Ouvrir le menu principal

Sugelli

Les Sugelli(s) sont des sortes de pâtes ne contenant que de la farine et de l'eau.Cette recette, améliorée par la suite avec la pomme de terre est peut-être l'ancêtre de celle des gnocchis

Les Sugelli(s) sont des sortes de pâtes ne contenant que de la farine et de l'eau.

Cette recette, améliorée par la suite avec la pomme de terre est peut-être l'ancêtre de celle des gnocchis [1].

En EuropeModifier

En FranceModifier

Sugelli *
 
Les sugelli sont peut-être l'ancêtre des gnocchis.
Domaine Savoir-faire
Lieu d'inventaire Provence-Alpes-Côte d'Azur
Alpes-Maritimes
Tende
* Descriptif officiel Ministère de la Culture (France)

En France, cette pratique culinaire est inscrite à l'Inventaire du patrimoine culturel immatériel en France, depuis 2009, par le Ministère de la Culture[1]. Cette pâte alimentaire de fabrication domestique est préparée pour tous repas familiaux et festifs dans la vallée de la Roya, qui relie Nice à Turin — voie de communication très importante entre la France et l'Italie. Ce plat est donc l'expression d'une culture transfrontalière franco-italienne.

DescriptionModifier

La pâte est obtenue avec de la farine de blé, du sel, de l'eau et de l'huile, toutefois facultatif. Elle est ensuite pétrie à la main ou à la fourchette. Après avoir laissé reposer, la pâte est roulée à la main en petits rouleaux et découpés en petit dés. Chaque petit dé sera ensuite écrasé avec le pouce, tout en rajoutant un peu de farine à la surface, pour former des plis. Pour la cuisson, des navets, du chou et des pommes de terre sont ajoutés à l'eau de cuisson. Elles seront accompagnées de sauces à base de brous et d'ail, ou de tomate, et avec de la viande de lapin, notamment[1].

Patrimoine franco-italienModifier

Pour les Tendasques, les sugellis sont leur « plat national ». Auparavant concoctés avec des matières premières bon marché, c'était un « plat de tous les jours » pour les bergers et la population locale. Aujourd'hui, c'est un réel « plat du dimanche », lors des repas en famille, ou lors de grandes fêtes. Ce plat est connu de toute la vallée de la Roya. Il est également préparé au-delà de la frontière française, en Piémont et en Ligurie, aussi bien dans le cadre familial que professionnel[2].

Ce plat à la double identité, française et italienne, est aussi le résultat d'une histoire mouvementée qu'a connu cette région. En effet, en 1388, la vallée de la Roya entre dans la Maison de Savoie, à l'exception de Tende qui se maintiendra jusqu'en 1581. Jusqu'en 1860, elle appartient au duché de Savoie, par le biais du Comté de Nice. Lorsque le Comté de Nice est annexé à la France, Tende et La Brigue resteront, quant à eux, territoires piémontais, jusqu'en 1947. Néanmoins, les échanges commerciaux, les transhumances et migrations saisonnières entre Tende et la région niçoise, ne faiblissent pas[3].

Notes et référencesModifier

  1. a et b « Ministère de la Culture » (consulté le 11 juillet 2017)
  2. Danielle Musset, Les plantes alimentaires de la vallée de la Roya, Parc National du Mercantour, Ministère de la Culture, (www.culturecommunication.gouv.fr/content/.../1/file/Ethno_Musset_1983_279.pdf)
  3. Serventi Silvano, Les pâtes : histoire d'une culture universelle, Arles, Actes Sud, .