Zabou Breitman

actrice, metteur en scène et réalisatrice française
Zabou Breitman
Description de cette image, également commentée ci-après
Zabou Breitman à la cérémonie des César 2016.
Nom de naissance Isabelle Cécile Breitman
Surnom Zabou
Naissance (62 ans)
Paris 14e
Nationalité Drapeau de la France Française
Profession Actrice
Réalisatrice
Metteure en scène
Films notables Promotion canapé
La Crise
Cuisine et Dépendances
Se souvenir des belles choses
Narco
voir filmographie.

Isabelle Breitman, dite Zabou jusqu'en 1998, puis Zabou Breitman, née le dans le 14e arrondissement de Paris[1], est une actrice, réalisatrice et metteure en scène française.

Elle a reçu le César de la meilleure première œuvre pour Se souvenir des belles choses en 2003, ainsi que quatre Molières : théâtre privé et mise en scène pour L'Hiver sous la table en 2004, puis théâtre privé et adaptation pour Des gens en 2009.

BiographieModifier

Enfance et formationModifier

Elle est la fille du scénariste Jean-Claude Deret (né Claude Breitman – né d’un père juif et d’une mère chrétienne du Mans[2]) et de la comédienne québécoise Céline Léger. Sa famille compte plusieurs médecins, et notamment son grand-père Lucien Breitman, également homme politique (conseiller général du Loir-et-Cher). Elle est par ailleurs, par son père, cousine issue de germain de Dominique Strauss-Kahn[3].

Elle passe une partie de son enfance à Mennetou-sur-Cher dans l'ancien prieuré que son père avait acquis, avant d'être scolarisée au lycée Claude-de-France à Romorantin. Enfant, elle est passionnée par la biologie, et en particulier par les abeilles.

Elle fait une première apparition en tant que comédienne, toute petite fille en 1965, dans un épisode de Thierry la Fronde (saison 3, Les Héros), série écrite par son père pour la télévision dans laquelle jouait sa mère[4].

Elle a été élève du Cours Simon.

CarrièreModifier

Dans les années 1980, elle participe à la présentation de l'émission jeunesse Les Quat'z'amis diffusée dans le programme Récré A2. En 1981, elle joue dans la comédie musicale Dorothée au pays des chansons avec Dorothée à l'Olympia de Paris du 9 au , ainsi qu'au Champ de Mars du au . C'est d'ailleurs l'animatrice Dorothée, lors de son émission pour enfants, qui organise le vote des télespectateurs afin de choisir entre les prénoms Cécile (le second prénom de Zabou Breitman) et Zabou (son surnom depuis l'enfance) pour désigner la future actrice, car il y avait déjà une Isabelle parmi les animateurs de l'émission, et c'est Zabou que les téléspectateurs retiendront[5],[6] et que, depuis, elle ne cessera d'utiliser professionnellement.

En 1984, elle obtient un second rôle dans le film d’aventures érotique de Just Jaeckin, Gwendoline.

En 1986, elle enregistre avec Arnold Turboust le tube Adélaïde, dont la sortie coïncide avec Libertine de Mylène Farmer, mettant la bande FM au goût de l'Ancien Régime pour quelques semaines.

Elle a participé à un sketch sur l'utilisation de LSD avec les Nuls.

1992 scelle sa notoriété et ses talents de comédienne avec les films La Crise de Coline Serreau et Cuisine et Dépendances de Philippe Muyl.

En 2001, elle réalise Se souvenir des belles choses avec Isabelle Carré et Bernard Campan. Le film est récompensé en 2003 par trois Césars dont celui de la meilleure première œuvre de fiction.

En 2003, elle met en scène au théâtre de l'Atelier, à Paris, la pièce de Roland Topor, L'Hiver sous la table, avec Isabelle Carré et Dominique Pinon, qui récolte le record absolu de trophées lors de la Nuit des Molières l'année suivante : six statuettes dont celles des meilleurs comédien et comédienne, du meilleur spectacle de théâtre privé et du meilleur metteur en scène.

En 2009, sa pièce Des gens, adaptée de Raymond Depardon, obtient deux Molières.

De janvier à , elle écrit et joue avec Laurent Lafitte les sketchs de l'émission À votre écoute, coûte que coûte sur France Inter.

En 2013, elle interprète le rôle d'Ève de Colbert, patronne de Boréal, dans la saison 6 de Fais pas ci, fais pas ça.

En 2014, elle joue le rôle de Ruth Halimi, la mère d'Ilan Halimi dans le film 24 jours[7].

Elle préside le jury de la Révélation Cartier lors du Festival du cinéma américain de Deauville 2015.

Le , plus de 70 célébrités se mobilisent à l'appel de l'association Urgence Homophobie. Breitman est l'une d'elles et apparaît dans le clip de la chanson De l'amour[8], composée pour l'association.

Zabou Breitman est ambassadrice du Secours populaire français[9].

Vie privéeModifier

Zabou Breitman a eu deux enfants avec le sculpteur Fabien Chalon : la chanteuse Anna Chalon (en) (1989) et l'acteur Antonin Chalon (1993). Ce dernier a joué dans le film No et moi, réalisé par sa mère.

Le , son père meurt à 95 ans. Le , sa mère meurt à 79 ans[10], la veille d'entreprendre le tournage de la série que Zabou réalise pour Canal+, Paris, etc.

Noms de scèneModifier

Au cours des quinze premières années de sa carrière, Zabou Breitman utilise son surnom « Zabou » comme nom de scène et sera accréditée professionnellement, par la suite, avec son patronyme.

En 1982, Jean-Marie Cavada apprenant qu'elle a vendu, sans autorisation, des photos qu'elle avait prises sur le tournage d'un film dont il était producteur, lui reproche avec véhémence son « avidité » par ces mots : « Cela ne m'étonne pas. C'est quoi votre vrai nom, déjà ? », faisant allusion à ses origines juives (son grand-père paternel était un médecin juif, laïc, socialiste, originaire de Kichinev en URSS, et déporté en 1941, puis rescapé d'un camp de concentration nazi). La comédienne dira avoir été profondément choquée par ce trait antisémite insupportable et insoupçonné de Cavada[11],[12].

Bien qu'elle ne soit pas de confession juive, elle assumera plus tard publiquement ses origines, faisant le chemin inverse de son père, Jean-Claude Deret (Breitman), comme elle laïc, mais ayant choisi d'utiliser professionnellement le patronyme de sa mère (chrétienne) « Deret », après la Seconde Guerre mondiale et pour échapper à tout possible antisémitisme[12].

Alors que son nom de famille est affiché en 1998[13] au théâtre du Rond-Point, à Paris, pour La Jeune Fille et la Mort du romancier et dramaturge chilien Ariel Dorfman, elle exprime son bonheur face à la réappropriation de son nom et à la force du symbole : « Que ce soit arrivé sur ce texte-là, qui parle d'identité et de justice, signé par un auteur originaire de la région de Kichinev[12]... », concluant : « Avoir repris mon nom est la chose dont je suis la plus fière.[11] ».

FilmographieModifier

ActriceModifier

CinémaModifier

Courts métragesModifier

DoublageModifier

Voix offModifier

RadioModifier

TélévisionModifier

RéalisatriceModifier

ThéâtreModifier

ComédienneModifier

Metteure en scèneModifier

TraductriceModifier

OpéraModifier

DistinctionsModifier

RécompensesModifier

NominationsModifier

DécorationsModifier

Notes et référencesModifier

  1. Zabou Breitman sur lesgensducinema.com
  2. « Zabou Breitman : "Il faut s'engager pour des causes essentielles" », Femme actuelle,‎ (lire en ligne, consulté le )
  3. Adieu Isabelle, Le Monde du 23 octobre 2008, portrait par Fabienne Darge : « Un de mes arrière-grands-pères, que je partage avec Dominique Strauss-Kahn, a été un des premiers psychiatres-psychanalystes. »
  4. « Zabou Breitman - AlloCiné », sur allocine.fr (consulté le ).
  5. Site lemonde.fr, article "Zabou Breitman impose sa patte, entre drame et humour", consulté le 2 janvier 2021
  6. Vidéo Youtube à 9'43"", consulté le 2 janvier 2021
  7. 24 jours, le dossier d'Alexandre Arcady, lefigaro.fr, 29 avril 2014
  8. https://jesuismusique.com/2019/01/05/de-lamour/
  9. Près de 200 ambassadeurs et parrains mobilisés
  10. « Zabou Breitman "orpheline" pleure la mort de sa mère peu après celle de son père », Pure People,‎ (lire en ligne, consulté le )
  11. a et b « Zabou Breitman : "Il faut s'engager pour des causes essentielles" », sur Femme actuelle,
  12. a b et c Fabienne Darge, « Zabou Breitman : adieu Isabelle », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  13. « La Jeune Fille et la Mort », sur lesarchivesduspectacle.net (consulté le )
  14. « Palmarès 2000 », sur le site du Festival de la fiction TV (consulté le )
  15. Décret du 30 décembre 2016 portant promotion et nomination dans l'ordre national de la Légion d'honneur
  16. Arrêté du 13 septembre 2016 portant nomination dans l'ordre des Arts et des Lettres
  17. Arrêté du 12 mai 2021 portant nomination et promotion dans l'ordre des Arts et des Lettres

Liens externesModifier

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