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Isabelle Carré

actrice et romancière française
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Ne doit pas être confondu avec Isabelle Caro.
Isabelle Carré
Description de cette image, également commentée ci-après
Isabelle Carré en janvier 2015.
Naissance (48 ans)
Paris (France)
Nationalité Drapeau de la France Française
Profession Actrice, romancière
Films notables Les Enfants du marais
Se souvenir des belles choses
Entre ses mains
Les Émotifs anonymes
Du vent dans mes mollets

Isabelle Carré est une actrice française, née le dans le 12e arrondissement de Paris. Elle a obtenu le César de la meilleure actrice en 2003 pour son rôle dans Se souvenir des belles choses ainsi que le Molière de la comédienne à deux reprises (en 1999 pour Mademoiselle Else et en 2004 pour L'Hiver sous la table).

Elle publie un premier roman chez Grasset en 2018 : Les Rêveurs.

BiographieModifier

Jeunesse et formationModifier

Isabelle Carré est l'unique fille d'une fratrie de trois enfants comme elle le raconte dans son roman Les Rêveurs largement autobiographique[1]. Son père qui a révélé tardivement son homosexualité est designer et a fondé une agence de design travaillant notamment pour les stylos Waterman ou pour Pierre Cardin[2]. Sa mère est secrétaire de direction[2] ; elle est issue de l'aristocratie vendéenne et vit depuis de sa sculpture[2]. Elle passe son enfance dans le 7e arrondissement de Paris avec ses deux frères : l'aîné Benoit Carré, auteur-compositeur et ex-membre de Lilicub[3] et Vincent.

À quatorze ans, elle se retrouve dans le service psychiatrique de l'hôpital Necker-Enfants malades après une tentative de suicide[4]. Un an plus tard, elle quitte ses parents à la suite de leur séparation, pour vivre seule. Son père règle son loyer tandis qu'Isabelle Carré fait des photos pour les magazines Jeune et Jolie, OK, Podium pour gagner un peu d'argent[2]. Rêvant d’une carrière de danseuse, elle y renonce à cause d'une chute du second étage de son domicile à trois ans. Elle s'oriente vers la comédie et suit alors de nombreux cours d'art dramatique à l'American Center, au cours Florent et au Studio Pygmalion, tout en suivant sa scolarité au lycée Victor-Duruy[5]. Elle voue une admiration sans limite à Romy Schneider et joue ses premiers petits rôles au cinéma dans le film Romuald et Juliette de Coline Serreau en 1988.

Elle obtient son bac B en 1989, puis intègre l’École nationale supérieure des arts et techniques du théâtre (ENSATT) jusqu’en 1990[5]. Elle commence rapidement une importante carrière théâtrale et cinématographique, alternant films grand public, films d'auteur, téléfilms et pièces de théâtre.

Débuts et révélation (années 1990)Modifier

 
Portrait d'Isabelle Carré par le Studio Harcourt en 1998, l'année de sa consécration.

En 1992, elle décroche son premier grand rôle au cinéma dans le film Beau fixe de Christian Vincent pour lequel elle est nommée au César du meilleur espoir féminin. Elle enchaîne dans le film à grand succès Le Hussard sur le toit de Jean-Paul Rappeneau, pour lequel elle est encore nommée au César du meilleur espoir féminin, puis dans Beaumarchais, l'insolent d’Édouard Molinaro en 1995.

En 1997, elle réalise une exceptionnelle performance d'actrice dans La Femme défendue de Philippe Harel où elle est filmée sous tous les angles, et occupe l'écran durant tout le film. Cette prestation lui vaut le prix Romy-Schneider (espoir du cinéma français) et une troisième nomination au César du meilleur espoir féminin. Elle remporte la même année le prestigieux prix Gérard Philipe.

En 2000, Clément Sibony la charme dans L'Envol, puis en 2001 joue le jeune étudiant en médecine fou amoureux d'une Audrey Tautou érotomane dans À la folie... pas du tout, succès de la jeune réalisatrice bordelaise Lætitia Colombani, et dans lequel Isabelle joue la compagne avocate de Samuel Le Bihan.

Consécration (années 2000)Modifier

En 2003, elle reçoit le César de la meilleure actrice pour le film Se souvenir des belles choses de Zabou Breitman, où elle joue le rôle d’une jeune femme atteinte de la maladie d'Alzheimer.

En 2004, elle remporte le Molière de la meilleure comédienne pour son rôle dans la pièce de Roland Topor L'hiver sous la table mise en scène par Zabou Breitman.

En 2006, elle est nommée pour le César de la meilleure actrice pour le film Entre ses mains d'Anne Fontaine, où elle joue aux côtés de Benoît Poelvoorde. Elle joue également de nouveau au théâtre dans Blanc d'Emmanuelle Marie sous la direction de Zabou Breitman, aux côtés de Léa Drucker qui interprète sa sœur au milieu d'une scène du Théâtre de la Madeleine transformée en un champ de blé entourant une maison campagnarde grâce au décor transcendant de Jean-Marc Stehlé, et baigné de la musique d'une violoncelliste scandant le récit en contrepoint.

En 2007, elle joue dans Anna M., réalisé par Michel Spinosa avec Gilbert Melki et Anne Consigny. Le film révèle un côté plus sombre. Après À la folie... pas du tout, c'est la deuxième fois qu'elle joue dans un film qui traite le sujet de l'érotomanie.

Confirmation (années 2010)Modifier

 
L'actrice au dîner des révélations des Césars 2016, pour Vingt et une nuits avec Pattie.

En 2011, elle partage l'affiche du drame Rendez-vous avec un ange avec Sergi López, puis en 2012 fait partie du casting Des vents contraires, de Jalil Lespert, porté par Benoît Magimel. Elle seconde aussi Pascal Elbé et Laura Morante, également réalisatrice de la romance La Cerise sur le gâteau. Autre trio pour la comédie dramatique Du vent dans mes mollets, de Carine Tardieu, cette fois avec Agnès Jaoui et Denis Podalydès. Enfin, elle donne la réplique à Jean-Pierre Bacri et Kristin Scott Thomas pour la comédie dramatique Cherchez Hortense, mise en scène par Pascal Bonitzer.

En 2013, elle partage l'affiche de la comédie Cheba Louisa avec Rachida Brakni. L'année 2014 la voit défendre trois films : elle est mariée à Sami Bouajila pour la comédie dramatique familiale Du goudron et des plumes, de Pascal Rabaté, puis retrouve le réalisateur Jean-Pierre Améris pour jouer une bonne sœur pour le drame Marie Heurtin. Enfin, elle joue la mère de l'héroïne (jouée par Joséphine Japy) du drame psychologique Respire, réalisé par Mélanie Laurent.

2015 est aussi une année chargée : elle partage l'affiche de Vingt et une nuits avec Pattie avec André Dussollier et Karin Viard ; elle porte la comédie Les Chaises musicales ; partage l'affiche de la comédie romantique Ange et Gabrielle avec Patrick Bruel. Enfin, elle joue une mère de famille nombreuse dans la comédie dramatique Paris-Willouby, secondée par Stéphane De Groodt et Alex Lutz, mais aussi Joséphine Japy.

En 2016, elle porte le drame Le Cœur régulier, réalisé par Vanja d'Alcantara, puis en 2017 la comédie dramatique Une vie ailleurs, où elle a pour partenaire un Ramzy Bedia à contre-emploi. Autre tandem avec un acteur habituellement comique, Comment j'ai rencontré mon père avec François-Xavier Demaison. Enfin, elle s'essaie à la comédie potache Garde alternée, aux côtés de Didier Bourdon et Valérie Bonneton.

Fin 2018, elle retrouve Bernard Campan, son partenaire de l'acclamé Se souvenir des belles choses, pour la pièce La Dégustation, écrite et mise en scène par Ivan Calbérac.

Vie privéeModifier

En , Isabelle Carré épouse le producteur de cinéma Bruno Pésery. Ils ont un fils (Antoine, né le 11 octobre 2008) et deux filles (Madeleine et Clara, nées respectivement en [6] et en [7]).

Influence et engagementsModifier

Isabelle Carré est ambassadrice de l'association Un enfant par la main[8] depuis 1999, une des marraines[9] de l'association La chaîne de l'espoir[10] et de l'association Vaincre la mucoviscidose (VLM)[11], depuis 2005, en compagnie de François Cluzet.

Elle faisait partie, en 2005, des cinquante trentenaires les plus influents en France selon le Figaro Magazine (octobre 2005) aux côtés notamment de Virginie Calmels, Marc-Olivier Fogiel, Hedi Slimane ou encore Matthieu Pigasse.

En septembre 2018, à la suite de la démission de Nicolas Hulot, elle signe avec Juliette Binoche la tribune contre le réchauffement climatique intitulée Le plus grand défi de l'histoire de l'humanité, qui paraît en une du journal Le Monde, avec pour titre L'appel de deux cents personnalités pour sauver la planète[12].

En janvier 2019, après y avoir participé en tant que comédienne[13], elle participe comme auteure à l'édition 2019 du festival théâtral du Paris des femmes, fondé par Anne Rotenberg, Michèle Fitoussi et Véronique Olmi, qui met en lumière le fait que les femmes dramaturges en France sont encore cantonnées à n'occuper que 21% de l'espace théâtral contemporain[14]. Aux côtés de huit autres écrivaines telles que Tania de Montaigne, Adélaïde Bon et Anna Mouglalis, Isabelle Carré y signe elle-même le court texte dramatique Cinquante pas dans l'allée pour le thème annuel « les Noces »[15]. L'actrice et autrice explique à la presse :

« C'est l’occasion de changer de rôle, d'écouter quelqu'un s’emparer de mes mots, et avant tout de faire entendre la voix des femmes[16]. »

FilmographieModifier

NB : Il existe une comédienne homonyme, qui a tourné notamment Paulette, la pauvre petite milliardaire (1985).

FilmsModifier

Courts métragesModifier

TéléfilmsModifier

Séries téléviséesModifier

ClipModifier

ThéâtreModifier

RadioModifier

Livres audioModifier

Isabelle Carré prête sa voix pour plusieurs livres audio :

OuvragesModifier

ChansonModifier

  • En 2013, Isabelle chante en duo avec son frère Benoit Carré le titre En commun sur l'album Celibatorium.

Prix et distinctionsModifier

 
L'actrice au festival du film de Cabourg 2011, où elle est récompensée d'un Swan d'Or pour sa performance dans Les Émotifs anonymes. Le film lui vaudra aussi une nomination au César de la meilleure actrice.

César du cinémaModifier

Année Récompense Film Résultat
1993 Meilleur espoir féminin Beau fixe Nommée
1996 Le Hussard sur le toit Nommée
1998 La Femme défendue Nommée
2003 Meilleure actrice Se souvenir des belles choses Lauréate
2004 Les Sentiments Nommée
2006 Entre ses mains Nommée
2008 Anna M. Nommée
2011 Les Émotifs anonymes Nommée

Nuit des MolièresModifier

 
Isabelle Carré, présidente du jury du Festival de la Fiction TV à La Rochelle en 2016.
Nominations

DécorationsModifier

AutresModifier

Nomination

Notes et référencesModifier

  1. Nathalie Crom, « Isabelle Carré, une fameuse inconnue », sur telerama.fr, .
  2. a b c et d Caroline de Bodinat, « Isabelle Carré, carrément », sur liberation.fr, .
  3. « C'est de famille »,
  4. « Isabelle Carré : "La politique et le people ne font pas bon ménage" », sur lejdd.fr, .
  5. a et b « La biographie de Isabelle Carré », sur programme-tv.net (consulté le 6 février 2018).
  6. Isabelle Carré attend son troisième enfant, Voici, 2 septembre 2012.
  7. Prisma Média, « Isabelle Carré: “J’ai longtemps eu du mal à aller vers les autres” - Gala », Gala.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 8 mai 2017)
  8. « Un enfant par la main », sur Un enfant par la main (consulté le 8 mai 2017)
  9. Biographie sur Fluctuat.net
  10. La chaîne de l'espoir
  11. « Vaincre la Mucoviscidose », sur www.vaincrelamuco.fr (consulté le 8 mai 2017)
  12. « Le plus grand défi de l’histoire de l’humanité : l’appel de 200 personnalités pour sauver la planète », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le 14 septembre 2018)
  13. « Questions aux auteures », sur Paris des Femmes (consulté le 4 mars 2019)
  14. Télé Matin, « Insolites - Festival Paris des femmes », (consulté le 4 mars 2019)
  15. « Isabelle Carré - Auteures 2019 », sur Paris des Femmes (consulté le 4 mars 2019)
  16. « PARIS DES FEMMES, ÉDITION 2019 - Pépinière Théâtre | THEATREonline.com », sur www.theatreonline.com (consulté le 4 mars 2019)
  17. Un vrai bonhomme, sur unifrance.org, consulté le 14 novembre 2019
  18. L'Esprit de famille, sur en.unifrance.org, consulté le 14 novembre 2019
  19. Gabriel Le Bomin tourne son film sur le Général, sur corsenetinfos.corsica, consulté le 14 novembre 2019
  20. Arrêté du 10 février 2016 portant nomination et promotion dans l'ordre des Arts et des Lettres.
  21. Article journal Les Echos, du 14 juin 1994, consulté le 9 février 2016.
  22. Lauréats 2008 des Étoiles d'or, site Canalplus.fr, consulté le 9 février 2016.

Liens externesModifier

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