse Corinthe[64] ». Ces hiérodules prennent part aux Aphrodisies locales et intercèdent pour la cité en cas de danger[65].
  • Gythéion : Aphrodite Migonitis est honoré par un culte que Pâris aurait fondé lui-même, après avoir obtenu pour la première fois les faveurs d'Hélène sur l'îlot voisin, Cranaé[66].
  • Sparte : Aphrodite possède plusieurs sanctuaires, dont le plus ancien comporte deux statues archaïques : une Aphrodite en armes et Aphrodite Morpho, chargée de chaînes[67].

Colonies grecques de Méditerranée occidentaleModifier

  • Olbia (Hyères) : Aphrodite y possède un sanctuaire.

Autres lieuxModifier

  • Aphrodite est aussi appelée Amathusie.
  • Aphrodite est aussi appelée Acidale (en référence à la fontaine Acidalie près d'Orchomène, en Béotie, où elle se baigne avec les Charites (Grâces)).

Représentations artistiquesModifier

Aphrodite est la seule déesse qui soit souvent représentée nue dans l'Antiquité. Elle est surnommée anadyomène, c'est-à-dire « surprise sortant du bain ».

La représentation d'Aphrodite nue apparaît au VIe siècle av. J.-C., et est encore très rare au cinquième[68].

Vers 460 av. J.-C., Les vases attiques à figures rouges figurent la naissance d'Aphrodite. Elle entraîne à sa suite Éros et des divinités allégoriques comme Péitho (la Persuasion), Pothos ou Himéros (le Désir). Elle est aussi souvent accompagnée des nymphes, des Heures, des Charites, des Tritons et des Néréides.

Le type de l'Aphrodite anadyomène, surprise sortant de l'eau, quelquefois avec son fils Éros date du Ve siècle av. J.-C.[68]. La variante dite Aphrodite Pudique apparaît vers 330 av. J.-C.

La statue d'Aphrodite (retrouvée en 1820 sur l'île de Milos et baptisée improprement Vénus de Milo à l'époque) représente un type plus récent (période hellénistique, vers 150-130 av. J.-C.). Le torse seul est nu, une draperie suggère la forme des membres inférieurs (avec un fort contrapposto). La Vénus d'Arles illustre aussi cette représentation.

Il existe aussi des effigies d'Aphrodite courotrophe (avec un enfant dans les bras)[69].

Galerie antiqueModifier

Développements ultérieursModifier

OrphismeModifier

pseudo-Orphée (Hymnes orphiques, 43, Parfum de Liknitès — La Manne)[25]:

  • « J’invoque par ces prières Dionysos Liknitès, le Nysien florissant, le désirable et joyeux Bakkhos, nourrisson des Nymphes et d’Aphrodite à la belle couronne ».

pseudo-Orphée (Hymnes orphiques, 52, Parfum d'Aphrodite)[25]:

  • « Ouranienne, célébrée par mille hymnes, Aphrodite qui aimes les sourires, née de l’écume, Déesse génératrice, qui te plais dans la nuit noire, vénérable, nocturne, qui unis, pleine de ruses, mère de la nécessité, toutes les choses sortent de toi, car tu as soumis le Kosmos et tout ce qui est dans l’Ouranos et dans la mer profonde et sur la terre fertile, ô Vénérable ! Conseillère de Bakkhos, qui te réjouis des couronnes et des noces, mère des Éros, qui aimes les lits nuptiaux, qui accordés en secret la grâce, visible et invisible, aux beaux cheveux, Louve porte-sceptre des Dieux, génératrice, qui aimes les hommes, très-désirable dispensatrice de la vie, qui unis les vivants par des nécessités invincibles et qui saisis, à l’aide de tes charmes, d’un désir furieux, la race innombrable des bêtes sauvages, viens, Déesse née dans Kypros (Chypre), sois-nous favorable, belle Reine, soit que tu souries dans l’Olympe, soit que tu parcoures tes demeures dans la Syrie qui abonde en encens, soit que, sur tes chars ornés d’or, tu visites les rives fertiles du fleuve Aigyptos (le Nil) ; soit que, sur les hauteurs qui dominent l’onde marine, tu te réjouisses des danses circulaires des hommes, ou que tu te plaises, sur la terre divine et dans ton char rapide, au milieu des Nymphes aux yeux bleus, le long des sables du rivage ; soit que, dans la royale Kypros qui t’a nourrie, les belles vierges et les nouvelles mariées, ô Bienheureuse, te célèbrent par leurs hymnes, toi et l’ambrosien Adonis, viens, ô belle et très-désirable Déesse ! Je t’invoque avec un cœur innocent et par des paroles sacrées. »

pseudo-Orphée (Hymnes orphiques, 54, Parfum de Hermès souterrain — Le Styrax)[25]:

  • « Toi qui hantes le chemin du Kokytos (le Cocyte) inévitable d’où nul ne revient, et qui conduis sous terre les âmes des morts, Hermès, fils de Bakkhos-Dionysos et de la Vierge Paphienne, Aphrodite aux sourcils arqués. »

Platonisme : Aphrodite Ourania et Aphrodite PandémosModifier

Dans le Banquet de Platon [70],[71], La discussion s'engage entre Socrate et ses proches. L'un d'eux, Pausanias, déclare « Tout le monde sait bien qu'Amour est inséparable d'Aphrodite. Ceci posé, si Aphrodite était unique, unique aussi serait Amour. Mais puisqu'il y a deux Aphrodite, forcément il y a aussi deux Amours. Or, comment nier ici l'existence de deux déesses ? L'une, sans doute la plus ancienne, qui n'a point de mère et est fille de Ciel, est celle que nous nommons Ourania (Céleste). Mais il y en a une autre, moins ancienne, qui est fille de Zeus et de Dioné, celle-là même que nous appelons Pandémos (Commune, Vulgaire) ». Notons que Platon, afin de bien hiérarchiser les deux Aphrodite, va commettre l'erreur (volontaire ou non) de faire de la version d'Homère (Aphrodite, fille de Zeus et de Dioné) la plus récente, et de la version d'Hésiode (Aphrodite, fille du Ciel) la plus ancienne. Platon oublie aussi de mentionner ses sources Homère et Hésiode. Les historiens modernes placent Homère au -IX/VIIIe siècle, et Hésiode au -VIII/-VIIe siècle. Platon, quant a lui, a vécu de -428/427 à -348/347. Par la suite Pausanias décrit les deux formes d'amour. L'Aphrodite Vulgaire est la moins morale. Elle dirige ceux dont les « visées vont uniquement à l'accomplisement de l'acte ». Ces derniers « ne s'inquiètent pas que ce soit ou non de belle façon ». L'Aphrodite Céleste, en revanche, est la plus élevée. Elle inspire les amitiés viriles.

Xénophon (-430 à -355 / disciple de Socrate), dans son Banquet, parle également d'une Aphrodite Vulgaire (Pandêmos) et d'une Aphrodite Céleste (Ourania). La discussion réunit Socrate et plusieurs de ses proches (Charmide, Critobule, Nicératus, Hermogène, Antisthène, Callias). Socrate dit : « N’y a-t-il qu’une seule Aphrodite ou bien deux, l'Aphrodite Ourania et l'Aphrodite Pandémos ? Je l’ignore : car Zeus, qui sans doute est seul, a lui-même tant de noms ! Mais ont-elles leurs autels et leurs temples distincts ? offre-t-on à l'Aphrodite Pandémos des sacrifices moins relevés, et à l'Aphrodite Ourania des offrandes plus chastes ? C’est ce que je n’ignore point. Et l’on peut croire que l'Aphrodite Pandémos inspire les amours du corps, tandis que l'Aphrodite Ourania des offrandes plus chastes ? C’est ce que je n’ignore point. Et l’on peut croire que l'Aphrodite Pandémos inspire les amours du corps, tandis que l'Aphrodite Ourania inspire l’union des âmes, l’amitié, les actes généreux[72]. »

RenaissanceModifier

Aphrodite-Vénus a fait, depuis la Renaissance, l'objet d'un grand intérêt, avec de nombreuses interprétations artistiques.

Culture contemporaineModifier

PeintureModifier

LittératureModifier

  • 1896 : Aphrodite (Mœurs antiques). Roman de l'écrivain français Pierre Louÿs, publié en 1896.
  • 1931 : Aphrodite en Aulide (Aphrodite in Aulis). Roman de l'écrivain irlandais George Augustus Moore, publié en 1931.

Notes et référencesModifier

  1. Homère, Iliade [détail des éditions] [lire en ligne], Iliade, V, 429 ; Hésiode, Théogonie [détail des éditions] [lire en ligne], 203-206, voir Pirenne-Delforge 1994, p. 418.
  2. a b c et d A. Barguet (texte présenté, traduit et annoté par), Hérodote - Thucydide, Oeuvres complètes, Paris, Gallimard (bibliothèque de la Pléiade), 1964-1971
  3. Hérodote, Histoires [détail des éditions] [lire en ligne], I, 105 et 131.
  4. Il existe des représentations d'Aphrodite barbue et des mentions d'un « Aphroditos ». Burkert, p. 152.
  5. Jacqueline Duchemin, « Le mythe du Déluge retrouvé dans des sources grecques ? », Revue de l’histoire des religions, 1976, n⁰ 189, p. 142-4 ; « Le Zeus d'Eschyle et ses sources proche-orientales », Revue de l’histoire des religions, 1980, n⁰ 197, p. 27-44 ; « Le mythe de Prométhée et ses sources orientales », Revue des études grecques, 1975, n⁰ 88, p. viii-ix.
  6. Burkert, p. 51 et 153.
  7. Pirenne-Delforge 1994 donne dans son Introduction, p. 1-9, un résumé de ces controverses.
  8. (en) William F. Wyatt, Jr., « Aphrodite's Entry into Greek Epic by Deborah Dickmann Boedeker - review », Classical Philology, Vol. 73, No. 2, avril 1978, pp. 169-171
  9. (en) Monica S. Cyrino, Aphrodite, Gods and Heroes of the Ancient World, New York City, New York and London, England: Routledge, 2010
  10. (en) Peter Jackson, Πότνια Αὔως: The Greek Dawn-Goddess and Her Antecedent, Glotta, Bd. 81, 2005, pp. 116-123
  11. (de) Michael Janda, Die Musik nach dem Chaos: der Schöpfungsmythos der europäischen Vorzeit, Innsbruck: Institut für Sprachen und Literaturen, 2010
  12. (en) Deborah Dickmann Boedeker, Aphrodite's Entry Into Greek Epic, Brill, 1974, p. 30
  13. a b c d e et f Claude Michel Cluny (présenté par) / Frédéric Mugler (traduit par), L'Iliade (texte bilingue), Paris, Ed. de la Différence, (ISBN 2-7291-0421-6)
  14. Odyssée [détail des éditions] [lire en ligne]
  15. Cyrino, p. 14.
  16. a et b « Apollodore : Bibliothèque (livre I) », sur remacle.org (consulté le 19 juin 2019)(note 8)
  17. « Apollodore : Bibliothèque (livre I) », sur remacle.org (consulté le 20 juin 2019)
  18. B. Massonie et Jean-Claude Carrière, La Bibliothèque d'Apollodore, vol. 443, Université de Franche-Comté, (lire en ligne), page 29, I-3-§1 (ou nouv. classement : I-§13)
  19. a b c et d Paul Mazon (texte établi et traduit par), Hésiode, Paris, Les Belles Lettres, 1928-1992 (ISBN 2-251-00152-2)
  20. Théogonie, 197-198 ; voir aussi Platon, Cratyle, 406c.
  21. Q.v., Pierre Chantraine, Dictionnaire étymologique de la langue grecque, Paris, Klincksieck, 1999 (édition mise à jour), 1447 p. (ISBN 978-2-25203-277-0), p. 147-148.
  22. Voir Pirenne-Delforge 1994, p. 9, 225, 317 qui s'appuie sur J.-E. Dugand, « Aphrodite-Astarté (de l'étymologie du nom d'Aphrodite) », Annales de la Faculté de Lettres et Sciences humaines de l'Université de Nice, 1974, n⁰ 21, p. 73-98.
  23. Iliade, III, 424 et Odyssée, VIII, 362.
  24. Chantraine, s.v. μειδιάω, p. 677.
  25. a b c et d « Hymnes orphiques - Wikisource », sur fr.wikisource.org (consulté le 22 juin 2019)
  26. « Apollodore : Bibliothèque (livre I) », sur remacle.org (consulté en 2019-06-19 (note 9))
  27. John Tzetzes Isaac Tzetzes, Isaakiou kai Iōannou tou Tzetzou Scholia eis Lykophrona, Sumtibus F.C.G. Vogelii, (lire en ligne), pages 584-586
  28. Pirenne-Delforge 1994, p. 419.
  29. Pirenne-Delforge 1994, p. 421-422, 427.
  30. Pirenne-Delforge 1994, p. 423.
  31. Pirenne-Delforge 1994, p. 429.
  32. Des mythologues comme Hermann Usener l'ont assimilée à cette déesse, ce qui s'explique par l'étymologie grecque pélagos signifiant « la pleine mer », Aphrodite étant la fille du Ciel et de la Mer dont elle surgit nue de l'écume.
  33. Louis Réau, Iconographie de l'art chrétien, Presses universitaires de France, , p. 1058.
  34. Michel Butor (présenté par) / Frédéric Mugler (traduit par), L'Odyssée (texte bilingue), Paris, Ed. de la Différence, 1991 (1984 pour le texte grec) (ISBN 2-7291-0712-6)
  35. Première mention chez Simonide de Céos, frag. 575 PMG.
  36. Sappho, frag. 198 LP.
  37. Diodore de Sicile, Bibliothèque historique [détail des éditions] [lire en ligne], IV, 6, 5.
  38. La bisexualité semble exister dès la naissance chez Diodore ; elle résulte d'une fusion avec la nymphe Salmacis chez Ovide, Métamorphoses, IV, 285-388.
  39. De natura deorum (Livre III, 21).
  40. Diodore de Sicile, IV, 6, 1.
  41. Pindare, Odes [détail des éditions] (lire en ligne), Olympiques, VII, 14.
  42. Théocrite (III, 46-48).
  43. Apollodore, Bibliothèque [détail des éditions] [lire en ligne], III, 14, 4.
  44. « Apollonius de Rhodes : Argonautiques : Préface. », sur remacle.org (consulté le 21 juin 2019)
  45. « Itinera Electronica: Du texte à l'hypertexte », sur agoraclass.fltr.ucl.ac.be (consulté le 22 juin 2019)
  46. Iliade, V, 311 et suivants ; Hymnes homériques [détail des éditions] [lire en ligne] à Aphrodite, I, 68 et suivants.
  47. Ovide, Métamorphoses [détail des éditions] [lire en ligne], XIV.
  48. Alcman, frag. 21, Bergk.
  49. Pline l'Ancien, Histoire naturelle [détail des éditions] [lire en ligne], XXXVI, 20.
  50. Pausanias, Description de la Grèce [détail des éditions] [lire en ligne], I, 14, 7.
  51. Odyssée, Chant VIII (363).
  52. Clément d'Alexandrie, Exhortation aux Grecs : Protreptique (lire en ligne), II, 14, 2.
  53. Claude Mondésert et André Plassart, notes à l'édition du Protreptique pour la collection Sources chrétiennes, p. 72, note 3.
  54. Séchan et Lévêque, p. 377.
  55. Hymne homérique à Aphrodite, 3, 4.
  56. Théocrite, XV, 100.
  57. Tacite, Annales, III, 62.
  58. Porphyre de Tyr, De l'abstinence (II, 54).
  59. en grec ancien Άφρόδιτος.
  60. Synésios de Cyrène atteste l’existence à Chypre d’un simulacre barbu d’Aphrodite.
  61. Pausanias, Description de la Grèce [détail des éditions] [lire en ligne], I[Où ?].
  62. Alain Bresson, « Cnide à l'époque classique : la cité et ses villes », Revue des Études Anciennes, vol. 101, no 1,‎ , p. 83–114 (DOI 10.3406/rea.1999.4760, lire en ligne, consulté le 15 juin 2019)
  63. Strabon, Géographie [détail des éditions] [lire en ligne], VIII, 6, 20 ; voir aussi Athénée, Deipnosophistes [détail des éditions] (lire en ligne), XIII, 573c-574c.
  64. Pindare, Odes [détail des éditions] (lire en ligne), chants de gala, frag. 122 Snell. Traduction de Jean-Paul Savignac.
  65. Deipnosophistes, XIII, 573.
  66. Pausanias, III, 22, 2.
  67. Pausanias, III, 15, 10.
  68. a et b (en) Kenneth Clark, The Nude, an Essay in Ideal Form, Princeton University Press, (1re éd. 1956) ; traduction en français Kenneth Clark, Le Nu, Paris, Hachette, (1re éd. 1969) (ISBN 2-01-278909-9), p. 72 ; conférences de 1953.
  69. Ier siècle av. J.-C. Musée du Louvre.
  70. Oeuvres complète de Platon, Paris, Gallimard (bibliothèque de la Pléiade), édition 1953, tome 1 / passages 180 d et e (ou 1, 2) / page 704-706
  71. « Le Banquet (Platon) - Wikisource », sur fr.wikisource.org (consulté le 19 juin 2019)
  72. Xénophon : Le Banquet, chapitre VIII (traduction Talbot sur wikisource) / Talbot 1859 (les noms grecs sont traduit par leur équivalent latin (Vénus, Jupiter)

Voir aussiModifier

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BibliographieModifier

  • 1977-1985 : (en) Walter Burkert (trad. John Raffan), Greek Religion [« Griechische Religion des archaischen und klassichen Epoche »], Oxford, Blackwell, 1985 (éd. orig. 1977) (ISBN 978-0-631-15624-6), p. 152-156.
  • 1990 : Pierre Lévêque et Louis Séchan, Les Grandes divinités de la Grèce, Armand Colin, coll. « l'Ancien et le nouveau », Paris, 1990 (ISBN 2-200-37211-6), p. 367-389.
  • 1993 : (en) Timothy Gantz, Early Greek Myth, Johns Hopkins University Press, [détail de l’édition], p. 99-105.
  • 1994 : Vinciane Pirenne-Delforge, L’Aphrodite grecque : Contribution à l’étude de ses cultes et de sa personnalité dans le panthéon archaïque et classique, Liège, Centre international d'étude de la religion grecque, , 554 p. (lire en ligne) (revue Kernos - supplément no 4)
  • 2010 : Monica M. Cyrino, Aphrodite, Routledge, Londres et New York, 2010 (ISBN 978-0-415-77523-6).

Articles connexesModifier

Liens externesModifier