Alpages autour de la vallée de Linthal, en Suisse.

Un alpage désigne à la fois :

Son diminutif est l'alpette ou encore l'alpettaz.

Sommaire

SynonymeModifier

Ce terme possède d'autres synonymes :

  • ainsi, le terme alpe désigne ni plus ni moins l'alpage. Ce terme se retrouve dans le nom des stations de l’Alpe d'Huez, des Deux Alpes et de l’Alpe du Grand Serre, ainsi que dans le titre de la revue L'Alpe[1], dédiée à la montagne ;
  • le terme arpe et ses diminutifs arpette et arpettaz. Toponymes savoyards : le col de l'Arppettaz (1 581 m), la crête de l'Arppetaz-de-Thuy (1 253 m) à La Balme-de-Thuy ou encore l'arrête et les rochers de l'Arpette, les pointes de l'Arpette (2 969 m), etc. ;
  • ou encore, l'aulp. Toponymes savoyards : le col de l'Aulp (1 424 m) à Montmin, la tête de l'Aulp (2 129 m) en dessus d'Ugine, la vallée d'Aulps, etc. Parfois avec un pluriel : abbaye Notre-Dame d'Aulps ;
  • dans les Pyrénées ou dans le Massif central, on parle d’estive.

UsagesModifier

 
Le départ du troupeau pour l'alpage. Gustave Roux.

ÉtéModifier

En Haute Tarentaise et Haute Maurienne, on distingue l'alpage d'été appelé montagne (2 000 à 2 500 m d'altitude) de celui situé en dessous (1 500 à 1 900 m) et appelé montagnette. Pendant l'été, l'herbe des montagnettes sert à constituer une partie de la réserve de fourrage nécessaire à l'alimentation du cheptel enfermé à l'étable l'hiver. Ce fourrage restait autrefois stocké en altitude dans les chalets (fenils) pour être descendu à la luge en hiver. En Tarentaise, cette pratique de la transhumance s'appelle la remue.

Le lait obtenu dans les alpages et montagnes sert essentiellement à la production de fromages comme le beaufort, le reblochon, le cantal, le laguiole, le salers… suivant les régions.

HiverModifier

Depuis le XXe siècle, les alpages situés sur les dévers sont exploités en hiver comme champs de neige par les stations de sports d'hiver. En été, ils redeviennent des pâturages pour les bêtes

Traditions liées à l'alpageModifier

Voir aussiModifier