Cyrène

ancienne cité grecque, puis romaine, près de Shahhat en Libye

Site archéologique de Cyrène *
Image illustrative de l’article Cyrène
Ruines du temple de Zeus à Cyrène
Coordonnées 32° 49′ 30″ nord, 21° 51′ 30″ est
Pays Drapeau de la Libye Libye
Subdivision Al Jabal al Akhdar
Type Culturels
Critères (ii) (iii) (iv)
Numéro
d’identification
190
Zone géographique États arabes **
Année d’inscription 1982 (6e session)
Classement en péril 2016
* Descriptif officiel UNESCO
** Classification géographique UNESCO
(Voir la carte topographique)
Cyrène
Cyrène
Localisation de la Libye en Afrique
(Voir la carte administrative)
Cyrène
Cyrène
Localisation de la Libye en Afrique
Voir l’image vierge
Localisation du site archéologique de Cyrène en Libye.

Cyrène était une ville de Cyrénaïque, la plus ancienne et la plus importante des cinq colonies grecques de la région, où étaient déjà établis les Libyens anciens. Elle a donné le nom de Cyrénaïque à sa région, qu'elle a souvent dominé entre le VIIe siècle av. J.-C. et le Ve siècle apr. J.-C. Le vaste site archéologique actuel comprend trois secteurs principaux : la ville et ses faubourgs, comprenant le Sanctuaire d'Apollon, les nécropoles autour de la ville et la campagne (ou chôra), qui présente de nombreux vestiges d'exploitations agricoles, de villages, de sanctuaires et de monuments funéraires.

L'ancienne ville grecque est située à proximité immédiate de la moderne Shahhat de Libye. Ancien évêché, à partir du IVe, Cyrène se trouve dans la vallée luxuriante des hautes terres de Djebel Akhdar (Montagne Verte) sur un plateau de 600 mètres d'altitude à distance de moins de 10 kilomètres de la Méditerranée.

Progressivement désertée dès l’époque byzantine, elle est abandonnée définitivement au début du Moyen Âge. La ville nouvelle de Shahhat a été bâtie ex-nihilo à partir des années 1970 au sud immédiat du site archéologique.

HistoireModifier

Cyrène est fondée par des Grecs venus de Théra[1] (Santorin) sur les conseils de l'oracle de Delphes[2]. Conduits par Aristotélès - ou Battos Ier - après plusieurs essais infructueux, ils s'installent en un lieu aux terres riches « où le ciel est percé » (signe de pluies abondantes)[3],[4]. Deux dates sont présentes pour l'année de fondation de Cyrène : -631 pour Suzanne Amigues[1], ou vers -644[réf. nécessaire] pour Maurice Sartre[Où ?][5], jusqu'à l'assassinat d'Arcésilas IV en -440 et l'établissement de la démocratie. La fondation de la ville est racontée dans le Livre IV des Histoires d'Hérodote. Au milieu du Ve siècle, la mort d’Arkesilas IV marque la fin de la monarchie des Battiades. La ville est alors dotée d’une constitution républicaine, à tendance démocratique, mais qui ne résout pas les conflits internes entre les grandes et puissantes familles aristocratiques qui dirigent une cité particulièrement riche. La ville domine largement sa région, qui n’est pas intégrée dans le vaste empire gréco-macédonien d’Alexandre le Grand. La Cyrénaïque devient en revanche une partie de l'empire des Ptolémées (vers 321 av. J.-C.) depuis Alexandrie puis de l'Empire romain en , retournant ponctuellement sous le pouvoir d’Alexandrie sous le règne de Cléopâtre VII, qui est de fait la dernière reine de Cyrène. La ville fait ensuite partie de l’empire romain d’Orient (ou empire Byzantin) entre le IVe et le VIIe siècle, période qui marque son lent déclin. Lorsqu’elle est conquise par les premiers califes, elle n’est déjà plus qu’un champ de ruine qui sombre dans l’oubli jusqu’au XVIIIe siècle.

Cyrène fut, avec son port Apollonia, une ville importante de l'Antiquité pendant mille ans. La ville est le lieu de naissance de savants comme Ératosthène, de poètes comme Callimaque, de philosophes comme Carnéade, Arété et surtout Aristippe de Cyrène, fondateur d'une école hédoniste dite Cyrénaïque. Les habitants de Cyrène à l'époque de Sylla (vers ) sont divisés en quatre classes : citoyens, fermiers, étrangers résidents et Juifs, minorité agitée. Lucullus est envoyé par Sylla pour mettre fin aux troubles des Juifs en Cyrénaïque. En , Cyrène devient une province romaine et les Juifs, qui avaient disposé d'une égalité des droits sous les Ptolémée, sont dès lors opprimés par la population grecque. Ils se révoltent une première fois en 88. En 117, sous Trajan, les Juifs de Cyrène se soulèvent en même temps que leurs coreligionnaires d'Égypte et de Chypre. La révolte est réprimée par Quintus Marcius Turbo : Dion Cassius parle de plus de 200 000 morts[6]. La Libye est tellement dépeuplée qu'on installe de nouveaux colons selon Eusèbe de Césarée. Quant à la population d'origine juive, elle disparaît presque totalement. On ne relève en effet à Cyrène que quelques inscriptions juives très isolées jusqu'à la fin de l'Antiquité après cette révolte.

La principale exportation de Cyrène à travers son histoire, l'herbe médicinale silphium (ou silphion), que les Grecs considéraient comme panacée[7], est représentée sur les monnaies de Cyrène jusqu'à sa disparition complète et tardive. Bien que souffrant de la concurrence de Carthage puis d'Alexandrie, Cyrène demeure un centre urbain important avec son port d'Apollonia (Marsa Susa) jusqu'au tremblement de terre de 365. Ammien Marcellin la décrit au IVe siècle comme une ville déserte. L'évêque Synésios de Cyrène la décrit au siècle suivant comme une vaste ruine à la merci des nomades.

Cyrène est mentionnée dans le deuxième Livre des Maccabées, que son auteur dit avoir abrégé à partir d'un livre en cinq volumes, dû à un Juif hellénistique nommé Jason de Cyrène. Cyrène est aussi mentionnée dans les Évangiles. Simon de Cyrène porte la croix pendant la Passion[8]. Voir aussi les Actes des Apôtres[9].

Liste des rois et reines de CyrèneModifier

La cité a connu deux dynasties royales : la première est celle du fondateur Battos et de ses héritiers, les Battiades, de la fin du VIIe siècle au milieu du Ve s. La seconde est celle des Lagides (ou Ptolémées), souverains d’Alexandrie, du règne de Ptolémée Ier Sôter au règne de Cléopâtre VII Philopator, de l’extrême fin du IVe s. à Du fait des divisions internes de cette dernière famille, Cyrène a souvent constitué une seconde capitale lagide, indépendante d’Alexandrie.

La dynastie des Battiades :

Nom Épithète Dates de règne Remarques
Dynastie des Battiades
Battos Ier ὁ Οἰκιστής (le Fondateur) 639-599
  • Fondation de Cyrène : 639.
Arcésilas Ier 599-583
Battos II ὁ Εὐδαίμων (l'Heureux) 583-après 570
Arcésilas II ὁ Χαλεπός (le Dur) après 570-?
  • Bataille de Leukôn[11] : Arcésilas II subit une défaite cuisante contre les Libyens, perdant 7000 hoplites.
Battos III ὁ Χωλός (le Boiteux) ?-?
  • Réforme de Démonax (en)[12] : les pouvoirs du roi cyrénéen sont désormais limités à la sphère religieuse.
Arcésilas III avant 525-522
Battos IV Καλός (le Beau) vers 515-avant 462
Arcésilas IV avant 462-vers 440
  • Victoire pythique en 462.
  • Victoire olympique en 460[18].
  • Passage des Athéniens à Cyrène en 454[19].

La monarchie est abolie après l'assassinat du roi Arcésilas IV. Elle sera restaurée avec l'arrivée au pouvoir des Lagides en Egypte.

Le site archéologiqueModifier

 
Portique grec.

Histoire de la découverte du siteModifier

Avec la conquête arabo-musulmane de la Libye dans les années 640, la région devint pour douze siècles inaccessible à tout visiteur occidental. Claude Le Maire (mort le 24 février 1722), consul de France à Tripoli de Libye de 1701 à 1708, fut le premier voyageur européen à reconnaître les ruines de Cyrène. Il rapporta notamment la copie d'une inscription. Le récit de son aventure fut publié par Paul Lucas en 1712, un voyageur et écrivain français[20]. Le professeur de botanique et d'histoire naturelle génois Paolo Della Cella parcourut la Cyrénaïque en 1817 et publia deux années plus tard un ouvrage dans lequel il rassembla l'ensemble de ses observations[21]. Celles-ci furent très utiles à Jens Peter Thrige pour rédiger en 1828 la toute première histoire savante de la cité de Cyrène, de sa fondation jusqu'à la période de domination romaine[22]. En 1821 et 1822, deux frères, Frederick et Henry Beechey, le premier, officier de la marine britannique, le second, peintre, réalisèrent un relevé de toutes les ruines qu'il était possible d'apercevoir à l'époque[23]. Durant l'hiver 1824 et 1825, Jean-Raymond Pacho, en partant d'Égypte, longea la côte de l'actuelle Libye et explora toute la région du Djebel Akhdar, la Montagne verte. L'ensemble de ses relevés, descriptions et dessins de nombreux monuments et inscriptions furent publiés dans un ouvrage posthume[24]. Il fut le premier à identifier les principaux sites antiques qu'il visita. En 1848, une mission scientifique française fut conduite par Joseph Vattier de Bourville rapportant de nombreux objets, acquis pour la plupart par le Musée du Louvre, d'autres étant au Cabinet des Médailles et au Musée de Lausanne.

 
La statue d'Apollon de Cyrène au British Museum

Une statue d'Apollon de 2,29 mètres de haut a été découverte au milieu du XIXe siècle au sein du Temple d'Apollon. Elle a été excavée par les explorateurs et archéologues britanniques, le capitaine Robert Murdoch Smith et le commandant Edwin A. Porcher. La statue a été retrouvée brisée en 121 morceaux, près du grand socle où elle se trouvait. Les fragments ont ensuite été rassemblés au sein du British Museum, afin de créer une statue relativement intacte, avec seulement le bras droit et la main gauche manquants[25].

En 1910, une mission américaine dirigée par Norton reprend les fouilles sur le site. La campagne s’étend essentiellement sur la nécropole nord. Elle est interrompue pour différentes raisons, en particulier la mort tragique de l’épigraphiste de la mission, De Cou, tué d’un coup de fusil, et la montée des tensions avec l’Italie.

En 1912, la conquête italienne est suivie d’une occupation armée du site et le début de quelques fouilles effectuées par les militaires, comme le dégagement de la tombe N 171, ou « tombe des Mnasarques ».

Après la première guerre mondiale commencent véritablement les grandes fouilles menées par les Italiens, qui dégagent le centre ville et surtout le sanctuaire d’Apollon. Ils créent un musée sur le site pour éviter d’éparpiller le matériel.

La seconde guerre mondiale est marquée par la fin des fouilles, brutalement interrompues avant que tout ne soit publié, et les dégâts provoqués par les occupations ou passages successifs des allemands et des britanniques ; ces derniers sont responsables du saccage du musée.

Les britanniques reçoivent la gestion du pays au sortir de la guerre et s’emploient à constituer une administration nationale, le Département des Antiquités, sous la direction de Richard Goodchild et avec des cadres libyens, qui prennent le relai au cours des années 60.

Quelques campagnes ponctuelles sont organisées dans les années 40, comme les fouilles de Richard Burton Brown dans la nécropole, très brièvement publiées. Les années 50 voient le retour des missions italiennes, qui s’emploient à poursuivre les review et tenter de publier les documents dégagés par la génération coloniale, souvent inédits et dont la documentation était dispersée. Des catalogues commencent à voir le jour pour le matériel, en particulier pour les sculptures. Des campagnes sont organisées, en particulier dans la zone de l’agora. Des trouvailles ponctuelles sont effectuées, à l’image d’une importante ravissante au side de la cité ayant livré des sculptures archaïques.

À partir de 1956, l’égyptologue britannique Alan Rowe, empêche de travailler en Égypte, tente une exploration de la nécropole, essentiellement dans la zone N 81-83 et sur des monuments éparses. Ces fouilles font l’objet de deux succinctes publication.

Dans les années 1970 commence une urbanisation sans précédent de la partie sud de la nécropole, qui est rasée entre 1971 et 1991 pour la construction de New Shahat. Les missions italiennes, rejointes par une mission américaine, pour suivent les fouilles dans la seconde moitié du XXe siècle, essentiellement dans la cité où les sanctuaires. Les aléas de la politique internationale, et les changements successifs de politique de Kaddafi, ont parfois empêché la poursuite des fouilles. Mais le département des Antiquités a continuellement poursuivi les travaux d’entretiens et effectué des fouilles d’urgences quand la situation le permettait.

À partir de 1999, une mission de l’université de Chieti s’attelle à une étude complète de la nécropole, menacée par l’urbanisation et le pillage.

Cette urbanisation et le pillage ont toutefois connu un regain sans précédent depuis 2011, et les missions étrangères de fouille sont provisoirement interrompues (situation en 2019).

La citéModifier

Entourée de remparts élargis progressivement, la cité se trouve en surplomb du sanctuaire d'Apollon et domine l'ensemble du plateau. Le centre urbain (asty) est constitué autour d'une importante agora fouillée par les archéologues italiens dans la seconde moitié du XXe siècle, à l'extrémité dune voie pavée qui traverse la cité. Sur l'agora se trouve en particulier la tombe de Battos, fondateur de la cité, ainsi que plusieurs stoa et divers monuments dont la célèbre Victoire Navale de Cyrène, qui fait écho à la Victoire de Samothrace. Plusieurs théâtres et quartiers d'habitation d"habitation ont été découverts. À l'époque impériale, la monumentalisation de la ville se renforce, avec la construction du "Césareum" ou forum romain.

Les sanctuairesModifier

Le centre-ville est environné de plusieurs sanctuaires extra-urbains dédiés à Déméter et Corè, Artémis, Zeus mais surtout Apollon. Le sanctuaire d'Apollon est la zone la plus dense du site archéologique ; il a été fouillé essentiellement par les Britanniques Smith et Porcher, vers 1861, dont les trouvailles sont aujourd'hui au British Museum, puis par les Italiens durant la période coloniale (1912-1940). Une partie du résultat de ces fouilles est encore inédite.

Les nécropolesModifier

La vaste étendue qui entoure le centre urbain antique est marquée par la présence de milliers de tombes composant l'une des plus vastes nécropoles du monde méditerranéen antique ; elle s'étend vers le nord jusqu'à rejoindre le port, Apollonia, qui possède sa propre nécropole.

L'usage parle de la nécropole de Cyrène au singulier, mais le site est loin d'être homogène : les tombes sont regroupées en plusieurs quartiers tout autour de la cité.

Cette immense nécropole fut étudiée et explorée à plusieurs reprises par les Français (Pacho, Vattier de Bourville), les Américains (Norton, Burton-Brown), les Britanniques (Smith et Porcher, Rowe) et les Italiens[26], mais jamais intégralement. Une première synthèse majeure a été publiée en 2005 par James Copland Thorn, The Necropolis of Cyrene, 200 years of exploration[26].

Menacée par l'expansion urbaine de Shahat depuis 1970, et malgré son classement par l'Unesco, la nécropole offre une très grande diversité typologique et stylistique en matière d'architecture funéraire : tombeaux excavés, maçonnés, tholos, sarcophages en plein air, hypogées, hypogées à fausse façade, chapelles et temples funéraires, cistes...

De plus, une partie des tombes était accompagnée à l'époque grecque, de la fin du VIe au Ier siècle av. J.-C., de sculptures originales funéraires représentant la partie supérieure de corps féminins, dont certaines ont la particularité d'être « aprosopes », le visage n'étant volontairement pas sculpté : les "divinités funéraires de Cyrénaïque"[27]. La majorité est simplement voilée, bien que parfois ce voile recouvre une partie du visage, et, dans un seul cas connu, la totalité de celui-ci. Diversement présentées, certaines sont accompagnées de bases inscrites portant probablement le nom du défunt qu'elles accompagnaient. L'interprétation de telles œuvres est encore sujette à caution, on ignore s'il s'agit d'une représentation d'une divinité formelle ou informelle, du défunt ou de son âme. À l'époque romaine, la pratique du portrait individuel l'emporte, souvent installés dans des niches ou sur la façade des tombes ; de formats réduits (de 15 à 40 cm généralement), ils forment une catégorie régionale de sculpture grecque d'époque impériale : les portraits funéraires de Cyrénaïque[28].

Ces sculptures, de même que les éléments mobiliers (vases, verres, bijoux...) de l'intérieur des tombes, sont la proie d'un important pillage depuis les débuts de la construction, dans les années 1970, de la ville moderne de Shahat. Ce pillage, qui a augmenté depuis la révolution libyenne de 2011, participe de la destruction et de la dispersion du patrimoine archéologique. De nombreuses œuvres provenant de ce trafic ont été retrouvées sur le marché des antiquités.

GalerieModifier

Personnalités associées à CyrèneModifier

NotesModifier

  1. a et b 2010 Amigues, p. 227.
  2. Pindare, Odes [détail des éditions] (lire en ligne) 4e Pythique (vers 6 et passim).
  3. Hérodote, Histoires [détail des éditions] [lire en ligne] Livre IV
  4. Hérodote visita la Libye (voir document joint p. 3/8) André Laronde, « Cyrène à travers la littérature grecque », sur documents.irevues.inist.fr, (consulté le 29 octobre 2016)
  5. Maurice Sartre Histoires Grecques, Le Seuil 2006., p. 30
  6. LXVIII, 32
  7. Pline l'Ancien, L'Histoire naturelle, livre XIX, 15 ; J.L.Tatman, (octobre 2000) Silphium, Silver and Strife: A History of Kyrenaika and Its Coinage Celator 14 (10): 6-24
  8. Marc 15:21.
  9. 6:9; 11:20; 13:1
  10. Chamoux 1953, p. 123 sq. ; p. 135 sq.
  11. Chamoux 1953, p. 137.
  12. Chamoux 1953, p. 138 sq.
  13. Chamoux 1953, p. 144 sq.
  14. Chamoux 1953, p. 150
  15. Chamoux 1953, p. 164.
  16. Chamoux 1953, p. 165.
  17. Chamoux 1953, p. 166 sq.
  18. Chamoux 1953, p. 169 sqq.
  19. Chamoux 1953, p. 202 sqq.
  20. Lucas 1712, p. 110.
  21. Della Cella 1830.
  22. Thrige 1940.
  23. Beechey et Beechey 1828.
  24. Pacho 1827.
  25. British Museum Collection
  26. a et b (en) J.-C. Thorn, The Necropole of Cyrène : Two Hundred Years of Exploration, Rome, L'Erma di Breitschneider,
  27. (it) Luigi Beschi, « Divinità funerarie cirenaiche », Annuario della scuola archeologica di Atene e delle Missione italiani in Oriente, nos 47-48,‎ , p. 133-341
  28. (it) Luigi Beschi, "Un supplemento «cretese» ai ritratti funerari della Cirenaica", in Cirene e la Grecia, cit., pp. 285-397, Rome, L'Erma di Breitschneider,

Voir aussiModifier

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BibliographieModifier

Éditions anciennesModifier

  • (en) Frederick Beechey et Henry Beechey, Proceedings of the Expedition to explore the Northern Coast of Africa from Tripoli eastward in 1821 and 1822 : Comprehending an Account of the Greater Syrtis and Cyrenaica ; and of the ancient cities composing the Pentapolis, Londres, (lire en ligne).
  • (it) Paolo Della Cella, Viaggio da Tripoli di Barberia alle frontiere occidentali dell'Egitto fatto del 1817, Naples, (1re éd. 1817) (lire en ligne).
  • Paul Lucas, Voyage du sieur Paul Lucas fait par ordre du roy dans la Grèce, l'Asie Mineure, la Macédoine et l'Afrique : contenant la description de Jérusalem, de l'Egypte, & du Fioume : avec un Mémoire pour servir à l'Histoire de Tunis, depuis l'année 1684, t. II, Paris, (lire en ligne).
  • Jean-Raymond Pacho, Relation d'un voyage dans la Marmarique, la Cyrénaïque et les oasis d'Audjelah et de Maradeh : accompagnée de cartes géographiques et topographiques et des planches représentant les monuments de ces contrées, Paris, (lire en ligne).

Éditions de référenceModifier

Sources primairesModifier
  • Callimaque (trad. du grec ancien par Émile Cahen), Les origines - Réponses aux Telchines - Élégies - Épigrammes - Iambes et pièces lyriques - Hécalé : Hymnes, Paris, Les Belles Lettres, (1re éd. 1922).
  • Hérodote (trad. du grec ancien par Philippe-Ernest Legrand), Histoires, t. IV : Melpomène, Paris, Les Belles Lettres, (1re éd. 1945).
    • (it) Hérodote (trad. du grec ancien par Augusto Fraschetti), Le Storie, t. IV : La Scizia e la Libia, Rome - Milan, Fondation Lorenzo Valla - Éditions Arnoldo Mondadori, .
  • Pindare (trad. du grec ancien par Aimé Puech), Œuvres, t. II : Pythiques, Paris, Les Belles Lettres, (1re éd. 1922).
  • Théophraste (trad. du grec ancien par Suzanne Amigues, préf. Paul Bernard), Recherches sur les plantes : à l’origine de la botanique, Paris, Belin, , 432 p. (ISBN 978-2-7011-4996-7).  
Ouvrages spécialisésModifier
  • Claude Calame, Mythe et histoire dans l'Antiquité grecque : la création symbolique d'une colonie, Lausanne, Payot, , 185 p.
  • François Chamoux, Cyrène sous la monarchie des Battiades, Paris, Éditions de Boccard, , 420 p. (lire en ligne)
  • Catherine Dobias-Lalou, Le dialecte des inscriptions grecques de Cyrène, Paris, Centre d'études archéologiques de la Méditerranée, , 340 p.
  • (de) Richard George Goodchild, Kyrene und Apollonia, Zurich, Raggi, , 200 p.
  • André Laronde (préf. François Chamoux), Cyrène et la Libye hellénistique, Libykai Historiai : de l’époque républicaine au principat d’Auguste, Éditions du Centre National de la Recherche Scientifique, , 540 p. (lire en ligne)
    • André Laronde et Jean-Jacques Maffre, Cités, ports et campagnes de la Cyrénaïque gréco-romaine, Actes de la journée d'études sur la Cyrénaïque, Paris, 21 novembre 1992, Paris, Centre d’Études archéologiques de la Méditerranée, , 195 p.
  • Lucien Naville, Les monnaies d'or de Cyrénaïque de 450 à 250 avant J.-C. : Contribution à l'étude des monnaies grecques antiques, Genève, Atar, , 123 p.
  • Robert Polidori, Antonino Di Vita, Ginette di Vita et Lidiano Bacchielli (trad. de l'italien), La Libye antique : cités perdues de l'Empire romain, Paris, Éditions Mengès, , 249 p. (ISBN 2-85620-400-7).
  • (en) Edward Stanley Robinson, British Museum (Department of coins and medals), Catalogue of the Greek coins of Cyrenaica, Londres, The Trustees, , 157 p.
  • (it) Pietro Romanelli, La Cirenaica Romana, Rome, L'erma di Bretschneider (réimpr. 1971) (1re éd. 1943), 296 p.
  • Maurice Sartre, Histoires grecques, Paris, Éditions Points, , 464 p. (ISBN 978-2-7578-1477-2).  
  • (it) Jens Peter Thrige (trad. du latin par Silvio Ferri), Storia di Cirene, Verbania, Ambrogio Airoldi, , 317 p.
  • (it) Luisa Vitali, Fonti per la storia della Religione cyrenaica, vol. 1, Padoue, Université de Padoue, , 165 p.
ArticlesModifier
  • (en) John Boardman, « Evidence for the Dating of Greek Settlements in Cyrenaica », Annual of the British School at Athens, vol. 61,‎ , p. 149 - 156 (lire en ligne).
  • Claude Calame, « Mythe, récit épique et histoire : le récit hérodotien de la fondation de Cyrène », dans Claude Calame, Métamorphose du mythe en Grèce antique, Genève, Labor & Fides, , 105 - 125 p.
    • (en) Claude Calame, « Narrating the Foundation of a City: The Symbolic Birth of Cyrene », dans Edmunds Lowell, Approaches to Greek Myth, Baltimore & Londres, , 277 - 341 p. (lire en ligne)
  • François Chamoux, « Le théâtre grec en Libye », Cahiers de la Villa Kérylos, vol. 8 « Le théâtre grec antique : la tragédie. Actes du 8e colloque de la Villa Kérylos à Beaulieu-sur-Mer les 3 & 4 octobre 1997 », no 1,‎ , p. 129 - 142 (lire en ligne).
  • André Laronde, « Cyrène à travers la littérature grecque », Mémoires de l'Académie Nationale de Metz, Académie Nationale de Metz, vol. 22,‎ , p. 25 - 31 (lire en ligne).
  • Jean Machu, « Cyrène : la cité et le souverain à l'époque hellénistique », Revue historique, vol. 205,‎ , p. 41 - 55 (lire en ligne).
  • Jean-Jacques Maffre, « Cyrène et la Cyrénaïque grecques, aux époques archaïque et classique », Clio,‎ (lire en ligne [en ligne]).
  • (it) Claudio Parisi-Presicce, « Le raffigurazioni della ninfa Kyrana e l'identità etnica della communità cirenea », Studi Miscellanei, Rome, vol. 29 « Scritti di Antichità in memoria di Sandro Stucchi »,‎ , p. 247 - 258.
  • Pascal Payen, « Colonisation et récits de fondation chez Hérodote », Dialogues d'histoire ancienne. Supplément, vol. 4 « Jeux et enjeux de la mise en forme de l'histoire : recherche sur le genre historique en Grèce et à Rome », no 2,‎ , p. 591 - 618 (lire en ligne).

Articles connexesModifier

Liens externesModifier