Camping

activité qui consiste à rester au même endroit sous une tente

Le camping ou campisme[1] est une activité touristique qui consiste à séjourner au même endroit sous une tente, une caravane ou encore dans un camping-car. Elle utilise notamment une caravane, un clip car ou un camping-car. Hébergement touristique pendant les vacances ou de loisirs, il devient depuis quelques années un recours à des familles dans des conditions de vie précaires.

Logotype finlandais du camping.
Camping près d'une plage dans l'État de Veracruz au Mexique.

On peut s'installer sur un terrain de camping aménagé, un camping naturiste ou faire du camping sauvage. Style de vacances économique et populaire au moment de la généralisation des congés payés, le camping évolue vers ce qu'on appelle aujourd'hui l'hôtellerie de plein air avec de nombreuses prestations associées (piscine, snack, air de jeu, bar, mini-golf...)[2].

L’hôtellerie de plein air se fait en parallèle du camping dans des hébergements « prêt-à-vivre » c'est-à-dire : équipés de vaisselle, de meubles, d'une cuisine américaine, de salle d'eau et de moyens de couchage. Ces hébergements sont de type tentes, maisons mobiles appelées aussi cottages, de bungalows, de chalets et de maisonnettes.

Il existe aussi le glamping, un type de camping qui propose des hébergements insolites.

TerminologieModifier

Le mot « camping » trouve son origine dans le verbe anglais to camp, « établir son camp »[3].

La première mention relevée de son usage en France est en juillet 1903 un journal sportif, L’Auto[4]. « Les Anglais ont le génie de ces organisations en plein air. Depuis longtemps le goût du camping out et du bivouac lointain a pris dans le Royaume-Uni des proportions considérables[4]. »

Histoire du campingModifier

 
Camping au Canada vers 1907. Ce moyen de logement ne s'est réellement démocratisé qu'à partir de XXe siècle et des vacances.

Les prémices au début du XXe siècleModifier

L'origine du mot camping est souvent présentée comme venant de l'anglais (les premiers campeurs et voyageurs français se référant au modèle britannique en parlant de « camping site ») mais il vient du latin campus, champ et d'une expression qui apparaît au XIXe siècle, « faire campos », désignant l'arrêt de la scolarité pour que les enfants aillent à la campagne accomplir les travaux agricoles (moissons en été)[5],[6]. En France, le premier écrit sur le camping date de 1898 : un célèbre campeur et voyageur français, Lucien Baudry de Saunier, fait paraître dans la revue du Touring club de France un article racontant son voyage en Angleterre où il rencontre des aristocrates anglais utilisant des roulottes (avec une baignoire dans le sol) tractées par des chevaux ou utilisant les premières voitures pour parcourir leurs immenses propriétés[7],[6]. Le mot camping apparaît en 1903 dans le quotidien sportif L’Auto qui mentionne les campements sportifs des Anglais qui se regroupent dans la première association de camping de l’histoire, l’Association of Cycle Campers fondée à Londres en 1875[8].

Avant la Première Guerre mondiale, ce sont surtout des hommes seuls partant à pied dans la campagne, la forêt ou la montagne avec un simple drap ou une ancienne tente militaire. Les campeurs sont très souvent des randonneurs (pédestres, cyclotouristes ou canoéistes) appartenant à des catégories socioprofessionnelles élevées : la pratique du camping apparaît ainsi dans les sociétés industrielles où les personnes cherchent à quitter l'air pollué des villes (notion d'hygiénisme moral luttant contre l’atmosphère vicié, l’alcoolisme, la tuberculose ou la syphilis) pour retrouver un lien avec la nature et un « esprit sain dans un corps sain » (notion romantique)[9]. Le mouvement protestant des Young Men's Christian Association fondé en 1844 donne naissance en France à la Coopérative d'excursion dont les membres expérimentent avec leur propre matériel la vie sous tente à partir de 1903, coopérative à l'origine du premier Club français de camping né en 1910 tandis que le Touring club de France plus bourgeois crée en 1912 une association les campeurs de France, les premiers campings étant le plus souvent gérés par des anciens de la Coloniale (garde-champêtre, garde-chasse)[10].

Entre-deux guerresModifier

Après la Première Guerre mondiale, le camping se structure à travers deux systèmes :

Les années 1930 voient le boom de revues comme Au grand air ou Camping Plein Air, qui publient guides, récits et manuels[12], mais aussi peu à peu de nombreuses annonces de rencontres matrimoniales[12], et la création de syndicats de professionnels du matériel de camping, alors que près de 300 magasins spécialisés émergent à Paris, exposant dans les salons les plus divers[12]. Environ 300 000 jeune rachitiques et tuberculeux profitent chaque été de thérapies par le camping mises en place par le Club Alpin Français et le Touring Club de France[12].

Les anciennes tentes coloniales puis toiles de tente en tissu transpirant à partir des expéditions en Himalaya dans les années 1930, seront utilisées jusqu'à l'après-guerre[réf. nécessaire].

C'est en 1937, après la loi de juin 1936 qui institue le principe du droit aux premiers congés payés en France, que sont décidés par des préfectures les premiers arrêtés préfectoraux décidant de réglementer la pratique du camping, dans les trois départements de la Côte d’Azur[13], alors qu'elle se développe en famille. En 1938, une vingtaine d'associations françaises se fédèrent[14] en créant le 16 mai 1938 l'Union française des associations de camping, présidée par Léon Capitain. L'une de ses premières réalisations est d'unifier les « autorisations de camper » délivrées jusque là au cas par cas dans les forêts domaniales, par les Eaux et Forêts[14], en créant une «licence », sous forme de timbre apposé sur la carte de club[14]

À la suite d'une plainte d'hôteliers du Var (contexte de concurrence entre hôtellerie et campings) contre des campeurs en 1937, un « Code du camping » est écrit en 1939 mais ne sera formalisé que dans les années 1950 (licence de camping, police d'assurance contre l'incendie, etc.)[15].

Les premiers congés payés donnent aussi leur chance à de nouvelles entreprises, parfois une seconde chance. Voyageur de commerce, Raymond Trigano fit fortune en fondant une usine de torréfaction en 1918 mais est ruiné par l'incendie du dépôt « mal assuré » en 1922 [16] et devient épicier à Montreuil-sous-Bois, puis créé avec son fils aîné Edgard, une entreprise de toiles de bâche en 1935[16]. Lorsque le Front populaire créé en 1936 les premiers congés payés, les terrains de camping se multiplient sous l'impulsion des municipalités, et il oriente sa production vers les toiles de tentes pour fournir les vacanciers[16]. L'entreprise se positionne alors sur « les vacances, le tourisme, le camping »[17]. Lors de la Seconde Guerre mondiale, son fondateur travaille avec ses trois frères dans une usine d'armement de Pamiers et bascule dans la Résistance, participant au sabotage de l'usine[16]. Après la guerre, Trigano Vacances prospère[16] et son fils Gilbert, un jeune résistant membre du comité de libération de l'Ariège, devient « très proche des résistants communistes » quelque temps puis rejoint le Club Med au milieu des années 1950, à qui il fournit de grosses tentes de dix personnes, récupérées auprès de l'armée américaine, dont les toiles huilées conservaient une odeur particulière[17]. s'appuie sur la plongée sous-marine[17].

Trente glorieusesModifier

Le camping entre dans une « pratique de masse » à partir des Trente Glorieuses : les campeurs désormais motorisés partent en famille et utilisent de plus en plus de grandes tentes quasi-intransportables, notamment avec des toiles carrées avec poteaux en duralium à la fin des années 1950[18] et partent donc plus souvent par le train que par le vélo.

C'est surtout après la Seconde Guerre mondiale que la cette pratique du camping s’est développée à plus grande échelle[13], notamment après la fin de la période de rationnement qui suit la guerre. L'essor du camping profite alors d'un double phénomène. Tout d'abord la vente « au rabais des surplus de guerre américains »[19] et au même moment le « dynamisme de jeunes firmes qui s'appuient sur des clientèles typées »[19], comme La Hutte[19], créée en 1924 par des associations scoutes, pour diffuser les uniformes de scout auprès de leurs adhérents, et qui en 1949 crée un groupement d'achat, ouvert aux commerçants en 1955, lui permettant dès les années 1960 de dominer le marché, et la société "Au vieux campeur"[19], fondée par l'achat de 23 mètres carrés à Paris, au 48 rue des Ecoles[20], aujourd'hui transformés en musée[21], par Roger de Rorthays, un ancien chef scout[21], en 1941[20] avec l'enseigne « Camping, scoutisme, alpinisme et sport d'hiver. »[21]. En 1936, lors des premiers congés payés, il avait lancé le rayon camping du magasin déjà appelé la Samaritaine[20], es estimant que « le symbole des congés payés, c'était la nuit sous la tente »[22],[21]. Son premier catalogue sort en 1944[21], puis à partir des années 1950, il a méthodiquement racheté des locaux un peu partout dans le quartier latin de Paris [19] ,[20].

La naissance des villages de toiles du futur Club Méditerranée dès le début des années 1950[13], dans les villages magiques fondés en 1950 pour les lectrices du magazine Elle, contribue à faire connaitre les paysages et le potentiel touristique de l'Italie du sud auprès de la clientèle des jeunes touristes français et apporte au camping une image d'hédonisme, de convivialité et de liberté.

En 1959, environ 80% des personnes qui passent l'été dans un village du Club Med en Italie ont moins de 40 ans et on compte une proportion significative de femmes, d'ouvriers et d'employés, à hauteur d'environ 40% des participants recensés dans ce village [23]. Cependant, vers la fin des années 1950, « la moyenne d’âge des campeurs s’est élevée »[13] , même si globalement le camping se démocratise de plus en plus [13], en comptant parmi ses adeptes une majorité de familles dont les membres sont des cadres moyens, employés et ouvriers, des catégories « qui jusqu’alors ne partaient pas » en vacances généralement.

Le boom des aliments condensés et concentrés et des fauteuils gonflables prend assez vite le relais de l'impulsion donnée par les villages de toile lancés par le Club Méditerranée[24]. Le nombre de vignettes autorisant à camper atteint 70 000 en 1951[24], mais leur délivrance par les associations[24] a du mal à suivre au cours des années 1950 et 1960[24], qui voient se multiplier des îlots de campeurs avec nombre de campeurs français estimé à 3,5 millions en 1959[24]. Tourisme et Travail, le TCF ou le Groupement des campeurs universitaires diffusent sans coordination ces vignettes autorisant à camper[24].

Ces villages de toiles, progressivement remplacés au Club Med par des cases à partir de 1957, font aussi entrer le camping dans une ère d'expansion qui va en faire « le premier mode d’hébergement commercial des Français »[13], mais aussi le cantonner dans une « logique de sédentarisation. »[13] avec dès le début des années 1970 environ 80 % des campeurs passant des vacances dans des terrains organisés [13].

Le célèbre alpiniste Maurice Herzog, devenu secrétaire d'État à la Jeunesse et aux Sports en 1958, présente en 1962 le camping et les pratiques de plein air comme une opportunité d'intégrer à la société les blousons noirs des cités dortoirs[12].

La sédentarisation des campeurs fait monter le nombre de terrains privatifs[24], et progressivement s'éteindre le camping sauvage promus par les clubs de camping[24]. Le guide de camping des éditions Susse, le plus ancien des guides français, paru pour la première fois en 1938, se scinde en six guides régionaux car il est trop volumineux[24]. Entre 1960 et 1971, la production de caravanes en France sextuple[24], permettant une baisse des prix, qui fait passer leur nombre total de 300 000 en 1970 à un million en 1980[24], au bénéfice d'une génération qui « passe de la tente à la caravane » entre 1974 et 1978[24], mais souvent sur les mêmes espaces, accueillant à la fois tentes et caravanes.

La saturation des terrains débute dès 1976, quand une augmentation de leur surface de près de 60 % est déjà jugée indispensable[24]. Mais cet engorgement et la lassitude du nomadisme ressentie par les caravaniers fait que les achats de caravane sont divisés par trois entre 1979 et 1988[24].

Alors que la destination se tourne de plus largement vers les plages françaises, dans les années 1960, les terrains de camping existants se trouvent impuissants pour absorber cette masse de campeurs. De nombreux arrêtés préfectoraux sont édictés pour des questions de salubrité et de sécurité publique afin de limiter la création de campings privés avec des concessions renouvelables. Le premier décret sur le camping paraît en France le [25]. Il permet de limiter le camping sauvage, notamment sur les côtes. La plupart des campeurs se rendent alors dans les terrains de camping se multipliant ou achètent une parcelle privée. C'est à ce moment précis que se crée la pratique du camping-caravaning sur parcelles privées. C’est en 1961 que la première édition du Guide Fédéral des Terrains voit le jour : la brochure « Règlementation, aménagement et exploitation des terrains de camping » fait dès lors l'objet d'actualisations régulières, condition indispensable pour les nouveaux gestionnaires[26].

Les années 1970, 1980 et 1990 voient le développement des terrains de camping dans lesquels le gérant édicte son propre règlement, ce qui permet de faire « tomber » les barrières sociales. Elles voient aussi le déclin de la caravane au profit du camping-car et du mobile home, puis des habitats sédentarisés, chalets et bungalows, à partir des années 2000. Cette progression continue du camping va de pair avec une segmentation de plus en plus fine des terrains de camping selon[27] :

  • leur mode de gestion : gestion communale (la municipalité souvent entre les années 1930 et 1960 un terrain de camping pour développer son offre touristique), gérance (employé engagé par la collectivité ou la chaîne hôtelière), gestionnaire-propriétaire.
  • leur « concept » : terrain avec caravanes de collections, yourtes, « castels », cabanes perchées, camping écolo-chic ou glamping, « Écocamps » créés par le conseil régional de l'Aquitaine[28], etc.
  • type des installations : autocaravane, caravanage sur parcelles privées (250 000 en France en 2009 regroupant 5 % de caravanes mobiles et environ 95 % d'habitats sédentarisés), chaînes de camping pour entreprises, parc résidentiel de loisirs, camping village, etc.
  • les services : ils font l'objet de classifications.

Autres formules de campingModifier

 
Camping lors du festival de Roskilde.

Il existe d'autres formules de camping à la campagne, notamment les :

  • Le campings à la ferme, propose des emplacements de campement tarifés dans un pré ou une prairie en général. La personne ou la famille loueuse vit d'agriculture et adhère parfois à un réseau et à ses règlements stipulant un maximum d'emplacements en fonction des lois de son pays et des cahiers des charges de son label.
  • L'hôtellerie de plein air ou « camping village » (c'est à la fois les terrains de camping et les parcs résidentiels de loisirs)[29]» proposent en plus de leurs emplacements de camping des maisons mobiles, des bungalows, des écogites et des chalets en location ou parfois à la vente.
    • Un permis de construire est nécessaire pour installer un chalet si sa superficie est supérieure à 35 m2. Cette législation ne s'applique pas aux résidences mobiles de loisir communément appelées maison mobile ou cottage, dont l'installation est interdite sur les terrains privés et doit se faire uniquement sur un terrain de camping ou un parc résidentiel de loisir (PRL).
  • Les parcs résidentiels de loisirs ou PRL 2 sortes: Le parc residentiel de loisirs en cession d'emplacement ou vous pouvez acheter une parcelle en toute propriété pour y poser une habitation légère de loisirs uniquement et le parc résidentiel de loisirs en gestion hôtelière ou vous pouvez louer une parcelle pour les vacances ou a l'année pour y mettre une caravane,un camping-car ou un mobile-home
 
Bivouac extrême dans les îles Shetland du Sud.
  • Le camping urbain consiste à offrir un décor de camping dans une infrastructure urbaine[30].

ThématiquesModifier

  • Camping sauvage et bivouac.
  • Le camping d'hiver se pratique durant la saison froide lorsqu'il y a de la neige. Comme les conditions climatiques sont plus difficiles, la préparation est la clé du succès.
  • Centre de vacances naturiste en France mais aussi en Espagne en Croatie et dans les autres pays d'Europe attirent beaucoup de vacanciers et ceci grâce à une clientèle étrangère (Néerlandais, Belges, Allemands, Suisses, Scandinaves) et Française à 50 %. Les naturistes proposent toutes les formes de camping énumérées ci-dessus.
  • L'écocamping est un terrain de camping qui répond à des critères écologiques pour son fonctionnement. Il est généralement distingué par un écolabel.
  • Le glamping est un type d'hébergement touristique en plein air, organisée de manière que les contraintes d'installation et d'approvisionnement ne soient plus du ressort du touriste mais du prestataire.
  • L'aire de services est un lieu aménagé essentiellement pour les autocaravaniers, ils peuvent vidanger leurs « eaux grises » (douche, vaisselle) et leurs « eaux noires » (toilettes).
  • Le camping-car, ou « autocaravane », est un véhicule automobile habitable qui donne une autonomie permettant de camper en dehors des terrains de camping aménagés.

Camping à l'annéeModifier

En principe, le camping est une installation temporaire. Cependant, dans certains pays, notamment en Amérique du Nord, les parcs de maisons mobiles peuvent être des lieux d’habitation permanents, voire devenir de petites villes. En France et en Europe, ce phénomène s'est développé avec les difficultés économiques de ces dernières années[31].

Camping dans le mondeModifier

En FranceModifier

Pour les campings et l'hôtellerie de plein air, trois organisations collaborent avec le ministère du tourisme.

Pour représenter les usagers :

Pour représenter les professionnels :

  • La Fédération nationale de l'hôtellerie de plein air (FNHPA)
  • L'Union nationale des propriétaires de parcs résidentiels de loisirs (UNAPAREL)

Les données recueillies par la Fédération nationale de l’air de plein air (FNHPA) montrent que près de 113 millions de nuitées ont été prises en camping en France, soit une augmentation de 3,9% par rapport à la même période en 2014. Ce chiffre est composé d’environ 77 millions de français. les vacanciers et le reste était composé d'autres nationalités, dont la majorité étaient des touristes néerlandais, allemands et britanniques. Le gouvernement français espère attirer 100 millions de touristes chaque année d'ici 2030. La région la plus populaire pour le camping est le Languedoc et le Roussillon, avec environ 19 331 663 nuits passées au camping en 2015, tandis que le département le plus peuplé est la Vendée[32].

Classements des terrainsModifier

En 2016, on compte 9 333 terrains de camping en France[33].

  • Les campings déclarés en mairie, de type « terrains de camping ruraux », offrent six emplacements maximum.
  • Les campings déclarés en préfecture peuvent être classés dans six catégories :
  • « terrain de camping », avec la mention « aire naturelle », offrant 25 places maximum,
  • Les cinq catégories « terrain de camping » avec les mentions de une à cinq étoiles selon les normes publiées au Journal officiel du 8 juillet 2010[34],[35].

Au MarocModifier

La Fédération Marocaine de l’Hôtellerie de plein Air représente les professionnels du secteur auprès des pouvoirs publics et assure la promotion et le développement de la profession dans son ensemble Elle a créé un répertoire national de l’Hôtellerie de plein air[36].

Classements des terrainsModifier

  • Camping - Caravanning

Le Camping - Caravanning international est classé en deux catégories[37].

  • Bivouacs

Le bivouac est une activité réglementée qui désigne « un campement installé provisoirement dans une étape de randonnée itinérante en montagne, dans le désert ou dans tout site rural présentant un intérêt touristique et réservé à cet effet. Il doit se situer à l'écart des agglomérations et à distance acceptable des points d'eau. Il doit être identifié et homologué au préalable » Il est équipé d'installations en fonction du nombre de personnes. (tentes, mobilier, restauration, sanitaire, secours, fourrage)[37].

Au QuébecModifier

 
Autocaravane.

Au Québec, 822 terrains de camping sont classifiés. Les campings sont classés en six catégories d'aucune à 5 étoiles, selon la qualité et la propreté de l'ensemble du terrain, des blocs sanitaires, des aires de loisirs et des infrastructures d'accueil ainsi que sur les services offerts comme le nombre de blocs sanitaires et les différents loisirs proposés.

Classements des terrainsModifier

  • 0 étoile : le camping rencontre partiellement les critères de classification.
  • 1 étoile : le camping rencontre les normes de qualité.
  • 2 étoiles : le camping rencontre les normes de qualité et offre certains services et activités.
  • 3 étoiles : le camping est de bonne qualité et offre plusieurs services et activités.
  • 4 étoiles : le camping est de très bonne qualité et offre un éventail de services et d'activités.
  • 5 étoiles : le camping est d'excellente qualité et offre un large éventail de services et d'activités.

La plupart des campings au Québec sont classés 3 étoiles (273 établissements, 33 % du total), 237 établissements sont classés 2 étoiles (28 %), 182 établissements sont classés 1 étoile (22 %) et 49 établissements sont classés 0 étoile ou sont en attente de classement (6 %). Rares sont les campings classés 5 étoiles (8 établissements, 1 % du total). 83 établissements sont classés 4 étoiles (10 %)[38].

Quelques enseignes de campings et hôtellerie de plein airModifier

Pour aller plus loinModifier

Au cinéma et à la télévisionModifier

BibliographieModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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France

Québec

Notes et référencesModifier

  1. « campisme », Le Grand Dictionnaire terminologique, Office québécois de la langue française
  2. Jean Lebrun, La marche de l'histoire, France inter, 26 juin 2012.
  3. Marc Boyer, Le tourisme de l'an 2000, Presses universitaires de Lyon, , 265 p. (ISBN 978-2-7297-0629-6), p. 50.
  4. a et b Sirost 2001, p. 607.
  5. Lucien Baudry de Saunier, Le camping pratique pour tous, Flammarion, , 48 p.
  6. a et b Réponse de France Poulain, docteur en aménagement, en urbanisme et en études urbaines, à la question « Quand et où on a commencé à faire du camping ? », émission Les P'tits Bateaux, France Inter, 18 juillet 2010
  7. Les débuts de la caravane ne proviennent donc pas des gens du voyage qui utilisaient à l'époque des chariots bâchés
  8. Octave Uzanne, « La vie sportive en plein air. Les campements », L’Auto, no 1017,‎
  9. Michel Delon, « Alain Corbin : pour une histoire du sentiment amoureux », Le Magazine littéraire, no 331,‎ , p. 18-22
  10. Olivier Sirost, « Habiter en camping ou l'art de se nicher dans le paysage », Communications, no 73,‎ , p. 51-54
  11. Qu'est-ce que le GCU ?
  12. a b c d et e Olivier Sirost, « Les débuts du camping en France : du vieux campeur au village de toile », Ethnologie française, vol. 31, no 4,‎ , p. 607-620 (DOI 10.3917/ethn.014.0607, lire en ligne, consulté le ).
  13. a b c d e f g et h "Les objets du campeur. De l'explorateur au nomade des loisirs" par Claire Leymonerie et Thierry Renaux, dans les Cahiers d'histoire de l'aluminium en 2012 [1]
  14. a b et c Louis Montage, Le Camping, Presses universitaires de France, coll. « Que sais-je ? », , 1594e éd., 15 p. (lire en ligne [PDF]).
  15. Olivier Sirost, Les débuts du camping en France : du vieux campeur au village de toile, Ethnologie française, XXXI (4), 2001, p. 607-620
  16. a b c d et e Bruno Labrousse, Les politiques ariégeois, B. Labrousse, , p. 251.
  17. a b et c " Créé avec des Ariégeois, le Club Med passe sous pavillon chinois" par Jean-Marie Decorse le 4/01/2015 dans La Dépêche [2]
  18. Olivier Sirost, « Le nouveau campeur », émission Service public sur France Inter, 8 mai 2012
  19. a b c d et e "Les villégiatures du XVIe au XXIe siècle: Un panorama du tourisme sédentaire" par Marc Boyer, aux Editions Ems en 208 [3]
  20. a b c et d "La saga du Vieux campeur, par Jérôme Dupuis et le 03/05/2004 dans L'Express [4]
  21. a b c d et e "Jacques-Yves de Rorthays de Saint-Hilaire et son Vieux Campeur SERVANE VIGUIER, dans Les Echos le 11 mars 2005 [5]
  22. Selon son fils, qui lui a succédé à la tête de l'entreprise.
  23. « Hommes et dieux à Paliniro (Observations sur une société de loisirs) », par Henry Raymond dans la revue Esprit de juin 1959 [6]
  24. a b c d e f g h i j k l m et n "Habiter en camping ou l'art de se nicher dans le paysage" par sem-linkOlivier Sirost dans la revue Communications en 2002 [7]
  25. L'article 1er indique que le camping est « considéré comme une activité d'intérêt général et est librement pratiqué, dans les conditions fixées par le présent décret, avec l'accord de celui qui a la jouissance du sol, sous réserve, le cas échéant, de l'opposition du propriétaire ».
  26. France Poulain et Elisabeth Poulain, L'Esprit du camping, Le Coudray-Macouard, Cheminements, , 400 p. (ISBN 2-84478-382-1)
  27. Olivier Sirost, La tente noire : sociologie du camping, Paris V Sorbonne, , 529 p. (lire en ligne)
  28. Présentation du projet Ecocamps
  29. Hôtellerie de plein air, Direction Générale de la Compétitivité, de l'Industrie et des Services
  30. Fabien Vincent, Hütten Palast : un camping urbain à Berlin, Bons Plans Hotels, 13 juin 2013
  31. Ils vivent heureux au camping, un choix menacé par la loi - Marie Kostrz et Audrey Cerdan, Rue89, 12 janvier 2012
  32. (en-GB) « Camping in France Statistics », sur Go Camp France, (consulté le )
  33. Guide Officiel Camping-Caravaning - CampingFrance.com
  34. Tableau de classement de 1 à 5 étoiles édité par Atout France.
  35. Décrets, arrêtés, circulaires et tableau de classement au Journal officiel
  36. http://www.fmhpa.com
  37. a et b « Normes de classement des établissements touristiques au Maroc », sur Scribd (consulté le ).
  38. Classification des campings du CDCQ, campingquebec.com