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Jean-Pierre Bacri

acteur et scénariste français
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Jean-Pierre Bacri
Description de cette image, également commentée ci-après
Jean-Pierre Bacri à Paris en
Naissance (68 ans)
Castiglione, Département d'Alger, Algérie française
Nationalité Drapeau de France Français
Profession Acteur
Scénariste
Dramaturge
Films notables Subway
L'été en pente douce
Cuisine et Dépendances
Un air de famille
Didier
On connaît la chanson
Le Goût des autres
Les Sentiments
Le Sens de la fête

Jean-Pierre Bacri est un acteur, scénariste et dramaturge français, né le à Castiglione (aujourd'hui Bou Ismaïl), en Algérie.

Il est connu pour son association avec Agnès Jaoui, avec laquelle il a joué et coécrit plusieurs pièces de théâtre et films.

Il a aussi collaboré à plusieurs reprises avec les réalisateurs Cédric Klapisch, Alain Chabat, Alain Resnais, Claude Berri et Pascal Bonitzer.

Au théâtre, il reçoit le Molière de l'auteur en 1992 pour Cuisine et Dépendances et le Molière du comédien dans un spectacle de théâtre privé en 2017 pour son rôle dans Les Femmes savantes. Au cinéma, il a reçu quatre fois le César du meilleur scénario original, a remporté une fois celui du meilleur acteur dans un second rôle et a été nommé six fois pour le César du meilleur acteur.

BiographieModifier

Jeunesse et formationModifier

Jean-Pierre Bacri est issu d'une famille juive d'Algérie. Grâce à son père facteur en semaine et ouvreur le week-end dans le cinéma Star de la ville, il découvre le septième art.

Arrivé avec ses parents à Cannes en 1962, au lycée Carnot, où il croise Cyril de La Patellière, il veut devenir professeur de français et de latin. Mais à 25 ans, Jean-Pierre Bacri monte à Paris et décide de travailler dans la publicité. Il devient placeur à l'Olympia pour gagner sa vie. Parallèlement, il suit une formation d'acteur au Cours Simon et au Cours de Jean Périmony, tout en écrivant des pièces de théâtre.

Débuts d'acteur (années 1980)Modifier

Le Doux Visage de l'amour reçoit d'ailleurs le prix de la Vocation en 1979. La même année, il joue son premier rôle au cinéma dans Le Toubib, mais c'est sa prestation de proxénète dans Le Grand Pardon en 1981 qui le fait connaître aux yeux du grand public.

Il multiplie ensuite les seconds rôles, collaborant avec plusieurs réalisateurs : Alexandre Arcady, Diane Kurys, Claude Lelouch, Claude Pinoteau, Luc Besson, Jean-Michel Ribes, Tony Gatlif,Gérard Krawczyk, Jean-Pierre Mocky, Pierre Tchernia, Jean-Marie Poiré, Yves Boisset et Yves Robert.

C'est en 1986 que son nom commence à figurer en haut de l'affiche : pour Mort un dimanche de pluie, puis L'Été en pente douce, sorti en 1987. Il joue la même année dans la pièce L'Anniversaire de Harold Pinter, dans la mise en scène de Jean-Michel Ribes, auprès de sa future collègue et compagne Agnès Jaoui[1].

Révélation et consécration (années 1990)Modifier

En 1993, l'acteur s'impose dans la comédie Cuisine et Dépendances , dont il a aussi signé le script. Puis il s'impose comme scénariste avec la comédie d'Alain Resnais Smoking / No Smoking, dont il a co-écrit l'histoire avec Agnès Jaoui. Leur long-métrage leur vaut le César du Meilleur scénario 1994. Le tandem confirme rapidement, cette fois également en tant qu'acteurs.

L'année 1996 les révèlent en effet au grand public avec la comédie Un air de famille, adaptation de Cédric Klapisch d'une autre pièce co-écrite par le tandem Jabac, selon l'expression d'Alain Resnais[2]). Le film leur vaut le César du Meilleur scénario 1997.

La même année, Bacri confirme aussi en tant qu'acteur, en menant la comédie fantastique Didier, premier long-métrage d'Alain Chabat. Bacri y cultive son personnage d'éternel râleur. Puis avec la comédie On connaît la chanson, nouvelle comédie d'Alain Resnais, dont Bacri a co-signé à nouveau le scénario. Cette fois, il décroche non seulement le César du meilleur scénario original ou adaptation mais aussi le César du meilleur acteur dans un second rôle.

En 1998, il donne la réplique à Catherine Deneuve, tête d'affiche du drame Place Vendôme, réalisé par Nicole Garcia. Il retrouve cette dernière comme actrice pour la comédie Kennedy et moi, mise en scène par Sam Karmann, qui sort en 1999.

L'année 2000 lui permet de s'imposer à nouveau comme auteur et acteur, avec la pièces Le Goût des autres, dont la réalisation est cette fois assurée par Agnès Jaoui. Le film est multirécompensé, et vaut au tandem leur quatrième César du meilleur scénario original ou adaptation.

Confirmation critique (années 2000)Modifier

 
L'acteur avec Agnès Jaoui, entourés de Karin Viard, Anne Alvaro, Agnès Varda, Jalil Lespert et Ramzy Bédia à la 26e cérémonie des César, pour Le Goût des autres.

Devenu un proche collaborateur d'Alain Chabat, il participe au script de la grosse production Astérix et Obélix : Mission Cléopâtre et se charge aussi de la narration du film. Le film est un énorme succès de l'année 2002. Bacri partage quant à lui l'affiche de la comédie Une femme de ménage, de Claude Berri, avec la jeune Émilie Dequenne.

En 2003, avec Nathalie Baye, Isabelle Carré et Melvil Poupaud, il fait partie du quatuor formé par Noémie Lvovsky pour sa comédie dramatique Les Sentiments. Puis en 2004, il partage l'affiche du drame Comme une image, d'Agnès Jaoui avec la jeune Marie-Lou Berry.

En 2005, il décide de parrainer le collectif Devoirs de Mémoires.

En 2006, il retrouve la réalisatrice Nicole Garcia pour tenir le premier rôle de la comédie dramatique chorale Selon Charlie, puis en 2008 sa collaboratrice Agnès Jaoui pour la comédie dramatique Parlez-moi de la pluie, avec un Jamel Debbouze, à contre-emploi, pour parler de racisme ordinaire. Le film vaut au tandem le Prix du scénario au Festival de Cannes 2004.

En 2009, il porte le drame indépendant Adieu Gary, écrit et réalisé par Nassim Amaouche, puis tourne le thriller de Raphaël Jacoulot, Avant l'aube, où il incarne Jacques Couvreur, le propriétaire d'un luxueux hôtel. Le long-métrage sort en 2011.

Tête d'affiche (années 2010)Modifier

 
Jean-Pierre Bacri et Agnès Jaoui à une avant-première de Au bout du conte en 2013.

En septembre 2012, l'acteur tient le premier rôle masculin de la comédie Cherchez Hortense, réalisée par Pascal Bonitzer.

Puis il retrouve Agnès Jaoui pour un sixième long-métrage, la comédie fantastique Au bout du conte, qui sort en 2013. Bacri y joue un moniteur d'auto-école croyant irrémédiablement que sa dernière heure est arrivée. Agathe Bonitzer, Arthur Dupont et Benjamin Biolay composent le casting principal.

L'année 2015 est marquée par la sortie de deux longs-métrages : la comédie dramatique La Vie très privée de Monsieur Sim, réalisée par Michel Leclerc, où il est secondé par Isabelle Gélinas.

En 2016, il retrouve Pascal Bonitzer pour la comédie Tout de suite maintenant, où il côtoie notamment Agathe Bonitzer, Vincent Lacoste et Lambert Wilson.

L'année suivante, il est la tête d'affiche de deux longs-métrages : en juin, la satire Grand Froid, où il est secondé par Arthur Dupont et Olivier Gourmet ; en octobre la comédie dramatique Le Sens de la fête, écrite et réalisée par un autre tandem du cinéma français, Olivier Nakache et Eric Toledano. Fidèle à Alain Chabat, il fait aussi une apparition dans la comédie Santa et Cie.

En 2018, il retrouve d'abord Agnès Jaoui pour la satire Place publique. Puis il joue les patriarches pour la comédie dramatique familiale Photo de famille. L'acteur y a notamment pour partenaire Chantal Lauby.

Vie privéeModifier

Il rencontre Agnès Jaoui en 1987 avec qui il forme un couple à la ville jusqu'en 2012[3].

Après leur séparation en 2012, Agnès Jaoui et Jean-Pierre Bacri sont demeurés proches et continuent d'écrire et de jouer ensemble au cinéma et au théâtre[4],[5].

En 2014, il est membre du comité de soutien à la candidature d'Anne Hidalgo à la mairie de Paris[6].

ThéâtreModifier

DramaturgeModifier

ComédienModifier

FilmographieModifier

CinémaModifier

ScénaristeModifier

ActeurModifier

Box-officeModifier

Entrées en France des films où Jean-Pierre Bacri est à l'affiche
Année de sortie et Film Entrées en France
1979 : Le Toubib de Pierre Granier-Deferre 1 713 247
1982 : Le Grand Pardon d'Alexandre Arcady 2 182 198
1983 : Coup de foudre de Diane Kurys 1 631 269
1983 : Édith et Marcel de Claude Lelouch 875 766
1982 : Le Grand Carnaval d'Alexandre Arcady 1 271 311
1984 : La Septième Cible de Claude Pinoteau 1 249 022
1985 : Subway de Luc Besson 2 920 588
1985 : Escalier C de Jean-Charles Tacchella 732 816
1985 : On ne meurt que deux fois de Jacques Deray 1 003 415
1986 : La Galette du roi de Jean-Michel Ribes 411 729
1986 : Suivez mon regard de Jean Curtelin 15 984
1986 : États d'âme de Jacques Fansten 313 546
1986 : Mort un dimanche de pluie de Joël Santoni 147 784
1986 : Rue du départ de Tony Gatlif 17 822
1987 : L'Été en pente douce de Gérard Krawczyk 785 791
1988 : Les Saisons du plaisir de Jean-Pierre Mocky 770 591
1988 : Bonjour l'angoisse de Pierre Tchernia 381 506
1989 : Mes meilleurs copains de Jean-Marie Poiré 358 394
1990 : La Baule-les-Pins de Diane Kurys 724 141
1991 : La Tribu d'Yves Boisset 35 996
1992 : Smoking / No Smoking d’Alain Resnais 755 344
1992 : Le Bal des casse-pieds d'Yves Robert 1 333 914
1992 : L'Homme de ma vie de Jean Charles Tacchella 21 947
1993 : Cuisine et dépendances de Philippe Muyl  528 442
1994 : La Cité de la peur d'Alain Berbérian 2 216 436
1996 : Un air de famille de Cédric Klapisch 2 442 289
1997 : Didier d'Alain Chabat 2 902 960
1997 : On connaît la chanson d'Alain Resnais 2 649 299
1998 : Place Vendôme de Nicole Garcia 934 070
1999 : Peut-être de Cédric Klapisch 655 104
1999 : Kennedy et moi de Sam Karmann 583 996
2000 : Le Goût des autres d'Agnès Jaoui 3 859 151
2002 : Une femme de ménage de Claude Berri 875 351
2003 : Les Sentiments de Noémie Lvovsky 1 239 915
2004 : Comme une image d'Agnès Jaoui 1 640 312
2006 : Selon Charlie de Nicole Garcia 518 640
2008 : Parlez-moi de la pluie d'Agnès Jaoui 1 004 267
2009 : Adieu Gary de Nassim Amaouche 134 491
2011 : Avant l'aube de Raphaël Jacoulot 129 899
2012 : Cherchez Hortense de Pascal Bonitzer 508 652
2013 : Au bout du conte d'Agnès Jaoui 966 381
2015 : La Vie très privée de Monsieur Sim de Michel Leclerc 262 245
2015 : Tout de suite maintenant de Pascal Bonitzer 176 158
2017 : Grand Froid de Gérard Pautonnier 123 598
2017 : Le Sens de la fête d'Eric Toledano & Olivier Nakache 3 020 694

Les données ci-dessus proviennent du site jpbox-office.com.

TélévisionModifier

DistinctionsModifier

RécompensesModifier

ThéâtreModifier

CinémaModifier

NominationsModifier

Notes et référencesModifier

  1. « Jean-Pierre Bacri : Sa belle déclaration à son ex, Agnès Jaoui », Pure People,‎ (lire en ligne, consulté le 6 septembre 2017)
  2. http://www.filmfestivals.com/review/gout/index_fr.htm
  3. Jaoui - Bacri : "On bouge, on caricature moins", Le Monde, 5 mars 2013
  4. Agnès Jaoui, la douceur de vivre, Paris-Match, 26 août 2012
  5. Le conte est bon à Six-Fours pour le duo Bacri-Jaoui, Nice-Matin, 31 janvier 2013
  6. Bertrand Gréco et Gaspard Dhellemmes, L'histoire secrète d'une élection capitale, éditions du Moment, 2014, page 154.

Liens externesModifier

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