Églé (Hespéride)

figure de la mythologie grecque

Dans la mythologie grecque, Églé ou Aeglé (en grec ancien Αἴγλη / Aíglê), signifiant "la brillante", est une des trois Hespérides ou filles d'Hespérus, le frère d'Atlas. Ses deux sœurs se nomment Érythie ("la rouge") et Hesperaréthousa ("l'Aréthuse du Couchant"). Héra les avait préposées, ainsi qu'un dragon immortel à cent têtes, à la garde des fameuses pommes d'or qu'elle avait reçues de la Terre (Gaïa) à l'occasion de son mariage avec Zeus[1].

Virgile, d'autre part, met en scène Aeglé en en faisant une Naïade venant en aide aux deux jeunes gens (Chromis et Mnasylus) qui cherchent à faire parler le vieillard Silène découvert sommeillant dans une grotte: "Addit se sociam timidisque supervenit Aegle/ Aegle, Naiadum pulcherrima... (À ces timides vient s'associer Aeglé, la plus belle des Naïades)"[2].

Selon certaines traditions, elle est la mère des Charites, qu'elle aurait eues avec Hélios (le Soleil).

AlchimieModifier

Pour plusieurs auteurs, les pommes d'or gardées par Églé ont un sens alchimique. Ainsi, le médecin Michaël Maïer affirme en 1614 : « Les philosophes reconnaissent dans ces rejetons d'arbre la présence latente de la première matière »[3].

Notes et référencesModifier

  1. Pierre Grimal, Dictionnaire de la Mythologie grecque et romaine, Paris, Presses Universitaires de France, , XXXI + 574 (ISBN 2-13-050359-4), p. 195 b, 2O9 b
  2. (la) Publius Vergilius Maro, Bucoliques, Paris, Les Belles Lettres, , XXXI + 141, Buc. VI, 20 et 21, p. 73
  3. (la) M. Maïer, Arcana arcanissima, S.l., , 285 p., p. 84.