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Zabou Breitman

actrice, metteur en scène et réalisatrice française
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Zabou (homonymie) et Breitman.
Zabou Breitman
Description de cette image, également commentée ci-après
Zabou Breitman à la cérémonie des César 2015
Nom de naissance Isabelle Breitman
Surnom Zabou
Naissance (59 ans)
Paris
Nationalité Drapeau de la France Française
Profession Actrice
Réalisatrice
Metteur en scène

Isabelle Breitman, dite Zabou jusqu'en 1998, puis Zabou Breitman, est une actrice, réalisatrice et metteuse en scène française née le à Paris.

Sommaire

Enfance et formationModifier

Elle est la fille du scénariste Jean-Claude Deret (né Claude Breitman, fils d’un père juif et d’une mère chrétienne du Mans[1]) et de la comédienne québecoise Céline Léger.

Elle passe une partie de son enfance à Mennetou-sur-Cher dans l'ancien prieuré que son père avait acquis, avant d'être scolarisée au lycée Claude-de-France à Romorantin.

Sa famille compte plusieurs médecins (à commencer par son grand-père Lucien Breitman).

Enfant, elle est passionnée par la biologie et les abeilles en particulier.

Elle fait une première apparition en tant que comédienne, toute petite fille en 1965, dans un épisode de Thierry la Fronde (Saison 3, Les Héros), série écrite par son père pour la télévision dans laquelle jouait sa mère.

Elle a été élève du cours Simon.

CarrièreModifier

Dans les années 1980, elle participe à la présentation de l'émission jeunesse Les Quat'z'amis diffusée dans le programme Récré A2. En 1981 elle joue dans la comédie musicale Dorothée au pays des chansons avec Dorothée à l'Olympia de Paris du 9 au 21 avril 1981, ainsi qu'au Champ de Mars du 24 décembre 1980 au 4 janvier 1981.

En 1986, elle enregistre avec Arnold Turboust le tube Adélaïde, dont la sortie a coïncidé avec Libertine de Mylène Farmer, mettant la bande FM au goût de l'Ancien Régime pour quelques semaines.

1992 est l'année qui va sceller sa notoriété et ses talents de comédienne avec les films La Crise de Coline Serreau et Cuisine et Dépendances de Philippe Muyl.

En 2001, elle réalise Se souvenir des belles choses avec Isabelle Carré et Bernard Campan. Le film est récompensé en 2003 par trois Césars dont celui de la meilleure première œuvre de fiction.

En 2003, elle met en scène au Théâtre de l'Atelier à Paris la pièce de Roland Topor L'Hiver sous la table, avec Isabelle Carré et Dominique Pinon, qui récolte le record absolu de trophées lors de la Nuit des Molières l'année suivante : six statuettes dont celles des meilleurs comédien et comédienne, du meilleur spectacle de théâtre privé et du meilleur metteur en scène.

En 2009, sa pièce Des gens adaptée de Raymond Depardon, obtient deux Molières.

De janvier à juin 2012, elle écrit et joue avec Laurent Lafitte les sketchs de l'émission À votre écoute, coûte que coûte sur France Inter.

En 2013, elle interprète le rôle d'Ève de Colbert, patronne de Boréal, dans la saison 6 de Fais pas ci, fais pas ça.

En 2014, elle joue le rôle de Ruth Halimi, la mère d'Ilan Halimi dans le film 24 jours[2].

En 2015, elle préside le jury de la Révélation Cartier lors du Festival du cinéma américain de Deauville 2015.

Vie privéeModifier

Article détaillé : Famille Breitman.

Zabou Breitman est la mère de deux enfants avec le sculpteur Fabien Chalon : une fille, Anna (1989) et un fils, Antonin (1993). Ce dernier a joué dans No et moi réalisé par sa mère.

Par la famille de son père, elle et Dominique Strauss-Kahn sont cousins issus de germains [3]. (voir Famille Breitman)

Le 12 décembre 2016, son père meurt à 95 ans.

Le 20 janvier 2017, sa mère meurt à 79 ans[4], la veille d'entreprendre le tournage de la série que Zabou réalise pour Canal+ Paris, etc.

Un nom qui en dit longModifier

Durant les quinze premières années de sa carrière, Zabou Breitman était connue sous son nom de scène « Zabou ». Un événement la poussera à récupérer son patronyme pour qu'ainsi, elle soit connue et reconnue du public.

En 1982, jeune et insouciante actrice, elle prend des photos sur un tournage. Quand Jean-Marie Cavada, le producteur du film apprend qu'elle les a vendues sans autorisation, il se met violemment en colère et l'accuse à tort d'avidité matérielle. Il conclut sa diatribe par ces mots : « Cela ne m'étonne pas. C'est quoi, votre vrai nom, déjà ? ». Son vrai nom étant Breitman, celui de son grand-père, médecin juif laïc socialiste, originaire de Kishinev en URSS, déporté en 1941 et rescapé d'un camp de concentration, la comédienne est profondément choquée par ce trait antisémite[5],[6].

Elle n'est pas juive mais n'aura de cesse pendant des années d'essayer de rattacher cette racine juive à son prénom, en faisant le chemin inverse de celui de son père, Claude Deret, non-juif lui aussi mais qui avait échangé son nom de Breitman avec celui de sa propre mère au sortir de la guerre, pour éviter l'antisémitisme[6]. Ses efforts et sa patience permettent à Zabou de voir enfin son patronyme affiché en 1997 au Théâtre du Rond-Point pour La Jeune Fille et la Mort du Chilien Ariel Dorfman. C'est pour elle un bonheur immense et un symbole : « Que ce soit arrivé sur ce texte-là, qui parle d'identité et de justice, signé par un auteur originaire de la région de Kichinev... »[6].

Zabou Breitman conclut elle-même : « Avoir repris mon nom est la chose dont je suis la plus fière »[5].

FilmographieModifier

ActriceModifier

CinémaModifier

Courts métragesModifier

DoublageModifier

Voix offModifier

RadioModifier

TélévisionModifier

RéalisatriceModifier

ThéâtreModifier

ComédienneModifier

Metteuse en scèneModifier

TraductriceModifier

OpéraModifier

Récompenses et distinctionsModifier

Notes et référencesModifier

  1. « Zabou Breitman: - Zabou Breitman: "Il faut s'engager pour des causes essentielles" », Femme Actuelle,‎ (lire en ligne)
  2. 24 jours, le dossier d'Alexandre Arcady, lefigaro.fr, 29 avril 2014
  3. Adieu Isabelle, Le Monde du 23 octobre 2008, portrait par Fabienne Darge: « Un de mes arrière-grands-pères, que je partage avec Dominique Strauss-Kahn, a été un des premiers psychiatres-psychanalystes »,
  4. « Zabou Breitman "orpheline" pleure la mort de sa mère peu après celle de son père », Pure People,‎ (lire en ligne)
  5. a et b « Zabou Breitman : "Il faut s'engager pour des causes essentielles" », sur Femme actuelle,
  6. a b et c Fabienne Darge, « Zabou Breitman : adieu Isabelle », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  7. Décret du 30 décembre 2016 portant promotion et nomination dans l'ordre national de la Légion d'honneur
  8. Arrêté du 13 septembre 2016 portant nomination dans l'ordre des Arts et des Lettres

Liens externesModifier

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