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Plouédern

commune française du département du Finistère

Plouédern
Plouédern
L'église Saint-Edern.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Finistère
Arrondissement Brest
Canton Landerneau
Intercommunalité Pays de Landerneau-Daoulas
Maire
Mandat
Bernard Goalec
2014-2020
Code postal 29800
Code commune 29181
Démographie
Gentilé Plouédernéens
Population
municipale
2 795 hab. (2016 en augmentation de 0,43 % par rapport à 2011)
Densité 142 hab./km2
Population
aire urbaine
44 395 hab.
Géographie
Coordonnées 48° 29′ 03″ nord, 4° 14′ 45″ ouest
Superficie 19,62 km2
Localisation

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Liens
Site web Site officiel de la commune de Plouédern

Plouédern [pluedɛʁn] est une commune du département du Finistère, dans la région Bretagne, en France.

Sommaire

GéographieModifier

 
Carte de la commune de Plouédern

DescriptionModifier

La commune de Plouédern est située dans le Léon, partie nord du département du Finstère, juste au nord de la ville de Landerneau. Son finage est délimité au sud-est par le fleuve côtier Élorn, à l'est et au sud-ouest par deux petits affluents de rive droite de ce dernier ; à l'ouest et au nord-ouest ce sont des ruisseaux affluents de rive gauche de l'Aber-Wrac'h qui lui servent de limite avec les communes de Ploudaniel, Saint-Thonan et Trémaouézan. La partie sud du territoire communal (le quartier de Kergoat) est désormais englobée dans l'agglomération de Landerneau dont elle forme un quartier périphérique.

L'essentiel du territoire communal est constitué d'un morceau du plateau du Léon, compris entre 60 mètres et une centaine de mètres d'altitude, atteignant même 110 mètres dans la zone industrielle de Saint-Éloi ; ce plateau est toutefois échancré, principalement dans la partie méridionale de la commune, par les vallées des affluents de l'Élorn et qui dessinent un relief en creux atteignant seulement 8 mètres d'altitude dans la vallée même de l'Élorn, où se trouve l'usine de traitement des eaux de Pont-ar-Bled, qui alimente en eau potable la ville de Brest et une bonne partie du Pays de Brest[1].

Le bourg de Plouédern est situé en position relativement centrale au sein du territoire communal, vers 90 mètres d'altitude. Il a beaucoup grossi ces dernières décennies en raison de la création de plusieurs lotissements.

Le paysage agraire traditionnel était le bocage avec un habitat dispersé en de nombreux hameaux. Mais ce paysage a été beaucoup transformé en raison de la périurbanisation.

Le territoire communal est traversé par la voie express RN 12 qui traverse la commune en son milieu, passant même dans le bord du bourg (les quartiers de Bégavel et Ty Névez sont au nord de cette voie express, alors que le reste du bourg est au sud). La commune est desservie par l'échangeur de Saint-ÉLoi (situé sur le territoire de la commune voisine de Ploudaniel) autour duquel une zone industrielle, dite de Saint-Éloi, s'est développée, comprenant notamment le siège social de la société Le Comptoir Irlandais, située sur le territoire communal de Plouédern. Par ailleurs, la commune est desservie par la route départementale no 29, allant de Landerneau à Plounéventer.

La tourbière de Lann Gazel (marais de Langazel)Modifier

La tourbière de Lann Gazel (marais de Langazel)[2], d'une superficie d'environ 500 ha, est situé à cheval sur les communes de Ploudaniel, Trémaouézan et Plouédern ; il est drainé par des ruisseaux tributaires de l'Aber-Wrac'h s'écoulant vers le nord-ouest en deux branches principales entre lesquelles se situe le bourg de Ploudaniel[3]. D'anciennes tourbières y ont été exploitées et c'est désormais un espace naturel protégé, faisant partie des sites Natura 2000[4], dont la gestion naturaliste a commencé en 1992[5].

« La tourbière de Langazel abrite des espèces et des habitats ou milieux naturels d’intérêt européen en proportion importante. Ces habitats et ces espèces sont répertoriés dans deux directives européennes pour la conservation des milieux naturels ainsi que de la faune et de la flore sauvages : la directive « Oiseaux » de 1979 et la directive « Habitats-faune-flore » de 1992[2]. »

Un circuit de randonnée d'une longueur de 8 km et un sentier d'interprétation d'une durée de 30 minutes ont été aménagés pour en permettre la visite.

ToponymieModifier

Le nom de la localité est attesté sous les formes Ploe Edern vers 1330, Plebs Ederni en 1337 et Guic Edern en 1467, Ploedern en 1481[6].

Plouédern vient du breton ploe (paroisse) et de Edern. Le nom de la commune signifie donc « La paroisse de Saint Edern »[7].

HistoireModifier

Préhistoire et AntiquitéModifier

Un habitat daté du début de l'Âge du Bronze moyen (vers 1600 av. J.-C.) a été fouillé en 2008 à Leslouc'h par Stéphane Blanchet[8] ; on y a découvert, en rasant la motte féodale édifiée postérieurement sur le site, les vestiges d'une salle de 16 mètres sur 6 mètres, aux murs d'argile de 75 à 90 cm d'épaisseur, qui était la demeure d'un machtiern (un chef local de la société celtique)[9] ; formé de grandes parcelles délimitées par des fossés profonds de 0,50 mètre, le site contenait de nombreux débris de comblement, notamment des meules brisées et des molettes pour le broyage des céréales, ainsi que des céramiques, attestant la présence de maisons au sein de ces parcelles, mais il n'en subsiste presque aucune trace[10].

Moyen ÂgeModifier

La paroisse de Plouédern faisait partie de l'archidiaconé de Kemenet-Ily relevant de l'évêché de Léon.

Du XVIe siècle au XVIIIe siècleModifier

L'activité toilière du lin et du chanvre, comme dans les paroisses voisines, était répandue à Plouédern : 29 kanndi y ont été recensés et 63,8 % des inventaires après décès de la paroisse à l'époque font état de la présence de métiers à tisser, certains foyers en possédant même plusieurs comme le couple Thénénan Kerlann et Marguerite Le Daré, qui vivait au manoir du Quinquis Marrec, qui en possédait trois en 1738-1739 lors de leurs décès respectifs. Jean Derien, du manoir de Berregard (Beauregard), décédé en 1776, disposait de biens estimés à 35 097 livres dont de nombreux "tonneaux de fil blanc" lors d'un premier inventaire partiel (leur poids a été estimé, en mesures actuelles, à dix tonnes au moins)[11].

Jean-Baptiste Ogée décrit ainsi Plouédern en 1778 :

« Plouédern, à six lieues au sud-ouest de Saint-Pol-de-Léon, son évêché), à 44 lieues de Rennes et à une lieue de Landerneau, sa subdélégation. Cette paroisse ressortit à Lesneven et compte 1200 communiants[12]. La cure est présentée par l'Évêque. Ce territoire est un pays couvert [de bocage], qui offre à la vue des terres en labeur, des prairies et des landes. Les maisons de l'endroit sont Chef-du-Bois, le Forestic, Penancoët, Ker-autret, Treffuyen et les Granges ; cette dernière fut unie et incorporée à la maison de Carman, vers l'an 1640[13]. »

Le XIXe siècleModifier

A. Marteville et P. Varin, continuateurs d'Ogée, décrivent ainsi Plouédern en 1853 :

« Plouédern (dédiée à saint Edern) : commune formée par l'ancienne paroisse du même nom, aujourd'hui succursale (...). Superficie totale : 1 962 hectares dont (...) terres labourables 1 205 ha, prés et pâtures 119 ha, bois 254 ha, vergers et jardins 11 ha, landes et incultes 252 ha (...). Moulins : 11 (des Justices, de Pontarblot, du Forestou, du Petit-Moulin, de Kerhamon, de Tourous, à eau). Aux manoirs énumérés par notre auteur [Jean-Baptiste Ogée], il convient d'ajouter ceux de Cribinet, du Kergoat et de Trévian. (...) On parle le breton[14]. »

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Le XXe siècleModifier

La Belle ÉpoqueModifier

En réponse à une enquête épiscopale organisée en 1902 par Mgr Dubillard, évêque de Quimper et de Léon en raison de la politique alors menée par le gouvernement d'Émile Combes contre l'utilisation du breton par les membres du clergé, le recteur de Plouédern, l'abbé Jaffrès, écrit : « Toutes les instructions se font en breton, aucune autre langue ne serait comprise »[15].

Le , Jaffrès, curé de Plouédern, fait partie des 31 prêtres du diocèse de Quimper dont les traitements[16] sont retenus par décision du gouvernement Combes « tant qu'ils ne feront pas emploi de la langue française dans leurs instructions et l'enseignement du catéchisme » car ils utilisaient le breton[17].

La Première Guerre mondialeModifier

Le monument aux morts de Plouédern porte les noms d'au moins (car 7 noms indiqués sur le monument ne sont accompagnés d'aucune date de décès) de 23 soldats morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale. Un d'entre eux (Guillaume Guénolé) est mort en Bulgarie et un (Pierre Rognant) en Roumanie, tous les deux d'ailleurs après la fin officielle de la guerre ; la plupart des autres sont morts sur le sol français. Par ailleurs un soldat(François Houpier) est mort pour la France en 1920 dans des circonstances non précisées[18].

Des tranchées qui servaient d'entraînement aux soldats du 128e régiment d'infanterie, basé à Landerneau, avant de monter au front, ont été réhabilitées en 2014 par l'Association Dourdon et sont visibles dans le bois de Kergoat situé dans la partie sud de la commune[19].

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La Seconde Guerre mondialeModifier

Le monument aux morts de Plouédern porte les noms d'au moins (car 7 noms indiqués sur le monument ne sont accompagnés d'aucune date de décès) 14 personnes mortes pour la France pendant la Seconde Guerre mondiale ; deux d'entre eux au moins (Yves Ropars, Jean Le Roux) sont des marins disparus en mer ; Gabriel Le Pape, sous-lieutenant dans l'armée de l'air, est mort dans un accident d'avion le à Tanashouet (Algérie) et Yves Lavanant, second maître mécanicien à la base navale d'Aspretto, est mort accidentellement à bord d'un avion Latécoère 298 le à Ferryville (Tunisie)[18].

Politique et administrationModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1792 1792 Yves Martin    
1792   Yves Le Roux    
1803 1807 Kerouanton    
1807 1815 Nicolas-François Le Bras    
1815 1821 Adrien Le Borgne de Keruzoret[20]    
1825 1829 Alain Lorient    
1831 1836 Joseph Bazil    
1836 1843 Yves Pouliquen[21]    
1847 1848 Fabre    
1850 1902 François-Louis Pouliquen[22]   Cultivateur. Propriétaire. Fils d'Yves Pouliquen, maire entre 1836 et 1843
1902 1904 Goulven Cornec[23]    
1904 1919 Jean-Marie Yvinec    
1919 1943 Goulven Cornec   Déjà maire entre 1902 et 1904
1945 1971 Guillaume Guéguen Soc.ind  
1971 1982 Hervé Ropars CNIPRI  
1985 juin 1995 Anne-Marie Favé DVD  
mars 2001 Henri Simon DVG  
mars 2014 Jacques Refloch PS  
mars 2014 En cours Bernard Goalec DVG Cadre
Les données manquantes sont à compléter.

Personnalités liées à la communeModifier

MonumentsModifier

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  • Monument aux Morts de 1914-1918.
  • Le manoir de Kergoat (bien que situé désormais à la périphérie nord de l'agglomération de Landerneau, ce manoir fait partie de la commune de Plouédern).
Article détaillé : Manoir de Kergoat.

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DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[24]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[25].

En 2016, la commune comptait 2 795 habitants[Note 1], en augmentation de 0,43 % par rapport à 2011 (Finistère : +0,93 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 1801 0611 1081 1551 1721 2671 2321 3371 362
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 3781 3641 4451 4351 4691 5021 5161 6011 554
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 5561 5531 6571 6501 7041 7211 6671 7551 722
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
1 6481 8142 2522 5862 5372 5582 6812 7932 781
2016 - - - - - - - -
2 795--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[26] puis Insee à partir de 2006[27].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

AnnexesModifier

Notes et référencesModifier

  1. https://fr.codra.net/panorama/sites/all/files/Documents/FR-References/VEOLIA%20EAU%20Pont%20ar%20Bled_Sucess%20Story.pdf
  2. a et b http://www.pays-landerneau-daoulas.fr/upload/La%20zone%20humide%20de%20Langazel.pdf
  3. Paul Joanne, Dictionnaire géographique et administratif de la France et de ses colonies. 4, L-M, 1890-1905, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k73392f/f58.image.r=Ploudaniel.langFR
  4. http://inpn.mnhn.fr/site/natura2000/FR5300067
  5. http://www.langazel.asso.fr/
  6. infobretagne.com, « Étymologie et Histoire de Plouedern » (consulté le 24 janvier 2017)
  7. Hervé Abalain, « Noms de lieux bretons - Page 94, Editions Jean-paul Gisserot, ([[International Standard Book Number|ISBN]] [[Spécial:Ouvrages de référence/2877474828|2877474828]]) » (consulté le 25 janvier 2017)
  8. http://www.letelegramme.fr/ig/generales/regions/bretagne/plouedern-des-vestiges-inedits-de-lage-du-bronze-20080626-3337554_1375328.php et http://www.utl-landerneau.com/assets/fichiers-clients/pdf/2012-06-12-fouilles-arch%C3%A9ologiques.pdf
  9. Georges Minois, Nouvelle histoire de la Bretagne, Librairie Fayard, (ISBN 978-2-213-64851-4, lire en ligne)
  10. http://www.images-archeologie.fr/Accueil/Recherche/p-13-lg0-notice-REPORTAGE-Ceramiques-decorees-et-datees-de-l-age-du-bronze-a-Plouedern-Finistere-.htm?&notice_id=4053&pos=1080 et Yves Ménez et Stéphane Hinguant, "Fouilles et découvertes en Bretagne", éditions Ouest-France, 2010, (ISBN 978-2-7373-5074-0)
  11. Andrée Le Gall-Sanquer, Jean-Luc Richard, Marie-Louise Richard, "L'or bleu (An aour glaz) : le lin au pays de Landerneau-Daoulas", Association Dourdon, Cloître Imprimeurs, 2005, [ (ISBN 2-9505493-1-4)]
  12. Personnes en âge de communier
  13. Jean-Baptiste Ogée, "Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne", tome 3, 1778, consultable https://archive.org/details/dictionnairehist03og
  14. A. Marteville et P. Varin, "Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne", 1853, consultable https://books.google.fr/books?id=MZIPAAAAQAAJ&printsec=frontcover&dq=bibliogroup:%22Dictionnaire+historique+et+g%C3%A9ographique+de+la+province+de+Bretagne%22&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwjDmr7G6vbWAhUEfhoKHZx8AqsQ6AEIVjAI#v=onepage&q=Plou%C3%A9dern&f=false
  15. Fanch Broudic, "L'interdiction du breton en 1902", Coop Breizh, 1997, (ISBN 2-909924-78-5)
  16. En vertu du Concordat, les prêtres étaient alors payés par l'État
  17. Journal La Croix no 6064 du 18 et 19 janvier 1903, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k2199243/f1.image.r=Pouldreuzic.langFR
  18. a et b http://www.memorialgenweb.org/memorial3/html/fr/resultcommune.php?idsource=32795
  19. https://france3-regions.francetvinfo.fr/bretagne/finistere/guerre-14-18-tranchees-finistere-1258619.html et http://www.letelegramme.fr/cotesarmor/guerre-14-18-des-tranchees-en-bretagne-04-02-2014-10019188.php
  20. Adrien Joseph Marie Le Borgne, comte de Keruzoret, né le à Cribinet en Plouédern
  21. Yves Pouliquen, né le Plouédern, décédé le à La Martyre
  22. François-Louis Pouliquen, né le à l'Île Kerafranc en Plouédern
  23. Goulven Cornec, né le à Quinquis Meur en Plouédern, décédé le à Plouédern
  24. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  25. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  26. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  27. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.

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