Les Hirondelles de Kaboul (film)

Film d'animation de 2019 réalisé par Zabou Breitman et Éléa Gobbé-Mévellec
Les Hirondelles de Kaboul

Réalisation Zabou Breitman
Éléa Gobbé-Mévellec
Scénario Zabou Breitman
Patricia Mortagne
Sébastien Tavel
Acteurs principaux
Pays de production Drapeau de la France France
Drapeau de la Suisse Suisse
Drapeau du Luxembourg Luxembourg
Drapeau de Monaco Monaco
Genre animation, drame
Durée 81 minutes
Sortie 2019

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Les Hirondelles de Kaboul est un film d'animation international associant la France, la Suisse, le Luxembourg et Monaco, réalisé par Zabou Breitman et Éléa Gobbé-Mévellec, sorti en 2019.

C'est une adaptation du roman Les Hirondelles de Kaboul de Yasmina Khadra paru en 2002.

SynopsisModifier

L'action se passe durant l'été 1998, dans la capitale de l'Afghanistan gouverné par les talibans depuis 1992[1].

Atiq, directeur de la prison des femmes, a participé à la guerre contre les Soviétiques et connaît des gens chez les officiers talibans. Sa femme, Mussarat, souffre d'un cancer en phase terminale. Il lui est totalement dévoué parce qu'elle lui a sauvé la vie naguère. Mais quand il cherche un appui pour la faire soigner, il lui est dit que « C'est Dieu qui t'a sauvé la vie, aucun homme ne doit jamais quoi que ce soit à une femme ».

Mohsen et Zunaira sont un jeune couple, ils ont une formation universitaire et ne supportent pas les règles islamiques rigoureuses imposées à la population. Ils rêvent d'enseigner dans l'école clandestine du professeur Bayazid, qui délivre une véritable éducation, pas l'éducation coranique promue par les talibans. Pour ne pas devoir porter le tchadri (nom pachtoune de la burqa), Zunaira préfère rester chez elle. Un jour, Mohsen assiste par hasard à la lapidation d'une femme, et entraîné par la foule, il prend une pierre et la jette sur la condamnée.

Mohsen et Zunaira décident de sortir se promener ensemble, mais Zunaira a mis des chaussures blanches (interdites) sous sa burqa et ils sont surpris à rire dans la rue, ce qui est également interdit. Mohsen est emmené de force pour assister au prêche à la mosquée, tandis que Zunaira est forcée de l'attendre pieds nus en plein soleil. Zunaira est profondément humiliée par cet incident, et sa haine des talibans en est renforcée. Mohsen lui avoue alors sa participation à la lapidation, qui pèse sur sa conscience, et Zunaira lui en veut énormément : « Je hais tous les hommes ! ». Lors de leur dispute, Zunaira pousse Mohsen, qui tombe, heurte un meuble avec sa tête, et meurt.

Zunaira est désespérée par la mort de Mohsen et se laisse arrêter sans résistance. Elle est condamnée à mort, et emprisonnée dans la prison des femmes, en vue d'un grand meeting d'exécutions qui doit avoir lieu au stade dans les jours à venir. Elle est la seule pensionnaire de la prison, où Atiq est assisté par des soldats et par des gardiennes. Dans sa cellule, Zunaira retire son tchadri et Atiq est frappé par sa jeunesse et sa beauté. Il devient obsédé par sa prisonnière et veut la sauver à tout prix. Il se rend chez un chef taliban pour signaler qu'elle ne mérite pas la mort, étant donné que c'était un accident. La rencontre a lieu dans un bordel où le chef taliban se trouve. Atiq est renvoyé à ses affaires. Il va ensuite chez les juges (les cadis), mais ceux-ci lui recommandent de ne pas s'occuper de leurs verdicts. Ils dénoncent ensuite sa démarche au chef taliban, qui met en place une surveillance d'Atiq.

L'épouse d'Atiq se rend compte que son époux est amoureux de la prisonnière et loin de le condamner, veut lui permettre de revivre à ses côtés. Elle décide donc de se sacrifier en prenant la place de Zunaira. Atiq de son côté tue le taliban chargé de le surveiller.

Le jour prévu pour l'exécution, on vient chercher la condamnée (en burqa). Mais le chef taliban, qui s'inquiète de la disparition de son sbire, demande à Atiq d'assister à l'exécution. Au stade, la prisonnière est exécutée d'une balle dans la nuque. Le chef découvre son visage et se rend compte de la substitution. Il tue Atiq, puis se précipite sur les femmes présentes (en burqa) pour vérifier leur visage.

Zunaira se réfugie chez le professeur Bayazid.

Fiche techniqueModifier

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DistributionModifier

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DistinctionsModifier

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RécompensesModifier

NominationModifier

SélectionsModifier

Notes et référencesModifier

  1. Jusqu'à 2001, date de l'offensive occidentale à la suite de l'attentat du 11 septembre. Les talibans sont revenus au pouvoir en 2021.
  2. « Cinéma. Des hirondelles et des aquarelles pour raconter Kaboul endolorie », sur humanite.fr, (consulté le ) : « Zabou Breitman donne aussi son dernier rôle à son père, Jean-Claude Deret, disparu peu de temps après le tournage, qui interprète le vieux Nazish. »
  3. Nathalie Simon, « Le Traître et Les Hirondelles de Kaboul primés aux Vendanges du 7e art de Pauillac », sur Le Figaro, (consulté le ).

Liens externesModifier