Marine de guerre

composante essentiellement marine des forces armées d’un État

La marine de guerre, les forces navales, les forces maritimes, la marine nationale, la marine militaire, l’armée navale ou l’armée de mer, est une des composantes de l’armée de certains États.

Frégate de l’Armada de Chile, croiseur de classe Ticonderoga de l’US Navy et une frégate de la Marina de Guerra del Perú en 2005.
Apparue à la fin de la Première Guerre mondiale, l’aéronautique navale est désormais l’un des fers de lance de la marine moderne. Ici, les premiers essais à bord du HMS Furious en 1918.
Navire néerlandais de classe De Zeven Provinciën escortant un sous-marin compatriote de classe Walrus en mer Baltique.

Elle permet d’exercer une action militaire en mer ou depuis la mer ; elle peut aussi être chargée en temps de paix d’effectuer des actions civiles en mer comme des missions de police et de surveillance, de secours et d’assistance, de lutte contre les trafics, de prévention et de traitement des pollutions ou des missions hydrographiques.

Une grande marine moderne évolue dans quatre dimensions : sous la mer, à la surface de la mer, dans l’air et dans l’espace (par le biais de missiles balistiques et de satellites).

Elle est composée de navires de guerre, d’aéronefs et d’installations à terre (de commandement, de soutien et de transmission), ainsi que d’un personnel civil et militaire d’une très grande variété de métiers et de spécialités.

Plusieurs États disposent de garde-côtes qui permettent de décharger la marine militaire d'une partie de ses missions civiles.

MoyensModifier

Ses moyens comprennent, en général :

Le personnelModifier

Catégories de personnelModifier

Le personnel d'une marine de guerre ne se distingue pas seulement par les grades de la hiérarchie militaire :

Il s'organise aussi en quatre grandes catégories :

La hiérarchie militaire s'appuie essentiellement sur la compétence acquise par la formation (initiale et continue) et par l'expérience.

Les spécialitésModifier

Les spécialités recouvrent toutes les fonctions nécessaires à la marche d'un navire et d'un aéronef de combat moderne, et aux opérations navales. Le nombre de spécialités varie avec le niveau de compétence : très diversifiées au niveau des opérateurs et des techniciens, elles sont limitées à une dizaine pour les officiers subalternes et ne sont en général plus très significatives en matière d'emploi pour les officiers supérieurs et généraux.

Les spécialités sont liées :

  • à la conduite du navire : manœuvrier, navigateur, timonier, météorologiste, hydrographe…
  • à l'énergie, à la propulsion et à la sécurité : mécanicien (vapeur ou diesel), atomicien, électricien, électromécanicien de sécurité, pompier…
  • à la conduite des opérations : informaticien, électronicien, missilier, artilleur, détecteur (radar, sonar, guerre électronique), fusilier, transmetteur, radio, plongeur démineur
  • à l'aéronautique : pilote, navigateur aérien, mécanicien aéronautique, électronicien de bord, armurier d'aéronautique, personnel de pont d'envol, contrôleur aérien…
  • à la vie courante : cuisinier, maître d'hôtel, boulanger, secrétaire-militaire, fourrier

Classement des principales marines de guerre par le tonnageModifier

En 2016, les huit premières marines de guerre dans le monde, par le tonnage des bâtiments de combat, étaient les suivantes[réf. nécessaire] :

  1. États-Unis : 3 millions de tonnes
  2. Chine : 1,2 million de tonnes
  3. Russie : 1,15 million de tonnes
  4. Royaume-Uni : 0,41 million de tonnes
  5. Japon : 0,4 million de tonnes
  6. Inde : 0,3 million de tonnes
  7. France : 0,28 million de tonnes
  8. Corée du Sud : 0,18 million de tonnes

Il convient de noter que le classement par la capacité opérationnelle est différent du classement par le tonnage.

Bâtiments de combat des principales marines du monde en 2021Modifier

Le tableau ci-dessous liste les principales marines de guerre de la planète, classées par le tonnage cumulé de leurs bâtiments de combat (tonnage à pleine charge pour les navires de surface, déplacement en plongée pour les sous-marins). Les bâtiments de soutien, indispensables au fonctionnement d'une marine de guerre, ne sont ici pas pris en compte.

Les 20 principales forces navales en 2021[1],[2]
(pays manquants en voie d'ajout)
Pays Marine
de guerre
Tonnage
bâtiments
de combat
SNLE SNA SMD Porte-
avions
PHA TCD BDC Croiseurs Destroyers Frégates Corvettes
et PO
Total
  Russie Marine russe 952 000 10 17 21 1 2 19 4 12 7 35 128
  Japon Marine japonaise 512 000 24 4 3 4 24 8 6 73
  Royaume-Uni Royal Navy 457 000 4 6 2 5 6 12 8 43
  Inde Marine indienne 322 000 1 15 1 1 8 10 17 17 70
  France Marine nationale 307 000 4 6 1 3 9 6 12 40
  Corée du Sud Marine sud-coréenne 267 000 18 2 8 3 6 13 15 65
  Taïwan Marine taïwanaise 208 000 4 1 6 4 22 0 37
  Italie Marina Militare 197 000 8 1 1 3 12 4 10 39
  Turquie Marine turque 167 000 12 24 16 10 62
  Espagne Armada espagnole 149 000 2 1 2 5 6 15 31
  Australie Marine australienne 148 000 6 2 1 3 8 0 20
  Égypte Marine égyptienne 144 000 8 2 3 6 7 26
  Grèce Marine hellénique 112 000 11 5 13 0 29
  Pays-Bas Marine néerlandaise 92 000 4 2 4 2 4 16
  Allemagne Deutsche Marine 89 000 6 6 5 5 22
Glossaire

Bâtiments de combat des principales marines au 1er janvier 2002Modifier

Avertissement : Le tableau tiré de l'almanach Flottes de combat 2002 a été modifié par plusieurs personnes qui n'ont pas tenu compte qu'il s'agissait de l'ordre de bataille à une date précise depuis sa parution.

 
Navires de l'escadre multinationale Combined Task Force 150 dans le golfe d'Oman le dans le cadre de la guerre contre le terrorisme.
Au [3]
type de bâtiments porte-avions porte-aéronefs porte-hélicoptères sous-marin nucléaire lanceur d'engins sous-marin nucléaire d'attaque sous-marins classiques croiseurs destroyers lance-missiles destroyers frégates frégates lance-missiles corvettes avisos grands bâtiments amphibies Nombre total de navires tonnage global en t
Code OTAN CV CVL CVN CVS SSBN SSN SSGN SS CG CGN CH CHG CL DDG DDGM DD FFG FF FS LHA LHD LPH LPD LSD LKA . .
  Afrique du Sud 3 4 3 10 40 000
  Allemagne 14 2 12 28 133 450
  Argentine 3 2 12 17 45 065
  Australie 2 5 6 3 2 16 48 510
  Marine brésilienne 1 5 14 2 22 101 300
  Canada 2 3 4 12 19 80 000
  Chine 2 1 5 69 2 19 41 1 139 402 830
  Corée du Sud 9 3 3 9 24 89 000
  Égypte 4 1 4 6 15 40 430
  Espagne 2 8 11 6 2 28 76 350
  États-Unis 12 22 18 54 27 35 21 44 40 251 3 003 655
  France 1 3 4 6 1 4 3 21 20 55 307 400
  Grèce 8 4 20 32 79 800
  Inde 2 2 17 8 17 28 11 82 210 677
  Indonésie 2 13 15 50 400
  Italie 2 8 1 4 18 3 35 143 590
  Japon 2 17 9 36 10 1 75 307 450
  Pakistan 7 8 15 34 870
  Pays-Bas 4 2 10 1 17 50 320
  Royaume-Uni 1 2 4 6 6 20 3 52 396 000
  Russie 1 4 17 32 17 8 22 1 15 1 115 1 351 955
  Taïwan 4 7 7 14 1 33 105 200
  Thaïlande 1 14 15 46 740
  Turquie 14 16 14 44
Total par catégorie 17 13 44 109 259 38 112 110 127 370 62 1 258 7 536 850

Au , on estimait que 1 240 navires de guerre étaient opérationnels dans le monde dont la répartition géographique était la suivante :

Notes et référencesModifier

  1. Flottes de combat 2018.
  2. World Naval Review 2021.
  3. Source : Bernard Prézelin, Les Flottes de combat 2002, Rennes, Éditions maritimes et d'outre-mer, , 1153 p. (ISBN 2-7373-2887-X) - Le tableau utilise le code OTAN, et ne sont pas indiqués les navires en dessous des frégates, comme les corvettes ou les patrouilleurs. Concernant la France, le célèbre navire-école Jeanne d'Arc est classé comme croiseur porte-hélicoptères. La catégorisation comme croiseurs est en voie de disparition, les destroyers et frégates lance-missiles actuels ont un armement et rôle similaire.

BibliographieModifier

  • (en) Conrad Waters, Seaforth World Naval Review, Seaforth Publishing, , 192 p. (lire en ligne)
  • Stéphane Gallois et Alexandre Sheldon-Duplaix, Flottes de combat, Rennes, Éditions maritimes et d'outre-mer, , 1500 p.

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier